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                  Mercredi, le 20 Avril, 2011

                  24 avril : le PPRDC lâche prise !

                   

                                          La confrontation politique tant redoutée pour le 24 avril prochain n’aura plus lieu. Le PPRD, l’un des partis de la majorité qui a annoncé une manifestation à cette date a décidé de ne plus se produire. C’est du moins ce que l’on peut conclure des déclarations de certains cadres du parti présidentiel, notamment Francis Kalombo et Déo Indulu, respectivement Président de la ligue des jeunes.

                   

                                          En effet, à l’occasion de la cérémonie, dimanche dernier à Matete, de remise des motos aux structures de base, les deux cadres ont quelque peu minimisé cette date du 24 avril qui rappelle l’ouverture démocratique décrétée en 1990 par Mobutu, estimant que ce fut là une parodie de démocratie. S’en tenant ainsi à la date du 17 mai qui rappelle la prise du pouvoir par LD Kabila et l’AFDL, Francis Kalombo, Déo Indulu et d’autres cadres de la Majorité présidentielle en général, considèrent que c’est depuis cette dernière date que la RDC a effectivement renoué avec le processus de démocratisation.

                   

                                          Revenant ensuite au programme de leur parti pour le 24 avril prochain, ils ont lancé un appel aux militants du PPRD, particulièrement aux jeunes, pour qu’ils vaquent normalement à leurs occupations. Allant plus loin, ils ont recommandé aux jeunes d’éviter d’aborder, ce jour là, les emblèmes du parti pour prévenir d’éventuelles accusations au cas où la manifestation de l’UDPS, projetée le même jour, venait à connaître des troubles.

                   

                                          Par ailleurs, d’autres voix au sein de la Majorité recommandent aux autorités de laisser l’UDPS tenir son meeting normalement et sans entrave. Ils proposent qu’à défaut de disponibiliser l’intérieur du stade Tata Raphaël dont les gradins sont gravement fissurés et peuvent s’écrouler à tout moment, le parvis du même stade où le parti de Tshisekedi a déjà eu à se produire plusieurs fois par le passé. Au besoin, les militants pourraient se retrouver sur l’un des terrains annexes qui entourent le stade Tata Raphaël, proposent toujours des voix au sein de la Majorité, le meeting de l’UDPS pourrait être délocalisé vers soit le stade des Martyrs, soit à Ndjili Ste Thérèse.

                   

                                          Pour le PPRD et la Majorité donc, il est question de tout faire pour déjouer les pièges de l’UDPS qui à travers ce genre de manifs a toujours cherché des confrontations pour soit jouer à la victimisation, soit tenir l’image du « pouvoir » vis-à-vis, non seulement de l’opinion intérieur, mais aussi et surtout de celle de la communauté internationale.

                   

                  La confrontation toujours en embuscade

                   

                                          Si les observateurs espèrent que le 24 avril prochain se passera dans le calme, ils ne s’inquiètent pas moins des perspectives électorales qui, chaque jour, font dessiner des confrontations sur terrain. Pour preuve, ces pratiques devenues courantes de voir des partis politiques planter leurs drapeaux à proximité de ceux des formations adverses. La situation s’observe surtout à l’intérieur du pays de la part des partis de l’opposition, particulièrement les plus récents sur la scène.

                   

                                          Si les premiers venus sur les sites visés se plaignent que ce comportement constitue une provocation, les nouveaux venus, eux, se justifient en expliquant que les sites choisis le sont en raison de leur visibilité par rapport aux contrées ciblées. Mais les observateurs ne considèrent pas moins que cette proximité ne dégénère tôt ou tard.

                   

                                          C’est aussi le cas de la proximité observée à Kinshasa sur l’avenue de l’Enseignement (commune de Kasa-Vubu) qui devrait être rebaptisée avenue des partis politiques en raison de la forte concentration des formations politiques en ce lieu. Ici, en effet, vivent côte à côte des partis de la majorité et ceux de l’opposition, et l’on craint que, lors de la campagne électorale, tout le monde se rassemble au même moment dans une promiscuité qui pourrait se solder par des bousculades et, enfin, des bagarres rangées.

                   

                                          Les services de l’ordre auront donc un pain sur la planche.

                   

                   

                  Jonas E. KOTA

                   

                   

                  FORUM DES AS

                  Wazekwa va ramener un nouvel équipement de musique pour son groupe

                                           Après son dernier et pénible passage au Zénith de Paris, et sa condamnation de deux ans avec sursis en Europe, Félix Wazekwa n’a plus foulé le sol de ses ancêtres. Ici à Kinshasa, son orchestre « Cultur’a pays vie » évolue sur scène sans son leader. Ce dernier, en réaction à un mail de « Forum des As » évoque son retour pour très bientôt.

                   

                                          A une question sur son état de santé puisque victime récemment d’un accident de circulation en Europe, Félix Wazekwa rassure ses fanatiques : « Je vais très bien je ne peux pas fixer une date exacte en ce moment ».

                   

                                          Le patron de « Cultur’a pays vie » fait savoir, par ailleurs, qu’il profite de son séjour en Europe pour trouver un nouveau matériel de musique pour son groupe avant son retour au pays. Wazekwa refuse donc de rentrer main bredouille à Kinshasa.

                   

                                          C’est ainsi qu’il veut doter son groupe d’un nouvel équipement musique. Le nouveau matériel du groupe réjouira sans nul doute les musiciens de Cultur’a pays vie qui se sont produits avec succès à Kinshasa sans leur patron. Cela témoigne à suffisance que les musiciennes de « S’Graver » ont muri. Sans Wazekwa, l’orchestre évolue avec l’encadrement du soliste et chef de l’orchestre Pitshou Concorde.

                   

                                          Concernant le cas de l’animateur Bercy qui preste désormais chez Ferre Gola, le patron de Cultur’a pays vie réagit : « J’avais moi-même licencié Bercy, par conséquent, c’est bien qu’il ait trouvé un autre groupe pour la suite de sa carrière ».

                   

                            Outre le retour de Félix Wazekwa, l’album « Mémoire ya Nzambe » se comporte assez bien sur le marché du disque. Ce tube a connu la participation d’un grand baobab de la musique congolaise, Lutumba Simaro.

                   

                  Dieumerci MAYAMBI

                   

                  FORUM DES AS

                  Mercredi, le 20/ Avril/ 2011 (suite)

                  UDPS

                  Tshisekedi passe à la vitesse supérieure

                   
                  L’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) vient d’être dotée de structures et personnes appelées à préparer et piloter la campagne électorale de ses candidats aux élections présidentielle, législatives, sénatoriales, urbaines, municipales et locales. Etienne Tshisekedi, son président national, a en effet signé, le week-end dernier, les décisions relatives à cette machine électorale et à ses animateurs.

                  On retient à ce propos que c’est Alexis Mutanda qui va désormais assumer la lourde charge de Coordonnateur Principal de la campagne électorale d’Etienne Tshisekedi ainsi que des candidats de ce parti aux élections législatives nationales et provinciales, aux sénatoriales et locales. Pour ce faire, cet inconditionnel, qui avait tenu la barque UDPS pendant les trois années (2007-2010) d’indisponibilité et d’absence d’Etienne Tshisekedi du pays, a été placé à la tête d’un méga-organe appelé Bureau Central pour la Campagne de l’UDPS.

                   

                                          « L’objectif du Bureau Central est de porter le candidat de l’UDPS à la magistrature suprême et de lui assurer une majorité parlementaire confortable afin d’avoir le contrôle du gouvernement », lit-on dans la décision de nomination de Mutanda. Le même document poursuit : « Sa mission est de concevoir toutes les stratégies de marketing et de communication de campagne ; de concevoir le calendrier des actions de campagne ainsi que le matériel et supports de communication ; de concevoir le modèle d’appui du Candidat présidentiel aux candidats à la députation et au sénat ; de concevoir les stratégies d’appui aux députés provinciaux… ».

                   

                                          Par ailleurs, l’UDPS vient de mettre sur pied sa propre « Commission Electorale Permanente », dont la mission essentielle sera le marketing politique des candidats du parti au niveau de chacune des onze provinces du pays. Ainsi des cellules de trois à quatre cadres de base sont installées à cet effet pour opérer en synergie avec le Bureau Central pour la Campagne de l’UDPS.

                   

                  Ainsi, sans tenir compte des contraintes juridiques (absence de loi électorale actualisée), matérielles (pannes et insuffisance des kits), administratives (surenchère autour d’anciennes cartes d’électeur pourtant réputées caduques) et financières (libération difficile des fonds destinés aux opérations préélectorales) qui gênent considérablement la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), Etienne Tshisekedi a mis définitivement le cap sur les élections. Il reste attaché à son rêve d’impulser l’alternance politique à partir des urnes.

                   

                                          Selon ses proches, une mobilisation tous azimuts de l’électorat démarre bientôt. Les lignes maîtresses de la campagne électorale de l’UDPS pourraient déjà être définies ce dimanche 24 avril 2011 à partir du Stade Tata Raphaël, où est prévu un meeting populaire historique car en rapport avec le début de la démocratisation dans notre pays, après 32 ans de dictature, sous le régime du feu maréchal Mobutu Sese Seko.

                   

                   

                  Kimp.

                   

                   

                  LE PHARE : Actualité

                   
                  MLC : la guerre est totale

                   

                                          Le collège des Fondateurs du Mouvement de Libération du Congo a décidé hier de limoger le Secrétaire Général du Parti, François Muamba, au terme de la réunion tenue dans l’après-midi au siège du parti, sur l’avenue du Port, dans la commune de la Gombe. Mais visiblement, la décision ne soulève pas l’unanimité. Des protestations sont venues de partout, notamment de plusieurs Fédérations qui estiment injuste une telle sanction. Plusieurs cadres du parti ont aussi réagi à leur manière.

                   

                                          Quant à François Muamba lui-même, il s’est efforcé de recadrer le débat en le ramenant sur le terrain de la légalité, du respect des textes.

                   

                                          Mais, de l’avis des observateurs, la guerre est totale au MLC, où les frères ennemis ont ôtés les masques pour s’attaquer à visages découverts. Tout est parti du mémorandum d’un groupe de députés et sénateurs, adressé le 30 mars 2011 au secrétariat Général du parti, pour en appeler à la tenue urgente d’un Congrès destiné à clarifier les options internes par rapport aux enjeux électoraux.

                   

                                          Ce mémorandum avait fait l’objet d’une réplique au vitriol de la part des cadres réunis le samedi 09 avril 2011 au siège de la Fédération de Kinshasa, sous la direction du Secrétaire Général Adjoint Jean-Lucien Bussa. La « fattua » à la congolaise avait été décrétée contre les signataires du mémo. Piqués au vif, ces derniers avaient réagi à travers un second mémorandum, dans lequel ils déniaient à leurs pourfendeurs le monopole de la paternité du MLC et de la fidélité au président national, Jean-Pierre Bemba. Alors qu’on s’attendait à ce que le ligne sale puisse être lavé en famille, le Collège des Fondateurs a décidé de l’étaler dans la rue, au grand jour, en s’attaquant au Secrétaire général, François Muamba. Ce dernier n’est pas resté muet. Les hostilités sont donc ouvertes entre cadres du MLC, qui ne se ménagent pas à travers des déclarations tapageuses dans la presse.

                   

                   

                  Kimp

                   

                   

                   

                  LE PHARE : Actualité

                   

                  Sud – Ubangi

                  L’enrôlement perturbé par les pannes du matériel

                   
                                          Le commissaire du district de Sud-Ubangi, Equateur, Jean-Baptiste Lumbwe craint que l’enrôlement des électeurs en cours dans sa juridiction ne soit compromis. Neuf jours après son démarrage, l’opération de révision du fichier électoral dans cette région enregistre beaucoup d’anomalies, selon lui. Mais la Ceni, elle, rassure. D’après l’autorité locale du Sud-Ubangi, depuis le début de l’opération, certains centres d’enregistrement et d’enrôlement qu’avec un seul ordinateur.

                   

                                          D’autres n’ont pas encore ouvert, les kits qui y sont déployés ne fonctionnent pas, et d’autres encore ont dû fermer à la suite des pannes du matériel.

                  Le commissaire du district Jean-Baptiste Lumbwe lance ainsi un cri d’alarme.

                   

                                          « Nous connaissons des sérieuses difficultés sur le fonctionnement des kits. A Gemena, seulement, 13 kits sont en panne, sans compter la situation d’autres territoires. Ça nécessite une intervention rapide ».

                  Du côté de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), on reconnaît ces problèmes.

                   

                                          Cependant, selon son chargé de communication, la Ceni et la firme qui lui livre kits mettent les bouchées doubles pour dépanner les ordinateurs qui posent problème.

                   

                                          Par ailleurs, le même responsable de la Ceni indique que les centres d’inscription où le matériel est tombé en panne pourraient récupérer le temps perdu.

                                           La Ceni se réunirait pour statuer au cas par cas, a précisé la même source.

                                          Pour les autres, la Ceni invite la population en âge de voter à se faire enregistrer dans les centres où les problèmes ne se posent pas.

                   

                   

                  LE  PHARE : Politique

                   Le lait est essentiel à l’enfant…

                   Au palmarès des peurs alimentaires des jeunes parents, le lait figurerait en bonne position ! Il existe certes des intolérances au lait de vache ou au lactose, mais c’est au pédiatre qu’il revient d’en poser le diagnostic. Et ce n’est pas fréquent.

                   

                                          Les enfants « privés » de lait pour de mauvaises raisons voient leur risque de carence en calcium, augmenter. « Ce dernier n’est pas facilement objectivable, et ne se traduit par rien de visible », explique la SFP. « Pourtant l’os de l’enfant se minéralise mal. Et ce n’est que plusieurs années voire plusieurs décennies plus tard, que la catastrophe prendra toute son ampleur : fractures, notamment chez les femmes après la ménopause, mais aussi fractures de fatigue chez le sportif ».

                   

                                          Certains parents persuadés que le lait est nuisible à la santé de leur enfant, choisissent des substituts totalement inadaptés. Ces derniers sont à base de végétaux : lait d’amande, lait de riz, lait de noisette, lait de soja… Or ces « laits » ne sont pas du lait. Et ils ne se rapprochent ni de près ni de loin, du lait maternel. « A ce stade de la vie, les carences sont graves voire irrémédiables ». Et la SFP de revenir sur un fait divers récent, dont a été victime un nourrisson dont les parents étaient végétariens, celui – ci est décédé, « faute d’avoir reçu les nutriments nécessaires à son développement », rappelle la Société française de pédiatrie.

                   LE PHARE : La Santé

                   

                  Dimanche 24 avril 2011

                  Le MR tiendra son meeting à Kananga

                   

                                          En marge de la commémoration du 21ème anniversaire de la démocratisation de notre pays, le Mouvement pour le Renouveau (MR) tiendra son meeting ce dimanche 24 avril à Kananga, dans la province du Kasaï Occidental.

                   

                                          L’annonce de cet événement a été faite, hier mardi 19 avril, par le secrétaire général du parti, Philippe Evoloko. C’était ay cours d’un point de presse qu’il a animé dans la résidence privée du président national du MR, Clément Kanku.

                   

                                          Pourquoi le choix de Kananga ? A cette question, l’orateur a répondu en faisant voir que Kananga est la base du MR.

                  Pour rappel, en dehors du fait qu’il soit originaire du Kasaï Occidental, le président national du MR fut vice-gouverneur dans la même province pendant la transition de 1+4 dans le cadre du partage de responsabilité entre composantes et entités ayant pris part au Dialogue intercongolais.

                   

                                          En outre, Philippe Evoloko a justifié le choix de Kananga par le souci d’éveiller la conscience du peuple face aux prochaines échéances électorales.

                   

                                          « Cette communication de proximité est une manière pour nous d’éveiller la conscience de notre peuple, de lui fournir des repères pour qu’aux prochaines échéances électorales, il puisse choisir des personnes qui lui garantissent la jouissance de ses droits fondamentaux ».

                   

                   

                   

                  Dom

                   

                   

                  LE PHARE

                  Lundi, le 11/Avril/ 2011

                  Enseignement primaire, secondaire et professionnel

                  Les malles des épreuves hors session de l’Examen d’Etat 2011 remises aux inspecteurs provinciaux

                  Les finalistes des Cycles courts passeront aussi des épreuves nationales sur l’ensemble du pays

                  Dans la dernière semaine du mois d’avril courant, les élèves finalistes des humanitaires ainsi que les candidats autodidactes vont devoir passer les épreuves hors session de l’examen d’Etat, édition 2010-2011 sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo et dans les pays limitrophes où des élèves suivent le programme d’enseignement de la RDC. Les finalistes des cycles courts, à l’instar de leurs collègues des cycles longs, passeront également des épreuves hors session, toujours dans la dernière semaine du mois d’avril 2011.

                  A cet effet, le ministre de l’enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP), Maker Mwangu Famba, a remis en fin de la semaine dernière aux inspecteurs provinciaux des provinces éducationnelles de la République Démocratique du Congo, les clés des malles contenant les épreuves hors session, aussi bien pour les finalistes de cycles cours. La cérémonie de cette remise des clés a été organisée à l’institut technique industriel de la Gombe.

                  Le même jour, et au même endroit, le ministre Maker Mwangu a procédé à la relance de la "Revue de l’inspecteur de l’Enseignement". Selon l’inspecteur général de l’EPSP, Michel Djamba Kaombe, la vocation première de ce magazine est de servir de support à la formation et à l’information des acteurs éducatifs de la République Démocratique du Congo.

                  Depuis des lustres, a souligné l’inspecteur général Djamba, la "Revue de l’inspecteur de l’Enseignement" a connu une période hibernation que peut logiquement expliquer la crise économique qu’a connue le pays et qui n’avait épargné aucun secteur de la vie nationale.

                  Quant à lui, le ministre Maker Mwangu a salué le dynamisme de l’inspection générale à travers la relance de cette revue et demandé aux inspecteurs de faire rayonner, dans ses colonnes les activités de l’inspection de l’enseignement dans les écoles et auprès du public. Par ailleurs, les inspecteurs de l’administration centrale ont reçu du ministre de l’EPSP une dotation de 50 (cinquante) ordinateurs portables, don du gouvernement de la république. La remise de ces ordinateurs vise à renforcer les capacités de bénéficiaires et à accroître la performance du centre national de correction.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  Au nom de l’union de l’opposition

                  Diomi Ndongala promet le soutien de la DC au meeting de l’UDPS ce 24 avril

                  Il demande aux Congolais de ne pas renouveler le mandat de Kabila aux prochaines élections

                  Le président national de la Démocratie Chrétienne (DC), Eugène Diomi Ndongala Nzomambu, a promis le soutien total de sa formation politique au meeting que tiendra l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) du lider maximo Etienne Tshisekedi, ce 24 avril 2011 au stade Tata Raphaël à Kinshasa. Cette annonce a été faite vendredi 8 avril dernier au cours d’une conférence de presse tenue en son siège du parti.

                  "Les militants de la Démocratie Chrétienne seront les premiers à être au stade ce jour-là pour prendre une part active à cette manifestation qu’organise l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social", a-t-il lancé, sous les applaudissements de ses cadres et militants venus nombreux assister à cette conférence de presse.

                  Dans le chapitre électoral, le n° 1 de la DC a déploré le fait qu’un grand pays comme la République Démocratique du Congo manque de cartes de citoyens pour identifier qui est Congolais et qui ne l’est pas. "Ils ont perdu leur temps dans l’accessoire pour nous ramener au bout de cinq années de leur mandat, aux cartes d’électeurs", a-t-il stigmatisé.

                  Mais il a fait savoir qu’il n’est pas encore tard pour se rattraper.         Il propose au gouvernement de lancer un appel d’offre international aux firmes étrangères pour s’occuper de ce dossier afin que les Congolais se dotent finalement d’une carte d’identité infalsifiable et à moindre coût.

                  Diomi a également dénoncé un scandale électoral qui se trame au niveau du parlement congolais, tendant à exclure certains fils du pays à ce processus.

                  Selon lui, la révision de la loi électorale est visée pour augmenter la caution à 100 000 $USD pour les candidats président de la république et 5 000 $USD pour les candidats députés nationaux, de manière à encourager certains Congolais qui n’ont pas ce moyen pour postuler à différents niveaux.

                  Pour ne pas assombrir davantage l’avenir de ce pays, il demande au peuple congolais de ne pas renouveler le mandat de Joseph Kabila au terme des élections qui se tiendront en novembre prochain. Car, a-t-il fait remarquer, "le bilan est négatif". Les Congolais doivent se choisir un chef capable de les représenter pour les cinq années à venir.

                  Diomi Ndongala a par ailleurs annoncé qu’il est en pleins préparatifs du Congrès du parti, et que des résolutions et recommandations importantes seront prises au terme de ces assises.

                   

                  Lefils Matady

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  Processus électoral en RD Congo

                  Le RCD, le PPRD, le PALU, l’ARC et la MP approuvent la démarche de la CENI

                  Le bureau de la CENI (Commission électorale nationale indépendante), conduit par son président, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, a poursuivi sa série de rencontres avec les institutions, groupements politiques et partis politiques dans le but d’échanger sur la méthodologie de travail de cette structure chargée de l’organisation des élections dans le pays avec ses partenaires.

                  Pour le troisième jour, le pasteur – président Daniel Ngoy Mulunda, entouré du vice-président Jacques Ndjoli, du rapporteur Matthieu Mpita et les autres, s’est rendu, jeudi 7 avril 2011, respectivement à la résidence du président du RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie), au siège du PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), à la résidence du secrétaire général et chef du parti du Palu (Parti lumumbiste unifié), au siège de l’ARC (Alliance pour la reconstruction du Congo), et à celui de la plate-forme MP (Majorité présidentielle).

                  Le président de la CENI a réitéré, au cours de ces rencontres, sa volonté de la tenue du processus électoral apaisé et consensuel. C’est dans ce cadre qu’il a échangé avec les responsables de ces partis politiques, partenaires privilégiés de la CENI, du calendrier électoral dont la publication est prévue pour bientôt. Il leur a présenté la méthodologie et la manière de travail de son institution. Une démarche approuvée par ces acteurs politiques rencontrés.

                  C’est le cas de la vice-présidente du PPRD, Mme Mienze, qui a rassuré la volonté de son parti d’accompagner la CENI dans ce processus électoral. Elle a cependant reçu le message du numéro un de la CENI invitant les députés du PPRD, parti majoritaire à l’Assemblée nationale, à faire accéder les choses pour l’adoption de la Loi électorale en révision à la Chambre basse du Parlement. Le pasteur président Daniel Ngoy Mulunda tiendra le PPRD responsable si jamais cet instrument important dans l’organisation des élections ne parvient pas dans le meilleur délai à la CENI afin qu’elle se mette au travail.

                  L’occasion a été aussi donnée au président de la CENI de préciser la publication du calendrier électoral.

                  A la résidence du secrétaire général et chef du parti du Palu, Antoine Gizenga qui a reçu les membres du bureau de la CENI, le 1er secrétaire permanent adjoint et porte-parole du parti, Godefroid Mayobo, a apprécié à juste titre la manière de travail du pasteur président Ngoy Mulunda. Réagissant positivement, il a soutenu que les échanges permettent de connaître les difficultés de la CENI et de voir de quelle manière appuyer cette structure d’organisation des élections.

                  Le Palu, a-t-il indiqué au nom du patriarche Gizenga, tient à aider la CENI pour la réalisation de son calendrier électoral qu’elle va publier dans les tous prochains jours. Ce parti politique souhaite toujours voir le consensuel national se dégager autour du processus électoral, gage de la réussite des élections.

                  A son tour, le président de l’ARC, Olivier Kamitatu, a reçu, au siège de son parti, le président de la CENI et toute sa délégation. Il a, pour sa part, approuvé le plaidoyer du président de la CENI sur le processus électoral déjà en cours. Une fois de plus, au siège de l’ARC, les partenaires ont scruté la méthodologie et la manière de travail de la CENI. Ces élections doivent permettre la réconciliation des Congolaises et Congolais, a fait savoir le président de l’ARC.

                  La tournée des membres du bureau de la CENI, pour son dernier jour, a été bouclée au siège de la MP, où plusieurs ténors de cette plate-forme proche du chef de l’Etat, Joseph Kabila, ont échangé avec le pasteur-président Ngoy Mulunda. Comme les autres, ces acteurs politiques de la MP ont approuvé la démarche de la CENI.

                   

                  Lucien Kazadi Tshibambe

                  La Tempête des Tropiques

                  Insécurité grandissante à Kisangani : la société civile tire la sonnette d’alarme

                  Des cas de cambriolage prennent une ampleur inquiétante dans la ville de Kisangani depuis le mois dernier. Pour uniquement cette semaine, quatre cas sont enregistrés dont trois à main armée avec des victimes blessées par balle. Les responsables en charge de la sécurité dans la ville disent avoir ouvert des enquêtes. La société civile appelle à la sécurisation de toute la ville.

                  Mardi 5 avril, vers 19 heures locales, trois personnes armées ont surgi dans une parcelle derrière l’athénée de Kisangani. Elles ont emporté bijoux, téléphones et argent après avoir tiré plusieurs balles sur deux personnes. Ces dernières suivent des soins dans une structure de santé de la place.

                  Dans la nuit de vendredi à samedi, des hommes armés ont visité le domicile de l’ancien président de l’assemblée provinciale.

                  Un autre cas de viol à main armée a été enregistré dans la nuit de mardi à mercredi dans la commune de Kisangani.

                  Trois hommes armés se sont introduits dans une maison d’habitation et y ont emporté 580 dollars et d’autres biens de valeur.

                  Dans la nuit du 6 au 7 avril, des inconnus ont opéré au centre Bartini pour aveugles dans la commune de Makiso. Ils ont emporté aussi des biens de valeur.

                  En février dernier, la ville de Kisangani a enregistré d’autres cas de cambriolage, faisant un mort et deux blessés par balles.

                  Face à la recrudescence de l’insécurité dans la ville, la société civile Forces de la Province Orientale monte au créneau et appelle à la sécurisation de tous les habitants de la ville. Contactées, les autorités tant civiles que militaires affirment avoir ouvert une enquête. Mais les résultats se font toujours entendre.

                  La Tempête des Tropiques

                  Installant samedi dernier le bureau du parlement de la jeunesse MLC

                  Adam Bombole : "il n’y a pas de président intérimaire au MLC"

                  L’interfédérale du Mouvement de libération du Congo, parti cher à Jean-Pierre Bemba, pour sa branche de Kinshasa a organisé le samedi        9 mars dernier à son siège de Kasa-Vubu la cérémonie d’investiture du bureau élu du parlement de la jeunesse, à laquelle avait pris part une foule importante de membres de ce parti.

                  L’occasion faisant le larron, des cadres du parti se sont adressés à la base au sujet des points saillants d’actualités qui influencent la vie du parti, le cas de Lucien Busa, secrétaire général adjoint du MLC qui a soulevé la question du memo des 23 partenaires MLC lequel affirme l’existence depuis quelques temps d’une certaine léthargie ayant élu domicile au sein du parti, il a également fait remarquer qu’entre députés provinciaux et la base, le cordon ombilical est pratiquement coupé, pas de réunion non plus du comité exécutif.

                  A qui incombent tous ces griefs ? Réponse, tacite, au secrétaire général (en passe d’être désavoué). En définitive, le parti est mis en veilleuse. Qui est à la base de ce malaise ? Réponse le même organe. A la veille des élections ce genre de friction ne peut que réjouir le camp adverse qu’est le pouvoir cela aurait eu un impact visible au cas où les élections se seraient déroulées à deux tours fort heureusement, tel n’est pas le cas.

                  L’orateur a néanmoins invité la base au calme et à la vigilance. Car étant tous nés au XXème siècle, nul ne peut intimider personne. Fidèle Babala de la Tshangu a pratiquement abordé dans le même sens mettant en garde tous ceux qui tenteront de faire croire que le glas a sonné pour JP Bemba. Ce dernier demeure l’unique président (fondateur) du MLC.

                  La série d’intervention a connu le clou de la manifestation avec Adam Bombole qui a tranché net qu’il n’y a pas de président intérimaire au MLC ceux qui sont hantés par le rêve n’ont qu’à aller faire ailleurs d’autant que la porte de sortie n’est jamais fermée.

                  N’est-ce pas que l’ANC, parti de Nelson Mandela avait normalement fonctionné durant tout le temps de détention de l’un des plus vieux prisonniers politiques du monde (28 ans d’incarcération) sans président intérimaire ? Cela n’a pas empêché non plus le leader charismatique Sud Africain de passer sans transition de la géde à la présidence de la République comme quoi la question de président intérimaire au sein du MLC est un faux problème, a soutenu Adam Bombole.

                  Abordant la question de la mort de l’ancien président Centrafricain, Ange Félix Patassé, Adam Bombole a fait remarquer que ça aussi, c’est un faux problème en dépit des appréhensions soulevées à travers la presse. Les chances de Bemba demeurent intactes à la CPI, avec ou sans déposition de Patassé, qui ignore que la plupart de témoins à charge contre le président du MLC se sont rétractés affirmant avoir été corrompus par le procureur général de cette cour Luis Moreno Ocampo ? Ces révélations auront à coup sûr un impact positif sur la suite du procès.

                  Ci-après, enfin, la composition du bureau élu du parlement de la jeunesse :

                  Président Honorable (Me) Ngoto Kenge Joseph

                  1er vice-président : Gyslain Atalu

                  2ème vice-président : Nono Apala Kuti

                  Rapporteur : Emile Mandelo

                  Adjoint : Gérard Mbuze

                  Questeur : Toussaint Mpia

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  Entreprendre avec l'Ohada

                  Comment répartir le résultat de l'entreprise ?

                  Le résultat de l'entreprise peut être positif (réalisation de bénéfices) ou négatif (enregistrement de pertes). Quelle que soit la forme de la société, l'objectif poursuivi par les associés est de réaliser des bénéfices. Les associés doivent ainsi se rassembler chaque année, dans les six mois de la clôture de l'exercice, pour faire le point sur la situation comptable de leur société. Cette situation comptable laisse apparaître un bénéfice ou un déficit, distribués et répartis de manières différentes.

                  L'affectation des résultats en cas de bénéfices

                  Cette affectation peut être destinée à assurer l'autofinancement de la société ou anticiper des pertes futures en créant une réserve spéciale, ou encore à distribuer en partie ces bénéfices. En effet, une part est mise à disposition de l'entreprise, qui la répartit sur un ou plusieurs comptes de réserve : la réserve légale, la réserve statutaire et les réserves facultatives.

                  La réserve légale est obligatoire. Elle impose, uniquement aux sociétés anonymes et aux sociétés à responsabilité limitée, d'y affecter un montant égal à un dixième du bénéfice, diminué des pertes antérieures. Cette réserve se calcule sur le bénéfice net de l'exercice avant la détermination du bénéfice distribuable. Cette obligation prend fin lorsque cette réserve atteint le cinquième du montant du capital social.

                  La réserve statutaire est imposée par les statuts de la société. Elle est appelée réserve complémentaire parce qu'elle a pour but de compléter la réserve légale.

                  Une fois les réserves légale et statutaire dotées, les associés peuvent affecter tout ou partie du bénéfice disponible de l'exercice en réserve facultative ou ordinaire. Cette réserve, à la différence des réserves légale et statutaire, n'est pas indisponible. Les associés peuvent donc décider de la distribuer sous forme de dividendes ou de l'utiliser pour augmenter le capital social. Les réserves facultatives sont distribuées à partir du bénéfice disponible qui correspond au résultat de l'entreprise augmenté du report bénéficiaire et diminué des pertes antérieures ainsi que des sommes déjà affectées aux réserves obligatoires.

                  Le report à nouveau

                  Les associés ou les actionnaires peuvent également décider de ne pas affecter directement une partie des bénéfices, mais de reporter la décision d'affectation à une future réunion d'assemblée. Il s'agit d'une partie du résultat de l'exercice qui n'est ni mise en réserve ni distribuée et qui correspond à un montant en général peu élevé.

                  La répartition des résultats en cas de pertes

                  Lorsque l'entreprise enregistre des pertes, une solution est envisagée : imputer ces pertes sur les réserves et les reporter sur le prochain exercice. Leur affectation, décidée par les associés ou les actionnaires, est imputée sur un compte afin de les reporter. Le compte ainsi créé sera par la suite soldé grâce aux éventuels versements de futurs bénéfices réalisés par l'entreprise. La perte figure au bilan de la société en report à nouveau négatif, précédé du signe moins.

                  La distribution des bénéfices

                  Après que l'assemblée annuelle a constaté l'existence de sommes restantes et distribuables, elle détermine la part attribuée aux actions et aux parts sociales sous la forme de revenus versés aux associés ou aux actionnaires, appelés dividendes. Le paiement s'effectue dans le délai maximum de neuf mois après la clôture de l'exercice. La prolongation de ce délai n'est accordée que par le tribunal. Les modalités de paiement sont fixées soit par l'assemblée des associés ou des actionnaires, le gérant, le président-directeur général, le directeur général ou l'administrateur général. La distribution n'intervient qu'après l'approbation des comptes annuels.

                  Au Congo, ces versements sont soumis à l'impôt sur le revenu des personnes physiques ou à l'impôt sur les sociétés si l'associé ou l'actionnaire est une personne morale soumise à cet impôt.

                   

                  Carmen Féviliyé

                  Les Dépêches de Brazzaville

                   

                  Procès Chebeya :

                  La partie civile réclame 30 millions Usd de dommages et intérêts pour les veuves Chebeya et Bazana

                  Les avocats de la partie civile ont demandé, à la Cour militaire de la Gombe d’allouer une somme de 30 millions de dollars américains aux veuves Chebeya et Bazana, en guise de dommages et intérêts pour l’assassinat de leurs époux, dans leur plaidoirie jeudi dernier lors d’une audience en chambre foraine au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa.

                  Les avocats de la partie civile, après avoir analysé l’infraction d’association de malfaiteurs et d’assassinat, ont retenu trois catégories d’acteurs, notamment le provocateur de la bande, l’inspecteur général de la Police suspendu, John Numbi, le commandant de la bande, le colonel Daniel Mukalay, et les adhérents Christian Ngoy Kenga Kenga et Paul Mwilambwe. Ils ont estimé que l’assassinat de Chebeya et de Bazana constitue (CPRK) une infraction au pénal et une faute au civil.

                  Analysant la faute au civil qui constitue la responsabilité délictuelle sur base des articles 258 et 259 du code civil congolais, ils ont retenu trois préjudices subis par les familles Chebeya et Bazana, à savoir les préjudices affectifs dans la mesure où cet assassinat a brisé l’affection paternelle auprès des enfants et conjugale auprès des épouses.

                  Le préjudice moral consiste en ce que leur assassinat a été humiliant du fait que Chebeya a été présenté comme un coureur de jupon alors que le préjudice financier vient du fait de leur position de pourvoyeur de fonds non seulement de leurs ménages, mais aussi de leurs familles élargies. Ils ont demandé à titre symbolique à la cour d’allouer 30 millions de dollars américains aux époux, 25 millions de dollars, 20 millions de dollars aux frères et sœurs à titre des préjudices subis.

                  Au sujet des préjudices subis par la "Voix des sans Voix" (VSV) et le RENADHOC en tant que personnes morales, les avocats de la partie civile ont demandé 11 millions de dollars à titre symbolique en raison de 1 million de dollars pour chaque province, du fait du caractère national de ces deux structures.

                  Les avocats de la partie civile ont démontré la responsabilité de l’Etat dans l’assassinat de Floribert Chebeya par le fait que tous les prévenus sont des préposés de l’Etat qui, de ce fait, est considéré comme commettant en ce que les fonctions occupées par ces derniers ont facilité le crime. La cour a renvoyé la prochaine audience à lundi.

                   

                  Uhuru

                   

                  Province Orientale

                  Des politiciens tentent d’opposer la Sokimo au diocèse d’Isiro

                  Les efforts que déploie la Société des mines d’or de Kilo-Moto (Okimo), à travers le comité Willy Bafoa, semblent mettre mal à l’aise certains politiciens qui ne cessent de chercher la petite bête en vue de saper le travail abattu par le staff de l’entreprise précitée.

                  La dernière trouvaille de ces compatriotes concerne le village Doko où on accuse la Sokimo de représenter un danger dans la délocalisation et la relocalisation de la paroisse dudit village situé dans le périmètre de la Sokimo.

                  Mais, en réalité, il ne s’agirait que d’un simple malentendu causé par le retard des partenaires de la Sokimo là où il y a un accord entre cette entreprise et le diocèse d’Isiro. Contrairement à ce qui apparaît comme une fausse alerte, les relations sont au beau fixe entre la Société des mines d’or de Kilo-Moto et le diocèse d’Isiro. Une fois de plus, le piège a été déjoué.

                  A la vérité, un compromis a été trouvé dans le cadre du respect des clauses même de la Sokimo.

                  Comme on le voit, le malentendu ne serait que le fruit de la manipulation de certains politiciens cherchant ainsi à mettre à contribution n’importe quelle rumeur dans le but de déstabiliser le comité de gestion de Willy Bafoa.

                  Ce comité qui dirige la Sokimo, faut-il le rappeler, avait hérité d’une situation catastrophique et qui a réussi à remettre sur orbite la Sokimo qui fait l’objet, depuis quelques temps, de plusieurs convoitises.

                   

                  Forum des As

                   

                  Les Affaires foncières dénoncent un lotissement irrégulier au camp Kokolo

                  Le ministre des Affaires foncières décline toute sa responsabilité sur les bruits qui circulent à travers la ville de Kinshasa, relatifs au morcellement d’une partie de la base logistique des Forces armées de la République Démocratique du Congo (Fardc), située au camp militaire Kokolo.

                  La circonscription foncière de la Funa, gestionnaire terrienne de cette partie concernée, rappelle l’opinion publique qu’elle n’est concernée ni de près ni de loin par cette opération qu’elle qualifie d’irrégulière, dont le cabinet de son ministre de tutelle ignore les tenants et les aboutissants.

                  L’opinion, indique-t-on, doit savoir qu’en dehors des services du ministère des Affaires foncières, aucun service de l’Etat ni privé, n’est habileté à lotir un terrain, ni à procéder à son morcellement. La loi, précise-t-on, reconnaît ces prérogatives aux seuls techniciens des Affaires foncières, soumis, quant à eux, à une procédure prescrite par la loi.

                  Ainsi, il est conseillé de s’abstenir de toute aventure sur ce terrain avant qu’il ne soit trop tard, rappelle la circonscription foncière de la Funa.

                   

                  Forum des As

                   

                   

                  Roger Meece rend hommage aux 32 disparus du crash de l’avion de la Monusco

                  Roger Meece, représentant spécial du SG des Nations Unies en RDC, a rendu un grand hommage aux 32 personnes mortes lors du crash de l’avion UN 834 de la Monusco survenu le 04 avril dernier à l’aéroport de N’Djili. Grande était la tristesse et l’émotion qu’on pouvait lire sur les visages des membres de famille, amis et connaissances de victimes du crash lors de cette cérémonie organisée au Bâtiment administratif de la Monusco, situé dans la commune de Kintambo.

                  A cette occasion, le patron de la Monusco a fait savoir que les passagers du vol UN 834 étaient engagés, à degrés divers, dans le cadre de l’effort commun pour garantir la paix, la stabilité et une meilleure vie pour des millions de personnes en RDC et dans la région.

                  A l’en croire, ils avaient tous une détermination commune pour permettre la construction de cet avenir. "J’espère, dit-il, que ce souvenir peut au moins apporter un peu de réconfort à tous ceux qui sont en train de vivre la douleur provoquée par cette perte". "J’honore leur mémoire et leur sacrifice, car ils travaillaient pour la cause de la paix".

                  Cependant, le numéro 1 de la Monusco a appelé tout le monde à renouveler leur engagement à poursuivre le travail afin d’assurer la réalisation de la paix et de l’avenir de ce grand pays auquel ils étaient si manifestement engagés.

                  Le RSSG des NU en RDC n’a pas manqué de présenter ses sincères condoléances aux familles, amis et collègues des disparus.

                   

                  16 pays endeuillés

                  Pour sa part, le représentant spécial adjoint du secrétaire des NU et coordonnateur humanitaire, Fidèle Sarassoro a indiqué que la tragédie du 4 avril dernier a endeuillé les familles de 32 personnes dans 16 pays dont la RDC paie le plus lourd tribut, avec 10 victimes dont 9 fatales. Il s’agit, a-t-il poursuivi, notamment de la RDC, du Ghana, du Burkina Faso, de l’Allemagne, de la Belgique et de l’Afrique du Sud. Selon lui, les 33 personnes avaient embarqué pour servir une cause commune pour la pacification, l’appui humanitaire, la justice, la stabilisation et le développement en RDC.

                  Il a, par ailleurs, signifié que plusieurs agences ont été touchées telles que le PNUD, Ocha, PAM, Unops et Onu volontaire. Il a pour terminer, souhaité un prompt rétablissement au seul rescapé qui est interné dans un hôpital de la place. Le gouvernement congolais était représenté par le Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Adolphe Lumanu qui a renouvelé sa confiance à la Monusco pour ses efforts de stabilisation de la RDC avant de présenter au nom du chef de l’Etat et du chef du gouvernement, ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et à la mission onusienne.

                  La représentante adjointe du SG des Nations Unies en RDC, Leila Zegouri, a allumé une bougie en mémoire des victimes. Le livre de condoléances, par contre, sera ouvert le mercredi et le jeudi prochains de 14 à 16 heures au quartier général de la Monusco.

                   

                  Mathy Musau

                  Forum des As 

                   

                   

                  Lundi, le 11/ Avril/ 2011 (suite)

                  Dès le 1er mai, pas de médicament sans ordonnance

                  Une vraie cour du roi Peteau. C’est comme cela qu’il convient de qualifier le secteur pharmaceutique congolais qui baigne – n’ayons pas peur des mots – dans un désordre bien organisé.

                  On aura beau organiser séminaires, ateliers et autres conférences internationales destinés à obtenir un relatif assainissement de ce secteur hautement sensible et même vital pour la santé de la population, rien n’y aura fait – loin de là -, le désordre s’y fait des plus persistants, signe sans aucun doute qu’il a la peau dure, aidé malheureusement et quoiqu’on dise et fasse, par le laxisme criant de l’Etat et l’impuissance de l’Ordre des pharmaciens du Congo.

                  Pour la énième fois et mettant à profit la célébration de la journée mondiale de la santé, jeudi dernier, le ministère ayant en charge le secteur du même nom, vient de rompre le silence pour rendre l’engagement (un de plus, sinon de trop) "d’assainir ce secteur à travers différentes actions qu’il compte entreprendre immédiatement".

                  Il s’agit notamment, de promouvoir le secteur de la santé, de mettre sur pied une politique pharmaceutique nationale, d’instaurer la loi-cadre de la santé et réglementer l’exercice de la pharmacie. Aussi bien, comme pour se conformer au thème même de la journée mondiale de la santé, Victor Makwenge Kaput, ministre en charge de la gestion de la santé a-t-il annoncé qu’à compter du 1er mai 2011, "aucun médicament ne sera vendu sans prescription médicale en RDC". Tout un message et un avertissement à la fois destiné à tous les vendeurs de produits pharmaceutiques à des endroits inappropriés, mués en "pharmaciens", sous le regard bienveillant ou malgré eux, des services compétents chargés de réguler ce secteur. Mais aussi une manière implicite de reconnaître le désordre qui s’est installé dans ce secteur.

                  Cela, en vue de conjurer la menace persistante aux antimicrobiens qui demeure la conséquence du désordre, on ne répétera jamais assez, qui règne dans le secteur pharmaceutique. A ce sujet, a averti le ministre Makwenge, "un contrôle rigoureux" sur les approvisionnements en médicaments dans des établissements de vente en gros sera régulé par l’usage de bons de commande. Avec pour objectif avoué de priver les rues, les marchés publics et autres boutiques de commerce appelés abusivement "pharmacie".

                  En amont, au-delà de tout le dispositif sécuritaire destiné à protéger les consommateurs, il faudra également attirer l’attention des pharmaciens, principaux acteurs de ce secteur, de ne pas vendre des médicaments sans prescription médicale en réglementaire. A ce sujet, la prise de médicaments ou l’auto-médication à laquelle se livrent allègrement les Congolais a été condamnée par les experts en santé à l’occasion de la journée mondiale de la santé.

                  "L’usage irrationnel des médicaments justifie le comportement qui conduit à la résistance des microbes aux antimicrobiens", a déclaré le médecin directeur de la Clinique Ngaliema, le Dr Tshamala, qui a par ailleurs, dénoncé non seulement les mauvais comportements des consommateurs dans ce domaine, mais aussi et surtout des médecins ou prescripteurs comme on les appelle parfois, des infirmiers qui ne sont autre chose qu’infirmier ainsi que les pharmaciens eux-mêmes qui sont loin d’être des médecins qui distribuent, tous, dans un désordre parfait et au mépris de la loi, des médicaments en très grand nombre aux patients. Le cas des médecins est encore plus symptomatique de ce laisser-aller dans la mesure où, il a été relevé qu’ils prescrivent un trop grand nombre de médicaments à un patient et utilisent abusivement des produits injectables. C’est d’ailleurs le cas fréquent des perfusions que l’on administre sans se poser la moindre question sur les antécédents sanitaires des patients, notamment en cas de malaria et de diabète.

                  La rengaine

                  Le moins qu’on puisse dire est que le règne de l’impunité, conséquence justement du laxisme étatique caractérisé par la démission de l’Inspection générale du ministère de la Santé couplée à l’impuissance de l’Ordre national des pharmaciens a favorisé, dans une large mesure, le désordre que déplore, en aval, le ministère de la Santé.

                  Combien de fois n’a-t-on pas dénoncé l’existence, à travers le territoire national, de ce que les pharmaciens eux-mêmes qualifient de "boutiques" à médicaments ? Le premier venu dans notre pays, se croit autoriser d’ouvrir une "pharmacie", y compris y placer des personnes sans qualité ni titre en qualité de "pharmacien".

                  Cette situation n’échappe pourtant pas à la corporation pharmaceutique, hélas ! Après avoir déploré l’automédication fortement utilisée en RDC, le directeur chargé de la pharmacie au ministère de la Santé publique, a fait observer que les pharmaciens, par exemple, n’assurent pas suffisamment la surveillance et distribue eux-mêmes les médicaments sans exiger la présentation d’une ordonnance médicale comme cela se fait sous d’autres cieux.

                  "Pas d’action aujourd’hui, pas de cure demain" aura été le thème plein de signification de la journée mondiale de la pharmacie. A cette occasion, le représentant a.i. de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en RDC, le Dr Léodégal Bazira, a suggéré que "les gouvernements doivent élaborer et mettre en œuvre des politiques et des stratégies qui prennent en compte la menace de la pharmaco résistance afin de limiter l’évolution et la propagation éventuelle des germes résistants". A ce sujet, on peut se demander si les Etats membres de l’OMS, surtout ceux du continent africain en général et le nôtre en particulier, ont déjà pris la mesure de la menace réelle que constitue la pharmaco résistance afin de pouvoir y parer ? Nul ne saura répondre à cette interrogation, que vient conforter l’utilisation des médicaments faux et contrefaits qui sont à la base de la pharmaco résistance que l’on ne cesse de dénoncer, sans compter le non respect par les patients eux-mêmes du traitement prescrit.

                  Si rien n’est entrepris avec rigueur pour rétablir l’ordre dans le secteur pharmaceutique, l’après journée mondiale de la Santé égalera l’avant cette journée et autant d’ateliers et séminaires organisés dans ce but. Ce sera une éternelle répétition de ce genre de rencontre et de la même rengaine. Un rituel pour ainsi dire.

                  Parions sur l’avenir immédiat.

                   

                  Uhuru

                   

                   

                  Montée de l’intolérance dans les sociétés commerciales de l’Etat

                  Les fauteurs des troubles méritent la sanction

                  Le cas de la SCPT en première ligne !

                  Dans les sociétés commerciales du Portefeuille de l’Etat, les dérapages observés dans le chef des associations syndicales prennent des proportions inquiétantes. Il est plus que temps pour la justice congolaise de mettre hors de nuire les auteurs des actes de violence. Tel est l’écho de la sonnette d’alarme tirée à l’intention des autorités de la République pour barrer la route à la propension des actes de brutalité de nature à porter atteinte à l’intégrité physique des mandataires publics. Si les autorités attitrées ne prennent pas les mesures nécessaires pour freiner cet élan de violence qui fait déjà école à la SCPT, il est fort à craindre de le voir gagner du terrain dans d’autres sociétés commerciales quand on sait que bon nombre d’entre elles, à l’instar de la SCPT, sont majoritairement "sous contrôle" du syndicat Action, auteur de cet acte de barbarie sans précédent dans l’histoire de l’action syndicale en RDC.

                  En lieu et place d’une action sociale constructive qui se focaliserait vers l’amélioration des conditions de travail au sein de sociétés commerciales du secteur étatique, en RDC, certaines associations syndicales, - à leur tête le syndicat Action -, ont choisi délibérément, pour obtenir gain de cause dans leurs démarches, d’en coudre au corps à corps avec les patrons des sociétés commerciales. Comme si les mouvements d’arrêt de travail, les scellés des bureaux et autres scènes de manifestation de colère à répétition n’étaient plus suffisants pour exercer la pression, certaines de ces associations syndicales sont passées à la vitesse supérieure. Elles ont mis une trouvaille "aux allures macabres", celle qui consiste, sans autre forme de procès, à procéder à la séquestration des mandataires publics dans leur lieu de travail, avec comme finalité leur lynchage systématique jusqu’à ce que mort s’en suive. Mettre ainsi en danger la vie des compatriotes que la nation congolaise a chargé d’œuvrer pour le redressement de ces entreprises publiques dont la descente aux enfers ne remonte pas d’aujourd’hui, en appelle à la condamnation unanime de la nation toute entière. La justice congolaise en tète est la première instance à réagir. Au nom du principe de la tolérance zéro, la justice doit établir les responsabilités, pour le cas de la SCTP, et prendre, dans la juste proportion des actes criminels posés, les sanctions qui s’imposent face à ces nouvelles formes de violences ainsi que les mesures appropriées pour assurer la sécurité des mandataires publics.

                  Le recours à cette pratique comme arme ultime et fatale en vue du règlement de points de divergences entre employés et employeurs constitue par ailleurs une entrave grave aux procédures légales en la matière. Pour rester dans la légalité, les parties sont tenues de respecter strictement les procédures légales en vigueur, celles relatives aussi bien à l’usage du droit de grève en RDC que la possibilité de faire recours à l’arbitrage de l’Inspection Générale du Travail, habilitée à offrir sa médiation dans le règlement desdits différends.

                  Dès lors que les procédures évoquées sont foulées aux pieds pour être substituées par des actes manifestes de mauvaise foi, l’illégalité s’installe. C’est justement ce que l’Etat congolais doit redouter dans le chef de certaines associations syndicales œuvrant au sein des entreprises commerciales récemment transformées en sociétés commerciales.             Le gouvernement central peut s’inspirer de l’action du Gouvernement provincial de Katanga qui n’a pas hésité à révoquer certains agents, lorsque les actions syndicales à la SNCC avaient pris les allures d’une anarchie sans précédent. Les fauteurs des troubles méritent la sanction.

                   

                  Munada Angoshi

                  Uhuru 

                  L’Eglise Kimbanguiste

                  90 ans d’enseignement du ministère de Simon Kimbangu

                  Le Représentant légal et chef spirituel de l’Eglise Kimbanguiste, Simon Kimbangu Kiangani, a rendu grâce des enseignements du ministère de Simon Kimbangu, à l’issue d’un culte d’actions de grâces organisé, mercredi dernier, à la cité sainte de Nkamba, dans la province du Bas-Congo, à l’occasion de la commémoration de 90 ans de vie et d’évangélisation de ce ministère, a-t-on, appris jeudi dernier, des sources proches de cette église. Le Représentant légal de cette église s’est félicité du bon déroulement partout des enseignements de ce ministère pour la libération de l’homme noir, tout en relevant les embûches traversées pour atteindre cet âge. Il a exhorté les fidèles de cette église à persévérer dans la foi en l’église en évitant la distraction. Ces derniers ont été également conviés à continuer à apporter leur contribution pour l’édification de la cité sainte, nouvelle Jérusalem. Les autorités politiques et administratives du Bas-Congo et de Kinshasa ainsi que des Kimbanguistes de l’étranger ont assisté à ce culte anniversaire du début du ministère de Simon Kimbangu, le 06 avril 1921, à Nkamba. Le même culte a été célébré au centre d’accueil et des conférences de Kinshasa sous la présidence du pasteur Elebe Kapalay, représentant légal 1er suppléant de cette église.  L’officiant du jour, le pasteur Vumu, après avoir rappelé la mission confiée à Simon Kimbangu pour sauver la race noire, a insisté sur la trilogie qui sous tend le respect des engagements envers l’église, à savoir l’amour, le travail et le commandement.

                  La célébration de 90 ans de l’Eglise Kimbanguiste à Monkoto s’est faite sous le signe de l’espoir. La célébration de quatre-vingt dix ans de la fondation de l’Eglise Kimbanguiste est placée sous le signe de l’espoir, a déclaré, l’un des responsables de cette confession religieuse de l’aile de Monkoto. Sa grandeur Charles Diangienda Kisolokele, à l’issue du culte d’actions de grâces, organisé mercredi de la semaine dernière, dans la commune de Ngiri-Ngiri, pour marquer l’événement, Charles Diangienda a circonscrit l’événement dans son contexte historique et spirituel évoquant la lutte héroïque menée par les adeptes de Kimbangu pour la libération politique et culturelle de l’homme noir, opprimé sous la colonisation en vue de recouvrer sa dignité. Il a, par ailleurs, relevé que le message de Simon Kimbangu, 90 ans après, reste toujours d’actualité. Les pays africains, a-t-il martelé, restent encore, sur plusieurs plans, sous la dépendance de l’Occident.

                  L’espoir est permis car la cause pour laquelle Kimbangu s’était battu va se réaliser. L’humanité, a-t-il dit à ce sujet, pourra un jour compter sur la contribution de l’homme noir pour un monde meilleur où régneront la paix et la justice entre toutes les races du monde sans discrimination. De son côté, le pasteur Bena Nsilu, secrétaire général honoraire de l’Eglise kimbanguiste, a rappelé la mission traditionnelle d’une église, à savoir, celle de sauver les âmes avant d’indiquer que 150.000 personnes ont payé de leur vie pour que le mouvement religieux kimbanguiste, déclenché par Kimbangu, le 6 avril 1921, soit reconnu, le 24 décembre 1959, par le colonialiste belge, après 38 ans de résistance pacifique, comme une église chrétienne d’origine africaine. Aujourd’hui, a-t-il fait connaître, cette église est présente dans 38 pays à travers le monde et l’espoir pour la réunification est certain. Simon Kimbangu, a rappelé le pasteur Bena, a débuté, sur ordre de Jésus-Christ, son ministère, le 6 avril 1921 à Nkamba, à travers un miracle de guérison spirituelle d’une jeune fille agonisante. Depuis, cette date est devenue celle de la fondation de l’Eglise Kimbanguiste dont la vraie dénomination est de l’Eglise de Jésus-Christ sur la Terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu (IJCSK).

                   

                  Uhuru

                   

                   

                   

                   

                  Une étrange chenille extraite du ventre : réalité ou magie ?

                  Un jeune garçon âgé de douze ans non autrement identifié, a été miraculeusement et/ou magiquement traité lors d’une prière de délivrance à Mwene-Ditu. Le pasteur qui commandait la prière a extrait du ventre béant de l’enfant une étrange chenille sans l’usage des bistouris, rapporte l’Acp dans une dépêche datée du 29 mars 2011. Selon cette source, le jeune garçon, qui a longtemps souffert de l’épilepsie, a tout simplement été étalé sur une natte dans une hutte. Après d’intenses prières par le groupe d’intercession, le ventre s’est ouvert seul et une grosse chenille vivante en est sortie, accomplissant ainsi la prophétie de l’apôtre Jacob Tshibangu, qui a attribué à cette chenille la cause de la maladie de l’enfant. La scène s’est déroulée dans la parcelle familiale, où deux jours après l’opération miraculeuse, les gaz qui ont été placés sur la plaie sont tombés sans laisser de cicatrice apparente. Les parents affirment que depuis lors, l’enfant ne fait plus d’épilepsie, et se retrouve être guéri complètement. Serait-ce un miracle divin ou de la magie ? A chacun de juger.

                   

                  Uhuru 

                  Mardi, le 5/ Avril/ 2011

                  Le 1er congrès national des femmes vivant avec handicap a vécu

                  Trois jours durant, du jeudi 31 mars au samedi 2 avril 2011, les femmes congolaises vivant avec handicap (FVH) ont tenu leur 1er congrès national au centre de rééducation physique pour handicapés, avenue des huileries dans la commune de la Gombe.

                  Comme l’avait souligné la présidente du comité d’organisation de ce premier congrès national, Julienne Makhini Tsundu, à l’ouverture, le premier réflexe en organisant ces assises, était celui de faire sortir la femme vivant avec handicap de l’ignorance de ses droits dans laquelle elle est restée longtemps prisonnière.

                  En second lieu, c’était avec la noble intention de l’armer moralement pour bien se battre contre vents et marées. Enfin, c’était pour qu’à la sortie de ces assises, la FVH se sente intégrée dans les méandres de la vie.

                  Le coordonnateur national de la Fédération nationale des personnes vivant avec handicap, FENAPHACO, en sigle, avait partagé le même avis en soulignant que ce forum était un temps fort pour cette chère femme d’appréhender la quintessence de son être, de s’interroger, de remuer ses entrailles, de s’affirmer et de prendre désormais des orientations devant lui permettre de s’assumer.

                  Quoique satisfaite de la tenue de ces assises, du déroulement normal des travaux et des résultats auxquels ont abouti les participants, Mme la présidente Makhini ne s’est empêchée d’exprimer des appréhensions selon lesquelles le pouvoir public continue à ignorer cette catégorie des personnes. Aussi, a-t-elle réitéré l’appel consistant à "nous organiser pour nous prendre en charge avec l’espoir de placer quelques-uns des nôtres au sommet des institutions de l’Etat lors de prochaines élections. Notre choix doit donc être judicieux et utile pour nous", a-t-elle déclaré à la cérémonie de clôture le dimanche 3 avril 2011.

                  Présent à cette cérémonie, le vice-ministre des Finances a fait remarquer que de manière générale, toute personne est handicapée à quelques égards car il y a des handicaps qui sont invisibles dans le corps d’un homme.

                  Présidente d’honneur, Marie Laure Kawanda Kawena, ministre des Transports et communications procédant à la clôture des travaux, à son tour, a précisé que le handicap se situe à tous les niveaux dans la vie d’un homme. Le cas notamment de la presbytie qui rend ce dernier handicapé sans qu’il ne s’en rende compte.

                  Or au commencement, Dieu a doté l’homme de moyens pour maîtriser la terre. Que dire des Etats-Unis d’Amérique qui ont été dirigés une fois efficacement par un président handicapé ? Mme la Ministre a tenu à préciser que les personnes vivant avec handicap sont des êtres à part entière et non entièrement à part.

                  Voilà pourquoi elle les a invitées à persévérer dans la lutte et à ne pas baisser les bras. Elle a de ce fait promis "toute notre assistance" envers les femmes vivant avec handicap. C’est sur ces termes qu’elle a déclaré clos les travaux du 1er congrès national des personnes vivant avec handicap.

                  Auparavant, trois femmes handicapées avaient dit toute leur gratitude et reconnaissance à l’égard des autorités qui ont facilité la tenue de ces assises et les ont encouragées. "Nous devons léguer à, nos enfants de bonnes conditions de vie", avaient-elles noté.

                  Avec la présentation des œuvres réalisées par les FVH, le cri "Femme vivant avec handicap, lève-toi, prend ton destin et marche" était sur toutes les lèvres à la clôture du congrès.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                   

                   

                  Contrôle des minerais à l’Est

                  La loi Obama n’est ni un embargo, ni une sanction !

                  La loi américaine sur le contrôle des minerais provenant de l’Est de la RDC n’est "ni un embargo, ni une sanction". C’est ce qu’a déclaré la sous-secrétaire d’Etat américain chargée du Bureau des affaires des organisations internationales en séjour le week-end en RD Congo. Pour elle, la loi Obama vise plutôt à promouvoir la paix dans l’Est congolais. La mise au point de Victoria Holt fait suite au moratoire sollicité par la société civile du Nord-Kivu auprès du gouvernement américain pour un délai de six à douze mois avant l’application de la loi Obama sur les minerais de sang.

                  Mais, pour la sous-secrétaire d’Etat américain, c’est important que cette loi entre en application.

                  Toutefois, Mme Victoria Holt s’est déclarée de cœur avec la société civile du Nord-Kivu, tout en indiquant que la décision ne lui revenait pas personnellement.

                  "Ce qui est nécessaire, c’est d’assurer la plus grande traçabilité des minerais, en ce que toute multinationale, toute compagnie étrangère doit se conformer à certains principes, c’est-à-dire, la transparence, la légalité de leurs opérations sur place", a-t-elle déclaré.

                  La diplomate américaine a insisté sur le fait que la loi Obama met plus l’accent sur la nécessité de transparence et de traçabilité des minerais.

                  "Mais, elle ne devra pas être perçue comme une sanction, quelle qu’elle soit, mais plus comme la volonté de vouloir mettre fin à ce genre de pratique et à pouvoir assurer que le trafic des minerais se fasse de manière la plus transparente qui soit", a-t-elle conclu.

                  La loi Obama sur les minerais de sang entre en vigueur, en principe, le 1er janvier 2012.

                  Mais certaines sociétés internationales évoluant notamment dans l’électronique se sont dites prêtes à l’appliquer de manière anticipée dès le 1er avril 2011 en n’achetant plus les produits miniers des zones en conflits armés en RDC.

                  Une décision qui a inquiété la société civile du Nord-Kivu. Pour cette dernière, une application immédiate de cette loi plongerait davantage les populations de la région dans la misère, en même temps qu’elle n’empêcherait pas la fraude.

                  En plus, les opérateurs économiques du Nord-Kivu affirment détenir présentement des stocks de minerais d’une valeur estimée à plus de 30 millions USD et qui pourraient être assimilés, à tort, selon eux, à des minerais de sang.

                   

                  Le Palmarès 

                  Province Orientale

                  Monusco : Mission "Bamangana" et "Chasse au Léopard"

                  Dans la Province Orientale, annonce le porte-parole de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation du Congo à la conférence hebdomadaire de presse, la situation sécuritaire s’est améliorée à la suite de l’opération conjointe "Mission Bamangana" qui a contribué à restaurer la confiance des populations et à favoriser le retour des personnes déplacées.

                  En plus de faciliter la délivrance de l’assistance humanitaire, l’interaction avec les populations locales a permis une évaluation exhaustive de la situation sécuritaire et une planification des opérations futures. Au-delà de ces gains substantiels, la projection du détachement conjoint a permis à la force de tester ses capacités de réaction rapide. En Ituri, un district de la Province Orientale où a eu lieu des affrontements inter tribus, la dernière phase de l’opération "Bokila Ya Nkoyi" (Chasse au Léopard) s’est achevée dans la zone de Bukuringi-Aveba et a permis de lancer des patrouilles de longue portée de jour et de nuit à partir des bases opérationnelles conjointes de Gety, Zitono, Dango, Kabono, Araba et Maga. Au cours des dernières opérations, quatre miliciens ont été tués et neuf armes AK-47 récupérées.

                  De plus, dix miliciens du Front de Résistance Patriotique de l’Ituri (FRPI) se sont rendus aux Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), tandis qu’un autre a été capturé avec son arme le       16 mars 2011 par les villageois de Samboko, à l’Ouest de Luna.

                  Au-delà de l’action militaire : assistance médicale et construction de routes

                  En marge de cette opération, la coopération civilo-militaire a été renforcée grâce à l’administration de soins médicaux ainsi que la distribution de médicaments à plus de 250 femmes et enfants ; de la nourriture a aussi été distribuée aux étudiants de l’Institut Supérieur de Marabo. Dans le cadre de la réhabilitation des infrastructures et de l’aide à la mobilité, la compagnie Népalaise de Génie a achevé le projet de restauration des 6 kilomètres de la route Ndromo-Tchere, inaugurée le     19 mars 2011 par le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et le Ministre Congolais de la Défense.

                   

                  Le Palmarès

                   

                  Lancement officiel du vaccin contre le pneumocoque et de la Campagne d’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en RDC

                  Le vaccin contre les infections à pneumocoque pour protéger les enfants de moins d’un an contre certaines formes de pneumonies et de méningite a été introduit officiellement lundi à Kinshasa dans le Programme Elargi de Vaccination (PEV) de routine de la RDC. A la même occasion, il y a eu lancement en RDC de la Campagne d’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA). Mme Olive Lembe Kabila, épouse du président de la RDC, a présidé la cérémonie marquant ces deux événements lundi à la place du cinquantenaire (en face du palais du peuple) de Kinshasa.

                  En raison de l’immensité du pays et des contraintes d’ordre technique et logistique, l’introduction du nouveau vaccin contre les infections à pneumocoque se fera de manière progressive. Le lancement officiel de l’introduction de ce vaccin qui a eu lieu hier lundi concerne seulement les deux provinces de Kinshasa et du Bas-Congo. L’introduction du nouveau vaccin s’étendra ensuite à d’autres provinces. La couverture totale du pays par ce vaccin ne pourra être atteinte qu’au début de 2012.

                  Ces deux événements visent à réduire sensiblement les taux élevés de mortalité maternelle et infanto juvénile en RDC en vue de permettre à ce pays d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) numéros 4 et 5. La Campagne pour l’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA) est une stratégie de plaidoyer et de mobilisation des communautés pour un engagement renouvelé des leaders nationaux en vue d’intensifier les interventions en faveur de cette réduction. Elle a été initiée par l’Union Africaine en 2009.

                  Les taux de mortalité maternelle et infantile sont très élevés en RDC

                  Mme Olive Lembe Kabila a, à cette occasion, relevé le fait que la RDC figure parmi les 6 pays au monde qui supportent 50% du poids mondial des décès maternels et parmi les 3 pays d’Afrique les plus touchés par ce fléau. En RDC, a-t-elle déploré, une femme meurt toutes les            30 minutes des suites des complications de la grossesse ou de l’accouchement. La mortalité infantile est estimée à 92 décès pour 1.000 naissances vivantes et la mortalité néonatale à 42 décès pour 1.000 naissances vivantes, ce qui se traduit par 23 décès d’enfants de moins d’un an dont 13 nouveaux nés toutes les 10 minutes. C’est ainsi que l’épouse du chef de l’Etat congolais a lancé un appel solennel à toute la nation, à toutes les institutions de la République, à la société civile et aux organisations internationales pour assurer en RDC une maternité à moindre risque et réduire la mortalité infantile.

                  Selon la Représentante de l’UNICEF en RDC, Mme Pierrette Vu Thi, qui s’est exprimé au nom de tous les partenaires du gouvernement, les infections à pneumocoques constituent un réel problème de santé publique dans les pays en développement, notamment en RDC. Elles coûtent la vie à plus d’un million de personnes dans le monde chaque année. La pneumonie constitue la forme la plus courante d’infections à pneumocoque grave.

                  Le ministre de la Santé publique, le Dr Victor Makwenge Kaput a indiqué que la vaccination contre les infections à pneumocoque permet à la RDC d’augmenter à 10 le nombre de maladies et d’infections ciblées par la vaccination de routine. Les autres maladies et infections contre lesquelles les enfants de la RDC sont vaccinés jusqu’ici sont la poliomyélite, la rougeole, la tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, la fièvre jaune, l’hépatite virale B et les infections à hemophilis infuenzae (à l’origine de quelques formes de pneumonies et de méningite).

                   

                  Norbert Tambwe

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                   

                   

                   

                   

                  Mardi, le 5/ Avril/ 2011 (suite 1)

                  Dungu

                  Environ 2 000 enfants récupérés de la LRA doivent être réinsérés

                  La commission diocésaine Justice et Paix de Dungu, en Province Orientale, a identifié environ 2 000 enfants congolais jadis associés à la rébellion ougandaise de la LRA. Selon cette organisation, citée par Radio Okapi, il y a nécessité de réinsérer socialement ces enfants qui sont pour le moment livrés à eux-mêmes.

                  Le coordonnateur de la commission diocésaine Justice et Paix de Dungu dénonce l’absence des mesures adéquates d’accompagnement pour la réinsertion sociale, psychologique et économique de ces enfants, dont le nombre est estimé à deux mille.

                  Benoît Kinalego estime que dans l’état où ils se trouvent, et si rien n’est fait pour leur encadrement ainsi que leur réinsertion, ces enfants constituent, à terme, une menace, une "bombe à retardement" pour les communautés dans lesquelles ils sont appelés à vivre.

                  "Pour prévenir ces cas, il va falloir construire des centres dans les zones affectées pour un accompagnement psycho-social prolongé et adéquat, ensuite, pour leur réinsertion, il va falloir sensibiliser les communautés pour les accueillir.

                  Et pour ceux qui ne sont plus à l’âge scolaire, leur donner une formation professionnelle", a souligné la même source.

                   

                  Uhuru

                  Katanga

                  Le ciment importé exempté de toute taxe

                  Le ciment importé vient d’être exempté de toute taxe administrative au Katanga pour encourager la reconstruction. Cette nouvelle a été annoncée par M. Moïse Katumbi Chapwe, gouverneur de la province du Katanga, au cours d’un conseil provincial tenu la semaine dernière à Lubumbashi.

                  L’autorité provinciale a informé les membres du conseil provincial de la volonté du Chef de l’Etat de rendre effectif le développement du pays par la matérialisation des projets. Le matériel et les intrants agricoles importés sont également exemptés de taxes afin de promouvoir les activités agro-pastorales en RDC, a ajouté le gouverneur.

                  Ces deux mesures bénéfiques sont consécutives à la visite de travail effectuée au Katanga du 04 au 11 mars 2011 par le Premier ministre Adolphe Muzito, rappelle-t-on.

                  Les magistrats reprochent à Katumbi des propos injurieux

                  Par ailleurs, dans une lettre datée du 26 Mars, le Syndicat autonome des magistrats du Congo (Synamag) demande au gouverneur de la province du Katanga de revenir sur des propos qu’il a tenus le 23 mars lors de la présentation d’un présumé spoliateur des maisons.

                  Les magistrats reprochent à Moïse Katumbi d’avoir tenu des propos injurieux à l’égard du pouvoir judiciaire.

                  Le gouverneur du Katanga avait demandé au procureur général près la cour d’appel de Lubumbashi d’organiser un procès médiatisé pour juger le spoliateur. Il avait aussi déclaré que les juges impliqués dans le dossier n’avaient pas de place au Katanga.

                  "Je ne veux même pas répondre à cette lettre", a affirmé Moïse Katumbi à Radio Okapi.

                  "Je n’ai pas injurié les magistrats. Mais j’ai dit que tous les magistrats qui seront impliqués dans ce dossier n’ont pas de place dans la province", s’est-il expliqué.

                   

                  Uhuru

                   

                  Bandundu

                  La tuberculose fait des ravages à Kikwit !

                  La coordination provinciale de lutte contre la lèpre et la tuberculose pour le Bandundu-Sud, (BNS) dont le bureau est basé à Kikwit a, au cours de l’année 2010, dépisté 5.927 (cinq mille neuf cent vingt-sept) malades de tuberculose dans ses zones de santé contre 3.804 (trois mille huit cent quatre) cas en 2009 et près de 3.000 (trois mille) en 2008.

                  Le médecin chef d’Antenne de la coordination provinciale de ce bureau, le Dr Basake Kalema, qui a livré cette information au cours d’une conférence à l’Institut technique médical (ITM)/Lukolela de Kikwit, à l’occasion de la journée mondiale de la tuberculose célébrée le 24 mars de chaque année dans le monde, a insisté sur certains phénomènes à la base de cette maladie.

                  Il s’agit, a-t-il précisé, notamment des gens qui ont honte d’être identifiés comme tuberculeux, du faible pouvoir d’achat de la population mêlé à la culture du milieu, de l’inaccessibilité géographique et financière aux structures de soins de santé et du manque d’informations sur la maladie de la part de la population.

                  Le Dr Basake a ensuite relevé les défis pour combattre cette maladie, à savoir : vulgariser l’information sur la tuberculose "TBC" (les causes, les signes, les modes de transmission et les traitements), orienter tout "tousseur" de plus de 15 jours dans un centre de santé et lutter en même temps contre le VIH/SIDA qui favorise la TBC. Il s’agit également de suivre correctement le traitement des malades pour éviter la résistance de la maladie, de sanctionner sévèrement la vente de médicaments anti-TBC dans les officines de la santé et d’impliquer tous les soignants, y compris les tradi-praticiens, dans le dépistage et le suivi des malades en traitement.

                  Il s’agit aussi de lutter contre la résistance de la maladie et de solliciter l’engagement politique car, a-t-il dit, la santé fait partie du programme de cinq chantiers de la République.

                  Le Dr Basake a, à ce propos, sollicité le concours de tous, surtout celui des relais communautaires, pour mettre cette maladie hors d’état de nuire.

                  La province du Bandundu compte trois coordinations provinciales de lutte contre la lèpre et la tuberculose, à savoir : les coordinations du Bandundu-Nord, avec siège à Inongo, du Bandundu-Ouest, avec siège provisoire à Popokabaka, et du Bandundu-Sud, qui comprend une grande partie du district du Kwilu et des villes de Bandundu et de Kikwit, et supervise aussi les zones de santé de Kahemba, Kisanji et Feshi (district de Kwango).

                   

                  Le Palmarès

                   

                   

                  Walikale

                  Un mémo des femmes violées de Luvungi à Victoria Holt

                  Plus de trois cents femmes ont été victimes de viol en juillet 2010 de la part d’hommes armés dans le secteur de Mpofi-Kibua, dans le groupement d’Ihana, en territoire de Walikale, au Nord-Kivu. En séjour en RDC, Mme Victoria Holt, sous-secrétaire d’Etat américaine chargée des relations avec les organisations internationales a reçu d’un groupe de ces femmes congolaises, un mémo dans lequel ces femmes victimes disent être abandonnées et marginalisées par les autorités du pays.

                  Elles affirment n’avoir reçu ni assistance médicale ni réconfort moral en dehors d’un appui du CICR qui leur avait apporté les premiers soins après le viol.

                  Par ailleurs, dans le même document, ces femmes s’opposent à l’intégration au sein de l’armée nationale d’un chef d’une milice Maï-Maï Tcheka, qu’elles considèrent comme co-responsables des violences sexuelles.

                  Pour ces femmes, Tcheka et tout son état-major doivent plutôt être traduits en justice.

                  "Nous sommes prêtes à nous rendre à Kinshasa ou en Europe, nous n’allons pas reculer. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas circuler à Walikale à cause de la honte. Qu’il soit jugé [colonel Tcheka], parce que c’est lui le responsable du groupe", a dit l’une des victimes qui exprimait son ras-le-bol sur Radio Okapi.

                  Pour rappel, la coalition Maï-Maï-FDLR a été désignée comme responsable du viol massif de Mpofi-Kibua.

                  Celle-ci était alors dirigée par le colonel Tcheka, ainsi que par un certain colonel "Lionceau", commandant des FDLR dans ce secteur.

                   

                  Uhuru 

                  Katanga : baisse du nombre de victimes des mines au Tanganyika

                  A l’occasion de la célébration de la journée internationale de lutte anti mines, lundi 4 avril, l’ONG danoise de déminage Dan Church Aid observe une diminution des personnes victimes des mines au Tanganyika.

                  Selon cette ONG, la sensibilisation des populations au risque des mines anti-personnel est à la base de ce résultat. Elle compte procéder à des travaux de déminage dans la localité de Kasinge où elle a recensé six champs de mines.

                  Kasinge a été le théâtre d’affrontements entre les belligérants pendant les guerres qu’a connues la RDC entre les années 1990 et 2000.   Ce qui peut laisser supposer une présence des mines.

                  Le Chef d’équipe des enquêteurs de Dan Church Aid, Djuma Atchibiya, affirme que son ONG recherche de nouveaux champs de mines pour réduire les accidents.

                  Selon la même source, l’ONG prévoit de déminer au cours du mois d’avril des routes partant de Kasinge vers les localités de Kaulu Minda, Kitungulu Matalala, Nzoa et Kayumba qui sont impraticables à cause des mines.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Insécurité à Beni : un prêtre catholique blessé par balles

                  Un prêtre de la paroisse catholique de Maboya, dans le territoire de Beni, a été blessé par balles, samedi 3 avril vers 20h00 locales. Des hommes armés non encore identifiés lui ont logé une balle dans la cuisse droite au village de Mbumbutsa, situé non loin de sa paroisse.

                  La société civile condamne cet acte de "barbarie", survenu dans ce territoire, où il y a résurgence de l’insécurité.

                  L’abbé Vangi Kinda, de retour d’une mission pastorale à Beni, effectuait des achats au village Mbumbutsa, lorsque les bandits armés ont fait irruption dans la boutique. Ils exigeaient de l’argent à toute personne rencontrée dans cette boutique.

                  Le prêtre aurait tenté de résister et les assaillants n’ont pas hésité à lui loger une balle dans sa cuisse droite avant de prendre la fuite vers la route de la ville de Beni, indique la société civile locale.

                  La victime se trouvait dans un état comateux, suite à une forte hémorragie lorsqu’il a été acheminé à l’hôpital général de Matanda à Butembo, a poursuivi la même source.

                  La société civile dénonce l’insécurité et exige des autorités militaires et judiciaires des enquêtes sérieuses afin de retrouver les auteurs de cet acte criminel.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  A l’approche des élections

                  Tensions en vue entre députés et suppléants         à Butembo

                  A Butembo, à l’Est de la RD Congo, l’Agence Syfia signale des tensions qui se multiplient entre députés élus et leurs suppléants. Surtout depuis la récente révision constitutionnelle qui permet aux titulaires de reprendre leur mandat, dès lors qu’ils cessent d’occuper des fonctions incompatibles avec cette charge. Les suppléants, qui perdent ainsi tous leurs droits, n’apprécient pas.

                  "Les députés ont pris leurs responsabilités. Ils ont clarifié les relations entre députés titulaires et députés suppléants. L’élu, c’est celui qui est inscrit comme titulaire. Le suppléant n’entre en fonction que lorsque la personne élue est indisponible. La loi est claire sur ce point", a expliqué aux étudiants Me Muhindo Muke, conseiller du chef de l’Etat. C’était en février dernier, lors d’une conférence organisée par l’Université catholique de Graben à Butembo, à l’Est de la RD Congo.

                  L’article 110 de la Constitution stipule, en effet, que lorsqu’un député national ou un sénateur est nommé à une fonction politique incompatible avec son mandat parlementaire, il est logiquement remplacé par son suppléant. Mais la loi lui permet de reprendre de plein droit son mandat parlementaire dès qu’il cesse cette fonction. "Pourquoi tant d’interrogations sur l’article 110 de la Constitution révisée ?", se demande Me Muhindo Muke.

                   

                  Article injuste

                  Ces propos viennent en écho au point de vue de certains députés élus qui regrettent les tensions avec leurs suppléants. "Ce qui est incontestable, c’est que les électeurs votent pour le titulaire et non pour le suppléant. Mais dans la réalité, les choses sont plus compliquées témoigne Gilbert Paluku Wa Muthethi, député national. Plus d’une fois, mon suppléant a cherché à me nuire, et même à me menacer de mort. Il dit des méchancetés sur moi et me dénigre à l’Assemblée nationale. Son attitude a même retardé ma prise de fonction au parlement".

                  Des explications qui ne convainquent pas certains étudiants très branchés sur les questions politiques. "Cet article 110 était mal conçu et les députés l’ont fait passer pour défendre leurs intérêts. Les personnes qui occupent de hautes fonctions à Kinshasa sont coupées de la réalité que nous vivons. Ces autorités ne pensent qu’à leur vie dorée et se soucient peu de ce que nous sommes", fulmine Blaise, un étudiant en médecine. Selon lui, il est injuste et incompréhensible de révoquer un député suppléant installé au parlement.

                  "D’autant plus injuste que le suppléant qui quitte ainsi ses fonctions, retourne dans sa localité, pour retrouver la pauvreté et le train-train habituels. D’où amertume et rancœur, sources de tensions entre élus, surtout à la veille des prochaines élections", ajoute l’étudiant en médecine.

                  Promesses non tenues

                  Comme le souligne Malisawa, suppléant au parlement provincial, cette disposition législative est tout à l’avantage des députés titulaires qui n’ont pas de soucis à se faire durant toute la durée de la législature. "Dans toute autre fonction qu’il aurait à occuper ailleurs, le député n’a rien à craindre, il a toujours son poste qu’il peut reprendre au parlement", argue-t-il, en précisant qu’il est légitime que le suppléant soit aux aguets.

                  "Entre mon titulaire et moi, le courant ne passe plus depuis longtemps, alors que nous avions fait campagne ensemble lors des élections, témoigne un suppléant au parlement national qui a requis l’anonymat. Il m’avait promis du travail ou de me verser chaque mois 10% de son salaire. Rien que des promesses, non tenues. Quand il vient pour les vacances parlementaires, il ne me dit même pas où il loge. Il me fuit".

                  Pour les électeurs comme Junior Mastaki, un habitant de Butembo, cet article de la loi constitutionnelle est source de tensions entre députés titulaires et suppléants, des tensions qui pourraient conduire à l’irréparable, par exemple lorsqu’un suppléant qui quitte ses fonctions se retrouve au chômage.

                  Une véritable bombe à retardement, avant la prochaine campagne électorale.

                   

                  Uhuru 

                  Mardi, le 05/ Avril/ 2011 (suite 2)

                  Crash d’un avion de la Monusco

                  Bilan : 27 morts, 2 rescapés !



                  *Il était 15 heures, heure locale, lorsqu’un aéronef de la Monusco, en provenance de Kisangani, négociant son atterrissage à l’aéroport de N’djili, sous un ciel brumeux, s’est écrasé au bout de la piste. A son bord,              29 passagers dont 27 ont trouvé la mort sur le champ. Les rescapés, 2 au total, du reste grièvement blessés, ont été acheminés à l’Hôpital. La Ministre des Transports et Voies de Communication et les membres des familles des passagers qui ont accouru sur le lieu, n’ont pas su retenir leur émoi, face aux corps calcinés des victimes. Une commission d’enquête a été instituée par Laure-Marie Kawanda, en vue de rechercher les causes de ce crash qui vient ainsi endeuiller, fâcheusement, la RDCongo et les Nations Unies à travers la Monusco. A en croire un communiqué de la CENI dont le Président Daniel Ngoy Mulunda a adressé le message des condoléances au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et aux familles des illustres disparus, cet appareil transportait, entre autres, les Agents de la Division Electorale de la Monusco, du Projet d’Appui au Cycle Electoral PNUD/PACE et de la CENI qui venaient de prendre part à l’atelier de planification des activités électorales tenu dernièrement à Lubumbashi. L’émoi était à son comble hier, lundi 4 avril 2011, à l’Aéroport International de N’djili. Les services de secours de la Régie des Voies Aériennes sont arrivés, mais c’était trop tard. Sinon, pour constater les dégâts. L’aéronef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo, Monusco, Immatriculé UN 834 venait de s’écraser au bout de la piste, à quelques encablures de la force aérienne, alors qu’il négociait son atterrissage, sous un ciel brumeux, aux environs de 15 heures, heure locale. En provenance de Kisangani, cet avion avait à son bord 29 passagers dont 27 ont péri sur le champ. Les rescapés, deux seulement, grièvement blessés du reste, ont été immédiatement transférés à l’Hôpital. Dans les minutes qui ont suivi, la Ministre des Transports et Voies de Communication, Laure- Marie Kawanda, est arrivée sur les lieux pour constater, elle également, des dégâts. Notamment, des corps calcinés sortis, du reste, de cet appareil. Les causes exactes de ce crash n’étant pas encore connues, une Commission d’enquête a été instituée pour faire de la lumière sur ce crash qui vient endeuiller, fâcheusement, la RD- Congo et les Nations Unies à travers la Monusco. Les condoléances de Ngoy Mulunda Le Président de la CENI, le Pasteur Ngoy Mulunda qui a entamé hier déjà ses consultations autour du calendrier électoral avec les autorités nationales, les partis politiques et la société civile, était contraint d’interrompre brusquement la ronde lorsqu’il a appris cette triste nouvelle. Dans un communiqué publié hier dans la soirée, Daniel Ngoy a présenté, au nom du Bureau de la CENI, ses condoléances au Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et à toutes les Agences du Système des Nations Unies en République Démocratique du Congo. A l’en croire, ses collègues et agents de la Division Electorale de la Monusco, du Projet d’Appui au Cycle Electoral PNUD/PACE et de la CENI auraient trouvé la mort.

                   

                  La Prospérité   

                   

                  Unikin

                  La grève se durcit davantage !



                  Le vendredi dernier, les étudiants de l’Université de Kinshasa, toutes facultés confondues, ont trouvé les portes de leurs auditoires. Et le samedi, 2 avril 2011, Professeurs, Chefs des Travaux et assistants, personne n’a pointé son nez dans la salle pour dispenser les enseignements. La consigne était claire : « Une grève immédiate et illimitée doit être observée ».           A l’origine, le mécontentement des professeurs exprimé, pour non respect, par le Gouvernement, du protocole d’accord signé en 2010 entre les deux camps, portant sur le statut particulier des professeurs, l’amélioration de conditions socioprofessionnelles de ces derniers ainsi que le non respect de certaines clauses du protocole d’accord. Il convient de noter qu’en dépit de la bonne volonté du Gouvernement de doter les Professeurs d’Universités de la RD Congo en moyen de transport, la modicité de salaire et le retard accumulé dans la paie ainsi que le détournement de leur dû, sont là parmi les maux qui gangrènent le bon fonctionnement des écoles de l’Etat en général. Cette fois-ci, les enseignants sont plus que déterminés à jeter, pendant un temps illimité, la craie. Même les yeux et les promesses de fournir à chaque professeur une voiture neuve, n’ont réussi à casser l’élan et la détermination des enseignants d’aller en grève illimitée. Un chantier abandonné A en croire les membres de l’Association des Professeurs de l’Université de Kinshasa, (Apukin), le Gouvernement s’est illustré par une surdité sans précédant, dans la mesure où, toutes les revendications sont considérées comme lettre morte. Pourtant, l’éducation figure parmi les cinq chantiers du Gouvernement, mais les conditions infrahumaines dans lesquelles vivent les professeurs des Etablissements publics laissent à désirer. L’on craint que cette grève, qui prend des allures terrifiantes, ne vienne contaminer les autres universités. Pour beaucoup d’analystes, c’est le moment ou jamais, pour le Gouvernement Muzito de trouver des voies et moyens pour répondre aux desideratas des enseignants. Si non, la grève va se radicaliser, sans oublier ce que cette situation peut engendrer comme résultat, au cours de cette année électorale. Voici le communiqué de l’Apukin. Communiqué de presse n°001/2011 Une semaine après leur dernière Assemblée, les Professeurs de l’Université de Kinshasa viennent, ce jour, de tenir une autre Assemblée Générale afin de réexaminer le degré d’exécution du Protocole d’Accord signé le 10 avril 2010 avec le Gouvernement de la République. Après débat et considérations et en dépit des appels lancés durant toute la semaine, les Professeurs constatent avec amertume le non respect de certaines clauses du Protocole d’accord de la part du Gouvernement. D’abord en ce qui concerne le Statut particulier des professeurs d’université. Alors que le Gouvernement s’était engagé à accélérer le processus de sa promulgation, force est de constater qu’une année après et malgré que s’est ouverte la dernière session de cette législature, le texte n’a été ni traité ni déposé au Parlement. Au sujet de la rémunération mensuelle, les Professeurs continuent de déplorer l’imputation d’une partie de salaire dont ils sont victimes depuis le mois de septembre 2010. Toutes les démarches menées au ministère des Finances se sont avérées vaines. Face à cette situation et considérant les signes de bonne foi qu’ils n’ont cessé de manifester, les professeurs de l’Université de Kinshasa décident l’arrêt immédiat de toutes les activités académiques. Les professeurs se retrouveront toutes les 2 semaines aux fins d’évaluation. Fait à Kinshasa, le 02 avril 2011 Pour l’Assemblée Générale Prof. Kitombole Tshovu Président Prof. Mbadu Kia Manguedi Secrétaire Général

                   

                  La Prospérité   

                  Hier à Limete

                  Ngoy Mulunda a échangé avec E. Tshisekedi sur le calendrier électoral !

                  Toute l’équipe de la Ceni dirigée par Daniel Ngoy Mulunda, a été chez Etienne Tshisekedi, le Président de l’Udps, hier, lundi 4 avril 2011. Les échanges ont tourné sur les travaux du conclave de Lubumbashi et le calendrier électoral qui, n’étant encore pas fixé, le sera d’ici à la fin de la semaine. D’autres précisions ou démentis, ont été donnés par le Président de la Ceni. Notamment sur le problème du monnayage de la carte d’électeur et l’exigence de la carte d’électeur de 2006, avant la délivrance de l’actuelle. Ce qui est un acquis, peut-on noter, les élections législatives nationales seront couplées à la présidentielle. Pour Ngoy Mulunda, la carte d’électeur de 2006 est devenue caduque. L’idée d’un contact permanent avec les leaders des partis politique initiée par Ngoy Mulunda, est en train, semble-t-il, de réussir. Hier, lundi 4 avril 2011, toute l’équipe de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) était, pour la seconde fois, chez Etienne Tshisekedi. Arrivée à 12 h50’ à la Résidence du Président de l’Udps, l’équipe du Pasteur Ngoy Mulunda a échangé pendant une heure avec Tshisekedi wa Mulumba qui, pour la circonstance, était entouré d’Albert Moleka, Valentin Mubake et Jaquemain Shabani, le Secrétaire Général du parti. A entendre le Président de la Ceni, l’entretien a porté sur les travaux de Lubumbashi, le chronogramme et le calendrier électoral qui doit être publié d’ici à la fin de la semaine. Cependant, la grande nouvelle est que les élections législatives nationales seront couplées à la présidentielle. En effet, la date des élections, jusqu’au moment où les membres de la Ceni ont quitté la parcelle d’Etienne Tshisekedi, n’était pas encore connue. C’est dans l’esprit de maintenir l’interface entre la Ceni et les responsables de partis politiques et de leur tenir informés, que Ngoy Mulunda, Jacques Ndjoli ainsi que toute l’équipe ont fait cette ronde. Ainsi, ils n’ont pas été qu’à l’Udps. Education civique et électorale de membres des partis politiques Concernant les plaintes formulées par Jaquemain Shabani, selon lesquelles sans carte électorale de 2006, l’enrôlement était refusé aux membres de l’Udps dans le Katanga et dans les Kasaï Occidental, Ngoy Mulunda a réagit. Dans sa réponse, il demandé à tout le monde de donner une éducation civique et électorale à leurs militants. Selon le Président de la Ceni, il n’y a pas de raison pour que seule la carte d’électeur de 2006 soit exigée, d’autant plus qu’il est demandé à quiconque n’a pas la carte d’électeur de 2006, de s’enrôler moyennant la carte d’élève, le permis de conduire ou le passeport.            En dehors de cela, quelqu’un qui n’a pas tous ces documents, peut s’amener avec cinq personnes qui peuvent témoigner en sa faveur. D’ailleurs, a-t-il précisé, les cartes utilisés en 2006, sont devenues caduques. D’autre part, le Président de la Ceni a insisté en disant que personne ne doit acheter une carte d’électeur. A propos de leur visite, Ngoy Mulunda a expliqué devant les journalistes que, ils n’étaient pas venus chercher un compromis. Seulement, a-t-il dit, la Ceni ira chaque fois dialoguer avec les chefs des partis politiques. Très important de respecter le délai constitutionnel. Pour Albert Moleka, le Porte-parole d’Etienne Tshisekedi, la visite de membres de la Ceni, est conséquente à celle qu’ils avaient rendue la fois passée. Toutefois, a-t-il dit et insisté, il est très important que le délai constitutionnel soit respecté. Aussi, a-t-il ajouté que le problème du couplage des élections ne se pose plus. L’élection présidentielle sera couplée aux élections législatives nationales. En définitive, Albert Moleka a déclaré que son parti va mettre au point des propositions qui seront soumises à la Ceni. C’est à 14 h5’ que les pourparlers ont pris fin.

                   

                  Hubert Mwipatayi  

                  La Prospérité   

                    

                   

                  Lundi, le 04/ Avril/ 2011

                  RDC-Chine : vers un protocole pour l’exploitation du centre de démonstration agricole

                  Une délégation de la Société Zte, conduite par Mme Léa Liu, composée des experts agricole, pêche, élevage du ministère chinois de l’Agriculture, a rencontré, le vendredi 1er avril dernier, le ministre Rd-congolais de l’Agriculture, Norbert Basengezi. L’objectif de la rencontre était d’étudier les possibilités d’aboutir à un protocole d’accord pour l’exploitation de 75 hectares pour le centre de démonstration de production agricole dans les 610 hectares de culture vivrière.

                  Faire des études sur terrain et négocier sur le projet, voilà qui explique la présence de la délégation chinoise chez le numéro 1 de l’Agriculture. A travers ce projet, la Chine veut donc apporter sa contribution en aidant les paysans africains, en général, et en particulier, les Congolais à améliorer leur production agricole.

                  C’est pourquoi, la délégation s’est intéressée à connaître la situation générale de l’agriculture congolaise et la politique nationale dans ce secteur.

                  Avec ses 80 millions d’hectares de terres arables, a souligné le ministre, la République Démocratique du Congo peut nourrir 2 milliards de personnes, soit toute la Chine si on les cultive.

                  "On a besoin des champs et les portes sont ouvertes", comme pour dire que la présence de cette délégation était la bienvenue, a indiqué le ministre à ses hôtes. La RDC est résolument engagée dans la relance du secteur agricole.

                  La preuve, a noté le ministre, elle a signé, il y a peu, la charte d’adhésion au programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique. Il a expliqué à la délégation la politique agricole du gouvernement qui se résume en cinq priorités.

                  Il s’agit notamment de l’appui à la production animale, végétale et à la pêche ; l’appui à la réhabilitation des infrastructures (stockage, marchés, routes et infrastructures de transformation) et le financement et le renforcement des capacités à travers les recherches agronomiques et scientifiques.

                  En rapport avec cette dernière priorité, Norbert Basengezi a signalé que 33 centres de recherches en Rdc ne sont pas réhabilités. Son souhait est d’avoir de bons centres semenciers pour avoir des bonnes semences, des laboratoires et cliniques vétérinaires fiables, des organisations paysannes bien structurées, des coopératives ainsi que des ingénieurs bien formés. Il a également fait voir à ses hôtes que la RDC est le seul pays qui exonère les matériels agricoles.

                  Dans un avenir proche, a révélé le ministre Basengezi, le Gouvernement va récupérer plus de 1.870 plantations vides sur l’ensemble du pays et les donner aux nouveaux acquéreurs.

                   

                  Dina Buhake

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                  En perspective de la troisième revue du programme économique

                  Le CPM recommande des efforts conjoints BCC-Gouvernement afin de consolider les avoirs extérieurs nets

                  La situation macro-économique, au premier trimestre 2011, a été affectée par des tensions persistantes sur le marché des biens et services, quoiqu’il ait été observé un léger ralentissement.

                  Par ailleurs, les trois segments du marché de change sont demeurés globalement stables au cours de la même période, d’une part, et d’autre part, les critères et repères quantitatifs du Programme économique du Gouvernement (Peg II) à la période sous revue ont été globalement satisfaits.

                  Voilà en substance ce que l’on peut retenir de la réunion ordinaire du Comité de politique monétaire (CPM) de la Bcc tenue le jeudi 31 mars dernier, sous la présidence du Directeur général en charge de la politique monétaire et des opérations bancaires, Jean Louis Kayembe wa Kayembe.

                  C’est dans cette optique que le Comité de politique monétaire a décidé de maintenir le taux directeur et le coefficient de la réserve obligatoire à leur niveau actuel. Pour ce qui est des repères quantitatifs du Peg II, cette structure a recommandé que des efforts conjoints soient déployés par le Gouvernement et la Bcc en vue de consolider la situation du critère relatif aux avoirs extérieurs nets en perspective de la 3ème revue du programme.

                  En outre, le Cpm a recommandé, d’un côté, la prudence dans l’utilisation des instruments des politiques monétaires et de change et, de l’autre côté, un strict respect du plan de trésorerie du secteur public, tant en monnaie nationale qu’étrangère susceptible d’amplifier l’inflation importée.

                  Il a, par ailleurs, souligné la nécessité, pour le Gouvernement, d’amorcer des réflexions et de mettre en œuvre des actions à même d’améliorer l’offre interne des biens et services ainsi que les coûts des transactions en vue d’agir sur le comportement à court et moyen terme des prix des biens et services.

                  Ces différentes recommandations ont été faites après que le Cpm ait constaté, sur le marché des biens et services, que le taux d’inflation hebdomadaire continue de se maintenir à un niveau élevé comparativement à l’année antérieure. Il s’est situé à 0,48% contre -0,02% à la période correspondante de 2010.

                  Cette évolution a établi le taux d’inflation mensuel et en cumul annuel respectivement à 1,97% et 5,37%. L’objectif annuel étant de 13,0% pour 2011. Le Cpm attribue les pressions observées essentiellement à la persistance du choc d’offre d’ordre externe qui affecte l’économie congolaise depuis le dernier trimestre 2010.

                  Quant au marché des changes, le Cpm fait savoir que la stabilité du cours de la monnaie nationale, observée depuis fin janvier, s’est poursuivie à fin mars. Par rapport à fin décembre 2010, le cours parallèle s’est apprécié de 0,5% alors que les cours indicatif et libre ont connu des dépréciations respectives de 0,3 et 0,05%. Cette accalmie, note le Cpm, résulte notamment de l’excédent net de l’offre des devises qui a caractérisé ce marché au cours de ces deux derniers mois.

                  Sur le marché monétaire, on révèle que les taux d’intérêt réels ont connu un léger recul tenant particulièrement à la hausse continue de l’inflation. La marge de positivité du taux directeur s’est établie à 4,05 points au 25 mars contre 4,30 points une semaine plus tôt.

                  Quant au taux d’intérêt moyen pondéré réel des billets de trésorerie (Btr), il s’est situé à 2,30 points au 30 mars contre 2,35 points au 23ème jour du même mois.

                   

                  Dina Buhake

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                  D’après le premier ministre belge Yves Leterme

                  Belgique/RDC : le prince Laurent risque de perdre sa dotation royale

                  Le prince Laurent, 47 ans, fils cadet du roi des Belges, a provoqué l’indignation du Premier ministre Yves Leterme par son voyage en République Démocratique du Congo du 15 au 22 mars, rapporte le correspondant de RIA Novosti.

                  Le statut du prince royal "impose des obligations et des devoirs, au même titre qu’il lui confère des droits. Le prince a ignoré ses obligations" en se rendant en RDC contre l’avis des autorités belges et il devra choisir entre sa dotation et sa liberté d’action, a estimé jeudi M. Leterme devant la Chambre des députés.

                  Le Premier ministre belge a annoncé qu’il allait rencontrer le prince pour lui rappeler son "devoir de retenue, de prudence et de concertation pour tout acte ou déplacement qui comporte une éventuelle dimension politique", ainsi que la nécessité de respecter l’équilibre entre ses droits et ses devoirs.

                  Selon les médias, le président congolais Joseph Kabila aurait "salué" le prince Laurent lors de ce voyage controversé.

                  Au sein de la société belge, ce voyage du prince au Congo démocratique relance le débat sur la dotation annuelle de quelque 300.000  euros dont bénéficie le fils cadet du roi Albert II.

                  Pour le gouvernement belge, tout voyage dans l’ex-Congo belge d’un membre de la famille royale, 50 ans après l’indépendance de la RDC, même à titre privé, pose un problème, car il risque de donner l’impression que la Belgique soutient un camp politique plutôt qu’un autre alors que se profile une délicate élection présidentielle en RDC.

                   

                  Forum des As

                   

                  Une délégation de l’UA évalue la situation des droits de l’homme en RDC

                  Une commission africaine des droits de l’homme et des peuples effectue, depuis le vendredi 1er avril, une mission de neuf jours à Kinshasa. Cette délégation prévoit des rencontres avec les membres du gouvernement congolais et des visites des maisons carcérales à Kinshasa et en provinces.

                  Déjà vendredi, elle a rencontré la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations Unies en RDC, Leila Zerrougui.

                  La question des droits de l’homme en RDC a été au centre des entretiens entre la délégation de l’Union africaine (UA) des droits de l’homme et des peuples et Leila Zerrougui. Au terme de cet entretien, la représentante de la délégation de l’UA, Reine Alapini, a expliqué que cette mission visait à sensibiliser les autorités congolaises à la promotion des droits de l’homme.

                  "Nous sommes venus (…) pour discuter de la mise en œuvre de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, voir dans quelle mesure les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels et même les nouveaux droits sont en train d’être mis en œuvre [en RDC]".

                  La délégation de l’UA a demandé à Leila Zerrougui son appréciation sur la mise en œuvre des droits de l’homme en RDC.

                  L’état des lieux dressé par la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations Unies en RDC, a poursuivi Reine Alapini, "ne nous paraît pas étranger à ce que nous pensions des droits de l’homme. Puisque nous avons déjà une idée de ce que représente les droits de l’homme dans ce pays".

                  C’est à ce titre que cette commission de l’UA avait formulé quelques recommandations aux autorités congolaises. Sa visite sur le terrain rend la "discussion plus vivante". Parmi les sujets évoqués, selon la même source, figurent les questions des réfugiés, de la peine de mort, etc.

                   

                  Forum des As 

                  La CENI confirme le respect du délai constitutionnel

                  Le nouveau calendrier électoral pour les élections de 2011 est désormais disponible au bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Il a été adopté à Lubumbashi au terme de l’atelier de planification des activités du processus électoral tenu du 24 mars au 2 avril 2011. Le bureau se réserve, cependant, de publier ce calendrier pour le moment. Le temps de consulter les différents acteurs et partenaires directs au processus, à savoir le Gouvernement, les chefs de partis et regroupements politiques, les confessions religieuses et autres acteurs. Le but de ces consultations est d’évaluer le chemin critique et les implications légales et budgétaires jugées "très considérables" pour la tenue des élections.

                  Pour l’heure, on peut retenir que l’atelier de Lubumbashi a confirmé la tenue des élections dans le délai constitutionnel. La conviction s’est, en effet, dégagée de plus de huit jours de consultations qui ont impliqué tous les acteurs concernés.

                  A Lubumbashi, en effet, on a noté la présence, outre le bureau de la CENI, des cadres du Secrétariat Exécutif National (SEN) de la CENI, cadres et agents du Secrétariat Exécutif Provincial de la CENI/Katanga, des partenaires internationaux dont la Division de l’Assistance Electorale (DAE) de la MONUSCO, le Projet d’Appui au Cycle Electoral (PACE) du PNUD, la Fondation Internationale pour les Systèmes Electoraux (IFES) et le Consulat général de l’Afrique du Sud à Lubumbashi, ainsi que des médias.

                  Trois groupes de travail avaient été mis sur pied pour examiner les différents aspects liés à la tenue des élections. Le premier groupe était chargé, des questions juridiques et du contentieux, ainsi que de l’organisation, de l’administration, des ressources humaines et des affaires sociales.

                  Le second groupe devait réfléchir sur les questions relatives à la coordination et suivi des opérations, au traitement des données, à la télécommunication, à la formation, à la sensibilisation, à la communication, à l’archivage et à la sécurité. Et le troisième groupe s’est penché sur la planification, les finances, le chronogramme, le calendrier, la logistique, les projets d’appui et l’assistance internationale.

                  On retiendra, par ailleurs, que l’atelier de Lubumbashi a accouché d’un règlement administratif et financier, autant qu’il a permis la conception d’un organigramme de la CENI, qui a été soumis au Bureau pour décision.

                  Cet atelier a aussi produit un budget additionnel des opérations électorales, ainsi que la planification des activités de l’institution électorale assortie d’un chemin critique relatif au calendrier électoral.

                  En attendant l’opérationnalisation de tous les résultats de cet atelier, il est noté que l’opération de révision du fichier électoral se poursuit dans les six provinces congolaises où elle a été lancée simultanément, samedi 2 avril.

                  Jacques Ndjoli, vice-président de la CENI a qualifié de satisfaisant le bilan de la première journée de cette opération sur l’ensemble de ces provinces. Il a estimé que l’enrôlement des électeurs s’est bien déroulé dans ces provinces. Il a estimé que l’enrôlement des électeurs s’est bien déroulé dans ces provinces, et cela "nonobstant les contraintes de premier jour qui sont plus souvent d’ordre protocolaire et puis les machines qui sont, pour la première fois, mises en marche".

                  Les statistiques de la première journée indiquent la situation suivante :

                  -        Kasaï Oriental : 60% des résultats attendus

                  -        Nord-Kivu : 55%

                  -        Bandundu : 23%

                  -        Equateur : 21%

                  -        Sud-Kivu : 20%

                  -        Province Orientale : 10%

                  " Nous sommes convaincus que, compte tenu de l’engouement [de la population] et de l’encadrement de toutes les parties prenantes, nous allons monter en puissance", a poursuivi le vice-président de la Ceni.

                  Quant aux problèmes techniques souvent connus dans ces opérations, il a rassuré que les contraintes logistiques d’accès ou de prise en charge du personnel électoral seraient levées pour aller de l’avant. Selon radiookapi.net, dans le Bandundu, par exemple, le chef de bureau de liaison de la Ceni à Kikwit, Norbert Okung, a fait état de "deux générateurs qui ont présenté des difficultés techniques pour faire tourner les kits électoraux et de quelques maladresses des opérateurs de saisie".

                  Par ailleurs, il a été observé quelques dysfonctionnements dans le district du Sankuru (Kasaï Oriental) où l’opération de révision du fichier électoral n’a pas pu débuter le 2 avril dernier. Ces dysfonctionnements sont dus au manque de carburant. Hier dimanche, il était annoncé que des camions transportant le carburant étaient en route vers ces territoires, à savoir : Katako Kombe, Lodja, Lomela, Kole, Lubefu et Lusambo.

                   

                  Jonas Kota

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                  Sud-Kivu : les déplacés remplacent les champs par la route

                  Craignant l’insécurité, des villageois de Bunyakiri au Sud-Kivu ont quitté leurs villages pour se rapprocher de la route principale, plus sûre. Devenus petits commerçants, ces agriculteurs ne produisent plus, n’approvisionnent plus Bukavu et souffrent de la faim.

                  Il est 8 h du matin. A cette heure, dans d’autres villages congolais, les agriculteurs se rendent aux champs. A Bunyakiri, à 80 km au nord de Bukavu au-delà du parc de Kahuzi Biega, personne ne va cultiver. Les femmes, souvent accompagnées de leurs enfants, se précipitent plutôt au bord de la route principale qui jadis reliait Bukavu à Kisangani. Actuellement coupée au niveau de Hombo, un site de carrés miniers, elle est, ces derniers temps, envahie du matin au soir par une foule de vendeurs à l’affût des clients.

                  Le spectacle est poignant : ces femmes assises tout près de leurs marchandises se lèvent à chaque fois qu’un véhicule s’approche, prêtes à servir les passagers qui le demandent. De la sortie du Parc jusqu’à Hombo, on rencontre presque tous les 5 km, des grappes de dizaines de vendeuses dont la survie dépend de ce tout petit commerce. C’est la vie à laquelle sont réduits de nombreux habitants de Bunyakiri, cette région où la situation sécuritaire reste tendue en raison d’une forte présence des FDLR et de milices Maï-Maï. "Je vivais à Maibano mais, à cause des attaques et combats fréquents, nous avons trouvé refuge ici, et ce petit commerce est le seul moyen pour aider ma famille", explique une vendeuse à Bulambika, principal centre commercial.

                  La sécurité avant tout

                  Ils sont nombreux ainsi à avoir quitté leurs villages pour se rapprocher de la route plus sûre. La plupart de ces vendeurs sont ainsi des déplacés qui achètent des produits à ceux qui vivent dans le coin et préfèrent les vendre aux premiers venus, à cause des lendemains incertains. Les principaux clients sont des fonctionnaires des organisations humanitaires, nombreuses dans cette zone, où leurs 4X4 font des aller-retour du matin au soir, et des voyageurs qui partent le plus souvent creuser à la recherche de minerais dans ce groupement riche en coltan et cassitérite.

                  Ils disent être plus en sécurité tout près de la route. "Il n’existe aucune couverture en téléphonie cellulaire et de mon village qui se trouve dans les collines jusqu’ici il faut faire uniquement le pied. Je préfère garder ma famille ici car, en cas d’attaque, l’armée peut intervenir rapidement et l’assistance humanitaire nous parvenir à temps", explique Lambert Kamteyi, un déplacé de Cabunda.

                  La route est ainsi bordée de maisons en paille ou en construction et la densité des habitants est particulièrement forte. Les déplacés qui ont un peu de moyens achètent des terrains, d’autres sont provisoirement installés sur des terrains de leurs amis ou famille, parfois des hommes de bonne volonté les accueillent chez eux, faisant preuve de solidarité. Certaines écoles se sont même déplacées et fonctionnent tout près de la route. C’est le cas de l’école primaire Cabunda qui est réfugiée sur une colline d’Ebisha, à quelque 50 m de la route.

                  Dans cette contrée de près de 2500 km2, c’est au centre de Bulambika que la présence de l’Etat est la plus visible. Certains bureaux administratifs y fonctionnent et l’armée régulière y est très présente.

                  Chute vertigineuse de la production agricole

                  L’agriculture de la région pâtit durement de ces déplacements. Beaucoup de terres sont abandonnées. "Les productions d’huile de palme, de manioc et d’arachide sont à ces jours estimés à près de 10% de ce qu’on avait dans les années 90", constate un fonctionnaire du poste d’encadrement administratif. Ancien poumon, agricole du Sud-Kivu, Bunyakiri est aujourd’hui l’ombre de lui-même. La faible production reste dans les mains des villageois qui la revendent aux voyageurs sur la route principale. "On ne peut pas produire quand on vit sur la route. Nous avons de vastes étendues qui sont inexploitées à cause de l’insécurité. La production qui est faite ici n’est que notre ration et c’est l’excédent qu’on vend", explique Jean-Marie Bomoyi, déplacé de Maibano.

                  Du haut de certaines collines, on aperçoit des plantations de palmiers qui sont abandonnées et donnent l’image d’une forêt dense. Même s’ils produisent, les habitants mettent parfois des mois avant de pouvoir traverser la forêt car ils doivent être sûrs d’y être en sécurité.

                  Dorénavant le trajet des produits vivriers a changé de sens. Auparavant, ils allaient approvisionner Bukavu, maintenant ils viennent de cette ville et sont distribués gratuitement par les agences humanitaires. Dans cette région, en effet, la malnutrition a atteint un degré effroyable. "C’est difficile de faire un bilan définitif à cause des déplacements fréquents des populations, mais à mon avis plus de 60% des enfants souffrent de la malnutrition", note un agent de AVSI, une organisation italienne active dans cette région.

                   

                  Forum des As  

                   

                   

                  Lundi, le 4/ Avril/ 2011 (suite)

                  Ville de Kinshasa

                  Hausse de prix de carburant : la population se plaint !



                  Depuis un certain temps dans la ville de Kinshasa, les moyens de transport en commun deviennent très difficiles à trouver. Telle est la situation des habitants de la commune de Mont Ngafula qui, ont eu du mal pour atteindre le centre ville le vendredi 1er avril 2011. Pour attraper un taxi afin d’arriver au centre ville, les clients ne se faisaient plus prier deux fois. Certains fils de cette commune, ont déclaré à votre Journal, La Prospérité, qu’ils sont restés quatre heures sous le soleil à l’arrêt, pour trouver un bus ou taxi bus. Certaines sources affirment même que la majorité de chauffeurs de taxi ont jugé bon de laisser les véhicules à la maison, au lieu de travailler et de subir les commentaires parfois désobligeants de personnes souvent incultes. La rareté ainsi créée, a poussé les conducteurs têtus à majorer le prix de la course. Et presque au même moment, un arrêté du Ministre de l’Economie fixait la nouvelle grille de tarif pour les courses à bord de véhicules de transport en commun. Pour quitter l’UPN, Delveau ou encore Matadi Kibala, en route vers le centre ville, les candidats à ce parcours de combattant ont déboursé au moins 2.500 Fc ou 3.000 Fc, rien que pour le transport. Certains chauffeurs interrogés sur ce problème ont argumenté que, si les prix de transport ont pris de l’ascenseur, c’est pour répondre aux réalités de terrain. Le gouvernement avait levé l’option de laisser aux opérateurs économiques le loisir de fixer les prix de leurs produits. Quitte à agir lorsque la situation va dégénérer. Ainsi officiellement, depuis le lundi       28 mars 2011, le litre de gasoil qui se vendait à 1.140 Fc revient désormais à 1.190 Fc, tandis que le litre de pétrole se vend actuellement à 1.050Fc.         A l’Est du pays, le prix du litre d’essence est fixé à 1.450 Fc, tandis que celui du gasoil et du pétrole respectivement à 1.430Fc et à 1.300Fc. Par contre, dans le Sud du pays, les prix sont fixés pour le titre d’essence à 1.500Fc le gasoil à 1.490Fc et le pétrole à 1.450Fc. Les prix des carburants d’aviation à l’ouest sont fixés à 1.307.62 Fc, à l’Est à 1.508.95 Fc et au sud du pays à 1.557.97 Fc. Même si la raison principale de cette augmentation n’a pas été officiellement révélée à la presse, cependant l’on croit savoir que l’augmentation est liée au prix du baril de l’or noir sur le marché et à la crise qui secoue l’Afrique du Nord, particulièrement la Libye et certains pays du Golf persique, producteurs de pétrole.

                   

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                  Vers une petite transition de 12 mois

                  Udps : un nouveau calendrier proposé à la CENI !



                  *Y aura-t-il élections dans le délai constitutionnel ? La question fait l’objet de grands débats dans plusieurs milieux et ce, en dépit de la ferme détermination du Pasteur Daniel Ngoy Mulunda, Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). A la clôture des travaux en Atelier sur la planification des activités de la CENI, à Lubumbashi, au Katanga, en fin de semaine dernière, Daniel Mulunda a promis aux leaders politiques, à l’opinion nationale et internationale, de publier le nouveau calendrier électoral, cette semaine. Les mots sont sortis, la ferme volonté aussi affichée. Seulement, beaucoup d’analystes et leaders politiques sont encore sceptiques quant à ce. Ils affirment, haut et fort, que cette promesse est chimérique et que, par ailleurs, si les élections sont organisées comme l’entrevoit la CENI, nul doute qu’elles seront bâclées et déboucheront sur des contestations de tout genre. C’est aussi l’avis de François-Xavier Beltchika de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, aile de Righini. Réconforté dans ses analyses qui ont fini par lui donner raison, eu égard à l’échec cuisant dans l’exécution du calendrier élaboré par la Commission Electorale Indépendante (CEI) de l’Abbé Apollinaire Malumalu, cet homme, en discorde avec Etienne Tshisekedi, propose au Pasteur Daniel Mulunda un calendrier électoral révisé. A-t-il raison de le faire avant ou fallait-il attendre la sortie de celui de la CENI, pour faire des propositions ? C’est la question. Cependant, les esprits avisés, unanimes, soutiennent que pour avoir des élections apaisées, un consensus doit se dégager entre la classe politique pour que soit organisée une petite transition ne dépassant pas 12 mois. Inexorablement, un feu couve sous les cendres et n’attend que souffle un petit vent pour embraser la scène politique congolaise. La question de l’organisation des élections dans le délai constitutionnel revient en toile de fond. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), avec le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda, son Président, est formelle. A la clôture des travaux en Atelier sur la planification de cette institution organisatrice des élections en RD Congo, à Lubumbashi, au Katanga, en fin de semaine dernière, Daniel Mulunda a affiché sa détermination de publier, cette semaine, le calendrier électoral qui respecterait le délai constitutionnel. Y parviendra-t-il ? Toute la question est là. Seulement, les contradicteurs sont nombreux face à la vision de la CENI. En ordre utile, François-Xavier Beltchika de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/aile Righini), lui-même en contradiction avec son Président National, Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Il est monté au créneau, pour constater qu’à cette date, encore que le calendrier Malumalu n’a connu aucun début d’exécution, il est quasi impossible que soient organisées les élections dans le délai constitutionnel. Soucieux de prévenir et d’éviter une prolongation interminable et chaotique de mandat, il dit que son parti propose un calendrier électoral révisé qui intègre : primo, le respect de l’ordonnancement des opérations électorales et des séquences électorales conformes au consensus politique dégagé par la classe sociopolitique à Sun City, en Afrique du Sud, au cours du Dialogue inter Congolais, et suivi par la loi 06/006 du 9 mars 2006 ; secundo, le respect d’une transition brève ne dépassant pas 12 mois. Election sur fond de crise Pendant que le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda fait face aux grands défis : l’argent à obtenir du Gouvernement et des bailleurs extérieurs, la gestion des hommes lui légués par la Commission Electorale Indépendant de l’Abbé Apollinaire Malumalu Muholongu, la réalisation des opérations pré-électorales et finalement, la publication du nouveau calendrier électoral, du côté de l’Opposition politique, un combat des fauves, teinté des flèches mouchetées, s’observe. Aux fonds auspices, la problématique de la candidature unique. Le week-end dernier, le pavé a été jeté dans la marre. Delly Sessanga, président de l’Ong Envol, ex-président de la Commission politique, Administrative et Juridique pour le compte du Mouvement de Libération du Congo (MLC) à l’Assemblée Nationale, ainsi que Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua, Coordonnateur de l’Union pour la Nation (UN) n’ont pas épargné Vital Kamerhe. Ils considèrent qu’à peine qu’il a basculée dans l’opposition, il ne peut prétendre prendre le flambeau de l’Opposition, pour briguer la présidence de la République. Question de principe, a-t-on laissé entendre, Kamerhe devrait ainsi rabaisser ses ambitions. Pourtant, l’homme s’en moque. Il fait, par contre, un travail intense de sensibilisation pour convaincre d’autres leaders de l’Opposition, à travers le triangle nucléaire, à parvenir, au finish, à la candidature unique. Avec lui ou pour Etienne Tshisekedi ? C’est aussi la question. Le lider maximo de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, lui, a déjà fait connaître sa position. Son âge, son combat politique, sa popularité ne l’autorisent pas à laisser quelqu’un d’autre arracher la candidature unique, au sein de l’Opposition. Si cette alternative arrivait, avait-t-il prévenu, il se présenterait même sous la bannière de son propre Parti, UDPS. Surchauffe à la Majorité Présidentielle Sans nul doute que la réunion avortée de Kingakati, la semaine dernière, aurait pu apporter des éclaircissements sur certaines dispositions ambiguës de la Charte ayant consacré la mutation de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle (AMP) en la Majorité Présidentielle (MP). La surchauffe s’en était déjà installée puisque la création de cette méga structure n’a pas échappé aux critiques de certains de ses cadres. Pour les uns, c’est la dérive en ce que les Partis perdraient leur autonomie dans l’expression des ambitions politiques. D’autres pensent plutôt que c’est là une façon de rééditer l’exploit malheureux du MPR-Parti Etat enterré depuis le 24 avril 1990, par le Maréchal Mobutu, lui-même.

                   

                  La Prospérité

                   

                  Protection des écosystèmes dans la province de l’Equateur

                  Vers un renforcement du moratoire sur les nouveaux titres forestiers



                  Les acteurs tant nationaux qu’internationaux du secteur forestier en l’occurrence; le chargé de campagne Forêts senior de Greenpeace et le président de la Commission environnementale de l’Assemblée provinciale de l’Equateur se sont retrouvés vendredi 1er avril dernier, dans une séance de restitution de l’atelier sur la gestion durable des forêts de la province de l’Equateur organisé à Mbandaka, chef lieu de province, du 21 au 22 mars 2011. Et ce, en collaboration avec le Réseau ressources naturelles (RRN)/Equateur. Plusieurs recommandations ont été formulées à l’endroit, non seulement du gouvernement central et provincial, mais aussi, à celui de l’Assemblée provinciale, de la société civile qui connaît bien les desideratas de la masse, des exploitants et des bailleurs de fonds. Au nombre de celles-ci, nous citons entre autres, la nécessité pour chaque partie de mettre en place un Conseil consultatif national, le renforcement de la capacité de l’administration forestière provinciale, la finalisation du plan de zonage et des textes sur les forêts communautaires, l’application stricte des pénalités en matière d’exploitation forestière ainsi que la délivrance de permis de coupes de bois en tenant compte de cahiers de charges dûment bien négociés. Spécialement du coté du gouvernement, celui-ci est en droit de maintenir le moratoire sur l’attribution des nouvelles concessions forestières dans la province de l’Equateur, impliquer activement les organisations de la société civile dans toutes les activités de préparation ainsi que d’application du processus REDD et mettre en place une structure de contrôle et d’investigation anticorruption. Au gouvernement provincial, d’exercer effectivement toutes les prérogatives lui reconnues par le code forestier et ses mesures d’application: accorder l’agrément des exploitants forestiers artisanaux, délivrer les permis de coupe artisanale ainsi ceux de récolte. Le ministre provincial ayant en charge les forêts est appelé de suivre l’application des clauses contenues dans les cahiers de charges signés entre les exploitants forestiers et les communautés locales, lesquelles doivent être assistées en matières de négociations et de suivi des cahiers de charges signés entre exploitants forestiers et communauté locale.

                   

                  Eugène Khonde

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                  Introduction du vaccin contre le Pneumocoque ce matin



                  Le Programme Elargi de Vaccination (PEV) du Ministère de la Santé Publique organise ce matin, lundi 04 avril 2011 une grande cérémonie sur la Boulevard triomphal. Il s’agit de l’introduction d’un nouveau vaccin contre le pneumocoque. Cette cérémonie sera doublée du lancement de la campagne de réduction de mortalité maternelle infantile (Carmma).        Ce vaccin qui vient s’ajouter aux autres vaccins administrés aux enfants durant les PEV de routine a pour action de protéger les enfants contre les infections respiratoires, la méningite, les infections du sang et des otites. La catégorie ciblée par ce vaccin est les enfants de moins d’un an.              Ils recevront désormais 3 doses du vaccin PCV-13 au même moment que le vaccin DTC-HepB-Hib (à 6 semaines, à 10 semaines et à 14 semaines).   Pour le PEV, ce vaccin est particulièrement indiqué à cet âge chez les enfants drépanocytaires et les enfants atteints du VIH/SIDA qui sont sensibles vis-à-vis de ces infections. Le germe des infections à pneumocoque, a-t-on appris du PEV, est responsable de la majorité des pneumonies, méningites, infections du sang et des oreilles (Otites).            Il cause environ 1 million de décès des enfants des moins de 5 ans dans le monde chaque année. La pneumonie est la deuxième cause d’hospitalisation des enfants après la malaria en RDC.

                   

                  Laetitia Mbuyi

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                  Résurgence de la Rougeole et du Choléra

                  Victor Makwenge annonce la redynamisation du PEV de routine Kinshasa,

                  Le Ministre de la Santé Publique, Dr Victor Makwenge Kaput a confirmé, le samedi 2 avril dernier, la présence de l’épidémie de la rougeole dans les provinces du Katanga, Sud-Kivu, Maniema et les 2 Kasaï. De Janvier à Février 2011, a –t-il précisé, plus de 16.000 cas ont été notifiés à travers le pays, et 107 décès parmi lesquels 449 ont été investigués, donnant 194 cas positifs. Après une mission dans la Province Orientale, le Docteur confirme également la résurgence de la Choléra à Kisangani où 741 cas et 45 décès ont notifiés. C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a animée au siège de l’OMS à la Gombe, en présence des Représentants de l’OMS et de l’Unicef en RDC. D’entrée de jeu, le Ministre de la santé Publique a dressé le bilan de la campagne de riposte contre le polio sauvage organisée du 23 au 27 mars dernier à Kinshasa. Présentant les statistiques, il a souligné que la campagne a été une réussite en ce sens que sur 8.622.554 personnes ciblées, l’opération a concerné 9.863.958, soit 114,4% des personnes vaccinées. Ce succès, a reconnu le Ministre, a été l’œuvre de tous. Aussi, a-t-il jeté des gerbes de fleurs aux vaccinateurs pour leur abnégation. S’agissant de la présence de l’épidémie de la rougeole dans le pays, le ministre de la Santé Publique a fait savoir qu’elle sévit dans le Katanga, Sud- Kivu, Maniema et les 2 Kasaï. 107 décès ont déjà été déclarés. Face à cette situation, des mesures de prévention sont d’ores et déjà prises, a martelé le Ministre. Une campagne de vaccination sera organisée du 17 au 21 mai prochain dans les provinces de Kinshasa et Bas-Congo. Le coût global de la campagne s’élève à 7.689.681 USD. Aussi, une amélioration de la prise en charge des cas de rougeole au niveau des toutes les structures de santé du pays et de l’état nutritionnel des enfants par la campagne de supplémentation en Vitamine A sera observée. Le Dr Makwenge a, par la même occasion, annoncé la redynamisation du PEV de routine, pour juguler ces épidémies. Le Choléra sévit à Kisangani De retour de Kisangani où il a effectué une mission d’inspection, le Ministre de la Santé Publique a confirmé la résurgence du Choléra à Lubunga. Cette résurgence, a expliqué le Ministre à la presse kinoise, est tributaire du manque d’eau potable dans la région. Seul 8% de la population de Kisangani ont accès à l’eau potable. Le reste de la population consomme l’eau des rivières et marécages mal positionnés par rapport aux sanitaires. La semaine dernière, a-t-il confirmé, 741 cas dont 45 morts ont été notifiés. Ces victimes sont internées au centre de traitement de choléra de Lubunga et à l’Hôpital Général de Kisangani. Pour pallier à cette situation, le Gouvernement congolais par le biais du Gouvernement provincial a disponibilisé 3 tonnes d’intrants. Les partenaires locaux dont l’Unicef, la Monusco, l’OMS et le MSF ont également disponibilisé d’importants lots d’intrants et déployé un dispositif professionnel, pour porter secours aux populations. A la population, il leur a été recommandé d’observer des mesures d’hygiène alimentaire, pour estomper l’épidémie.

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                  Application des recommandations du Rapport Mapping

                  Clément Kanku promet à Ndiaye d’appuyer la création des chambres spécialisées !

                  Pour faire le suivi de la mise en œuvre des recommandations du Rapport Mapping publié sur les violations des droits de l’homme commises en RDC entre 1993 et 2003, une délégation du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, en séjour à Kinshasa, a échangé avec Clément Kanku. A l’issue de leur entretien, le Député National a affirmé donner son appui dans la mise en place des chambres spécialisées. Ce, en vue de voir les coupables subir la rigueur de la loi et les victimes dédommagées. Par ailleurs, l’équipe de Bacre Ndiaye s’est entretenue avec le Ministre Luzolo, les membres du Parlement et ceux de la société civile. Le Député National Clément Kanku a reçu la Délégation du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme, la semaine dernière. En RD. Congo pour évaluer la mise en œuvre par Kinshasa, des recommandations du Rapport Mapping publié sur les violations des droits de l’homme commises, la Délégation a été reçue par Kanku Bukasa wa Tshibuabua, dans sa résidence privée de Lingwala. Après avoir consulté, tour à tour, les membres du gouvernement, ceux du Parlement, activistes œuvrant au sein des ONG de défense des droits de l’homme congolaises et internationales, la Délégation a jugé bon de voir Clément Kanku. Aussi, a-t-elle consulté les acteurs de la société civile et les autres partenaires du système des Nations Unies. Cependant, le choix du Député Clément Kanku est dicté par le fait que ce dernier figure parmi les Députés Nationaux les plus influents du Parlement. Ce, du point de vue initiation de lois et participation active aux discussions en plénière. « Nous sommes une délégation du Haut Commissariat des Nations Unies qui, a été envoyée par Genève pour s’enquérir de la mise en œuvre de recommandations relatives au rapport Mapping sur les violations des droits de l’homme en RDC entre 1993 et 2003 », a déclaré Bacre Ndiaye, le Directeur au Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme. Néanmoins, l’équipe venue de Genève, le siège de cette agence de l’ONU en charge des droits humains, s’est entretenue avec des personnalités du monde politique que civil. L’équipe que dirige Bacre Ndiaye, a notamment échangé avec Luzolo Bambi Lessa, le Ministre ayant en charge la Justice et les Droits Humains. Question. La visite de cette délégation augure-t-elle la mise en place prochaine d’un Tribunal Pénal pour la RDC ? Bacre Ndiaye répond à propos que, le gouvernement congolais a accepté le rapport et s’est engagé à mettre en œuvre ses recommandations. Toutefois, a-t-il ajouté, ce n’est pas une œuvre parfaite car, il y a des choses à commenter. « Mais, du moins, le dialogue est engagé et espérons que sa mise en place rapide interviendra dans un cadre plus global en vue de sanctionner les auteurs des violations. Et en même temps essayer de réparer les préjudices causés aux victimes », a-t-il précisé. Pour cette raison, toujours selon de Bacre Ndiaye, il va falloir initier des projets des chambres spécialisées mixtes où siègeront des juges congolais avec leurs homologues étrangers. Sur ce, l’Elu de Dibaya et Coordonnateur de l’Union pour la Nation, a pris le ferme engagement de s’impliquer personnellement à travers tout ce qui rentre dans ses privilèges de Député national, pour la création des chambres spécialisées. Pour démontrer l’importance qu’il y a à mettre en place un tribunal spécial, M. Ndiaye a affirmé que cela permettra de sanctionner les auteurs des exactions commises sur la population civile et aidera à dédommager quelque peu les victimes. Il sied d’indiquer que, le Rapport Mapping dénonçait les violations des droits de l’homme commises en RDC par les armées rwandaise, ougandaise, angolaise, les groupes rebelles congolais et étrangers ainsi que les FARDC, entre la période allant de 1993 à 2003. Ledit rapport, avait été officiellement publié le 1er novembre 2010, après la publication de la première mouture en octobre de la même année.

                   

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                  Maniema : Un journaliste empêché de quitter la ville après avoir reçu de graves menaces à son intégrité physique



                  Modeste Shabani, directeur de la Radio Sauti ya M’kaaji, une station communautaire émettant à Kasongo, un territoire situé à 250 kms de Kindu, capitale de la province de Maniema, à l’est de la RDC, n’a pas pu quitter la ville de Kindu ce vendredi matin 1er avril 2001, pour se rendre à Kinshasa, capitale de la RDC, où il était attendu pour participer à un atelier organisé par Journaliste en danger (JED) dont il est le correspondant. Son billet de voyage lui a été arraché au pied de l’avion par un agent de la Direction Générale des Migrations (DGM) qui lui a dit agir sur ordre de sa hiérarchie. Shabani a été ensuite conduit au bureau du chef de poste de la DGM où il a été retenu pendant plusieurs heures, sans aucune explication. Depuis mercredi 30 mars 2001, le journaliste était l’objet des menaces répétées provenant de plusieurs autorités politiques et administratives de la province, dont le gouverneur de province lui-même, lui promettant de l’arrêter et de fermer sa radio. Ces menaces faisaient suite à la diffusion, mardi 29 mars 2011, par Radio Sauti ya M’kaaji, dans son journal de 19 heures, d’un extrait d’une interview de M. Vital Kamerhe, ancien président de l’Assemblée nationale, et ancien membre du parti présidentiel, depuis, passé dans l’opposition au président Joseph Kabila, sur son projet de société. Après la diffusion de cette interview, un autre membre du parti présidentiel, M. Didier Manara, député national, est intervenu le lendemain sur la même station pour diffuser un droit de réponse. Mais en dépit de tout cela, le journaliste a continué à recevoir des menaces de plusieurs sources anonymes. Contacté, vendredi matin par JED pour connaitre les raisons de ces attaques dirigées contre un journaliste qui n’a fait que son travail, le gouverneur de province Pascal Tutu Salumu a nié toute implication dans cette affaire. Quant à Shabani, il s’est dit victime d’une machination orchestrée par les autorités provinciales qui tiennent à museler la presse, et à empêcher l’opposition de s’exprimer. JED dénonce avec la plus grande vigueur toutes ces menaces à l’intégrité physique du journaliste Modeste Shabani qui est ainsi pris en otage dans sa propre ville. JED demande à toutes les autorités provinciales concernées de lever immédiatement toutes les mesures qu’elles ont prises pour empêcher le journaliste de s’émouvoir et de vaquer librement à ses occupations professionnelles.

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                  Friday, le 1/ Avril/ 2011

                  République Démocratique du Congo

                  Le gouvernement appelle les Eglises à s’impliquer dans les actions visant à améliorer le vécu quotidien de la population

                  Plutôt que de supporter la révolte et l’agitation de mécontentement au sein de la population, les Eglises sont conviées par le gouvernement à s’impliquer dans les actions qui améliorent le vécu quotidien des populations, tel est l’essentiel du message transmis aux institutions religieuses.

                  M. Jacques Fumunzanza, directeur de cabinet du Premier ministre Adolphe Muzito, a appelé les Eglises à soutenir les actions du gouvernement dans sa démarche visant à améliorer le vécu quotidien de la population, lors de la réunion qu’il a présidée mercredi à la Primature à l’intention d’une délégation des fidèles des Eglises, toutes tendances confondues, du district de la Tshangu à Kinshasa, regroupées au sein de la plate-forme BISOREC.

                  M. Fumunzanza, qui s’entretenait avec les hommes de Dieu au nom du Premier ministre empêché, s’est dit flatté des pensées positives émises par les Eglises à l’endroit du Chef de l’Etat, du Premier ministre et de l’ensemble du gouvernement. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement de transformer les potentialités dont regorge la RDC en richesses, afin de permettre à l’exécutif de se consacrer aux travaux d’intérêt commun. Il a indiqué que l’Etat est laïc et de ce fait, tout Congolais est libre de se choisir sa confession religieuse, avant d’ajouter que le développement de la nation est une responsabilité collective.

                  A en croire le directeur de cabinet, depuis son installation, le gouvernement s’attèle à mettre les fondations d’un édifice dont les murs seront montés par les générations futures.

                  Auparavant, le pasteur Nimy Sita qui a conduit la délégation, a promis le soutien et la volonté des Eglises à organiser des séances de prières pour tous les responsables du pays.

                  Il a précisé que l’Eglise organise les prières et développe de nombreux projets pour lesquels il a sollicité un financement pour leur matérialisation. Il a invité le Premier ministre à un culte spécial, le 14 avril.

                   

                  Uhuru

                   

                   

                  RDC

                  Marie-Ange Lukiana plaide pour la fin des inégalités des primes entre athlètes masculins et féminins

                  Le message de la ministre du genre, de la famille et de l’Enfant, Marie-Ange Lukiana, a été lu, mardi 29 mars, lors de la 1ère édition de la Kermesse sportive féminine organisée par l’ONGD "Union des femmes reporters sportives d’Afrique – UFRESA/RD Congo".

                  Dans le message lu par la conseillère en genre de Marie-Ange Lukiana, Florence Mbwiti, on peut y voir la ministre demander "à tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir en matière des primes allouées aux athlètes par le gouvernement de mettre fin aux inégalités constatées entre les hommes et les femmes… Le sport féminin n’est pas un sport de seconde zone".

                  Mme Lukiana a axé son message sur le thème national du mois de la femme "l’égal accès des hommes et des femmes, des filles et garçons à la formation, égal accès aux mêmes opportunités pour un Congo paritaire".

                  C’est une façon pour elle d’aller au bout de ses convictions pour donner plus de force au combat pour la parité en RDC. On se rappellera que cette journée festive a été célébrée au complexe omnisports Shark XI/Gombe avec des athlètes féminins œuvrant dans diverses disciplines sportives désormais maîtrisées par les femmes, alors qu’autrefois elles étaient l’apanage des hommes. Le cas de Badminton, Judo, Karaté – do, Escrime, Taekwondo et Luttes associées.

                  La présidente de l’UFRESA/RDCongo, Mimie Mujinga a émis le vœu de voir ses consœurs encourager toutes les femmes du pays qui en ont les aptitudes physiques à se lancer dans le sport.

                   

                  Uhuru

                   

                   

                  Kinshasa

                  Le gouvernement provincial annonce la démolition de 150 sites occupés anarchiquement

                  Au moins cent cinquante sites occupés anarchiquement doivent être démolis à Kinshasa, a révélé mardi 29 mars le ministre provincial des Affaires foncières, Urbanisme et Habitat en guise de réponse à une interpellation du député Gérard Mulumba.

                  L’interpellation concernait la vente de l’emprise publique située à la 17ème Rue Limete et sur la construction d’une station service au sein de la Foire internationale de Kinshasa.

                  Antoine Bidingi précise que dix-huit de ces sites à démolir se trouvent à Limete, la commune du député interpellateur.

                  Dans sa réponse, le ministre provincial mentionne que la gestion du dossier Fikin ne relève pas de sa compétence mais de celle du gouvernement central.

                  Quant à l’emprise de l’entreprise de la 17ème Rue Limete dont l’interpellateur exige la démolition, Antoine Bidingi recommande une démolition générale et non sélective.

                  S’agissant de l’emprise de la 17ème rue, l’Etat doit récupérer toute la rue. Pas question de démolir une ou deux maisons, nous devons commencer à partir des Poids Lourds jusqu’à la rivière. Nous devons descendre.

                  Cependant, cette opération de démolition nécessite beaucoup de moyens financiers que l’exécutif provincial n’a pas.

                  Cette argumentation convainc difficilement les députés. Certains déclarent que ceux qui tuent la ville de Kinshasa sont connus mais ils sont intouchables.

                  Les députés William Kan qui évoque le cas du site Météo, est de cet avis : Ce n’est pas le petit peuple qui spolie la forêt de Metelsat. Dans cette concession, on ne trouve que des généraux au pouvoir, des colonels qui sont aux affaires, les vice-premiers ministres, les ministres, les procureurs généraux. Voilà cette sauce, cette crème qu’on retrouve là-bas.

                  Le ministre Bidingi doit retourner vendredi 1er avril devant l’assemblée pour répondre aux différentes préoccupations soulevées par les députés provinciaux.

                   

                  La Référence Plus 

                  Rutshuru

                  La population manifeste contre le meurtre d’un habitant

                  Les habitants de Rutshuru-centre sont descendus ce mercredi 30 mars au bureau du territoire pour protester contre le meurtre d’un habitant, tué par un militaire identifié par des témoins comme élément des FARDC. Le meurtre s’est produit à Kisisile, à 1 kilomètre du chef-lieu du territoire. Ce qui porte à onze le nombre de civils tués par des hommes en armes à Rutshuru-centre et dans la cité de Kiwanja, en l’espace de deux semaines.

                  Les manifestations ont commencé, mardi 29 mars, soir à Rutshuru-centre. Elles ont dégénéré ce mercredi matin lorsque les manifestants ont assiégé le bureau du territoire, selon plusieurs sources sur place.

                  La population voulait manifester sa colère contre cette énième tuerie provoquée par des militaires dans ce territoire. L’administrateur du territoire déplore ce meurtre. Il précise que la victime a été tuée par un militaire FARDC qu’il qualifie d’indiscipliné.

                  Ce dernier voulait ravir un bidon de boisson indigène à la victime. Mais face à la résistance de cette dernière, il a tiré à bout portant sur elle. Le civil a succombé sur le champ, selon toujours l’administrateur.

                  Quant au criminel, il court toujours.

                  Mercredi, les habitants ont décidé de déposer le corps de la victime au bureau du territoire.

                  La population de Rutshuru décrie cette recrudescence de l’insécurité. Elle demande le départ des militaires de la première zone opérationnelle dans cette région. Pour l’administrateur du territoire, cette question relève de la politique nationale.

                  Mardi 29 mars, une réunion de sécurité élargie à la base a été organisée au chef-lieu du territoire de Rutshuru. Elle a décidé le cantonnement des militaires dans leur camp et l’organisation des patrouilles par la police.

                   

                  La Référence Plus

                   

                   

                   

                   

                  Neveux et oncles se disputent l’héritage

                  Les héritiers de feu Epalo Ngwele, ont porté plainte au Tribunal de Grande Instance de la Gombe contre la famille de leur défunt père, Matshambe, pour mauvaise gérance de la succession. Cette affaire a été instruite dans la chambre 3, le mercredi 30 mars 2011, sous RC 103.894.

                  Selon les conseils de Ngwele, Epalo Ngwele était un des quatre enfants des feus Albert Ngwele et Antoinette Embete, grands-parents de leurs clients. A leur mort, ils avaient laissé une parcelle sise sur l’avenue Croix-Rouge, au quartier Aketi, dans la commune de Lingwala, au bénéfice de leurs enfants. Mais après que l’un d’eux, père de ses clients, soit décédé, leurs trois oncles restés en vie en complicité avec leurs femmes se sont arrangés pour ne plus remettre leurs parts des loyers de leur défunt père Epalo Ngwele à ses héritiers. C’est ainsi que leurs avocats ont sollicité la vente de cette parcelle pour une répartition équitable des revenus.

                  Matshambe et consorts par le biais de leurs avocats, ont soulevé deux exceptions liées à la prématurité de l’action et au défaut de qualité. En ce qui concerne la première exception, ils ont indiqué que les formalités sont en cours pour la désignation d’un liquidateur. D’ailleurs, cette qualité ne se présume pas mais se prouve.

                  Selon eux, la succession n’a pas encore désigné un liquidateur. Quant à la seconde exception, il faut prouver le lien de filiation soit par un acte de mariage civil, soit par une attestation de naissance, parce que c’est un rapport qui relie un père et son enfant. En ce qui concerne les plaignants, ils n’ont rien présenté. Pour conclure, ces avocats ont invité le Tribunal à condamner les Ngwele à un montant forfaitaire de 5000$ pour procès téméraire et vexatoire.

                  Le Tribunal, après avoir entendu ces deux versions, a pris la cause en délibéré.

                   

                  Muriel Kadima

                  Le Phare

                   

                  Vendredi, le 1/Avril/ 2011 (suite 1)

                  Rapport Mapping de l’Onu sur la violation des droits de l’homme en RDC

                  Genève demande des comptes à Kinshasa

                  Cinq mois après la publication du rapport sur les violations des droits de l’homme en République Démocratique du Congo entre 1993 et 2003, dit rapport Mapping, les Nations Unies veulent voir clair sur la mise en œuvre ou l’application des recommandations.

                  C’est ce qui explique le séjour à Kinshasa d’une délégation du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

                  Dépêchée par Genève, siège de cette agence de l’Onu en charge des droits humains, la délégation est, depuis son arrivée dans la capitale congolaise, en train de s’entretenir avec des personnalités tant du monde politique que de la civile.

                  Ainsi, des membres du gouvernement et du parlement, des activistes des ong de défense des droits de l’homme congolaises et internationales…, bref, tous les horizons sociaux ont été consultés.

                  Du côté du gouvernement, les envoyés spéciaux de l’agence Onusienne aux droits de l’homme ont déjà rencontré le ministre de la Justice et des Droits humains, Luzolo Bambi Lessa.

                  L’annonce est du chef de la délégation, Bacre Ndiaye, qui exerce les fonctions de directeur au Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, au sortir de l’audience lui accordée par le député national Clément Kanku Bukasa.

                  Ce, après avoir renseigné que la même démarche venait d’être menée auprès des responsables du parlement, des acteurs de la société civile nationale et internationale, ainsi qu’auprès des partenaires du système œuvrant au sein des Nations Unies en Rdc.

                  L’objectif de la mission est de savoir à quel niveau se trouve Kinshasa dans la mise en œuvre des recommandations du rapport Mapping relative aux violations des droits de l’homme en République Démocratique du Congo.

                  « Nous sommes une délégation du Haut commissariat des Nations Unies qui a été envoyée par Genève pour s’enquérir de la mise en œuvre des recommandations relatives au rapport Mapping sur les violations des droits de l’homme en Rdc entre 1993 et 2003 ». C’est la réponse donnée par le chef de la délégation à la question de la presse, au sortir de l’audience leur accordée par l’honorable Clément Kanku, à son domicile privé sis dans la commune de Lingwala.

                  Avant de poursuivre en faisant savoir que l’Onu veut voir le gouvernement s’impliquer dans la mise en application rapide desdites recommandations.

                  Peut-on conclure à travers cette démarche que les Nations Unies militent pour la création d’un tribunal pénal pour la Rdc ?

                  Voici la réponse de Bacre Ndiaye à la préoccupation : « D’abord, il faut reconnaître que le gouvernement a accepté le rapport, et s’est engagé à mettre en œuvre ses recommandations ».

                  Avant de poursuivre en déclarant que « Bien entendu ce n’est pas une œuvre parfaite, il y a des choses à commenter. Mais, du moins, le dialogue est engagé et espérons que sa mise en place rapide interviendra dans un cadre plus global en vue de sanctionner les auteurs des violations. Et en même temps essayer de réparer les préjudices causés aux victimes ».

                  Pour ce faire, a-t-il indiqué, il faudra initier des projets de loi visant la création des chambres spécialisées mixtes où siégeront des juges congolais avec leurs homologues étrangers.

                  Pourquoi Clément Kanku ? A la curiosité des journalistes de savoir les raisons qui ont conduit la délégation à rencontrer Clément Kanku, alors qu’il n’est pas membre du bureau, son chef a fait remarquer que Clément Kanku compte parmi les députés influents du parlement tant au niveau de l’initiation des lois qu’à celui de leur discussion en plénière.

                  Avant de renseigner que l’élu de Dibaya a pris l’engagement de s’impliquer personnellement, à travers tout ce qui entre dans ses prérogatives de député national, pour la création des chambres spécialisées.

                  En outre, le directeur du Haut commissariat de l’Onu aux droits de l’homme a justifié l’importance et la nécessité qu’il y a pour la création des juridictions spécialisées. Celle-ci permettra de sanctionner les auteurs des exactions commises sur la population civile, et aidera à dédommager tant soit peu les victimes.

                  Pour rappel, la première mouture du rapport Mapping a été publiée en octobre 2010, en attendant les réactions de Kinshasa et Kigali. Et la publication officielle est intervenue le 1er novembre de la même année.

                  Le rapport Mapping dénonçait les violations des droits de l’homme en Rdc par les armées rwandaise, ougandaise, angolaise, des groupes rebelles congolais et étrangers, et les FARDC (Forces armées de la République Démocratique du Congo), entre 1993 et 2003.

                   

                  Le Phare

                   

                   

                  RDC : agir ou se rendre complice !

                  Le gouvernement congolais, dont la gêne est visible dans un dossier impliquant son homologue rwandais, avec lequel il essaie de normaliser ses relations, ne peut pas compter sur l’oubli de la communauté internationale face aux graves violations des droits de l’homme dont furent victimes ses citoyens entre 1993 et 2003. Il ne lui reste qu’une alternative : agir ou se rendre complice des auteurs des massacres, viols et autres traitements inhumains et dégradants commis sur ses filles et fils.

                  Le fâcheux précédent de Bosco Ntanganda, contre qui le Procureur près la CPI (Cour Pénale Internationale) avait, en son temps, émis un mandat d’arrêt international jusque-là non exécuté volontairement par Kinshasa, n’est pas pour assurer les tenants du respect des droits humains. Par ce temps de douce pression du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme sur les autorités congolaises, celles-ci auraient intérêt à éviter de donner un nouveau signal négatif.

                  Le message en provenance de Genève est à interpréter comme une demande renouvelée adressée à Kinshasa en vue de la traque des personnes physiques et morales présumées avoir participé à la liquidation massive des vies humaines, aux violences diverses, dont sexuelles sur des milliers de personnes innocentes sans armes, aux pillages des biens publics et privés, aux destructions méchantes d’infrastructures, aux arrestations arbitraires, aux détentions illégales, aux tortures, etc.

                  Six mois après la publication et l’endossement du Rapport Mapping par les Nations Unies, Kinshasa ne devrait pas afficher une attitude de nature à faire croire qu’une croix serait mise sur des millions de Congolaises et Congolais massacrés, des milliers d’hommes, femmes et enfants du Congo violés, avec la circonstance aggravante de la contamination au VIH.

                  Certes, le travail présenté par les enquêteurs des Nations Unies n’étais pas exempt de reproche. Toutefois, il avait eu le mérite de rappeler à la mémoire collective que les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis pendant dix ans en RDC, par des acteurs identifiés comme membres des armées régulières rwandaise, burundaise, angolaise, ougandaise et congolaise, mais aussi par des forces négatives nationales (AFDL, MLC, RCD, Maï-Maï, RCD/N, RCD/K-ML) et étrangères (LRA, Nalu, FDLR…) ne resteraient pas impunis.

                  L’engagement du gouvernement congolais à s’inscrire ou non dans la logique de l’impunité face à ces crimes imprescriptibles, va être jugé au regard de la suite que les autorités congolaises vont réserver à la requête venue de Genève. Point n’est besoin de souligner l’enjeu d’un tel test dans un pays encore en butte aux groupes armés, nationaux comme étrangers, ainsi qu’à une flopé d’inciviques des FARDC, qui continuent de se rendre coupables des violations massives des droits de l’homme.

                   

                  Le Phare 

                  Chebeya et Bazana tués par une association des malfaiteurs

                  Sous la coordination du bâtonnier Jean Joseph Mukendi Wa Mulumba, les avocats des parties civiles (les familles Chebeya, Bazana et les ONG des droits de l’homme) ont ouvert, hier jeudi 31 mars 2011 à la Prison centrale de Makala, le bal des plaidoiries en faveur de leurs clients dans le procès « Chebeya ». De manière ordonnée, ils ont tour à tour présenté les victimes, Floribert Chebeya, secrétaire exécutif de la Voix des Sans Voix (VSV) et son chauffeur, Fidèle Bazana, membre de cette ONG ; exposé les faits et circonstances de ces assassinats ; analysé diverses infractions ; démontré la constitution d’une association des malfaiteurs ; critiqué le rapport de l’équipe mixte des médecins hollandais et congolais ; établi la préméditation des crimes, etc. Somme toute, cet exercice qui a commencé hier, se poursuit le lundi 4 avril prochain, avec le réquisitoire du Ministère public et éventuellement une réplique de la défense.

                  Concernant cette première journée des plaidoiries tant attendues, l’accusation s’est longuement appesantie sur l’infraction d’association des malfaiteurs et le rôle joué par chaque membre du groupe. A cet effet, Me Peter Ngomo Milambo a d’entrée de jeu informé l’assistance que c’est au courant du mois de mai 2010 que le prévenu colonel Daniel Mukalay a formé une bande à laquelle d’autres prévenus (Christian Ngoy, Paul Milambwe, Georges Kitungwa, François Ngoy, Michel Mwila, Jacques Mugabo et Blaise Mandiangu) se sont affiliés dans le but d’assassiner Floribert Chebeya et Fidèle Bazana. Toutes ces personnes se connaissent car ayant œuvré ensemble au niveau de la force aérienne à l’époque où l’Inspecteur général de la Police Nationale (PNC), John Numbi Banza Tambo, était encore aux commandes de cette unité en qualité de Chef d’Etat-major.

                  Ceux-ci, regroupés au sein du bataillon Simba, détenaient une quantité inconnue d’armes et autres effets de guerre, et ne rendaient compte à une quelconque hiérarchie de la police ou de l’armée. « Les saisies d’armes ont été opérées dans les domiciles de certains membres de cette bande notamment auprès des prévenus Daniel Mukalay, Christian Ngoy et Paul Milambwe où l’on a même découvert des armes dont aucune des unités ni des FARDC, ni de la PNC n’est dotée ! », a clamé Me Milambo.

                  Pour accomplir leur forfait, l’avocat affirme qu’ils ont irrégulièrement réquisitionné la Jeep 238 de la police canine qu’ils ont retournée 4 jours après, au lieu de 24h. Sur le plan financier, l’accusation révèle que c’est le colonel Mukalay qui prenait en charge tous les frais. A titre exemplatif, il s’est illustré à prendre en charge le développement des photos de la police scientifique lors de la découverte du corps de Chebeya à Mitendi le 2 juin 2010 ; il a pris en charge la collation de l’équipe de la Police technique et scientifique (PTS) et l’achat du carburant pour la Jeep de la PTS, etc.

                  Du rôle de chaque membre

                  Faisant noter qu’au regard des éléments du dossier, le général Numbi apparaît comme un membre actif de cette association des malfaiteurs, l’accusation s’est employée à décliner le rôle de chaque membre de la bande. Pour elle, le colonel Mukalay Wa Mateso Daniel s’était livré au suivi et à la récupération hors circuit administratif de la lettre signée par le général John Numbi en date du 27 mai 2010 afin de tendre un piège à Chebeya. « Il a plusieurs fois insisté auprès de son secrétaire Yav Kot d’aller prendre une lettre signée par le général Numbi à l’intention de Chebeya, alors que la chargée de l’administration à l’Inspection générale de la PNC, Tshamuangana, ignorait la signature de ce document. Néanmoins, il ne pouvait pas savoir seul que cette lettre était déjà signée s’il n’a pas été en contact avec sa hiérarchie… »

                  Après avoir reçu finalement la lettre, il a envoyé un sociétaire actif, Michel Mwila, pour la déposer en rencontrant personnellement Chebeya afin de ne pas se tromper sur sa personne lorsqu’il se rendra à l’IG.

                  Quant au prévenu Georges Kitungwa, il a été chargé de suivre toute l’enquête de la Police scientifique. Il donna même l’instruction à Nkuna de ladite police de ne faire aucun rapport au Procureur Général de la République sans son aval. Pour leur part, Michel Mwila et François Ngoy Mulongoy, ont respectivement servi d’appât et pour effacer des traces. Enfin, Blaise Mandiangu, proche d’un fugitif suspect, Christian Ngoy Kenga Kenga du bataillon Simba, avait demandé à son chef intérimaire Henry Ndati de brûler toutes ses SIM pour effacer ses conversations entre lui et son chef en fuite. « Ils ont agi en connaissance de cause en sachant qu’ils constituaient une bande de malfaiteurs… », a conclu Me Milambo.

                   

                  Tshieke Bukasa

                  Le Phare

                   

                   

                  Calendrier des élections

                  Rendez-vous la semaine prochaine !



                  * Ça y est. La Province du Katanga a livré son secret quant aux résolutions du 1er atelier de planification des activités de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Si le nouveau calendrier électoral est d’ores et déjà élaboré, a indiqué le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda, sa publication annoncée pour la semaine prochaine tient à deux grandes options levées par le Bureau de la CENI. La première, c’est que les élections seront organisées dans le délai constitutionnel et, la seconde, c’est que le nouveau calendrier électoral n’aurait pas pu être publié à partir du Katanga. Le Président de la CENI a ajouté que bien avant, une évaluation critique sera faite sur le chemin à parcourir. Sera aussi passé au peigne fin, les implications légales et budgétaires et une consultation des différents partenaires directs à savoir, le Gouvernement, principal bailleur des fonds de la CENI, les dirigeants des partis et regroupements politiques, les différentes confessions religieuses et les autres acteurs. Par ailleurs, d’une pierre, deux coups, Daniel Ngoy Mulunda a fait savoir que l’Atelier de Lubumbashi a décidé du changement de la dénomination « Comité de Pilotage ». Désormais, il sera appelé « Comité d’Accompagnement ». Dans les staffs des Partis politiques, c’est l’expectative qui gagne. L’idée, a-t-on appris, c’est qu’on attend la CENI dans les actions concrètes que dans les discours volontaristes. Allocution de Daniel Ngoy Mulunda à la clôture de l’atelier de Lubumbashi, ce 31 mars 2011 Monsieur le Gouverneur de la Province du Katanga, Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau, Distingués invités, en vos titres et qualités respectifs, Mesdames, Messieurs, Chers participants, Permettez-moi tout d\'abord de rendre grâce à Dieu Tout Puissant, le Miséricordieux, qui nous a permis de nous retrouver cet après-midi pour la clôture du 1er Atelier de Planification des activités de notre Commission Electorale Nationale Indépendante et qui nous a apporté la sérénité nécessaire à la bonne tenue de nos travaux. Je me fais le devoir de féliciter chaleureusement les participants ainsi que tous les partenaires internationaux pour la qualité du travail abattu sur un programme particulièrement important pour le processus de consolidation de la démocratie pour le bien-être de nos populations. En effet, le consensus était a priori difficile sur beaucoup de questions et même lorsque nous sommes passés à la plénière, l\'intérêt supérieur de notre Nation a primé sur toute autre considération. II en sera ainsi pour toutes autres questions qui nécessiteront notre intervention durant la marche de notre institution. Cette recherche de consensus caractérisera désormais notre action. Nous vous félicitons d\'avoir fait diligence pour donner des avis et suggestions que j\'estime pertinents sur l\'amélioration de la performance de notre système de travail et sur la qualité des mécanismes de gestion de notre administration électorale. Monsieur le Gouverneur de la Province du Katanga, Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau, Distingués invités, en vos titres et qualités respectifs, Mesdames, Messieurs, Chers participants, L\'examen des résultats de l’atelier de planification des activités de la CENI constitue un moment d\'arbitrage quelque fois délicat. II faut tenir compte de certaines contraintes objectives et en même temps contradictoires, pour concilier dans un organigramme clair et précis les structures de la grande machine administrative et financière et la nécessité d\'assurer une seule administration représentative à tous les niveaux. Monsieur le Gouverneur de la Province du Katanga, Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau, Distingués invités, en vos titres et qualités respectifs, Mesdames, Messieurs, Chers participants, A l’issue des travaux des ateliers et des plénières, le Bureau de la CENI s’est réuni et a levé deux grandes options avant la publication du calendrier électoral qui est à ce jour déjà élaboré : celle d’organiser les élections dans le délai constitutionnel et ensuite, celle de se réserver de publier le calendrier électoral ici au Katanga avant d’évaluer le chemin critique nous proposé et les implications légales et budgétaires très considérables et avant de consulter nos différents partenaires directs à savoir le Gouvernement qui est notre principal bailleur de fonds, les dirigeants des partis et regroupements politiques, les différentes confessions religieuses et les autres acteurs. Espérant que toutes ces consultations auront lieu d’ici la fin de la semaine, la CENI promet de publier le calendrier du cycle électoral la semaine prochaine. Avant de terminer ce mot, le Bureau salue la résolution du présent atelier sur le changement de la dénomination « Comité de Pilotage » qui devra désormais s’appeler « Comité d’Accompagnement ». Nous espérons qu’à l’issue de ces travaux tous nos partenaires en tiendront compte. Monsieur le Gouverneur de la Province du Katanga, Mesdames et Messieurs les Membres du Bureau, Distingués invités, en vos titres et qualités respectifs, Mesdames, Messieurs, Chers participants, C’est ici l’occasion pour le Bureau de la CENI de réaffirmer une fois de plus sa ferme volonté d’organiser tout le cycle électoral prévu et attendu par notre population dans le délai.

                  Je vous remercie

                   

                  La Prospérité 

                   

                  Mercredi, le 30/ Mars/ 2011 

                  Droits de l’homme

                  Criminalisation de la torture, la VSV salue le débat à l’Assemblée nationale

                  La Voix des Sans Voix (VSV) pour les droits de l’homme se réjouit de l’examen, depuis bientôt une semaine, du projet de loi portant criminalisation de la torture par les députés nationaux. Dans un communiqué publié lundi 28 mars, la VSV exhorte les parlementaires congolais à adopter majoritairement cette proposition de loi.

                  Pour le secrétaire exécutif de la VSV, Doli Ibefo, les tortionnaires ne devraient pas restés impunis. "La torture est une réalité en RDC (…) Lorsque les agents de sécurité, les policiers ou même les militaires arrêtent les gens, la première sanction qu’ils donnent c’est la torture", affirme-t-il.

                  La torture est pratiquée par ces services de différentes manières, a-t-il poursuivi, notamment sur des personnes appréhendées lors des manifestations publiques. Quelque fois, les tortionnaires procèdent à des simulations pour torturer les gens, soutient Doli Ibefo : "On simule à une personne qu’on va vous tuer. On l’amène près d’une rivière ou du fleuve. Soit, on fait semblant en jetant une pierre et on dit [à la personne arrêtée] : si tu ne dis rien, tu seras jeté dans l’eau. C’est une marque de torture". La plénière de l’Assemblée nationale a examiné et adopté mercredi 23 mars deux rapports de la Commission politique, administrative et judiciaire (PAJ) relatifs aux textes de loi sur la criminalisation de la torture et la suppression de la peine des travaux forcés.

                  Cette commission s’est prononcée pour la criminalisation de la torture, définie comme étant une souffrance morale ou matérielle qu’on impose à une personne physique.

                   

                  Uhuru

                   

                  Assemblée nationale

                  Les députés revendiquent leurs indemnités de sortie

                  Alors qu’on était sûr de voir organisée la plénière de l’Assemblée nationale prévue pour ce lundi 28 mars après trois reports de suite, le public venu hier au palais du peuple assister à cette plénière a tout simplement été surpris d’apprendre, à travers un communiqué qu’elle était de nouveau reportée.

                  Et cela fait déjà le quatrième report consécutif en l’espace de deux semaines après l’ouverture de la toute dernière session ordinaire de l’Assemblée nationale intervenue le 15 mars. Et pourtant, le calendrier de cette session tel que communiqué par le président de la chambre basse, Evariste Boshab dans son discours d’ouverture de ladite session, a fait état de 79 matières que l’Assemblée nationale se doit de traiter et épuiser jusqu’au plus tard le 15 juin prochain, date à laquelle prend fin l’actuelle législature. A ce sujet, beaucoup d’observateurs avaient déjà exprimé des sérieux doutes quant au respect de ce calendrier compte tenu de la lenteur qui caractérise le rythme de travail à l’Assemblée nationale. Rythme également expliqué d’un côté par l’absentéisme des honorables députés tout au long de cette législature et de l’autre par l’indisponibilité des membres du bureau qui souvent, sont sollicités par des exigences dues à leurs autres fonctions exercées en dehors de l’Assemblée nationale.

                  S’agissant des véritables raisons à la base de derniers reports des plénières, ils étaient expliqués par certaines informations qui ont circulé au début de la semaine passée dans les couloirs du palais du peuple, par l’imminence d’un remaniement du gouvernement.

                  Selon ces informations, la tenue des réunions informelles ou encore des tractations dans le cadre dudit remaniement auxquelles participeraient des députés seraient à la base de leur indisponibilité à prendre part aux plénières. Mais, d’après des informations recueillies pas plus tard qu’hier, la revendication principale des députés à toucher déjà leurs indemnités de sortie relative à la fin de leur mandat serait à la base de leur désertion des plénières. Information confirmée par certains députés contactés hier lundi au palais du peuple.

                   

                  Uhuru

                   

                   

                  Chef du Bureau de la Monusco dans cette province

                  Mme Hiroute Gebre Sellassié : "beaucoup reste à faire pour stabiliser le Nord-Kivu"

                  La responsable du Bureau de la Monusco au Nord-Kivu, Mme Hiroute Gebre Sellassié a accordé un entretien au journal "La Tempête des Tropiques" le mercredi 23 mars 2011 à Goma, capitale provinciale.

                  Au cours de cet entretien, le Chef du Bureau de la Monusco a dressé l’état des lieux de la province du Nord-Kivu sur le plan sécuritaire.

                  Mme Hiroute Gebre Sellassié salue le changement constaté ce dernier temps sur terrain malgré quelques petites difficultés rencontrées à certains endroits.

                  Au Nord-Kivu, la Monusco a pu développer certains outils pour assurer la protection des civils, a-t-elle fait savoir – Mme Hiroute a par ailleurs indiqué que les activités de la mission onusienne dans la région évoluent au rythme de la situation sur terrain.

                  "C’est dur d’être à Goma", a-t-elle reconnu.

                  Selon elle, le Nord-Kivu demeure un modèle du travail abattu par la Monusco à travers le développement d’un système de déploiement des équipes conjointes pour connaître la situation sur terrain. La province du Nord-Kivu est la première à initier le système d’alerte précoce pour assurer la protection de la population civile en cas de menaces contre elle par les groupes armés.

                  Tout en saluant les avancées remarquées sur terrain dans le travail de la Monusco au Nord-Kivu, Mme Hiroute Gebre Sellassié estime que beaucoup reste à faire pour assurer la stabilité et l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de la province. Cette phase de stabilisation peut être réalisée par le délogement des groupes armés, la construction des infrastructures administratives, policières, pénitentiaires, judiciaires… et un appui au processus électoral en cours.

                  Conformément à la Résolution 1925 prolongeant le mandat de la Monusco jusqu’au 1er juillet 2011, la protection des populations civiles demeure une priorité. C’est pourquoi au Nord-Kivu la Monusco a multiplié les Mob (base mobile opérationnelle) pour assurer la protection des civils contre les attaques des groupes armés.

                  Les femmes occupent une place de choix dans le travail de la Monusco. La mission onusienne est à l’écoute des femmes. C’est le cas à Walikale où les femmes victimes des violences sexuelles attirent l’attention de la Monusco.

                  D’où, la dernière visite effectuée à Walikale par le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Sir Roger Meece qui était accompagné du gouverneur Julien Paluku.

                  Cette visite a permis à Julien Paluku de réfléchir sur ce qui devrait être fait en faveur des femmes de Walikale pour alléger quelque peu leurs souffrances.

                  La Monusco vit au rythme des résolutions du conseil de sécurité qui lui donne mandat de conduire sa mission en RDC. Mais la Résolution 1925 qui a été adoptée en mai 2010 expire le 1er juillet 2011.

                  Pendant ce temps sur terrain, la situation sécuritaire au Nord-Kivu est toujours critique suite à la présence nocive des groupes armés tels que les FDLR.

                  Mme Hiroute Gebre est consciente de cette situation. Selon elle, le mandat de la Monusco constitue une arme de la communauté internationale mandatée par le conseil de sécurité de l’ONU. Concernant les menaces des FDLR contre les populations, le chef du bureau de la Monusco au Nord-Kivu estime que le grand problème a été résolu. Mais, il reste quelques poches de résistance.

                  Les opérations militaires menées sur le terrain par la Monusco et les FARDC ont permis de réduire sensiblement les capacités des FDLR dans la région.

                  Hiroute Gebre Sellassié déplore aussi la non application des accords de paix signés entre le gouvernement de Kinshasa et les groupes armés. Situation qui, selon elle, est à la base de la dégradation de la situation sur terrain.

                  Mais son bureau continue à travailler en étroite collaboration avec les autorités congolaises pour aider celle-ci à mettre en application les accords de paix.

                  Pour Hiroute Gebre, la Résolution 1925 reste une arme de la communauté internationale dotée de la Monusco pour assurer la protection des civils, stabiliser et consolider la paix et renforcer l’autorité de l’Etat sur tout le territoire de la RDC dont le Nord-Kivu.

                   

                  Godé Kalonji Mukendi

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Droits de l’homme

                  Criminalisation de la torture, la VSV salue le débat à l’Assemblée nationale

                  La Voix des Sans Voix (VSV) pour les droits de l’homme se réjouit de l’examen, depuis bientôt une semaine, du projet de loi portant criminalisation de la torture par les députés nationaux. Dans un communiqué publié lundi 28 mars, la VSV exhorte les parlementaires congolais à adopter majoritairement cette proposition de loi.

                  Pour le secrétaire exécutif de la VSV, Doli Ibefo, les tortionnaires ne devraient pas restés impunis. "La torture est une réalité en RDC (…) Lorsque les agents de sécurité, les policiers ou même les militaires arrêtent les gens, la première sanction qu’ils donnent c’est la torture", affirme-t-il.

                  La torture est pratiquée par ces services de différentes manières, a-t-il poursuivi, notamment sur des personnes appréhendées lors des manifestations publiques. Quelque fois, les tortionnaires procèdent à des simulations pour torturer les gens, soutient Doli Ibefo : "On simule à une personne qu’on va vous tuer. On l’amène près d’une rivière ou du fleuve. Soit, on fait semblant en jetant une pierre et on dit [à la personne arrêtée] : si tu ne dis rien, tu seras jeté dans l’eau. C’est une marque de torture". La plénière de l’Assemblée nationale a examiné et adopté mercredi 23 mars deux rapports de la Commission politique, administrative et judiciaire (PAJ) relatifs aux textes de loi sur la criminalisation de la torture et la suppression de la peine des travaux forcés.

                  Cette commission s’est prononcée pour la criminalisation de la torture, définie comme étant une souffrance morale ou matérielle qu’on impose à une personne physique.

                   

                  Uhuru

                   

                  Assemblée nationale

                  Les députés revendiquent leurs indemnités de sortie

                  Alors qu’on était sûr de voir organisée la plénière de l’Assemblée nationale prévue pour ce lundi 28 mars après trois reports de suite, le public venu hier au palais du peuple assister à cette plénière a tout simplement été surpris d’apprendre, à travers un communiqué qu’elle était de nouveau reportée.

                  Et cela fait déjà le quatrième report consécutif en l’espace de deux semaines après l’ouverture de la toute dernière session ordinaire de l’Assemblée nationale intervenue le 15 mars. Et pourtant, le calendrier de cette session tel que communiqué par le président de la chambre basse, Evariste Boshab dans son discours d’ouverture de ladite session, a fait état de 79 matières que l’Assemblée nationale se doit de traiter et épuiser jusqu’au plus tard le 15 juin prochain, date à laquelle prend fin l’actuelle législature. A ce sujet, beaucoup d’observateurs avaient déjà exprimé des sérieux doutes quant au respect de ce calendrier compte tenu de la lenteur qui caractérise le rythme de travail à l’Assemblée nationale. Rythme également expliqué d’un côté par l’absentéisme des honorables députés tout au long de cette législature et de l’autre par l’indisponibilité des membres du bureau qui souvent, sont sollicités par des exigences dues à leurs autres fonctions exercées en dehors de l’Assemblée nationale.

                  S’agissant des véritables raisons à la base de derniers reports des plénières, ils étaient expliqués par certaines informations qui ont circulé au début de la semaine passée dans les couloirs du palais du peuple, par l’imminence d’un remaniement du gouvernement.

                  Selon ces informations, la tenue des réunions informelles ou encore des tractations dans le cadre dudit remaniement auxquelles participeraient des députés seraient à la base de leur indisponibilité à prendre part aux plénières. Mais, d’après des informations recueillies pas plus tard qu’hier, la revendication principale des députés à toucher déjà leurs indemnités de sortie relative à la fin de leur mandat serait à la base de leur désertion des plénières. Information confirmée par certains députés contactés hier lundi au palais du peuple.

                   

                  Uhuru

                   

                   

                  Chef du Bureau de la Monusco dans cette province

                  Mme Hiroute Gebre Sellassié : "beaucoup reste à faire pour stabiliser le Nord-Kivu"

                  La responsable du Bureau de la Monusco au Nord-Kivu, Mme Hiroute Gebre Sellassié a accordé un entretien au journal "La Tempête des Tropiques" le mercredi 23 mars 2011 à Goma, capitale provinciale.

                  Au cours de cet entretien, le Chef du Bureau de la Monusco a dressé l’état des lieux de la province du Nord-Kivu sur le plan sécuritaire.

                  Mme Hiroute Gebre Sellassié salue le changement constaté ce dernier temps sur terrain malgré quelques petites difficultés rencontrées à certains endroits.

                  Au Nord-Kivu, la Monusco a pu développer certains outils pour assurer la protection des civils, a-t-elle fait savoir – Mme Hiroute a par ailleurs indiqué que les activités de la mission onusienne dans la région évoluent au rythme de la situation sur terrain.

                  "C’est dur d’être à Goma", a-t-elle reconnu.

                  Selon elle, le Nord-Kivu demeure un modèle du travail abattu par la Monusco à travers le développement d’un système de déploiement des équipes conjointes pour connaître la situation sur terrain. La province du Nord-Kivu est la première à initier le système d’alerte précoce pour assurer la protection de la population civile en cas de menaces contre elle par les groupes armés.

                  Tout en saluant les avancées remarquées sur terrain dans le travail de la Monusco au Nord-Kivu, Mme Hiroute Gebre Sellassié estime que beaucoup reste à faire pour assurer la stabilité et l’autorité de l’Etat sur l’ensemble de la province. Cette phase de stabilisation peut être réalisée par le délogement des groupes armés, la construction des infrastructures administratives, policières, pénitentiaires, judiciaires… et un appui au processus électoral en cours.

                  Conformément à la Résolution 1925 prolongeant le mandat de la Monusco jusqu’au 1er juillet 2011, la protection des populations civiles demeure une priorité. C’est pourquoi au Nord-Kivu la Monusco a multiplié les Mob (base mobile opérationnelle) pour assurer la protection des civils contre les attaques des groupes armés.

                  Les femmes occupent une place de choix dans le travail de la Monusco. La mission onusienne est à l’écoute des femmes. C’est le cas à Walikale où les femmes victimes des violences sexuelles attirent l’attention de la Monusco.

                  D’où, la dernière visite effectuée à Walikale par le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, Sir Roger Meece qui était accompagné du gouverneur Julien Paluku.

                  Cette visite a permis à Julien Paluku de réfléchir sur ce qui devrait être fait en faveur des femmes de Walikale pour alléger quelque peu leurs souffrances.

                  La Monusco vit au rythme des résolutions du conseil de sécurité qui lui donne mandat de conduire sa mission en RDC. Mais la Résolution 1925 qui a été adoptée en mai 2010 expire le 1er juillet 2011.

                  Pendant ce temps sur terrain, la situation sécuritaire au Nord-Kivu est toujours critique suite à la présence nocive des groupes armés tels que les FDLR.

                  Mme Hiroute Gebre est consciente de cette situation. Selon elle, le mandat de la Monusco constitue une arme de la communauté internationale mandatée par le conseil de sécurité de l’ONU. Concernant les menaces des FDLR contre les populations, le chef du bureau de la Monusco au Nord-Kivu estime que le grand problème a été résolu. Mais, il reste quelques poches de résistance.

                  Les opérations militaires menées sur le terrain par la Monusco et les FARDC ont permis de réduire sensiblement les capacités des FDLR dans la région.

                  Hiroute Gebre Sellassié déplore aussi la non application des accords de paix signés entre le gouvernement de Kinshasa et les groupes armés. Situation qui, selon elle, est à la base de la dégradation de la situation sur terrain.

                  Mais son bureau continue à travailler en étroite collaboration avec les autorités congolaises pour aider celle-ci à mettre en application les accords de paix.

                  Pour Hiroute Gebre, la Résolution 1925 reste une arme de la communauté internationale dotée de la Monusco pour assurer la protection des civils, stabiliser et consolider la paix et renforcer l’autorité de l’Etat sur tout le territoire de la RDC dont le Nord-Kivu.

                   

                  Godé Kalonji Mukendi

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Mercredi, le 30/ Mars/ 2011 (suite)

                  Augmentation du carburant à la pompe : L’histoire risque de se répéter

                  La hausse du prix du carburant à la pompe décidée par les pétroliers samedi dernier est en train de devenir une pomme de discorde entre les routiers et le gouvernement de la République Démocratique du Congo.

                  Les premiers accusent le pouvoir d’injustice à leur égard parce que celui-ci a décidé d’interdire jusqu’à nouvel ordre l’augmentation du tarif du transport en commun, comme l’exigeaient les conducteurs de taxis-bus et autres taxis. Les responsables des stations service qui débitent les produits pétroliers à partir de leurs pompes, quant à eux, disent qu’ils ont été contraints de revoir à la hausse le prix du carburant par les exigences du marché en surchauffe à cause des événements qui se déroulent dans le monde arabe, et notamment en Libye.

                  La population kinoise en particulier, et congolaise en général se dit soulagée par la mesure gouvernementale de sursoir à une augmentation du tarif des transports en commun. Le compas magnétique de la boussole qui préside aux actions du gouvernement congolais reste encore bloqué à cet azimut. Mais jusqu’à quand ? L’expérience du passé en rapport avec ce genre de situation montre que les usagers ont toujours payé les pots cassés par le bras de fer entre le gouvernement et les propriétaires des véhicules de transport en commun. Toujours sans contrepartie, c’est-à-dire sans augmentation correspondante de leurs rémunérations salariales.

                  Le gouvernement a toujours usé dans un premier temps en pareilles circonstances, de ce qui lui reste d’autorité pour ne pas accorder tout de suite aux entrepreneurs du secteur de transport en commun son feu vert à l’augmentation de leurs tarifs. Cette précaution a le mérite d’endormir la population, cependant que la pression des propriétaires de taxis-bus et des bus monte de plus en plus pour obtenir satisfaction.

                  Certains d’entre eux parmi les plus coriaces hommes d’affaires arrivent à avoir gain de cause presque aussitôt après la hausse du prix de carburant à la pompe, car l’Etat n’intervient systématiquement pour bloquer les prix, se contentant d’émettre son avis par la voie des ondes.

                  Situation inéluctable

                  De manière empirique on sait qu’il adviendra de la situation générée par l’augmentation du carburant.

                  Las d’attendre une mesure gouvernementale en leur faveur, les automobilistes du secteur de transport en commun vont essayer de faire chanter les autorités congolaises ici à Kinshasa.

                  Cela se traduira par une grève de quelques heures suffisante pour mettre en difficulté l’ensemble de la population kinoise active qui vit au jour le jour.

                  Les difficultés éprouvées par les travailleurs pour se rendre dans leurs lieux de service vont occasionner un tel bordel dans toutes les artères de la ville province de Kinshasa qu’elles obligeront le gouvernement à lâcher du lest.

                  L’Etat n’ayant pas ses propres moyens de transport à mettre à la disposition des usagers pour contrebalancer la grève des transporteurs en commun, il va se trouver désarmé par le mouvement, et jugera utile et nécessaire en accord d’ailleurs avec la population, qu’il faut traduire en actes les désidérata des propriétaires des véhicules. Etant donné que le rapport de forces est en faveur de ces derniers, et que les Congolais n’ont jamais fait preuve de solidarité en cas de tentative de diversion les concernant, personne n’osera boycotter cette injustice sociale qui viendra s’ajouter au lot de difficultés actuelles qu’endurent les gens.

                  Pourtant, le mieux serait d’allouer des primes aux travailleurs de tous les domaines afin qu’ils puissent s’ajuster à la nouvelle donne des prix de transport en commun dans la capitale de la RDC.

                  C’est donc à une situation de fait qu’on a affaire, même si les protagonistes ne sont pas encore arrivés à cet ultime stade. Une fois de plus, les Congolais vont devoir se serrer la ceinture pour continuer à se rendre au travail au milieu des efforts titanesques à fournir pour attraper un moyen de transport à temps, et surtout pouvoir en payer le prix. L’augmentation du prix de carburant ne pourra pas être une augmentation de la qualité de la vie du Congolais moyen.

                   

                  Bomela Tondo Malko et Nadège Mbaka

                  Uhuru

                   

                   

                  Ituri

                  L’opération de récupération des armes annoncée pour avril 2011

                  L’opération de récupération des armes dans le district de l’Ituri est prévue en avril prochain. L’annonce a été faite par Jean-Louis Esambo, directeur de cabinet adjoint du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur.

                  A l’occasion de la clôture vendredi dernier à Kinshasa, de deux journées ouvertes de sensibilisation de la femme congolaise à la lutte contre la détention et la prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC), le directeur de cabinet adjoint du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jean-Louis Esambo, a annoncé pour le mois d’avril, le lancement de l’opération de récupération des armes légères et de petit calibre dans le district de l’Ituri (Province Orientale).

                  Cette opération sera organisée par la Commission nationale de contrôle (CNC) de ces armes qui se trouvent encore détenues par la population de cette partie du pays.

                  Profitant de cette rencontre mise sur pied par la CNC dans le cadre du mois de mars consacré à la femme par la communauté internationale, indique l’ACP, Jean-Louis Esambo a invité la "maman" congolaise à encadrer l’homme, de façon qu’il puisse éviter l’utilisation inappropriée des armes de guerre qui sont des engins de la mort. Auparavant, le directeur de cabine adjoint du vice-Premier ministre a rappelé qu’après la mise en place en 2008 de la CNC-ALPC par arrêté ministériel, la commission a permis au gouvernement, avec l’appui des partenaires, la destruction de plus de 810 tonnes de munitions et l’organisation d’une cérémonie de destruction de la 100.000ème arme, sans oublier aussi l’implantation des antennes provinciales de la CNC-ALPC.

                  Ce, avant d’évoquer les missions de cette structure qui sont, entre autres, de prévenir, combattre et éradiquer la fabrication, l’utilisation, la possession et le trafic illicite d’armes légères et de petit calibre dont les femmes, les jeunes et les personnes âgées sont les principales victimes pendant les guerres.

                  Durant les deux journées, les participants ont eu un échange d’enseignement sur la réduction de la violence armée en RDC, le rôle des Nations Unies, la mission et le rôle de la CNC-ALPC, la réduction de la violence sous toutes ses formes, le rôle et l’implication des femmes congolaises dans la réduction des violences armées, ainsi que la contribution de la Société civile dans la réduction des violences armées.

                  A signaler que les femmes congolaises avaient démontré leur engagement à ce sujet à travers des questions pertinentes. Le district de l’Ituri est l’une des zones les plus troublées de la RDC avec plusieurs groupes armés, dont trois chefs rebelles se trouvent actuellement devant la Cour pénale internationale (CPI) en Hollande.

                   

                  Uhuru

                   

                  En marge du mois de la femme

                  Les hommes préfèrent voir les filles s’habiller en pagne

                  Nous sommes à quelques jours de la clôture du mois de mars, mois où toute la communauté internationale célèbre la femme à cause de ses valeurs intrinsèques, de sa nature reproductrice, de son rôle imminent pour le développement de la RDC en particulier et de l’humanité en général. En RDC, le 8 mars dernier, sur le Boulevard Triomphal, était organisé un défilé de visibilité par le ministère du Genre, Famille et Enfant. Toutes les couches représentatives des structures féminines y avaient pris rendez-vous. Habillées en pagnes imprimés au motif et message invitant la femme à se mettre debout avec une coiffure et un maquillage bien soignés ; les femmes congolaises se sont faites belles pour la circonstance. Après cette journée, une certaine opinion, surtout celle des hommes a apprécié la façon dont les femmes, les filles et les fillettes de l’école maternelle se sont habillées pour commémorer cette journée internationale. Ces hommes souhaitent voir la jeune fille congolaise l’adopter comme style vestimentaire pendant tout le mois. D’autres affirment également qu’ils préfèrent voir la femme congolaise s’habiller en pagne tenue conforme au lieu de s’afficher en pantalon ou en mode fashion.

                  Intéressée pour connaître les raisons qui les poussent à s’habiller en pantalon et en style fashion, les filles de Kinshasa affirment qu’elles se sentent à l’aise en pantalon qu’en pagne. Les étudiantes, surtout, préfèrent le pantalon Jeans et avouent que : c’est pratique, relaxe avec les difficultés de transport. "Je m’en sors bien", confirme Laetitia Diala, étudiante en G2 hôtellerie à l’ISP/Gombe. Elle ajoute : "Toutefois, le règlement académique nous oblige de venir en pagne 2 fois par semaine. Cela pour qu’on s’habitue déjà avec ce style congolais ; ce qui est déjà encourageant". Une autre étudiante de l’Isc/Gombe affirme que : "le pagne fait trop maman, responsable alors que je ne le suis pas encore". Pour elle, les pagnes sont réservés aux femmes mariées et aux femmes travailleuses car cette catégorie des femmes ont la possibilité de s’acheter un pagne et de se faire un modèle chez le couturier qui demande pas moins de 10$USD pour une camisole taille. Alors que elle, se ressource à la friperie avec ses 10$. "Je peux m’en sortir avec un pantalon et deux chemises", a-t-elle martelé.

                  L’habillement est une…

                  D’autres femmes mariées déclarent aussi que le pagne fait trop maman ; il faut changer de style. Quand on a déjà pris du poids avec la maternité, si on s’habille toujours en pagne, on perd de l’éclat de la jeunesse. "Il faut lutter contre la veilleuse en variant de temps en temps le style, un peu du Fashion ça fait du bien", a-t-elle laissé entendre.

                  Une autre catégorie de femmes congolaises soutiennent que les pagnes restent la tenue la mieux indiquée et respectueuse pour la maman congolaise. Elle ne doit pas être influencée par les Occidentaux parce qu’elles n’ont pas le même physique.

                  Prenant en compte tous les avis et considérations, la femme congolaise doit savoir que la façon de s’habiller est un mode de communication. Par sa façon de s’habiller, elle imprime une image de marque sur sa personne0. Si elle veut s’habiller comme une Européenne avec toutes les conséquAugmentation du carburant à la pompe :

                  L’histoire risque de se répéter

                  La hausse du prix du carburant à la pompe décidée par les pétroliers samedi dernier est en train de devenir une pomme de discorde entre les routiers et le gouvernement de la République Démocratique du Congo.

                  Les premiers accusent le pouvoir d’injustice à leur égard parce que celui-ci a décidé d’interdire jusqu’à nouvel ordre l’augmentation du tarif du transport en commun, comme l’exigeaient les conducteurs de taxis-bus et autres taxis. Les responsables des stations service qui débitent les produits pétroliers à partir de leurs pompes, quant à eux, disent qu’ils ont été contraints de revoir à la hausse le prix du carburant par les exigences du marché en surchauffe à cause des événements qui se déroulent dans le monde arabe, et notamment en Libye.

                  La population kinoise en particulier, et congolaise en général se dit soulagée par la mesure gouvernementale de sursoir à une augmentation du tarif des transports en commun. Le compas magnétique de la boussole qui préside aux actions du gouvernement congolais reste encore bloqué à cet azimut. Mais jusqu’à quand ? L’expérience du passé en rapport avec ce genre de situation montre que les usagers ont toujours payé les pots cassés par le bras de fer entre le gouvernement et les propriétaires des véhicules de transport en commun. Toujours sans contrepartie, c’est-à-dire sans augmentation correspondante de leurs rémunérations salariales.

                  Le gouvernement a toujours usé dans un premier temps en pareilles circonstances, de ce qui lui reste d’autorité pour ne pas accorder tout de suite aux entrepreneurs du secteur de transport en commun son feu vert à l’augmentation de leurs tarifs. Cette précaution a le mérite d’endormir la population, cependant que la pression des propriétaires de taxis-bus et des bus monte de plus en plus pour obtenir satisfaction.

                  Certains d’entre eux parmi les plus coriaces hommes d’affaires arrivent à avoir gain de cause presque aussitôt après la hausse du prix de carburant à la pompe, car l’Etat n’intervient systématiquement pour bloquer les prix, se contentant d’émettre son avis par la voie des ondes.

                  Situation inéluctable

                  De manière empirique on sait qu’il adviendra de la situation générée par l’augmentation du carburant.

                  Las d’attendre une mesure gouvernementale en leur faveur, les automobilistes du secteur de transport en commun vont essayer de faire chanter les autorités congolaises ici à Kinshasa.

                  Cela se traduira par une grève de quelques heures suffisante pour mettre en difficulté l’ensemble de la population kinoise active qui vit au jour le jour.

                  Les difficultés éprouvées par les travailleurs pour se rendre dans leurs lieux de service vont occasionner un tel bordel dans toutes les artères de la ville province de Kinshasa qu’elles obligeront le gouvernement à lâcher du lest.

                  L’Etat n’ayant pas ses propres moyens de transport à mettre à la disposition des usagers pour contrebalancer la grève des transporteurs en commun, il va se trouver désarmé par le mouvement, et jugera utile et nécessaire en accord d’ailleurs avec la population, qu’il faut traduire en actes les désidérata des propriétaires des véhicules. Etant donné que le rapport de forces est en faveur de ces derniers, et que les Congolais n’ont jamais fait preuve de solidarité en cas de tentative de diversion les concernant, personne n’osera boycotter cette injustice sociale qui viendra s’ajouter au lot de difficultés actuelles qu’endurent les gens.

                  Pourtant, le mieux serait d’allouer des primes aux travailleurs de tous les domaines afin qu’ils puissent s’ajuster à la nouvelle donne des prix de transport en commun dans la capitale de la RDC.

                  C’est donc à une situation de fait qu’on a affaire, même si les protagonistes ne sont pas encore arrivés à cet ultime stade. Une fois de plus, les Congolais vont devoir se serrer la ceinture pour continuer à se rendre au travail au milieu des efforts titanesques à fournir pour attraper un moyen de transport à temps, et surtout pouvoir en payer le prix. L’augmentation du prix de carburant ne pourra pas être une augmentation de la qualité de la vie du Congolais moyen.

                   

                  Bomela Tondo Malko et Nadège Mbaka

                  Uhuru

                   

                   

                  Ituri

                  L’opération de récupération des armes annoncée pour avril 2011

                  L’opération de récupération des armes dans le district de l’Ituri est prévue en avril prochain. L’annonce a été faite par Jean-Louis Esambo, directeur de cabinet adjoint du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur.

                  A l’occasion de la clôture vendredi dernier à Kinshasa, de deux journées ouvertes de sensibilisation de la femme congolaise à la lutte contre la détention et la prolifération des armes légères et de petit calibre (ALPC), le directeur de cabinet adjoint du vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Jean-Louis Esambo, a annoncé pour le mois d’avril, le lancement de l’opération de récupération des armes légères et de petit calibre dans le district de l’Ituri (Province Orientale).

                  Cette opération sera organisée par la Commission nationale de contrôle (CNC) de ces armes qui se trouvent encore détenues par la population de cette partie du pays.

                  Profitant de cette rencontre mise sur pied par la CNC dans le cadre du mois de mars consacré à la femme par la communauté internationale, indique l’ACP, Jean-Louis Esambo a invité la "maman" congolaise à encadrer l’homme, de façon qu’il puisse éviter l’utilisation inappropriée des armes de guerre qui sont des engins de la mort. Auparavant, le directeur de cabine adjoint du vice-Premier ministre a rappelé qu’après la mise en place en 2008 de la CNC-ALPC par arrêté ministériel, la commission a permis au gouvernement, avec l’appui des partenaires, la destruction de plus de 810 tonnes de munitions et l’organisation d’une cérémonie de destruction de la 100.000ème arme, sans oublier aussi l’implantation des antennes provinciales de la CNC-ALPC.

                  Ce, avant d’évoquer les missions de cette structure qui sont, entre autres, de prévenir, combattre et éradiquer la fabrication, l’utilisation, la possession et le trafic illicite d’armes légères et de petit calibre dont les femmes, les jeunes et les personnes âgées sont les principales victimes pendant les guerres.

                  Durant les deux journées, les participants ont eu un échange d’enseignement sur la réduction de la violence armée en RDC, le rôle des Nations Unies, la mission et le rôle de la CNC-ALPC, la réduction de la violence sous toutes ses formes, le rôle et l’implication des femmes congolaises dans la réduction des violences armées, ainsi que la contribution de la Société civile dans la réduction des violences armées.

                  A signaler que les femmes congolaises avaient démontré leur engagement à ce sujet à travers des questions pertinentes. Le district de l’Ituri est l’une des zones les plus troublées de la RDC avec plusieurs groupes armés, dont trois chefs rebelles se trouvent actuellement devant la Cour pénale internationale (CPI) en Hollande.

                   

                  Uhuru

                   

                  En marge du mois de la femme

                  Les hommes préfèrent voir les filles s’habiller en pagne

                  Nous sommes à quelques jours de la clôture du mois de mars, mois où toute la communauté internationale célèbre la femme à cause de ses valeurs intrinsèques, de sa nature reproductrice, de son rôle imminent pour le développement de la RDC en particulier et de l’humanité en général. En RDC, le 8 mars dernier, sur le Boulevard Triomphal, était organisé un défilé de visibilité par le ministère du Genre, Famille et Enfant. Toutes les couches représentatives des structures féminines y avaient pris rendez-vous. Habillées en pagnes imprimés au motif et message invitant la femme à se mettre debout avec une coiffure et un maquillage bien soignés ; les femmes congolaises se sont faites belles pour la circonstance. Après cette journée, une certaine opinion, surtout celle des hommes a apprécié la façon dont les femmes, les filles et les fillettes de l’école maternelle se sont habillées pour commémorer cette journée internationale. Ces hommes souhaitent voir la jeune fille congolaise l’adopter comme style vestimentaire pendant tout le mois. D’autres affirment également qu’ils préfèrent voir la femme congolaise s’habiller en pagne tenue conforme au lieu de s’afficher en pantalon ou en mode fashion.

                  Intéressée pour connaître les raisons qui les poussent à s’habiller en pantalon et en style fashion, les filles de Kinshasa affirment qu’elles se sentent à l’aise en pantalon qu’en pagne. Les étudiantes, surtout, préfèrent le pantalon Jeans et avouent que : c’est pratique, relaxe avec les difficultés de transport. "Je m’en sors bien", confirme Laetitia Diala, étudiante en G2 hôtellerie à l’ISP/Gombe. Elle ajoute : "Toutefois, le règlement académique nous oblige de venir en pagne 2 fois par semaine. Cela pour qu’on s’habitue déjà avec ce style congolais ; ce qui est déjà encourageant". Une autre étudiante de l’Isc/Gombe affirme que : "le pagne fait trop maman, responsable alors que je ne le suis pas encore". Pour elle, les pagnes sont réservés aux femmes mariées et aux femmes travailleuses car cette catégorie des femmes ont la possibilité de s’acheter un pagne et de se faire un modèle chez le couturier qui demande pas moins de 10$USD pour une camisole taille. Alors que elle, se ressource à la friperie avec ses 10$. "Je peux m’en sortir avec un pantalon et deux chemises", a-t-elle martelé.

                  L’habillement est une…

                  D’autres femmes mariées déclarent aussi que le pagne fait trop maman ; il faut changer de style. Quand on a déjà pris du poids avec la maternité, si on s’habille toujours en pagne, on perd de l’éclat de la jeunesse. "Il faut lutter contre la veilleuse en variant de temps en temps le style, un peu du Fashion ça fait du bien", a-t-elle laissé entendre.

                  Une autre catégorie de femmes congolaises soutiennent que les pagnes restent la tenue la mieux indiquée et respectueuse pour la maman congolaise. Elle ne doit pas être influencée par les Occidentaux parce qu’elles n’ont pas le même physique.

                  Prenant en compte tous les avis et considérations, la femme congolaise doit savoir que la façon de s’habiller est un mode de communication. Par sa façon de s’habiller, elle imprime une image de marque sur sa personne0. Si elle veut s’habiller comme une Européenne avec toutes les conséquences possibles, c’est-à-dire nombril dehors, poitrine exposée "Nasthou", hanche et bassin dessinés, qu’elle ne vienne pas dire qu’elle subit la "violence verbale" des hommes qui pour la plupart n’apprécient pas cette mode vestimentaire. A bon entendeur, salut !

                   

                  Maguy Tamba Tohadi

                  La Référence Plusences possibles, c’est-à-dire nombril dehors, poitrine exposée "Nasthou", hanche et bassin dessinés, qu’elle ne vienne pas dire qu’elle subit la "violence verbale" des hommes qui pour la plupart n’apprécient pas cette mode vestimentaire. A bon entendeur, salut !

                   

                  Maguy Tamba Tohadi

                  La Référence Plusdit.
                  Mécontents du travail de leurs élus

                  Les électeurs promettent l’échec à plusieurs députés nationaux aux prochains scrutins

                  Ceux des élus qui pensent encore pouvoir faire changer d’avis à leurs électeurs de 2006 prolongent leurs vacances à Kinshasa dans l’arrière-pays

                  Ainsi que l’ont plusieurs fois signalé les journaux et périodiques paraissant à Kinshasa et relayés par la presse étrangère, l’Assemblée nationale ne parvient plus à siéger valablement depuis la rentrée parlementaire de mars inaugurée en date du 15 courant parce que le corum requis n’est jamais atteint ! Cette image désolante est donnée de la manière la plus parfaite au monde entier par cette chambre législative et de contrôle de l’Exécutif vient des chaînes de télévision qui balaient quotidiennement la grande salle de Congrès du palais du peuple. Non seulement cette image dénonce, mais condamne aussi la manière légère dont les lois de la République sont traitées avant leur promulgation et l’absentéisme chronique des élus qui incite les fonctionnaires et tous les gagne petit de la République à la révolte ! Alors que le monde entier croyait que ces attitudes peu responsables des élus de la RDC étaient oubliées ou tolérées, on se rend de plus en plus compte aujourd’hui que la sensibilité des électeurs congolais aux manquements de leurs députés nationaux n’a pas été en reste.

                  En effet, selon des sources dignes de foi, les populations de beaucoup de provinces ne sont plus disposées à accorder leurs suffrages à leurs députés nationaux dont le mandat arrivera à son terme au mois de novembre prochain.

                  D’après les mêmes sources, plusieurs députés nationaux ont été informés de cette position de leurs électeurs de 2006 lors de leurs dernières vacances parlementaires passées auprès de leurs bases respectives en provinces.

                  Il y a lieu de rappeler ici que la décision des électeurs des provinces de prendre leur distance vis-à-vis des députés nationaux qu’ils avaient élus hier est intervenue au moment où la plate-forme politique AMP (Alliance pour la Majorité Présidentielle) s’était muée en MP (Majorité Présidentielle) en indiquant que seuls les partis politiques justifiant d’assises populaires réelles et sociales peuvent se considérer comme faisant partie intégrante de cette nouvelle structure avec toutes les conséquences politiques et financières que cela comporte !

                  La situation actuelle va durer

                  Or, à la fois concernés par la ferme décision des populations des provinces de ne plus leur accorder leur confiance le moment venu et par les retombées de nombreuses mutations dont la plate-forme AMP vient de connaître en son sein, les députés nationaux ne savent plus sur quel pied danser !

                  Malgré la position tranchée ainsi prise par les populations des provinces, il est quand même des députés nationaux qui pensent encore pouvoir faire changer d’avis à leurs électeurs de 2006.

                  Aussi nombreux qu’on ne les croyait, ce sont ces élus qui traînent encore leurs pieds dans les ruelles de la capitale et sur les sentiers et chemins des contrées de l’arrière-pays alors que leur présence aux plénières de l’Assemblée nationale est vivement réclamée pour pouvoir terminer en beauté cette législature finissante.

                  Il y a lieu de rappeler également ici qu’une réelle dynamique populaire de refus à la corruption est en train de se généraliser et de s’ancrer dans les provinces pour ales populations à élire des candidats membres de l’élite locale, non pour l’argent ou les services offerts, mais bien pour leur compétence éprouvée, leur probité et leur disposition à rendre compte à leurs électeurs.

                  Œuvre combien exaltante de la nouvelle société civile, ce changement inattendu de mentalités est venu couper de l’herbe aux pieds des députés nationaux venus dernièrement en vacances auprès de leurs bases dans lesquelles ces derniers avouent sincèrement ne plus se reconnaître pour une bonne et simple raison que des gens ordinaires venus écouter des politiques se séparent de ces derniers sans rien demander ni attendre quoi que ce soit d’eux !

                  L’analyse des tendances observée ces derniers jours dans les milieux parlementaires au pays permet d’affirmer que la situation indigne d’une Assemblée nationale qui prévaut actuellement au palais du peuple sera de longue durée et que nul ne sera assez influent pour y mettre un terme avant la mise en place d’une nouvelle chambre qui résultera de l’élection législative annoncée avant la fin de l’année 2011.

                  Bamporiki Chamira

                  La Tempête des Tropiques

                  Affaires Etrangères

                  104 faussaires démasqués !



                  *La liste est placardée aux valves, à l’entrée du Ministère des Affaires Etrangères, depuis ce mardi, 29 mars 2011. Chacune des feuilles est paraphée, pour conférer à cette liste tout caractère authentique. Au fait, le nom, le sexe, le numéro matricule, le grade et la Direction y sont repris de manière lisible, pour éviter toute confusion. Les 104 faussaires ainsi dénoncés disposent de leur droit de recours auprès du Ministère de la Fonction Publique. Toutefois, la remise en cause de leurs titres académiques ferait que l’Administration des Affaires Etrangères puisse tirer, dès à présent, toutes les conséquences, après un ce travail, si laborieux d’enquête. Ces fonctionnaires ont longtemps été au service de l’Etat, sans titre requis, a-t-on appris de source sûre. Cette liste aurait été déjà transmise au journal Officiel. Ils sont tous du Ministère des Affaires Etrangères. Ils – ce sont des fonctionnaires – qui, depuis toujours, œuvrent au sein de l’administration de ce secteur névralgique de la vie nationale. Toutes les directions sont concernées : Protocole d’Etat, Inspection, Congolais de l’Etranger, Chancellerie, Services Généraux, Amérique, Organisations Internationales, Francophonie, Cellule des Ambassadeurs, Europe, Juridique, Afrique, Etudes et Transmissions. Ils sont, au total, 104 fonctionnaires visés, dans cette affaire de pièces académiques dont la qualité serait douteuse. Les universités et Instituts supérieurs fréquentés auraient décliné leurs responsabilités quant aux conséquences fâcheuses résultant de cette enquête. Ils disposent néanmoins de leurs droits de recours auprès du Ministère de la Fonction Publique, rassure-t-on, aux Affaires Etrangères. Cette liste, en fac-similé, renverse la donne au sein du personnel des Affaires Etrangères. On espère que ce contrôle pourrait s’étendre à l’ensemble de Ministères et services publics.

                   

                  La Prospérité                              

                   

                   

                  Pénurie d’eau

                  Les consommateurs de Mbanza-Lemba menacent de se faire justice

                  Pendant que les robinets sont secs, depuis plus de deux semaines, les agents de la Regideso, eux, se donnent le luxe de circuler avec des avis de coupure et des factures. Ce comportement est assimilé à une provocation pour les consommateurs d’eau de Mbanza-Lemba qui veulent à tout prix se faire justice, car disent-ils, trop c’est trop. Ce qui les agace davantage, c’est le fait que chaque fin du mois, le personnel chargé de relever la consommation, passe, constate les faits et puis rien. Les ménagères ne savent plus à quel saint se vouer. Chaque jour, on voit défiler à la queue leu les femmes, les jeunes filles et les garçons du quartier, bidon, seau ou bassin sur la tête, ou dans une brouette, en quête de cette denrée devenue rare. Selon nos informateurs, ces compatriotes qui cherchent l’eau ne s’arrêtent pas à Mbanza-Lemba. Ils arrivent même à Congo-fort, à l’Unikin, voire à Righini et à Livulu. Chercher l’eau et vivre. Qui dit mieux ? Près du petit marché de Mbanza-Lemba, les quelques parcelles pourvues de robinets où l’eau coule, ne veulent pas ouvrir leurs portes avant            05 heures du matin, l’heure à laquelle l’eau commence à couler du robinet. Comme le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres, certaines familles ont levé l’option de vendre leur eau. Au tarif de un bidon de         25 litres entre 150 et 200Fc. Attention aux promesses électoralistes La veille des élections présidentielles, législatives et communales on aura tout entendu. Tout le monde viendra avec un langage déguisé pour séduire les électeurs en leur parlant de l’eau et de l’électricité. Le peuple pris en otage à son propre piège est loin de se rendre compte qu’un député a pour rôle, non pas de donner de l’eau et durant, mais plutôt celui de légiférer, c’est-à-dire, doter de lois au pays, pouvant le régenter. Avec tricot, savon et de l’argent, les gens viendront chercher à martyriser un peuple déjà meurtri par le poids de crises multiformes. Quand les menasses se multiplient contre les agents de la Regideso Les agents recouvreurs de la Regideso font chaque jour, l’objet de menace de la part des abonnés de leur société. Certains consommateurs d’eau non contents, promettent de frapper les recouvreurs et leur donner une leçon, pour qu’à leur tour, qu’ils aillent rapporter tout au chef. Si nous ne les passons pas à tabac. disent-ils, leurs chefs ne sauront pas qu’on n’en a marre de payer des factures sans eau. Face à ces menaces qui se multiplient contre les agents de la Regideso, des mesures doivent être prises par les autorités compétentes pour que Tolérance Zéro soit d’application, afin de vivre une vie apaisée.

                   

                  Urbain Kidindi    

                  La Prospérité

                   

                  Mardi, le 29/ Mars/ 2011

                  Des signes qui ne trompent pas sur la menace de la balkanisation du pays

                  Un gouvernement parallèle fait la loi au Nord-Kivu

                  Le territoire de Masisi jadis occupé par CNDP échappe au contrôle du gouverneur Paluku

                  Malgré l’accord de paix signé à l’hôtel Ihushi à Goma chef-lieu de la province du Nord-Kivu en mars 2009 entre le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) et le gouvernement central de Kinshasa, l’application de cet accord de paix pose problème sur le terrain.               Les informations en provenance du chef-lieu de la province du Nord-Kivu font état d’existence d’un gouvernement parallèle, plus précisément à Masisi.

                  Ce territoire jadis sous contrôle du mouvement rebelle CNDP échapperait totalement au contrôle du gouverneur Julien Paluku.              Ce dernier n’a jamais mis ses pieds à Masisi pour s’enquérir de la situation. Une partie de Masisi est jusqu’aujourd’hui sous l’administration du CNDP Mweso, Ngungu, Rubaya, Mushaki, Kitchanga, Sake, Kirolirwe, Bihambwe… sont toujours sous l’administration CNDP, et le gouverneur Julien Paluku n’a pas la main mise sur ce qui se passe dans ces localités précitées.

                  Malgré l’accord de paix conclu en mars 2009 entre le CNDP et le gouvernement central de Kinshasa, les responsables administratifs jadis nommés par le CNDP continuent à percevoir l’argent des taxes, de péage… La situation est tout autre sur terrain. Le CNDP a la main mise sur les militaires, la police et l’administration locale.

                  Dans les conférences de presse qu’il tient chaque fois, le ministre de la communication et des médias Omalanga, porte-parole du gouvernement n’a jamais fait état de cette situation confuse. Alors que la situation est tendue sur le terrain à Masisi où le gouvernement Julien Paluku n’a pas la main mise surtout avec la présence du général Bosco Ntanganda qui réside à Mushaki avec son administration qui contrôle tout.

                  Le gouverneur du Nord-Kivu est considéré comme une persona non grata à Masisi par l’administration CNDP. Seule la MONUSCO circule librement dans cette région sans être inquiétée. Pour assurer la protection des civils conformément à la résolution 1925, les Casques Bleus de la MONUSCO mènent des patrouilles jours et nuit pour faire face aux menaces contre la population.

                  Masisi étant habité majoritairement par les rwandophones, après l’arrestation du général Laurent Nkunda, les habitants de Masisi se sentaient en insécurité de la part d’autres tribus. C’est pourquoi, le général Bosco Ntanganda continue à garder la main mise sur Masisi, malgré l’accord de paix signé avec Kinshasa « pour assurer la sécurité de ces frères et sœurs rwandophones ». Certains observateurs estiment que le projet de création d’une province rwandophone est en cours.

                  Cette province sera composée des territoires de Rutshuru, Masisi, Walikale et la ville de Goma afin de permettre aux tutsis d’avoir le contrôle des richesses dont regorgent ces territoires.

                   

                  Godé Kalonji Mukendi

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Remaniement : les probables ministres partant

                  Les choses deviennent on ne peut plus claires maintenant dans la marche hésitante des affaires de l’Etat depuis la réunion du conseil de ministres tenue vendredi de la semaine écoulée sous la direction du président Joseph Kabila.

                  En effet, après le long passage à vide observé dans le camp du gouvernement de la république marqué principalement par le départ de trois de ses membres dont le vice-premier ministre François Joseph Nzanga Mobutu, l’équipe actuelle conduite par Adolphe Muzito connaîtra un changement.

                  Pour indiquer sans équivoque que le mariage de raison conclu entre le PPRD et le PALU à la veille du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2006 demeure, Adolphe Muzito garde sa place au foyer en tant que premier ministre et chef du gouvernement !

                  Quittent le foyer majoritaire, les membres ci-après du gouvernement qui y sont entrés en vertu de leur qualité de chefs de partis politiques : Olivier Kamitatu pour l’ARC, Antipas Mbusa Nyamwisi pour le RCD-KML et Jean-Marie Bulambo Kilosho pour le PANU mais cette liste est loin d’être exhaustive, signale-t-on dans les milieux de la majorité présidentielle.

                  On rapporte à ce sujet que le départ de dirigeants de formations politiques précités intervient suite à un accord conclu entre celles-ci et la majorité aux fins de permettre à chacun de disposer du temps nécessaire pour battre campagne en faveur de Joseph Kabila auprès de leurs bases respectives à travers le pays !

                  On signale toutefois que l’accord ainsi intervenu a eu une conséquence financière significative pour chacun de ministres partants au titre de compensation en plus de macro salaires généralement payés aux ministres en fonction.

                  On précise par ailleurs que les ministres qui sont en train de plier bagages pour le moment seront remplacés par des technocrates sans pour autant indiquer les domaines de leur expertise et les missions spécifiques qui leur sont confiées pour meubler les quelques mois qui restent encore du quinquennat présidentiel !

                  A la majorité de conclure !

                  Mais partir d’un gouvernement suite à un accord même assorti d’une compensation financière conséquente est une paire de manches et terminer un mandat gouvernemental avec tous ses avantages tout en gardant des contacts suivis avec la base en est une autre, ne cesse-t-on de déclamer dans les états-majors de partis concernés par le départ annoncé !

                  On croit savoir déjà que ledit accord n’a pas été accepté de gaieté de cœurs par les leaders de partis qui s’en vont et que les frustrations mal contenues de ces derniers pourraient marquer négativement l’action de la majorité à quelques jours de joutes électorales très attendues par les Congolais, tous bords politiques confondus.

                  Cela doit être bien compris par les ténors de la majorité présidentielle qui n’ont pas encore remarqué que le PALU ne tient plus tout le Bandundu comme en 2006 du fait de l’influence sans cesse croissante de l’ARC d’Olivier Kamitatu, de l’aile dissidente du PALU pilotée par Mme Thérèse Pakasa et du RDR de Mme Mungul Diaka dans la même province et à Kinshasa.

                  La même réalité doit être constatée par les ténors de la majorité présidentielle qui n’ont pas encore réalisé que de nouvelles forces politiques et sociales sont nées dans le grand Nord-Kivu et qui voient d’un très mauvais œil un mariage éternel entre le RCD-KML et le PPRD qui n’a rien fait pour tirer cette province de l’enfer sécuritaire dans lequel elle se morfond depuis le début du quinquennat présidentiel jusqu’à ce jour !

                  Les Congolais qui réfléchissent beaucoup sur le triste sort qui est leur pensent quant à eux que la nouvelle équipe de l’exécutif central annoncée ne viendra servir que les intérêts d’un petit groupe d’individus qui s’apprête à se dissoudre dans la colline anonyme après l’installation des institutions qui seront issues de prochaines élections.

                  En effet, pour ces millions de Congolais, la énième équipe gouvernementale qui arrive à moins d’une année des élections n’aura pas à changer la situation de la RDC qui est celle d’un pays sinistré et abandonné à son triste sort par ses dirigeants. A la majorité de tirer la conclusion de ce qui précède au regard des élections qu’elle veut gagner à tous les niveaux !

                   

                  Bamporiki Chamira

                  La Tempête des Tropiques

                  Panification et farine de froment en Rd Congo

                  FEPUDFA dénonce le cumul des marges bénéficiaires

                  Il est de plus en plus fait état d’une centaine de stratégies pour affecter les dispositifs existants et potentiels des boulangeries artisanales congolaises, la distribution ainsi que la vente en relais de la farine de froment par les principales minoteries de la place. Tel est le cas de Mino-Congo qui rassemble elle-même dans sa structure opérationnelle :              la production de la farine de froment, la transformation de celle-ci à travers la panification, la distribution et la vente en détail. D’où une incomparable concurrence déloyale qui a brisé les fonds de roulement ainsi que les autres facteurs de production de la quasi-totalité des petites et moyennes unités de panification congolaises.

                  L’incroyable désastre de cette stratégie s’est observé sur un large rayon, à savoir les agglomérations des provinces voisines de Kinshasa, notamment Kikwit, Kenge dans le Bandundu et Mbanza-Ngungu, Kisantu, Kimpese voire Luozi dans le Bas-Congo. Ces différentes entités politico-administratives sont généralement couvertes par les camions relais du consortium Mino-Congo.

                  Le conditionnement de ce produit pose problème quand on sait que le pain est une denrée vulnérable lorsqu’il est exposé aux conditions climatiques défavorables. A cette idée, la Fédération des producteurs, utilisateurs et distributeurs des farines et additifs en RDC, FEPUDFA en sigle, qui rappelle les analyses microbiennes opérées sur le pain il y a peu, redoute auprès des instances supérieures un véritable problème de santé publique.

                  Martelant davantage cet aspect de cumul des marges bénéficiaires, principalement dans la pratique de Mino-Congo, les responsables de ce réseau révèlent là une démarche contrastée avec les lois du pays ; pas plus qu’il en serait plausible ailleurs où les choses sont de plus en plus réglementées. Sur un autre versant, Fepudfa, qui structure ses idées sur le danger potentiel sur le secteur de la panification en Rd Congo, si du moins aucune réglementation sérieuse n’y est appliquée, stigmatise un autre socle de la concurrence déloyale qui se trouve être le prix du sac de farine de froment. Celui-ci a subi sur une période de 5 ans une insoutenable spéculation haussière ayant atteint une majoration de 200 %.

                  Il était incompréhensible et même injuste que ce prix soit passé de 22$ au sac à 44$, alors que le réajustement haussier sur le plan international du blé qui en constitue la dérivée alimentaire, ne correspond pas aux écarts aussi pratiqués au Congo-Kinshasa. Un autre fait déplorable est le fait que les deux fournisseurs écrasent leurs clients en ce qu’ils leur vendent le sac de la farine de froment à un prix différent. Mino-Congo excelle dans cette pratique.

                  Et pourtant les boulangeries artisanales qui sont ainsi malmenées fournissent du pain de proximité compte tenu de leur répartition géographique sur la ville de Kinshasa et  à ses environs.

                  Dans la logique socio-économique, ces boulangeries peuvent générer une main d’œuvre de 20 à 40 unités au sein de leurs activités. Par surcroît, elles assurent à l’addition globale une capacité d’embauche de plus ou moins 20 à 40 travailleurs (contractuels et journaliers) et donne de l’emploi à plus ou moins 200 à 500 mamans clientes et dépositaires, revendeurs des pains.

                  La récupération des jeunes délinquants en tant que manutentionnaires et apprentis y est également assurée.

                  Ce collectif affligé par cet état de chose crie à la honte pour la RDC, appelée à porter une attention particulière à un secteur aussi indispensable pour assurer à la fois la sécurité alimentaire à sa population et la paix sociale aussi liée à la stabilité dans ce secteur de panification.

                  S’apercevant, cependant, qu’il n’est pas trop tard pour bien faire, ce collectif se fait bon espoir grâce à ses différents contacts qu’il initie ces jours avec les autorités du pays dont la Primature où des sources indiquent une parfaite progression dans la compréhension de cette situation catastrophique qui secoue les opérateurs économiques congolais et même d’autres capitaux étrangers, aussi frustrés par beaucoup de méfaits de la part de ces minotiers qui bénéficient de beaucoup des concessions fiscales et autres facilités du gouvernement.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Secteur des infrastructures

                  La RD Congo et la Chine ont signé un accord–cadre de coopération

                  La RD Congo et la Chine, par l’entremise de la China Development Bank, ont signé, hier lundi 28 mars 2011 à la Primature, un accord–cadre de la coopération gagnant-gagnant sous l’impulsion du chef de l’Etat, Joseph Kabila.

                  Le Premier ministre congolais, Adolphe Muzito, a exprimé sa satisfaction pour la signature de cet accord – cadre, a relevé la cellule de communication de la Primature dans son communiqué de presse livré le même jour.

                  Ce sont le Ministre des Finances, Augustin MATATA, et le Pdg de la China Development Bank, CHEN YUAN, qui ont procédé à la signature de cet accord portant sur une planification cadre en vue du développement de la RD Congo.

                  Dans sa restitution faite à la presse, le ministre des Finances Matata Ponyo a relevé que les domaines des infrastructures sont visés par le fameux accord. Il s’agit notamment des secteurs des routes et voies ferrées, les mines, l’énergie, les hydrocarbures, l’agriculture et la fabrication. Des indications chiffrées n’ont été livrées.

                  La partie chinoise a réitéré, pour sa part, la volonté de contribuer au développement de la RD Congo avec qui elle entretient depuis une dizaine d’années de coopération.

                  Les ministres du Budget, Jean-Baptiste Ntahwa, des Hydrocarbures Célestin Mbuyu et de l’énergie, Gilbert Tshiongo, ainsi que celui de l’Urbanisme et Habitat César Lubamba ont assisté à la signature de cet accord–cadre en présence d’une forte délégation chinoise.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  En commémoration de la journée internationale de la femme à Rutshuru au N.K

                  Les jeunes filles ex-combattantes sensibilisées sur la prévention des violences

                  En commémoration des activités relatives à la journée internationale de la femme, la Division Genre de la Monusco du Nord-Kivu a organisé le mercredi dernier une journée de sensibilisation sur les causes, conséquences et préventions des violences faites aux filles et femmes à l’intention des jeunes ex-combattantes de Rutshuru.

                  Cette journée de sensibilisation consistait à mobiliser partout la femme oubliée de Rutshuru, considérée comme victime des affres de la guerre qui a ravagé cette contrée. En organisant cette journée de sensibilisation sur la prévention des violences à l’intention des jeunes ex-combattantes de la Division Genre de la Monusco du Nord-Kivu, celle-ci plaide pour le retour de la paix dans la région.

                  Journée importante pour expliquer à ces jeunes filles de Rutshuru l’historique de la journée du 8 mars. Une façon pour le bureau Genre de la Monusco du Nord-Kivu de sensibiliser les jeunes ex-combattantes à défendre leurs droits par les voies légales et non par les armes.

                  Présente à cette manifestation, Mme Liberota Rumbumba Boratwa, administratrice adjointe du territoire de Rutshuru, a loué l’initiative du bureau Genre de la Monusco/Nord-Kivu, mais elle a néanmoins souhaité que ce genre de journées de sensibilisation s’étend dans presque toutes les localités et villages de Rutshuru pour toucher les différentes couches des femmes sur les préventions des violences.

                  Pour elle, la journée du 8 mars n’est pas une fête, mais une occasion pour la femme de réclamer ses droits. Elle a suggéré que ce genre de journées de sensibilisation à l’intention des jeunes ex-combattantes se tiennent aussi à Kisharo, Kiwanja, Kiroyandoni, Ragaru où les femmes ont été victimes des affres de la guerre à cause de la présence de plusieurs groupes armés à l’instar des Maï-Maï, FDLR, CNDP…

                   

                  Godé Kalonji Mukendi

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Mardi, le 29/Mars/ 2011 (Suite1)

                  Affaire Udjani, Munene et Nkunda : Kinshasa boude Brazza... mais tolère Kigali

                  Rien ne va plus entre Brazzaville et Kinshasa ! Un climat de méfiance profonde relative au refus opposé par les autorités brazzavilloises de procéder à l’extradition de l’ex-général Faustin MUNENE et du rebelle UDJANI alias «Etoko» qui ont été condamnés par défaut par la justice militaire congolaise pour avoir été reconnus coupables d’atteinte à la sécurité intérieure, incitation à la rébellion, etc. Des crimes qui leur ont valu des peines d’emprisonnement à perpétuité. Cette demande d’extradition avait été formulée par Kinshasa dès le jour où les médias périphériques avaient fait état de l’arrestation de ces deux compatriotes l’un à Pointe Noire et l’autre à Impfondo. Et cela, avant le démarrage du procès devant la cour militaire siégeant à Matadi. Des contacts avaient eu lieu entre les autorités des deux pays, notamment de hauts responsables des services  de sécurité tant civile que militaire, un véritable chassé-croisé politique et même diplomatique qui a duré depuis plus d’une année. Des émissaires provenant de certains Etats amis avaient été mis à contribution pour arrondir les angles entre les deux régimes, notamment le Gabon, le Togo, l’Angola, le Cameroun, le Tchad, la France, les Etats Unis d’Amérique, le Vatican, etc.

                   

                  Le pavé dans la marre de Denis Sassou

                   

                            Probablement énervé par les thèses de la RDC, le président de la République du Congo-Brazzaville va profiter d’une interview accordée à notre consœur Jeune Afrique pour opposer une fin de non recevoir aux demandes d’extradition formulées par Kinshasa. Denis SASSOU Nguesso va revenir avec amples détails sur les péripéties de l’épisode douloureux de l’accord du retour de feu Pierre MULELE signé entre les deux pays en 1969. Le ministre congolais des Affaires Etrangères de l’époque, Justin-Marie BOMBOKO, avait effectué le déplacement de Brazzaville à bord du bateau présidentiel pour ramener l’ancien chef de la Rébellion muleliste à Kinshasa. Deux jours après, coup de tonnerre : Pierre MULELE avait été torturé à mort et son corps jeté aux orties. Ce fut le début de la crise profonde entre les deux capitales les plus rapprochées du monde. Les relations diplomatiques furent rompues donnant ainsi droit à des escarmouches et invectives verbales sur les médias entre les deux chefs d’Etat de l’époque, en l’occurrence feu Marien NGOUABI et MOBUTU. Une crise qui perdura à travers des appuis aux trois mouvements de libération de l’Angola, Kinshasa hébergeant l’Unita de SAVIMBI et le FNLA de Roberto HOLDEIN, tandis que Brazzaville était le siège du MPLA d’Agostino NETO. Cela, jusqu’à l’assassinat en 1977 de Marien NGOUABI. De même, tous les exilés de la RDC et en premier lieu, Antoine GIZENGA, MUKULUBUNDU, Nicolas OLENGA, Matthias KEMISHANGA, Raphaël MUSAMPA, Jean-René TSHIMBILA et autres  avaient élu domicile à Brazzaville où ils reçurent un appui logistique, politique, diplomatique et financier de la part du pouvoir marxiste du Parti Congolais du Travail. C’est à l’avènement de Denis SASSOUS en 1979 que le dégel se réinstalla entre Kinshasa et Brazzaville caractérisé par quelques incidents, particulièrement au niveau des mouvements des commerçants très fréquents sur le fleuve commun. Voilà que l’affaire Faustin MUNENE qui est comme par hasard le neveu de feu Pierre MULELE réveille le diable qui dormait de son profond sommeil, obscurcissant ainsi le ciel entre les deux capitales les plus rapprochées du monde qui était serein depuis l’élection de Joseph KABILA.

                   

                            De petites frictions entre Kinshasa et Brazzaville ont toujours eu lieu. Ce fut le cas après des rencontres sportives, comme en 1984 lors de la phase éliminatoire de football pour le compte de la Coupe d’Afrique des Nations entre les Léopards kinois et les Diables Rouges brazzavillois, lors des Jeux d’Afrique Centrale, lors d’un match de football entre Dragons de Kinshasa et Diables Noirs de Brazzaville pour le compte du championnat africain des clubs champions. IL y en a eu encore pendant la guerre civile entre les éléments de SASOUS Nguesso et ceux de Pascal LISSOUBA en 1997, le régime de l’AFDL, sous la pression de Kigali, ayant pris fait et cause pour LISSOUBA contre SASSOUS accusé d’héberger des éléments des FDLR.

                   

                  Politique de deux poids, deux mesures

                   

                            Aussi curieux que cela puisse paraître, le refus opposé par Kigali de procéder à l’extradition de Laurent NKUNDA Mihigo n‘a jamais été suivi par le rappel de l’ambassadeur de la RDC à Kigali. Pourtant, les éléments du C.N.D.P. ont commis des crimes de guerre et contre l’humanité, notamment, des viols massifs, des massacres, des pillages, des destructions méchantes, des déplacements forcés des populations sans oublier l’humiliation du régime au pouvoir à Kinshasa au lendemain de la débâcle des troupes des FARDC en novembre 2007 à Mushake dans le Masisi. Outre l’ex-général de brigade L. Nkunda, le Rwanda continue à héberger une dizaine d’anciens officiers du Rassemblement Congolais pour la Démocratie impliqués dans des cas de massacres, de pillage des ressources naturelles, des viols, des destructions méchantes, bref des crimes de guerre et contre l’humanité. Parmi eux, les ex-colonels Jules MUTEBUSI, GISHONDO, RUHORIMBERE, etc. Kinshasa n’a jamais évoqué ces cas et n’a jamais rappelé son ambassadeur à Kigali.

                   

                            Les Kivutiens n’oublieront pas de sitôt tous les crimes de guerre et contre l’humanité commis par L. NKUNDA, MUTEBUTSI, GISHONDO et RUHORIMBERE. L’on cherche à savoir où se trouverait le champ de bataille où les troupes de Faustin MUNENE auraient commis des crimes similaires pour que le refus de son extradition opposé par Brazzaville serve de motif à Kinshasa pour rappeler son ambassadeur.   

                   

                  Opérations militaires conjointes en 2009

                   

                            Il apparaît de plus en plus que les demandes d’extradition formulées par Kinshasa se font du bout des lèvres quand il s’agit du Rwanda. Au moment où les négociations entre le gouvernement de Kinshasa et le mouvement politico-militaires de L. NKUNDA avaient pris une vitesse de croisière, l’on apprit que Kinshasa et Kigali venaient de conclure un accord pour lancer des opérations militaires conjointes pour traquer les Interahamwe. Un prétexte que le Rwanda a toujours brandi pour justifier les incursions de ses troupes armées régulières sur le territoire congolais. C’en était trop pour certains fils du Kivu qui l’exprimèrent par la bouche de Vital KAMERHE. Qui fut l’objet d’une campagne de dénigrement systématique pendant trois mois sur les ondes des médias officiels par des responsables du régime avant de se voir contraint à la démission à la rentrée parlementaire de mars 2009. 

                   

                  Principes du droit humanitaire et Convention de Genève

                   

                            A toutes les demandes d’extradition de L. NKUNDA formulées par Kinshasa, le régime du Front Patriotique Rwandais organise une parodie de procès pour tirer les choses en longueur en multipliant des procédures dilatoires. Car, Kigali sait pertinemment que le Traité d’extradition conclu entre les présidents MOBUTU, HABYARIMANA et BAGAZA ne concerne que les crimes et délits de droit commun. De même, la Convention de Genève proscrit l’extradition de toute personne qui se proclame exilé dans un pays tiers pour des raisons politiques. On comprend donc qu’en concluant ce Traité, les trois présidents s’étaient prémunis contre  toute éventualité d’un coup d’Etat dans leurs pays respectifs. 

                   

                            C’est en application de cette Convention de Genève que feu L. Désiré KABILA, Nicolas OLENGHA, Antoine GIZENGA, Matthias KEMISHANGA, Jean-René TSHIMBILA, Raphaël MUSAMPA et bien d’autres exilés dans des pays voisins n’avaient pas été extradés vers le Congo et cela au grand dam du maréchal MOBUTU. Voilà pourquoi les relations entre le régime de feu Julius NYERERE et celui du maréchal MOBUTU étaient souvent houleuses et crasseuses. Las de réclamer l’extradition de L. Désiré KABILA surtout au lendemain des troubles dans la ville de MOBA, Kinshasa entreprit des démarches pour signer une paix des braves en échange du retour de tous les exilés au pays de leurs ancêtres. Selon le livre d’Honoré NGBANDA, alors conseiller spécial de MOBUTU en matières de sécurité, L. Désiré KABILA  souscrit à cette offre à condition de le laisser s’installer dans sa ville natale de Moba. Tout le dispositif sécuritaire avait été mis en place pour assurer le retour du chef de la rébellion dans le territoire de Fizi-Braka. C’est à cause de certaines circonstances malheureuses que le géniteur de l’actuel président de la République rata son retour au pays de ses ancêtres.  Christophe NGBENYE retourna à Kinshasa SOUMIALOT s’installa comme fermier dans le Bas-Congo où il mourut il y a trois ans Casimir MBAGIRA fut nommé ambassadeur au Caire. Nicolas OLENGA opposa une fin de non recevoir avant de mourir dans des circonstances louches pendant la Conférence Nationale Souveraine en 1991. 

                   

                   

                  Le Phare

                   

                  Le gouvernement et la Banque mondiale adoptent la matrice de la gouvernance économique

                  C’est sous le signe de satisfaction générale que le gouvernement congolais, représenté par le Premier ministre Adolphe Muzito, et la Banque mondiale, représentée par la directrice des opérations pour la RDC et la république du Congo, ont adopté et signé samedi 26 mars 2011, à la Primature, la matrice de la gouvernance économique devant pousser à l’exécutif congolais, entre autres, d’assainir davantage le climat des affaires en RDC.

                  Ce document élaboré par les équipes techniques de la Banque mondiale et qui sera soumis le 12 avril prochain au Conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods,  a été discuté  auparavant avec les experts du gouvernement congolais au cours de la réunion de la mission conjointe tenue à Kinshasa, du 18 au 24 mars 2011.

                   

                            Sa signature, comme il faudrait le souligner, augure de lendemains meilleurs dans le partenariat entre le gouvernement et la Banque mondiale, après les brouilles nées du dossier de KMT. 

                   

                            Quatre objectifs lui sont assignés. Il s’agit de rétablir la confiance et la transparence dans la gestion des ressources naturelles, d’améliorer le climat des affaires, d’améliorer l’efficacité de l’utilisation des ressources issues du secteur extractif, et enfin, d’améliorer la transparence, l’efficacité et l’économie dans les procédures d’exécution de la dépense publique.

                   

                            Autre recommandation faite au gouvernement congolais, c’est de publier et de faciliter l’accès à l’information pour une gestion transparente.

                   

                            Il convient de signaler ici que c’est à la suite des avancées significatives réalisées par l’exécutif congolais dans les secteurs des mines, forestier et des hydrocarbures que la Banque mondiale a formulé cette série de recommandations coulées à travers la matrice de la gouvernance économique.

                   

                  On peut noter à ce sujet, que le débat sur le contrôle de l’Etat comme actionnaire unique dans les actifs des entreprises minières publiques, est aux yeux des experts de deux parties, stratégique, afin d’assurer leurs contributions efficaces à l’économie nationale. Il en est de même du résultat satisfaisant de la publication des contrats miniers sur le site WEB qui pourrait servir d’exemple dans les autres secteurs.

                   

                            Les experts ont en outre, soutenu la publication de la carte de retombe minière et des listes des permis miniers, ainsi que l’accès concurrentiel et transparent aux périmètres miniers abandonnés ou annulés sur le site WEB du CTCPM.

                   

                            Dans le secteur forestier, ils ont recommandé la publication sur le site WEB du ministère de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, des listes des titres convertis depuis le 10 février 2011, des permis de coupe délivrés, et des détenteurs des droits fonciers en règle avec le fisc, ainsi que des informations de l’administration des forêts pour le suivi.

                  Dans le secteur des hydrocarbures, la mission conjointe avait souligné l’importance de finaliser la lettre de politique sectorielle du gouvernement dévoilant la vision stratégique de développement du secteur et dont pourraient se servir les investisseurs et le public.

                   

                            Signalons que dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires, les partenaires se félicitent du fait que la RDC a manifesté son intention d’adhérer à l’Ohada et de rejoindre les pays membres de la Convention de New York de 1958 sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales. Tous les partenaires ont accueilli avec enthousiasme, la création par la RDC, de l’autorité de régulation des marchés publics.

                   

                            Vendredi dernier, une journée d’échange est intervenue entre les experts de la Banque mondiale et les journalistes du Réseau de la presse économique. Gothard Walser, Rémi Pelor et Delphin Tshimena, ont profité de cet entretien, pour éclairer la lanterne des journalistes sur les articulations de la matrice, en même temps pour enregistrer les grandes préoccupations des médias sur son importance et la feuille de route pour sa mise en exécution.

                   

                   

                  Le Phare

                   

                  Recrudescence de la tuberculose

                  Une centaine de nouveaux cas dépistés à Luiza

                  Plus de cent onze malades tuberculeux ont été dépistés ces deux derniers mois dans la zone de santé de Luiza, à plus de 200 kilomètres à l’ouest de Kananga, ont indiqué à Radio Okapi, samedi 26 mars, des sources sanitaires locales. Selon le médecin chef de cette zone de santé, Urbain Tshikazo, plus de 15 % de ces malades sont également co-infectés par le VIH/Sida. Ces statistiques ont été présentées par le responsable de cette entité sanitaire, lors de la célébration de la journée mondiale lutte contre la tuberculose, deux jours plutôt.

                  Les cent onze tuberculeux sous traitement ont été dépistés parmi les cent cinquante mille habitants de cette zone de santé du Kasaï Occidental : dix huit ont été dépistés en janvier, seize en février et, soixante quatorze, aux trois derniers mois de 2010.

                  Au cours de cette année, le taux d’infection avait atteint 107 % et celui de la guérison de la tuberculose, 91,6 %. Selon le Dr Urbain Tshikazo, pour chaque groupe de dix tuberculeux reçus en soins, deux sont co-infectés du VIH/Sida. Evoquant le programme de lutte anti-tuberculeuse, il a déploré la rupture des stocks de seringues et de crachoirs. Il a plaidé pour qu’on inscrive dans ce programme de lutte, trois activités : une forte campagne de sensibilisation, la formation de personnel soignant et l’approvisionnement en intrants.

                   

                   

                  Uhuru

                   

                  Santé

                  Plus de 8 millions de Kinois vaccinés contre la polio

                  La campagne de vaccination anti-polio s’est clôturée le dimanche    27 mars à Kinshasa. Le Programme Elargi de Vaccination (PEV) a recensé plus de huit millions de personnes vaccinées pendant les quatre premiers jours de cette opération.

                  Mais avant de dresser un bilan définitif, le PEV se félicite de la participation massive des Kinoises et Kinois à cette campagne qui a mobilisé environ cinq mille vaccinateurs. Selon son directeur, le PEV a combiné la vaccination fixe au cours de laquelle la population va vers les vaccinateurs avec la vaccination porte-à-porte sans oublier la méthode intermédiaire où on a vu des gens appeler spontanément un vaccinateur en train de passer son chemin pour lui indiquer son désir d’avaler les deux gouttes du vaccin qui protègent contre cette maladie invalidante qu’est la polio. Des équipes de vaccinateurs ont été positionnés, dimanche le dernier jour prévu de la fin de cette campagne aux abords du stade des Martyrs pour vacciner les Kinois venus assister au match des Léopards contre l’équipe nationale de l’Ile Maurice, qui ne l’étaient pas encore. Le PEV doit additionner les données des secteurs de santé Maluku 1 et 2 et celles de toute la journée de dimanche pour obtenir le bilan définitif de cette campagne.

                   

                   

                  Uhuru

                   

                  Butembo :

                  Des attaques armées à répétition à Batangi

                  Les chefs coutumiers de la collectivité de Batangi dans le Nord-Kivu ont dressé samedi 26 mars un tableau sombre de la situation sécuritaire dans cette partie du territoire de Lubero. Il s’agit des attaques perpétrées par des groupes armés qui sont en train de devenir de plus en plus fréquentes, ont-ils constaté au cours de cette réunion à laquelle les chefs de service ont pris part.

                  Selon les participants à cette rencontre, l’insécurité dans cette partie du territoire est causée non seulement par les FDLR, mais aussi par des groupes armés nationaux, dont le Pareco, et par des éléments incontrôlés des FARDC. Plusieurs localités sont victimes des attaques armées à répétition au cours desquelles la nourriture, l’argent et les vêtements de la population sont ravis par des hommes armés qui terrorisent la population.

                  Durant ces attaques, les assaillants ne cessent de violer des femmes et de jeunes filles qu’ils capturent dans les localités comme Kamande, Bunkundu, dans la côte ouest du lac Edouard, Luofu, Miriki et Kataro, à l’ouest de Kanyabayonga, indiquent les chefs coutumiers. Il est évident que cette insécurité freine les activités champêtres et sanitaires.

                  Elle augmente également le nombre de déplacés internes, poursuivent-ils. Face à cette situation, les chefs coutumiers de Batangi appellent au rétablissement effectif de l’autorité de l’Etat dans cette partie du pays, afin que la sécurité et la paix reviennent dans le chef des habitants qui décideront alors de rentrer dans leurs villages d’origine.

                   

                  Uhuru

                   

                  Assemblée Nationale

                  La session de mars menacée !



                  *Une fois de plus, des sièges vides étaient en nombre assez élevé hier, lundi 28 mars 2011, dans la Salle des Congrès du Palais du Peuple.     Au Bureau comme à l’Assemblée, les quorums n’étaient pas atteints.       Sur les 7 membres que compte le Bureau, un seul était là, en la personne de l’Honorable Georgine Madiku, 2ème Vice-présidente. Et les autres ? Empêchés pour diverses raisons. L’Honorable Boshab Mabudj Mabileng, le Président, serait en mission à l’intérieur du pays ; l’Honorable Boris Mbuku, 1er Vice- Président, est endeuillé. Quant aux Honorables Wildor Makonero et Sophie Kakudi, ils seraient malades. Le Questeur et le Questeur adjoint, eux, n’ont pas fait signe de vie. Le décor, ainsi planté, ne pouvait permettre la tenue d’une plénière, le règlement intérieur fixant à 4 le quorum des membres du Bureau. La plénière a été, pour la énième fois, reportée. En ce qui concerne les élus du Peuple, qui donnent l’impression de ne plus avoir le cœur à l’ouvrage, la démotivation provoquée par les arriérés de collations des commissions serait la principale cause de cet absentéisme qui s’installe lentement mais sûrement au sein de la Représentation nationale. De l’avis d’une certaine opinion, il sera difficile, pour les Honorables Députés, d’épuiser les matières inscrites à l’ordre du jour de cette session ordinaire dont plusieurs projets de lois prioritaires. Au nombre de ces matières, figure en bonne place la loi électorale, sans laquelle il n’y aura pas du tout d’élections. Ici, l’on fait état de plus de 200 articles à examiner. Et pourtant, c’est à ce niveau que les romains vont s’empoigner. Le temps, lui, étant très court, il presse et s’envole. Les plénières avortées ne se comptent plus à la Chambre Basse du Parlement depuis l’ouverture solennelle de la présente session ordinaire. Une seule, notamment celle consacrée à l’adoption du calendrier des travaux, a pu se tenir. Depuis, les élus du peuple donnent l’impression de ne plus avoir le cœur à l’ouvrage, à quelques mois seulement des élections. La dernière plénière en date qui devait se tenir hier, lundi 28 mars 2011, n’a pas pu avoir lieu faute de quorums tant du côté du Bureau que de l’Assemblée, indique un témoin joint par La Prospérité. Du Bureau, il nous revient, de la même source, que sur les 7 membres que compte cet organe, un seul était présent hier. Il s’agit de Mme Georgine Madiku, la 2ème Vice- Présidente. Tous les autres membres du bureau étant empêchés pour diverses raisons. L’Honorable Boshab Mabudj Mabileng, le Président, serait en mission à l’intérieur du pays ; l’Honorable Boris Mbuku, 1er Vice- Président, est endeuillé. Il a perdu son assistante. Quant aux Honorables Makonero et Sophie Kakudi, ils seraient malades. Tandis que le questeur et le questeur adjoint ont, eux, été absents. Le photogramme ainsi offert à l’assistance, ne pouvait permettre la tenue d’une plénière, le règlement intérieur fixant à 4 le quorum des membres du Bureau. Et quand bien même si le quorum était atteint du côté du bureau, la séance plénière allait, une fois de plus, être décommandée. La cause, les Honorables Députés étaient en nombre insuffisant. A se fier aux propos de notre interlocuteur d’hier soir, la démotivation provoquée par les arriérés de collations des commissions serait la principale cause de cet absentéisme qui s’installe lentement mais sûrement au sein de la Représentation nationale. Des lois prioritaires L’on pari qu’à cette allure, il sera difficile pour les Honorables Députés d’épuiser les matières inscrites à l’ordre du jour de cette session ordinaire dont plusieurs projets de lois prioritaires. Au nombre de ces matières, figurent en bonne place la réforme judiciaire, la réforme de l’armée et de la police nationale congolaise, mais aussi et surtout la loi électorale sans laquelle il n’y aura pas du tout d’élections. S’agissant particulièrement de la loi électorale, il est fait état de plus de 200 articles à examiner. Et pourtant, c’est à ce niveau que les romains vont s’empoigner. Seulement, le temps, lui, est très court, il presse et s’envole. Raison pour laquelle Evariste Boshab avait appelé ses pairs, à l’occasion du discours d’ouverture de la session, à faire du temps leur fidèle allié, à rationaliser leurs méthodes de travail au regard du caractère urgent que revêt bon nombre des textes à examiner. Pour maintes observateurs, la session de mars est sérieusement menacée à plusieurs titres. Les élections aussi. D’abord que l’adoption risque de se faire à la va-vite, sans trop de profondeur. Encore faut-il, au préalable, liquider, dans le meilleur délai, les arriérés des collations des commissions réclamées par les Députés nationaux ? Sinon, la léthargie va, immanquablement, se poursuivre. D’autres, pare contre, vont jusqu’à insinuer des stratégies visant à repousser les élections. L’astuce serait de retarder l’examen de la loi électorale et, ainsi, faire porter la responsabilité sur tout le monde, opposition et majorité. Peut être qu’au retour du Président Boshab, une réunion urgente de la conférence de présidents pourra mettre un terme à cette nouvelle façon de faire des élus du peuple.

                   

                  La Prospérité    

                   

                  Jeudi, le 24/ Mars/ 2011

                  Réflexion sur l’avenir politique de la RDC

                  Après l’Afrique du Sud, le Canada veut aussi proposer des pistes aux Congolais

                  Des informations largement diffusées depuis 48 heures par la presse nationale et internationale indiquent que des politiques congolais de la Majorité présidentielle et de l’opposition ainsi que des leaders des organisations de la société civile sont conviés à une rencontre de grande portée politique sur l’avenir proche de la RDC au Canada.

                  Organisée par une structure dénommée "Réseau d’actions Nord-Sud", RANS en sigle, en synergie avec ses partenaires, cette rencontre aura pour thème principal "Les enjeux de l’Etat de droit et de la démocratie en République Démocratique du Congo". Selon les dispositions protocolaires prises par son comité d’organisation, cette rencontre se tiendra le 6 avril prochain dans les locaux de l’Ecole nationale d’administration publique (ENAP) à Montréal. Elle sera précédée d’une série de conférences qui seront données respectivement le 5 avril à l’Université Laval au Québec (Une province canadienne francophone) et le 7 du même mois au Centre d’études et de recherches de l’Université de et à Ottawa et, enfin, au Réseau francophone de recherches sur les opérations de la paix.

                  Avec un doigt de prudence

                  Il semble qu’à la différence de la Table ronde politique organisée à Johannesburg en Afrique du Sud par un puissant lobby politique à l’intention de la Majorité présidentielle, de l’opposition et de leaders des organisations de la société civile congolaise qui avait les allures d’une suite de séances de lavage de cerveau ou de bourrage de crâne de participants, ce sont les congolais eux-mêmes qui seront les principaux animateurs de la rencontre. Mais de là à conclure rapidement à une fête de famille sans objectifs cachés c’est faire preuve d’un manque criant de discernement dans l’effort d’appréciation à faire devant toute action entreprise par les hommes.

                  Peut-on croire sincèrement qu’une rencontre particulièrement organisée par une structure de l’envergure du RANS (Réseau d’actions Nord-Sud) peut amener des responsables politiques et des organisations de la société civile d’un pays aussi tumultueux comme la R        dc à "présenter à la veille des élections leur vision de la chose politique et la manière dont ils comptent relancer le développement, la reconstruction nationale et asseoir un Etat de droit qui s’appuie sur les principes directeurs de la démocratie" sans s’attendre à quelques dividendes en retour ? Pour ce qui est de notre part, il y a à craindre qu’une réunion du même genre que celle tenue dernièrement à Johannesburg se cache derrière celle qui aura lieu prochainement à Montréal au Québec et à Ottawa en terre canadienne.

                  Il nous est particulièrement agréable de recommander à l’opposition congolaise d’aller prendre la parole à ce forum mais en s’avisant d’y aller avec un doigt de prudence car fin farouche et irréductible adversaire y sera aux aguets pour pénétrer son programme commun de gouvernance, quitte à en faire son beurre lors de sa prochaine campagne électorale.

                  Fidèle à l’esprit de dialogue, l’opposition sera à l’écoute des parties à ce forum mais refusera de souscrire à toute initiative susceptible de compromettre la tenue de prochaines élections dans les délais prescrits par la Constitution ?

                   

                  Bamporiki

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Journées sociales du CEPAS : "les élections et l’avenir de la RDC"

                  Le Centre d’Etude pour l’Action Sociale (CEPAS) organise dans les prochains jours les journées sociales du CEPAS. Préparées chaque année, ces assises se dérouleront sous le thème : "Les élections et l’avenir de la RDC : Responsabilité et patriotisme".

                  Ces journées se tiendront durant trois jours. Les deux premières journées sont réservées aux conférences-débats et une journée dite des travaux en ateliers qui permettra de déboucher sur des résolutions et recommandations.

                  Quatre exposés figurent au menu de la première journée : "Elections, système imposé de l’extérieur ou voie de développement ?", par le professeur Jean Louis Esambo, "Déontologie des médias en période électorale" par Steve Makenda, "Les enjeux de la loi électorale" qui sera présenté par le professeur Djoli Eseng’ekeli. Enfin, "Où en est la préparation des élections ?", un exposé de Mr. Béchir Bungu. "Le rôle des partis politiques dans le processus électoral", l’Abbé Malu Malu, "Le profil des candidats et des partis politiques", par le Prof. Noël Obotela Bashidi et "Elément d’appréciation du processus électoral" du Prof. Gaspar Duir Katond, sont là les exposés prévus pour la deuxième journée de ces assises. Enfin, des ateliers sur "chemin de relèvement politique, économique et social, ainsi que culturel" seront organisés le troisième jour.

                  Pour rappel, le Centre d’Etudes pour l’Action Sociale (CEPAS), a été créé en 1965 pour assurer le lien entre l’Etude et l’Action sociale : en sensibilisant divers milieux sociaux et professionnels aux problèmes et exigences de la justice et du développement intégral de tous les hommes, avec une attention particulière aux défavorisés. En mettant au service de ceux qui sont plus directement engagés dans l’action pour la justice et le développement, les résultats de la recherche scientifique et doctrinale.

                  Ceci dans le but de : dégager, à partir d’une connaissance approfondie des réalités politiques, économiques, sociales et culturelles du Congo, les éléments d’une doctrine de promotion de la justice et du développement inspirée par l’Evangile. Contribuer à l’effort d’étude économique et sociale au Congo, par l’analyse de la société, de ses structures et des conditions d’un véritable développement.

                   

                  Carroll Kengela

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  La RDC à la conquête des Balkans

                  Thambwe Mwamba réchauffe les relations entre Belgrade et Kinshasa

                  A l’invitation de son homologue serbe M. Vuk JEREMIC, du 12 au 15 mars dernier, Alexis THAMBWE Mwamba a effectué une visite de travail en Serbie. Au menu de leurs entretiens, les deux ministres des Affaires Etrangères ont passé en revue les relations diplomatiques et politiques entre leurs pays respectifs et ont surtout décidé de les réchauffer au regard des intérêts communs.

                  Le chef de la diplomatie serbe a émis le vœu de voir son pays jouer un rôle de premier plan en Afrique Centrale et Kinshasa répond au profil recherché. Ce vœu sera exaucé, lui a répondu tout de go son homologue congolais qui se basant sur les résolutions de la XIème Conférence Diplomatique tenue à Kinshasa vers la fin de l’année dernière, a rassuré son hôte que malgré la réduction des missions diplomatiques, Belgrade sera maintenue et jouera le rôle d’extension vers les autres pays voisins des Balkans.

                  Les questions brûlantes de l’heure sur le plan politique et diplomatique ont aussi été abordées, notamment la crise fratricide en Côte d’Ivoire et le massacre des populations libyennes. A ce sujet, THAMBWE Mwamba s’est déclaré très préoccupé par la violence qui perdure avec comme conséquences des pertes énormes en vies humaines. Il a regretté que la mission confiée au Panel africain pour résoudre un tant soit peu la crise qui sévit au pays de feu Houphouët-Boigny n’a pas eu des effets bénéfiques.

                  Concernant la question du Kosovo, malgré la reconnaissance de ce nouvel Etat par 22 pays de l’Union Européenne, la RDC s’en tiendra à l’accord qui sortira des négociations entre Belgrade et Pristina.

                  Sur le plan bilatéral, les deux ministres ont convenu de relancer la grande commission mixte pour mieux encadrer cet élan de coopération entre les deux pays. Ils ont émis l’espoir que la première réunion puisse se tenir le plus vite possible et pour ce faire, Kinshasa devra déposer un dossier comprenant des propositions concrètes. On espère que la désignation des membres de cette commission mixte sera faite en marge de la Conférence des pays non alignés qui aura lieu à Malabo en Guinée Equatoriale du 6 au 7 septembre prochain.

                  Outre le secteur diplomatique, le ministre Alexis THAMBWE Mwamba a conféré avec des hommes d’affaires serbes à qui il a fait savoir que des opportunités de créer des richesses existent en RDC. Un pays d’avenir et qui regorge des richesses du sol, du sous-sol et surtout dans le domaine de la biodiversité en cette période où le nucléaire devient une menace pour la sécurité de la planète Terre.

                  Pour joindre la parole à l’acte, le chef de la diplomatie congolaise a effectué une visite de courtoisie à la firme serbe ENERGOPROJEKT, spécialisée dans les grands travaux de construction, dans le design, consulting, l’ingénierie civile et l’architecture ainsi que le business development. Cette firme est disposée à investir en RDC, ont indiqué ses responsables à l’issue de la visite du ministre THAMBWE Mwamba.

                  Des relations diplomatiques depuis 1960

                  C’est au lendemain de l’accession du Congo à la souveraineté internationale que les deux pays ont établi des relations diplomatiques. C’était alors à l’époque de la grande Yougoslavie Socialiste Fédérative dirigée de mains de maître par le maréchal TITO. Des relations qui ont émaillé de nombreuses ruptures, notamment au lendemain de l’assassinat de Patrice LUMUMBA et ensuite en 1965 par le retrait du personnel diplomatique en marge de la crise politique en RDC. Depuis 1966, les relations ont repris de plus belle jusqu’au déclenchement de la crise avec la guerre des Balkans en 1989.

                  Grâce aux liens qui les unissent du fait d’être deux membres du Mouvement des Non Alignés, la Serbie et la RDC ont eu à signer trois accords de coopération bilatérale. Notamment celui conclu le 31 août 1970 à Brion relatif au commerce, celui de coopération technique et scientifique conclu le 27 novembre 1970 à Kinshasa. Enfin, l’accord de coopération économique, scientifique, technique et culturel signé à Kinshasa le 9 juin 1973 et ratifié le 21 novembre de la même année par Belgrade.

                   

                  Le Phare

                   

                   

                  Règles du jeu : le grand flou !

                  La Fédération du PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie) pour la ville de Kinshasa a tenu dernièrement, pendant trois jours, son colloque à la Fikin. Pourtant, le même site a été déclaré, il n’y a pas longtemps, non disponible pour les manifestations publiques, après que ses gestionnaires aient encaissé des acomptes pour sa location, de la part de l’UDPS et de la Dynamique Tshisekedi Président.

                  Il y a deux semaines, le Palu a pu faire une démonstration de force à travers les principales artères de Kinshasa, jusqu'au Boulevard Triomphal, dans le cadre d’une marche de soutien à Joseph Kabila, dont l’une des résidences avait fait l’objet d’une attaque armée le 27 février 2011.

                  Ainsi, l’environnement politique congolais fonctionne à deux vitesses. Alors que les leaders et militants des partis et regroupements politiques affiliés à la majorité au pouvoir jouissent de tous les droits dans l’organisation de leurs activités politiques (réunions, marches, meetings, congrès, colloques, conclaves, « universités », séminaires, etc.), des obstructions systématiques sont orchestrées contre celles des acteurs politiques et combattants de l’opposition.

                  Partout où les opposants tentent de faire passer des messages de sensibilisation à l’intention de leurs compatriotes, ils rencontrent bastonnades, répressions, mesures d’interdiction ou refus non inexpliqués de prendre en location des salles ou lieux publics.

                  Stade Tata Raphaël : gros mensonge

                  Le dernier cas en date concerne le Stade Tata Raphaël. Selon une correspondance antidatée, diffusée avec trois mois de retard et attribuée à un haut fonctionnaire du ministère de la Jeunesse et des Sports, ce temple du football serait fermé depuis le mois de novembre 2010, pour cause des travaux. Mais, curieusement, pendant qu’il est supposé être en réfection et partant ne plus pouvoir accueillir une quelconque manifestation, le Stade Tata Raphaël abrite régulièrement les séances d’entraînement du Daring Club Motema Pembe ainsi que plusieurs matches du championnat de l’Entente de football de Kinshasa.

                  Pour s’en convaincre, il suffit de longer l’avenue Sendwe ou la bretelle qui relie Victoire à Sendwe ou encore l’avenue du Stade. Mieux, les habitants des quartiers Matonge, Kauka et Immo-Congo peuvent attester de la poursuite des activités sportives et autres au Stade Tata Raphaël. La question est de savoir à quoi sert le gros mensonge dont s’est rendu coupable la Direction des Infrastructures du ministère de la Jeunesse et des Sports.

                  On a usé du mensonge pour décliner toutes les sollicitations de l’opposition à la Fikin, au Grand Hôtel Kinshasa, à l’Espace GB et maintenant au Stade Tata Raphaël. Les règles du jeu démocratique, en ce qui concerne la liberté d’expression, d’association et de manifestation, sont des plus floues. L’on se demande, au regard de la fermeture de l’espace politique à l’opposition et à ses animateurs, si la République Démocratique du Congo n’est pas en train de basculer dans un système de Parti-Etat qui ne dit pas son nom.

                  Il est à espérer que le Président de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), Daniel Ngoy Mulunda, qui a pris l’engagement d’accorder un traitement égalitaire à tous les partis et acteurs politiques dans le processus électoral en cours, va prendre rapidement les choses en mains pour garantir à l’opposition son droit à la parole. Car, pour l’instant, elle souffre d’un sérieux étranglement vocal.

                   

                  Le Phare

                   

                   

                  Ngaliema

                  Un gardien retrouvé pendu dans son salon

                  Un jeune homme nommé Didier, que ses intimes et son entourage appelaient affectueusement « Frère Didier », a été trouvé mort et pendu le mardi 22 mars 2011 dans le salon de la maison où       il habitait, sur l’avenue Lokumu n° 50, au quartier Musey,                      à Binza/Ozone, dans la commune de Ngaliema. Suicide ou crime ? Rien ne permet, pour l’heure, d’opter pour l’une ou l’autre hypothèse.

                  Les coordonnées complètes du défunt ainsi que sa situation familiale restent inconnues. Il convient toutefois de signaler qu’il avait grandi chez le pasteur Ferioz, responsable de l’église « Le sang de Jésus a vaincu Satan ». Celle-ci se trouve juste dans la parcelle qui fait face à celle où s’est produit le drame.

                  On laisse entendre que « Frère Didier » avait pour copine et fiancée une fille répondant au nom et post-nom de Florence Undangi, qui réside sur l’avenue Madimba, non loin de la parcelle où restait son fiancé.

                  D’après les informations livrées par le sous-commissariat de police du secteur, Didier était le gardien de la parcelle appartenant à un certain Valentin Utshudi, qui vit en Afrique du Sud. Le dimanche 20 mars, indique-t-on, il était invité à un culte religieux à l’ex-Camp Ceta, par un pasteur qui lui avait demandé d’assurer le rôle de modérateur. « Frère Didier » s’était fait accompagner, pour la circonstance de sa fiancée Florence.

                  A leur retour à domicile, Didier aurait demandé à sa fiancée de lui préparer quelque chose à manger. Peu après, Florence serait rentrée chez ses parents. Avant d’aller au lit, laisse-t-on entendre, le défunt aurait eu une petite causerie avec le chauffeur d’un officier supérieur habitant la parcelle voisine, dont le mur de séparation se trouve être une série de vieilles tôles.

                  Durant la même nuit, Florence serait revenue chez Didier. Après avoir longtemps frappé à la porte et n’ayant obtenu aucune réponse, elle serait repartie, car son fiancé n’a pas de téléphone portable pouvant permettre de communiquer avec l’extérieur. C’est 48 heures après que le chauffeur de l’officier supérieur a remarqué, vers 17 heures, un amas de mouches sur la toiture de la maison où logeait Didier. Une odeur nauséabonde commençait à empester les environs. Se doutant d’une situation bizarre, il s’est empressé d’alerter la police. Une fois sur les lieux, celle-ci a forcé la porte d’entrée de la maison et trouvé Didier mort, en train de pendre sur une corde, au beau milieu de son salon, où se trouvait aussi son matelas en mousse. Son corps était déjà en état de putréfaction.

                  Il faut relever que le propriétaire de la parcelle, Valentin Utshudi,   n’y loge que lors de ses séjours à Kinshasa. Le reste du temps, c’est Didier qui  en assurait la garde, tout seul. A en croire sa fiancée Florence, le disparu avait de sérieux problèmes d’argent, à cause de l’impaiement prolongé dans lequel il se trouvait. Il semble que son patron lui devait 250 dollars américains.

                   

                  Dorcas Nsomue

                  Le Phare

                  Tribunal de grande instance de la Gombe

                  Le GHK poursuivi par une fournisseuse

                  Espérance Kamwanga, livreuse des produits et matériels auprès de plusieurs entreprises, a traîné l’un de ses clients nommé Grand Hôtel Kinshasa en justice, sous RC 104.624. Ce dossier qui tourne autour du non paiement des arriérés et de la mauvaise foi, a été examiné hier mercredi 23 mars 2011, dans la chambre III du Tribunal de Grande Instance de la Gombe, sous la présidence de Mbila (juge) et du greffier Kitenge.

                  Selon les avocats de la plaignante Espérance Kamwanga, le Grand Hôtel Kinshasa (GHK) avait signé un protocole d’accord avec leur cliente le 10 décembre 2009. D’après leur convention, il était question que Mme Espérance leur livre des matériels appelés « Shiffendises » qui servent à la cuisine. Ce qui a été fait. Dans l’ensemble, ces ustensiles de cuisine étaient au nombre de 16. Et une pièce avait la valeur de 25 dollars. Le prix global à payer à cette dame, selon la convention, était de 400 dollars. A un certain moment, son client ne parvenait plus à régler les comptes. Dans l’entretemps, il continuait à utiliser les matériels. La fournisseuse étant très patiente, a envoyé une lettre à son client, auprès de son ex-DG, qui lui a téléphoné pour lui remettre 400 dollars à 3 reprises. Mme Espérance K., après avoir reçu 120 dollars, adressera des factures au DG du GHK pour lui signifier que la dette avait dépassé le montant de 120 dollars. C’est en ce moment que celui-ci a décidé de résilier le contrat en date du 29 juillet 2010. Ses conseils ont demandé au Tribunal de dire fondée cette action, et condamner le cité au paiement de 500.000 dollars USD à titre de dommages et intérêts, parce que les matériels étaient restitués à leur cliente en retard. En plus, le GHK devait payer 77 000 dollars comme créance principale.

                  En réplique, le Grand Hôtel Kinshasa, par le biais de ses conseils a soutenu qu’il n’est jamais resté avec une créance de sa fournisseuse Espérance K. Si cette dernière livrait ses matériels, c’était grâce à son oncle qui était DG à l’époque. C’est un contrat indéterminé qui ne contenait aucun écrit. Les avocats ont indiqué qu’en date du 31 mars 2010, ils avaient reçu 16 pièces de cette dame et avait encore reçu au mois d’avril 6 pièces, ce qui avait fait 550 dollars qui étaient en souffrance. Mais subitement cette dame, après avoir perçu cette somme, a encore envoyé 2 factures pour une autre somme non reconnue. C’est ainsi que le DG avait fait appel à cette dame pour lui restituer ses matériels.

                  Selon eux, Espérance parle d’un contrat continuel sans preuve. Or, le contrat était déjà arrivé à l’échéance. Cette dame a initié un procès vexatoire et téméraire. Elle doit être condamnée aux dommages et intérêts qui seront fixés dans leur note de plaidoirie. Ils ont demandé au Tribunal de rejeter cette action parce qu’elle est non fondée.

                  Le ministère public, pour sa part, a demandé au Tribunal de condamner le GHK aux dommages et intérêts évoqués par la plaignante Espérance K.

                  Le Tribunal a pris la cause en délibéré.

                   

                  Muriel Kadima

                  Le Phare

                   

                   

                   

                  Révélations troublantes de la SONADES Plus de 88% des travaux déjà réalisés, indiquent les responsables

                  En réaction à l’information publiée hier mardi 22 mars dans bon nombre de journaux de Kinshasa, faisant état du détournement par la société SONADES des fonds alloués aux travaux d’éclairage public de la ville de Goma, les responsables de cette entreprise ont tenu à apporter leur éclairage sur le dossier. C’était au cours d’un point de presse qu’ils ont animé, le même pour dans la soirée.

                  Genèse des faits

                            Selon les informations livrées à la presse, le 30 avril 2009, après concertation avec la commission interministérielle dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme de la consolidation de la paix dans la province du Nord Kivu, le Directeur de Cabinet adjoint du chef de l’Etat avait instruit les ministères du Budget et des Finances de procéder à la liquidation et au paiement d’un montant de 11.206.413,85 dollars américains à un certain nombre de sociétés dont SONADES pour servir à cette fin.

                  A cet effet, la Sonades avait bénéficié d’un premier acompte de 4.000.000 USD pour l’éclairage public de la ville de Goma (cfr lettre du Directeur de cabinet adjoint du chef de l’Etat n°509/2009 du 30 avril 2009).

                  Le solde à payer à la Sonades devait être apuré sur une période de       7 mois. Mais malheureusement, clament les responsables de cette société, cet échéancier n’a jamais été respecté jusqu’à ce jour. Avant de préciser que l’acompte de 4 millions USD avait été perçu entre 12 juin et  16 juillet 2009.
                   


                  Il faut ajouter en plus, les 2.000.000 USD reçue durant la même période. Ce qui ramène le montant total perçu à 6.000.000 USD, comme le confirme la lettre n°1391/2009 du Dircaba du président de la République datée du 16 septembre 2009 sur le paiement des travaux d’éclairage public de la ville de Goma.

                  Enfin, le dernier paiement était intervenu le 11 septembre 2009. Ce qui porte le total perçu à 8.500.000 USD, soit 29% du montant global du marché. En dehors de cette somme, la Sonades n’a plus perçu un quelconque montant. Allusion faite à 3.000.000 USD dont la presse s’était fait l’écho hier mardi 22 mars et dont la Sonades ignore l’existence.
                   Les différentes correspondances, notamment la lettre de la Banque centrale n°D.130020/00723 du 25 novembre 2010, celle de la Direction du Trésor n°35/0519/DTO/Finances/2010 du 6 décembre 2010, ainsi que la lettre de Sonades n°128/SDNS/11/2010 du 8 novembre 2010 attestant de l’inexistence d’un contentieux financier dans le chef de Sonades. C’est plutôt, l’Etat congolais qui doit à cette société.


                  Plus de 88% des travaux réalisés

                            S’agissant de l’exécution des travaux, la Sonades renseigne que l’était de réalisation des travaux est, à ce jour, estimé à 88,18%. Tandis que les derniers travaux qui constituent les encours représentent 12,13%. La remise officielle définitive de la plus grande  partie des travaux est intervenue le 10 mars 2011, selon la Sonades.

                  Par ailleurs, la direction de la Sonades fait savoir que dans le montant perçu jusqu’ici, il y a 2.000.000 USD qui ne portent pas des libellés appropriés, et qu’on demande à la société de restituer.
                   Ici, o, fait remarquer que la tâche d’établir des libellés ne revient jamais au bénéficiaire. En plus, ce que la société a reçu jusque là n’est qu’à titre d’acomptes. Le solde total n’étant pas encore apuré. «Il n’est pas normal de demander à Sonades de restituer cette somme dès lors que dans la procédure des dépenses publiques, la liquidation a été faite par le ministère du Budget et le paiement par le ministère des Finances, tel que l’atteste la lettre du Directeur de Cabinet adjoint du chef de l’Etat», conclut la direction de Sonades qui se refuse à verser dans la polémique. Mais, elle exige que la lumière soit faite et la justice rendue sur ce dossier.


                   

                  Le Phare

                   

                  Un agent rapporte 10 millions Usd

                  Mobilisation des recettes, on en reparle encore comme s’il s’agissait d’une nouvelle recette. Dès son entrée en fonction en tant que ministre des Finances, Matata Ponyo s’était empressé d’exiger de toutes les régies financières de tout mettre en œuvre pour mobiliser les recettes de manière à asseoir suffisamment l’assiette budgétaire du gouvernement. Jusqu’à leur fixer une limite en dessous de laquelle il ne fallait pas descendre. Pari gagné en un tournemain endéans la période fixée de la campagne de collecte des recettes.

                  Voilà que le Premier ministre Adolphe Muzito qui recherche désespérément de l’argent destiné à financer les prochaines élections générales, mais aussi pour faire face à certaines obligations de sa charge, vient, à son tour, d’instruire les mêmes régies pour une "mobilisation totale" des ressources.

                  Direction générale des impôts, direction générale des douanes et accises et direction des ressources administratives, domaniales et de participation sont vivement appelées à mettre les bouchées doubles pour "mobiliser les ressources financières en vue d’accroître le Trésor public".

                  Cibles visées, les opérateurs économiques et plus particulièrement, en l’espèce, ceux du secteur minier auprès desquels l’on doit pouvoir collecter des recettes et autres redevances à la faveur de l’embellie des cours des métaux dont le cobalt et le cuivre.

                  C’était au cours d’une réunion que Muzito a présidée, mardi, à la primature réunissant les responsables des régies financières, et à laquelle a été associée la société Tenke Fungurume, l’un des grands opérateurs miniers du pays qui a récemment reçu la visite du chef du gouvernement lors de sa récente tournée dans la capitale cuprifère.

                  Les exigences autant du ministre des Finances que du Premier ministre Muzito sont loin d’être une innovation, loin de là. Leurs prédécesseurs avaient fait de la mobilisation des recettes leur cheval de bataille pour la réussite de leur programme gouvernemental. Avec d’ailleurs, faut-il rappeler, un succès relatif et pour cause !

                  Au regard des dispositions réglementaires en vigueur, les régies financières ont droit à une rétrocession de l’ordre de 5% sur l’enveloppe globale des recettes générées et versées au Trésor public.

                  Mais force est de constater, que périodiquement, le gouvernement ne se conforme pas lui-même à cette exigence qui conditionne la motivation des agents et cadres de ces régies, dont on sait qu’elles constituent la vache à lait du Trésor public. Pourquoi pas parce qu’elles ont été créées pour cela.

                  Le problème, c’est que pour être davantage performantes, les régies financières doivent elles-mêmes avoir les moyens de leur politique, de la même manière que le gouvernement les recherche pour mener à bien son action.

                  C’est justement faute de remplir cette obligation en amont que, bien souvent, en aval, agents et cadres des régies financières se lancent dans des mouvements d’humeur allant quelques fois jusqu’au débrayage, dans le but d’obtenir la rétrocession de ces 5%.

                  Quand on sait que les salaires qui leur sont alloués restent dans les limites du plafond fixé dans l’administration publique parce que, ne l’oublions pas, les agents et fonctionnaires de ces régies sont avant tout des fonctionnaires de la Fonction publique, il reste qu’ils fondent tous leurs espoirs sur la "prime de motivation" ou d’encouragement, selon eux, qui a pour source de financement justement les fameux 5% représentant la rétrocession.

                  Quoi d’étonnant d’ailleurs, à ce sujet, que certains d’entre eux fassent quelque fois étalage d’une certaine aisance. Parce que ce n’est pas volé, on en conviendra.

                  Juste récompense

                  L’appel à la mobilisation tous azimuts des recettes, lancé mardi par le Premier ministre a coïncidé étrangement avec la récompense attribuée, le même jour, à un inspecteur de la DGI, en la personne de M. Ekofo, qui a réussi l’incroyable exploit de faire gagner au Trésor public un peu plus de 10 millions de dollars USD. Inespéré, pourrait-on dire.

                  Cette somme dont l’équivalent en francs congolais représente quelque 9,1 milliards a pu être recueillie grâce, rapporte l’ACP, à l’effort personnel de l’Inspecteur Ekofo qui est parvenu à identifier les "éléments d’imposition" par un redressement de ce montant qui vient ainsi conforter les finances publiques en mal d’équilibre.

                  Moins qu’un tour de prestidigitation, la performance de l’Inspecteur Ekofo avait tout d’une banale opération routinière, dans la mesure où il s’est tout simplement agi de la consécration de la fin d’une mission de contre vérification, comme il y en a tous les jours initiée dans l’une des sociétés de télécommunication les plus en vue de la capitale, notamment à la suite d’une opération de cession de ses activités à une tierce partie.

                  "Voilà un digne fils de la République Démocratique du Congo qui vient de prouver qu’il y a moyen de mobiliser plus d’argent sur place dans le pays au lieu d’aller chaque fois le chercher à l’extérieur", s’est satisfait le ministre des Finances qui a aussitôt – récompense justifiée – décidé de récompenser l’heureux Ekofo qui n’en attendait pas tant. Un véhicule 4x4 est l’un des éléments de cette récompense qui en compte d’autres.

                  Lesquelles ? Suivez mon regard.

                  De quoi créer l’émulation parmi les fonctionnaires des régies financières qui n’attendent que ce genre de retour d’ascenseur pour surpasser.

                  Il n’est pas inutile de rappeler qu’en 2010, c’est un agent des services de l’immigration, une dame qui plus est, qui avait été récompensée pour avoir résisté – cas rarissime dans un pays rangé parmi les plus corrompus au monde – à la tentative de corruption dont elle était l’objet de la part d’un sujet indien pris en flagrant délit d’exportation frauduleuse d’un énorme colis de diamants.

                  Exemples à suivre si l’on tient à gagner le pari de la moralisation de la société congolaise.

                   

                  Uhuru 

                  Jeudi, le 24/ Mars/ 2011 (Suite 1)

                  Goma : processus électoral, les femmes réclament la parité

                  Plus d’une centaine de femmes ont organisé un sit-in le mardi          22 mars devant l’assemblée provinciale du Nord-Kivu pour réclamer la révision de l’article 13 de la loi électorale relatif à la parité dans le processus électoral.

                  Dans une pétition remise au vice-président de cet organe, ces femmes se sont adressées au président de l’Assemblée nationale pour demander la révision des paragraphes 3 et 4 de l’article 13 de la loi électorale de 2006 ; et ce, en prévision des élections prochaines.

                  On pouvait lire sur les calicots des manifestantes des messages tels que : « la révision de la loi organique sur la parité ; l’implication de la femme dans le processus de prise de décision ; l’application de la résolution 1325 des Nations Unies ; Non à l’exclusion des femmes sur les listes électorales ».

                  Les femmes du Nord-Kivu estiment que les paragraphes 3 et 4 constituent un blocage pour la participation effective des femmes aux élections. Cette loi stipule que les partis ou les regroupements politiques peuvent présenter des listes de leurs membres en tenant compte de la représentativité des femmes sans spécifier clairement le problème de la parité, expliquent-elles.

                  Pour elles, s’il y a par exemple vingt postes vacants, les listes fournies par les partis ou regroupements politiques doivent réserver dix postes pour les femmes et dix autres pour les hommes.

                  Elles disent vouloir faire entendre leurs revendications en cette occasion où le débat sur la modification de la loi électorale est en cours à l’Assemblée Nationale.

                  L’une des organisatrices, Gogo Kavira, déclare : « pour nous, le défaut de la représentativité de la parité dans les listes des partis politiques lors du dépôt des candidatures devrait être érigé comme motif d’irrecevabilité de la liste ».

                  Pour sa part, le vice-président de l’Assemblée provinciale, Jean Baumbilia, a promis que son organe va faire parvenir ce message à Kinshasa.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  Matadi : recrudescence des morsures de bêtes domestiques, déjà 6 morts

                  En l’espace de deux semaines, 92 personnes ont été mordues dans la ville de Matadi, au Bas-Congo, par des chiens, des chats et ou même des chèvres. Le maire de la ville parle d’une situation inquiétante. Selon les autorités urbaines, le bilan provisoire de ces morsures est de 6 morts à Matadi.

                  La dernière morsure en date a été enregistrée samedi 19 mars au quartier CMDC Kikanda dans la commune de Matadi.

                  Un chat est entré discrètement dans la chambre où dormait un nourrisson et l’a mordu. Les parents de l’enfant ont été alertés par les pleurs de la victime. Des cas de morsures sont signalés également dans la cité de Seke Banza avec 2 décès sur 8 cas des personnes mordues par des chats.

                  Un médecin vétérinaire de Matadi interrogé affirme qu’il s’agit bel et bien de la rage canine pour les chiens.

                  Mais, pour les autres bêtes, chats et chèvres, ce médecin estime qu’il faut des analyses approfondies.

                  A la mairie, cependant, l’ordre a été donné d’abattre toute bête en divagation.

                  Par ailleurs, le maire Jean Marc Nzeyidio indique que le besoin en vaccins est de dix mille doses plus un kit complet pour la prise en charge des victimes des morsures.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                  Enseignement primaire, secondaire et professionnel

                  Les enseignants en grève générale dès            ce vendredi

                  Ça y est ! Le mouvement de grève est relancé dans le secteur de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP).

                  Les enseignants de ce secteur que patronne le ministre Maker Mwangu Famba, ont pris cette douloureuse décision aussi bien pour les élèves, les parents que pour eux-mêmes sans oublier le pouvoir organisateur par trois syndicats dont le Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques (SYNECAT) et la Confédération démocratique de travail (CDT).

                  A en croire M. Jean Bosco Puna, secrétaire général du SYNECAT qui a livré cette information à la presse, "dans 48 heures, soit dès demain vendredi 25 mars, tous les enseignants du secteur de l’EPSP vont observer une grève générale sur l’ensemble du territoire national. A partir de cette date, à la demande des enseignants, les parents sont priés de garder leurs enfants à la maison pour des raisons de sécurité".

                  Les enseignants tiennent ainsi à manifester leur colère et leur ras-le-bol face au peu d’intérêt dont fait montre, selon Jean Bosco Puna, le gouvernement par rapport à la situation déplorable des enseignants congolais mais aussi de l’ensemble des agents et fonctionnaires de l’Etat.

                  Dans la foulée, les enseignants dénoncent le non respect par le gouvernement de l’échéance du 20 de chaque mois pour payer les salaires, du reste toujours aussi maigres.

                  Il s’agit là d’une décision qui, même si elle est suivie à moitié, ne va pas manquer de perturber la bonne dispensation des enseignements alors que pointent à l’horizon des grands moments tels que le Test national de fin d’études primaires (TENAFEP) et l’Examen d’Etat d’édition 2010-2011.

                  Au regard de la situation sur le terrain, où la motivation des enseignants se porte toujours bien dans certains réseaux d’enseignement bien dans certains réseaux d’enseignement bien connus, on ne peut pas s’empêcher de penser que ce mouvement de grève qui n’arrange pas le pouvoir en cette année électorale, risque d’enregistrer quelques ratés ici et là dans la capitale, notamment.

                  Toujours est-il que, comme d’habitude, dans la pareille circonstance, les syndicats du secteur de l’EPSP, dont la plupart n’ont aucune assise réelle, vont se trouver divisés en deux camps opposés.

                  Mais qui aurait intérêt à ce que l’année scolaire soit troublée en pleine année électorale ?

                   

                   

                  Ciko

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  8,6 millions de personnes ciblées pour être vaccinées contre la polio de mercredi à dimanche, à Kinshasa

                  Le poliovirus sauvage, agent causal de la poliomyélite, paralyse les membres inférieurs des enfants, attaque les muscles respiratoires des adultes jusqu’à ce que mort s’en suivent dans certains cas. Une épidémie de polio sévit à Kinshasa, une ville de plus de 8 millions d’habitants, depuis le mois de février 2011.

                  C’est ce qui a poussé le gouvernement de la RDC, appuyé par les partenaires du Programme Elargi de Vaccination (PEV) dont l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) à organiser du mercredi 23 au dimanche 27 mars 2011 une vaste campagne de vaccination de toute la population de Kinshasa (enfants, adultes, vieillards) contre la poliomyélite.

                  Le ministre de la Santé publique du gouvernement central, le            Dr Victor Makwenge Kaput, a présidé mercredi la cérémonie officielle de lancement de cette campagne à la place Sainte Thérèse de la commune de N’djili en présence du gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, et des représentants de l’OMS et de l’UNICEF en RDC. André Kimbuta a lancé un vibrant appel à tous les habitants de la capitale de la RDC à se protéger contre cette terrible maladie en se faisant vacciner contre la polio en prenant deux gouttes du vaccin polio oral. A cette occasion, le ministre Makwenge a vacciné le gouverneur Kimbuta qui, à son tour, l’a vacciné. Plusieurs autorités et représentants des organismes internationaux ont été vaccinés. Depuis mercredi matin, des équipes de vaccinateurs sillonnent toute la ville, de maison à maison, pour vacciner la population.                  La campagne prendra fin dimanche.

                  Selon le représentant a.i. de l’OMS en RDC, le Dr Léodégal Bazira qui s’est exprimé au nom de tous les partenaires membres du Comité de Coordination Inter Agence, grâce au partenariat solide entre le gouvernement de la RDC et les partenaires du PEV, la campagne actuelle de vaccination à Kinshasa cible la population totale de la capitale évaluée à 8.622.554 personnes. Pour appuyer cette campagne, a-t-il précisé, les partenaires du PEV et le gouvernement congolais ont mobilisé 2.589.347 dollars us. Les fonds mobilisés sont affectés à l’achat des vaccins, au transport des intrants, à la prise en charge des équipes de vaccinateurs, à la planification, à la formation, à la supervision et aux activités de communication et de mobilisation sociale.

                  En 2010, au moins 100 cas de poliovirus sauvage ont été découverts en RDC contre 3 cas en 2009 et 5 cas en 2008. En ce début de 2011, a indiqué le représentant a.i. de l’OMS, la RDC détient le triste record des pays qui a le plus de poliovirus sauvage au monde. Ces cas de poliovirus sauvage sont apparus dans un contexte de faible qualité des activités de vaccination aussi bien pendant les campagnes de masse que lors de la vaccination de routine ou systématique.

                  Il a été aussi constaté un déclin, à partir de 2008, de la surveillance des cas de Paralysie Flasque Aigue malgré les indicateurs de surveillance acceptables.

                  Norbert Tambwe

                  La Tempête des Tropiques 

                  Goma : processus électoral, les femmes réclament la parité

                  Plus d’une centaine de femmes ont organisé un sit-in le mardi          22 mars devant l’assemblée provinciale du Nord-Kivu pour réclamer la révision de l’article 13 de la loi électorale relatif à la parité dans le processus électoral.

                  Dans une pétition remise au vice-président de cet organe, ces femmes se sont adressées au président de l’Assemblée nationale pour demander la révision des paragraphes 3 et 4 de l’article 13 de la loi électorale de 2006 ; et ce, en prévision des élections prochaines.

                  On pouvait lire sur les calicots des manifestantes des messages tels que : « la révision de la loi organique sur la parité ; l’implication de la femme dans le processus de prise de décision ; l’application de la résolution 1325 des Nations Unies ; Non à l’exclusion des femmes sur les listes électorales ».

                  Les femmes du Nord-Kivu estiment que les paragraphes 3 et 4 constituent un blocage pour la participation effective des femmes aux élections. Cette loi stipule que les partis ou les regroupements politiques peuvent présenter des listes de leurs membres en tenant compte de la représentativité des femmes sans spécifier clairement le problème de la parité, expliquent-elles.

                  Pour elles, s’il y a par exemple vingt postes vacants, les listes fournies par les partis ou regroupements politiques doivent réserver dix postes pour les femmes et dix autres pour les hommes.

                  Elles disent vouloir faire entendre leurs revendications en cette occasion où le débat sur la modification de la loi électorale est en cours à l’Assemblée Nationale.

                  L’une des organisatrices, Gogo Kavira, déclare : « pour nous, le défaut de la représentativité de la parité dans les listes des partis politiques lors du dépôt des candidatures devrait être érigé comme motif d’irrecevabilité de la liste ».

                  Pour sa part, le vice-président de l’Assemblée provinciale, Jean Baumbilia, a promis que son organe va faire parvenir ce message à Kinshasa.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  Matadi : recrudescence des morsures de bêtes domestiques, déjà 6 morts

                  En l’espace de deux semaines, 92 personnes ont été mordues dans la ville de Matadi, au Bas-Congo, par des chiens, des chats et ou même des chèvres. Le maire de la ville parle d’une situation inquiétante. Selon les autorités urbaines, le bilan provisoire de ces morsures est de 6 morts à Matadi.

                  La dernière morsure en date a été enregistrée samedi 19 mars au quartier CMDC Kikanda dans la commune de Matadi.

                  Un chat est entré discrètement dans la chambre où dormait un nourrisson et l’a mordu. Les parents de l’enfant ont été alertés par les pleurs de la victime. Des cas de morsures sont signalés également dans la cité de Seke Banza avec 2 décès sur 8 cas des personnes mordues par des chats.

                  Un médecin vétérinaire de Matadi interrogé affirme qu’il s’agit bel et bien de la rage canine pour les chiens.

                  Mais, pour les autres bêtes, chats et chèvres, ce médecin estime qu’il faut des analyses approfondies.

                  A la mairie, cependant, l’ordre a été donné d’abattre toute bête en divagation.

                  Par ailleurs, le maire Jean Marc Nzeyidio indique que le besoin en vaccins est de dix mille doses plus un kit complet pour la prise en charge des victimes des morsures.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                  Enseignement primaire, secondaire et professionnel

                  Les enseignants en grève générale dès            ce vendredi

                  Ça y est ! Le mouvement de grève est relancé dans le secteur de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP).

                  Les enseignants de ce secteur que patronne le ministre Maker Mwangu Famba, ont pris cette douloureuse décision aussi bien pour les élèves, les parents que pour eux-mêmes sans oublier le pouvoir organisateur par trois syndicats dont le Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques (SYNECAT) et la Confédération démocratique de travail (CDT).

                  A en croire M. Jean Bosco Puna, secrétaire général du SYNECAT qui a livré cette information à la presse, "dans 48 heures, soit dès demain vendredi 25 mars, tous les enseignants du secteur de l’EPSP vont observer une grève générale sur l’ensemble du territoire national. A partir de cette date, à la demande des enseignants, les parents sont priés de garder leurs enfants à la maison pour des raisons de sécurité".

                  Les enseignants tiennent ainsi à manifester leur colère et leur ras-le-bol face au peu d’intérêt dont fait montre, selon Jean Bosco Puna, le gouvernement par rapport à la situation déplorable des enseignants congolais mais aussi de l’ensemble des agents et fonctionnaires de l’Etat.

                  Dans la foulée, les enseignants dénoncent le non respect par le gouvernement de l’échéance du 20 de chaque mois pour payer les salaires, du reste toujours aussi maigres.

                  Il s’agit là d’une décision qui, même si elle est suivie à moitié, ne va pas manquer de perturber la bonne dispensation des enseignements alors que pointent à l’horizon des grands moments tels que le Test national de fin d’études primaires (TENAFEP) et l’Examen d’Etat d’édition 2010-2011.

                  Au regard de la situation sur le terrain, où la motivation des enseignants se porte toujours bien dans certains réseaux d’enseignement bien dans certains réseaux d’enseignement bien connus, on ne peut pas s’empêcher de penser que ce mouvement de grève qui n’arrange pas le pouvoir en cette année électorale, risque d’enregistrer quelques ratés ici et là dans la capitale, notamment.

                  Toujours est-il que, comme d’habitude, dans la pareille circonstance, les syndicats du secteur de l’EPSP, dont la plupart n’ont aucune assise réelle, vont se trouver divisés en deux camps opposés.

                  Mais qui aurait intérêt à ce que l’année scolaire soit troublée en pleine année électorale ?

                   

                   

                  Ciko

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  8,6 millions de personnes ciblées pour être vaccinées contre la polio de mercredi à dimanche, à Kinshasa

                  Le poliovirus sauvage, agent causal de la poliomyélite, paralyse les membres inférieurs des enfants, attaque les muscles respiratoires des adultes jusqu’à ce que mort s’en suivent dans certains cas. Une épidémie de polio sévit à Kinshasa, une ville de plus de 8 millions d’habitants, depuis le mois de février 2011.

                  C’est ce qui a poussé le gouvernement de la RDC, appuyé par les partenaires du Programme Elargi de Vaccination (PEV) dont l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) à organiser du mercredi 23 au dimanche 27 mars 2011 une vaste campagne de vaccination de toute la population de Kinshasa (enfants, adultes, vieillards) contre la poliomyélite.

                  Le ministre de la Santé publique du gouvernement central, le            Dr Victor Makwenge Kaput, a présidé mercredi la cérémonie officielle de lancement de cette campagne à la place Sainte Thérèse de la commune de N’djili en présence du gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, et des représentants de l’OMS et de l’UNICEF en RDC. André Kimbuta a lancé un vibrant appel à tous les habitants de la capitale de la RDC à se protéger contre cette terrible maladie en se faisant vacciner contre la polio en prenant deux gouttes du vaccin polio oral. A cette occasion, le ministre Makwenge a vacciné le gouverneur Kimbuta qui, à son tour, l’a vacciné. Plusieurs autorités et représentants des organismes internationaux ont été vaccinés. Depuis mercredi matin, des équipes de vaccinateurs sillonnent toute la ville, de maison à maison, pour vacciner la population.                  La campagne prendra fin dimanche.

                  Selon le représentant a.i. de l’OMS en RDC, le Dr Léodégal Bazira qui s’est exprimé au nom de tous les partenaires membres du Comité de Coordination Inter Agence, grâce au partenariat solide entre le gouvernement de la RDC et les partenaires du PEV, la campagne actuelle de vaccination à Kinshasa cible la population totale de la capitale évaluée à 8.622.554 personnes. Pour appuyer cette campagne, a-t-il précisé, les partenaires du PEV et le gouvernement congolais ont mobilisé 2.589.347 dollars us. Les fonds mobilisés sont affectés à l’achat des vaccins, au transport des intrants, à la prise en charge des équipes de vaccinateurs, à la planification, à la formation, à la supervision et aux activités de communication et de mobilisation sociale.

                  En 2010, au moins 100 cas de poliovirus sauvage ont été découverts en RDC contre 3 cas en 2009 et 5 cas en 2008. En ce début de 2011, a indiqué le représentant a.i. de l’OMS, la RDC détient le triste record des pays qui a le plus de poliovirus sauvage au monde. Ces cas de poliovirus sauvage sont apparus dans un contexte de faible qualité des activités de vaccination aussi bien pendant les campagnes de masse que lors de la vaccination de routine ou systématique.

                  Il a été aussi constaté un déclin, à partir de 2008, de la surveillance des cas de Paralysie Flasque Aigue malgré les indicateurs de surveillance acceptables.

                  Norbert Tambwe

                  La Tempête des Tropiques 

                  Lundi, le 21/ Mars/ 2011 

                  Confusion à l’UDEMO

                  Le comité de crise contesté

                  L’Union des Démocrates Mobutistes a tenu un point de presse, hier dimanche 20 mars à son siège afin d’éclairer l’opinion sur les propos tenus par son leader NZANGA MOBUTU après sa révocation du gouvernement et la dissolution du comité par certains membres afin de mettre en place « le comité de crise ». Celui-ci a pour président le sénateur MASIKINI.

                  On rappelle les propos de Nzanga Mobutu leader de l’Union des Démocrates Mobutistes (UDEMO) lors de sa révocation au sein du gouvernement : « Mes ambitions sont au-delà de l’UDEMO ». Cela signifie tout simplement que l’intéressé a des ambitions politiques très larges, qui ne se limitent pas à l’Udemo. Cela ne veut pas dire qu’il a quitté sa famille politique qui est l’Udemo. En d’autres termes, avec ou sans l’Udemo, Nzanga Mobutu poursuit son chemin, jusqu’à la réalisation de ses ambitions politiques. Cette précision a été fournie par le secrétaire général titulaire Guillaume Kahasha.

                  Il a démenti la dissolution du comité du parti de manière formelle par le sénateur MASIKINI pour la mise en place du comité de crise.

                  Le secrétaire exécutif de l’Udemo a relevé que dans les statuts, l’article 31 stipule : « le président représente et engage le parti dans tous les actes de la vie civile et politique. Il est en justice tant en demandant qu’en défendant au nom et pour le compte du parti. Il préside les instances nationales et assure l’exécution de leurs décisions. Il se fait rendre compte périodiquement de la marche générale du parti. Il nomme les animateurs des instances et organes nationaux du parti ». Par rapport à cet article Nzanga Mobutu, qui est le leader du parti est différent du président national du parti car il n’est qu’une autorité morale. Et au sujet de la dissolution du comité des membres de l’Udemo ne partagent cette idée dans les statuts ; aucun article n’a trait à la création d’un comité de crise. Pire encore l’Udemo est représentée par dix membres dans l’assemblée nationale députés et sénateurs confondus dont trois sont sur place à Kinshasa et les sept autres ailleurs.

                  Etant donné que Mobutu Gbiala, président national n’a rien décidé, aucun membre du parti, fondateur ou cofondateur n’a le droit de lever une quelconque option ou mesure au sein du parti.

                  Il faut noter que l’alliance UDEMO, AMP et PALU n’engage pas la personne de Nzanga Mobutu. Car les engagements pris entre lui et le pouvoir en place étaient en deux volets ;

                  1er volet : Alliance Nzanga Mobutu et Joseph Kabila ;

                  2ème volet : L’Union des Démocrates Mobutistes (UDEMO) et l’Alliance de la Majorité Parlementaire (AMP).

                  A cet effet, le Secrétaire Général de l’Udemo, Guillaume KAHASHA a invité les militants de son parti à continuer la lutte selon les directives de son président national, à sensibiliser de plus en plus la population congolaise à adhérer à leur parti et surtout à s’enrôler massivement à l’occasion de la révision du fichier électoral.

                  Il a rassuré ses militants sur l’état de son parti lequel se porte bien. Selon lui, Nzanga Mobutu n’a pas démissionné de l’UDEMO.

                   

                  Dorcas Nsomue

                  Le Phare

                   

                  Mbuji-Mayi : début de l’opération du recensement biométrique des policiers

                  Le recensement biométrique des policiers du Kasaï Oriental a débuté jeudi 17 mars à l’état-major de la police nationale congolaise. Selon l’inspecteur provincial de la police, ces opérations permettront la maîtrise qualitative et quantitative de l’effectif des policiers. La société civile se dit satisfaite de ces opérations insiste et demande qu’elles permettent une bonne rémunération des policiers. « La police nationale actuelle est composée d’hommes et des femmes venus de la gendarmerie, de la garde civile et des ex mouvement politico-militaires. Une opération de cette envergure vient à point nommé afin de maîtriser les effectifs », a indiqué l’inspecteur provincial de la police, Patience Mushid devant le gouverneur de province, les partenaires nationaux et internationaux.

                  Cependant, il ne suffit pas seulement de maîtriser les effectifs mais aussi de revaloriser la police nationale congolaise, a affirmé, pour sa part, le général Patrick Sabiti Abdhala, Inspecteur divisionnaire adjoint de la PNC et coordonnateur des opérations de recensement biométrique.

                  « Cette opération consiste à recueillir les informations personnelles, professionnelles et biométriques de chaque policier. Il sera question de classer les policiers ainsi identifiés à des fonctions correspondant à leurs profils », a précisé Patrick Sabiti Abdhala.

                  De son côté, la société civile insiste sur la rémunération de ces policiers, sinon, dit-elle, ce recensement n’aura aucun effet.

                  Cette cérémonie s’est déroulée en présence des autorités politico-administratives de la province, de la Société civile et la Monusco.

                   

                  La Tempête des Tropiques 

                  Elections 2011 : l’Asadho contre le désaccouplement de la présidentielle des législatives

                  L’Association africaine des droits de l’homme (Asadho) dénonce avec force le désaccouplement de l’élection présidentielle des législatives. Cette ONG congolaise estime que cette initiative que se propose la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), contient des germes des conflits. Le président élu aurait du mal à travailler avec un gouvernement non issu de la majorité législative, a estimé, vendredi 18 mars, le vice-président de l’Asadho, Georges Kapiamba.

                  Dans un communiqué de presse, l’Asadho a exprimé son inquiétude à la suite de la diffusion, dans les médias étrangers, de l’information relative à la séparation de deux scrutins.

                   La Ceni n’a pas totalement contesté cette version des faits. Et son président qui tendrait à évaluer le processus afin de déterminer le nouveau calendrier électoral, a expliqué le vice-président de l’Asadho.

                  Georges Kapiamba a poursuivi : « Ce que nous craignons est que la Constitution ne puisse pas être respectée en ce qui concerne l’organisation des élections. Pour nous, ça tient beaucoup en ce qui concerne les droits des citoyens. En renvoyant les élections législatives, nous craignons aussi que cela ne soit pas oublié comme c’est le cas avec les élections locales ».

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Ministère du genre, famille et enfant

                  Madame Olive Lembe Kabila encourage l’entrepreunariat féminin

                  C’est en début de la soirée que s’est clôturée hier dimanche 20 mars, la foire d’entrepreunariat féminin édition 2011 au jardin du ministère du genre, famille et enfant. Cette cérémonie festive a connu la présence de la première dame de la République, en la personne d’Olive Lembe Kabila qui dans son mot de circonstance, a encouragé les femmes à s’investir davantage dans l’entrepreunariat pour le développement du pays.

                  Pour l’épouse du chef de l’Etat congolais, en voyant la force de l’entrepreunariat féminin dans les différents stands de la foire, elle a estimé dans ses propres mots qu’elle est convaincue que la capacité de la femme à œuvrer dans les domaines est devenue une réalité en RD Congo.

                  Dans le même registre, elle a fustigé la maxime congolaise qui dit : "mwasi atongaka mboka te…" (ndlr : la femme ne contribue pas au développement du pays). Pour la première dame, l’entrepreunariat féminin est désormais perceptible à travers leur œuvre et contribution au développement du pays. "Je m’engage avec le cœur et non avec la tête pour la promotion de la femme… Une femme entrepreneur, c’est une femme de distinction.

                  En plus de donner la vie, elle crée l’emploi, elle contribue à la vie économique de la nation", a déclaré Madame Olive Lembe Kabila.

                  Pour la Ministre du Genre, famille et enfant, madame Marie-Ange Lukiana Mufwankolo, cette foire a permis de valoriser une mobilisation positive en faveur du dynamisme particulier de la femme entrepreneur. Pour l’oratrice, cette foire a constitué un cadre d’expression des talents économiques des femmes pour l’amélioration de la qualité de leurs produits et de leur commercialisation.

                  Pour sa part, Mme Gisèle Koula, représentante de l’Onu-Femme en RD Congo, elle a noté que des progrès ont été réalisés ces dernières décennies dans l’accès des femmes à l’éducation et à la formation, mais on note encore leur faible participation dans les secteurs de la science et de la technologie qui requièrent beaucoup d’attention, de disponibilité et des moyens. Nous y reviendrons dans notre prochaine édition.

                   

                  St Hervé M’Buy

                  Uhuru

                   

                   

                  Lundi, le 21/ Mars/ 2011 (Suite 1)

                  Attaque contre la résidence du chef de l’Etat le            27 février dernier à Kinshasa

                  La VSV dénonce l’arrestation et la détention des personnes innocentes

                  En rapport avec l’attaque par les hommes armés, le dimanche           27 février dernier, de la résidence du chef de l’Etat à Kinshasa et de la base logistique du camp Kokolo, la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV), une organisation non gouvernementale de droit congolais de défense et de promotion des droits de l’homme exprime toujours ses inquiétudes au sujet de la sécurité et la vie des personnes innocentes enlevées et détenues, ainsi que d’autres qui seraient portées disparues jusqu’à ce jour.

                  Dans une tribune d’expression libre organisée hier dimanche 20 mars 2010 à l’intention des familles et proches des victimes innocentes arrêtées parmi les assaillants, la VSV a condamné une fois de plus l’attaque contre la résidence du chef de l’Etat, mais l’ONG déplore que parmi les personnes appréhendées depuis cette attaque armée, certaines ont été arrêtées sans aucune preuve matérielle ni griefs valables.

                  La VSV dénonce ainsi que des personnes innocentes arrêtées dans ce dossier croupissent dans les lieux de détention pour avoir été victimes d’accusations mensongères, règlements de compte et excès de zèle des forces de l’ordre, ANR et ce en violation de toute procédure judiciaire en la matière.

                  La tribune d’expression libre organisée hier par la VSV a permis aux membres des familles des victimes arrêtées dans cette affaire de l’attaque contre la résidence du chef de l’Etat le 27 février dernier de s’exprimer devant la presse.

                  Selon les enquêtes documentées en sa possession, la VSV révèle que sept journaliers travaillant à l’entreprise Mino Congo ont été appréhendés par des militaires des FARDC en patrouille le dimanche 27 février 2011 aux environs de 19h00 au motif qu’ils seraient impliqués dans le dossier de l’attaque contre la résidence de Joseph Kabila. Il y a également quatre pêcheurs dont un mineur de 15 ans qui ont été arrêtés le même jour par des éléments de la Garde Républicaine (GR) au beach de Ndolo.

                  Chose curieuse, suite à un conflit parcellaire, les éléments de la police militaire (PM) instrumentalisés ont procédé à l’enlèvement de trois membres d’une même famille et d’un locataire à Mont-Fleury, dans la commune de Ngaliema, signale la VSV.

                  Cette famille a été brutalisée par les PM qui traitaient ses membres d’appartenir au mouvement Enyele étant donné qu’ils sont originaires de la province de l’Equateur. La VSV dénonce aussi le fait qu’il y a deux membres d’une même famille qui ont été enlevés à leur domicile à N’djili le 2 mars 2011 par des hommes armés non autrement identifiés au motif qu’ils seraient aussi impliqués dans l’attaque contre la résidence de Joseph Kabila.

                  Selon les informations parvenues à la VSV, toutes les personnes victimes innocentes arrêtées seraient placées en détention sans droit de visite d’un médecin ou de leurs membres de famille au cachot de Ndolo. Une autre famille présente à la tribune d’expression organisée par la VSV a réclamé le corps d’un proche, militaire de son état, qui a été tué au camp Kokolo, le jour où la résidence du chef de l’Etat a été attaquée.

                  En sa qualité d’ONGDH, la VSV a condamné clairement l’attaque contre la résidence du chef de l’Etat perpétrée le 27 février dernier, mais la VSV déplore des arrestations arbitraires et illégales des personnes innocentes parmi les assaillants qui ont attaqué la résidence du chef de l’Etat qui seraient détenus dans des conditions non conformes aux lois en vigueur. Ainsi donc, la VSV et les membres des familles des victimes exigent la libération sans condition des personnes innocentes arrêtées qui sont en détention à Ndolo.

                  La VSV exige aussi la remise des corps des personnes décédées à leurs proches et des membres de famille pour un dernier hommage, et invite l’Etat congolais à prendre en charge les personnes blessées quels que soient les griefs mis à leur charge.

                  Par ailleurs, la VSV appelle le gouvernement congolais à garantir la vie, la sécurité et l’intégrité physique et psychologique de toutes les personnes arrêtées et les déférer devant une juridiction compétente où le droit à la présomption d’innocence et à un procès juste et équitable leur sera garanti en cas de griefs sérieux mis à leur charge.

                  Enfin, la VSV sollicite du gouvernement congolais l’accès devant lui permettre d’entrer en contact avec les personnes innocentes arrêtées qui se trouvent en détention à Ndolo privées de visite et de la nourriture de la part de leurs membres de famille.

                   

                  Godé Kalonji Mukendi

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Racisme

                  Le procès de Tintin au Congo au palais de justice de Bruxelles

                  Vendredi 18 mars 2011 en matinée au tribunal de première instance de Bruxelles, les avocats de notre compatriote Mbutu Mondondo Bienvenu ainsi que celle de Moulinsart et Casterman ont comparu dans l’affaire "Tintin au Congo".

                  En ouverture de l’audience, la juge présidente a résumé l’affaire avant de donner à chaque partie une demi-heure pour plaider.

                  Le premier, Me Ahmed L’Hedim a rappelé la demande de son client :

                  Des constats

                  -        L’album Tintin au Congo contient des propos racistes et vexatoires pour les Noirs. Les Noirs sont dépeints dans cet album comme étant des grands enfants, parlant mal français…

                  -        Lors d’une interview alors qu’il était vivant, l’auteur Hergé, avait reconnu qu’il avait écrit cet album, baigné dans la vision du Noir de l’époque.

                  -        Entretemps, les choses ont évolué, des lois ont été adoptées au niveau européen contre le racisme et la xénophobie. Nous citerons l’article 21 de la loi Mourreau.

                  -        L’album Tintin au Congo est vendu en Belgique dans le rayon des livres pour enfants.

                  -        En Grande-Bretagne, la justice a déjà tranché : Tintin au Congo ne peut plus être vendu dans les rayons pour enfants. Mieux, les éditeurs de Tintin au Congo outre-manche apposent une bandelette où il est clairement spécifié que dans sa version originale, Tintin au Congo est destiné aux collectionneurs.

                   

                  Demande

                   

                  Suite à cela, les avocats de Mbutu Bienvenu demandent à Moulinsart et Casterman :

                  -        La cessation d’exploitation de Tintin au Congo dans sa version actuelle et à l’intention des enfants sous peine d’astreintes.

                  -        L’apposition d’une bandelette d’avertissement comme cela est déjà fait en Angleterre et même dans les librairies anglaises ici en Belgique. Quant à la compétence du tribunal, soulevée par la défense, Me Alain H. Amici complétera son collègue en se référant à plusieurs jurisprudences et à des textes de lois : le plaignant est en droit de choisir le tribunal où il peut porter plainte.

                  La défense

                  L’avocate de Moulinsart, elle, dira que le tribunal de première instance n’était pas compétente pour juger cette affaire, qui est une affaire commerciale. Et donc, c’est au tribunal de commerce de juger et trancher.

                  L’accusation voulait aussi que la défense produise le contrat qui lie Moulinsart à Casterman afin de s’assurer lequel des deux devrait modifier l’œuvre exploitée ; l’avocate de la défense refusera cette demande. Le Procureur du Roi en tant que ministère public donnera alors son avis il ne considérait pas le tribunal de première instance compétente. Pour lui, c’est le tribunal de commerce plutôt qui devait trancher cette affaire, rejoignant ainsi le point défendu par l’avocate de Moulinsart.

                  Endéans un mois, la juge rendra son arrêt.

                  Pour Me L’Hedim, que nous avons interviewé, à l’issue de l’audience, même si l’on renvoyait l’affaire à un autre niveau de juridiction, il n’est pas question d’arrêter ce dossier, quitte à aller à la Cour européenne de Justice.

                  Les albums Tintin sont vendus par millions à travers le monde. L’affaire Tintin au Congo est donc une affaire de gros sous. Pour l’éditeur et les ayant-droits, perdre un procès face à un "petit nègre" ne serait-il pas préjudiciable à l’image du produit, par ricochet, au profit ? Seulement, est-ce qu’au nom du profit, un éditeur peut éternellement fermer les yeux sur le contenu de ce qu’il vend ?

                  Fuite en avant de l’éditeur

                  Est-ce que les commerçants qui publient des contenus vexatoires ne pourraient être dénoncés que par d’autres commerçants ?

                  Où est alors la place du consommateur que nous sommes ?

                  D’autre part, il est une évidence : dans le contexte d’aujourd’hui, les 70.000.000 de Congolais qui pourraient lire "Tintin au Congo", se reconnaitraient-ils dans les "nègres" de l’album qui disent par exemple "missié" au lieu de monsieur ?

                  Pire les enfants congolais d’aujourd’hui ne seraient-ils pas choqués par ce contenu dénigrant voire méprisant ? Et ce préjudice, qui le paierait ?

                  Est-ce trop demander à l’éditeur ainsi qu’aux successeurs d’Hergé de suivre l’exemple des éditeurs anglais de "Tintin au Congo" ?

                  Le mot Congo figurant dans le titre de l’ouvrage d’Hergé appartenant aux Congolais, faut-il alors que le Congo officiel s’empare de l’affaire pour défendre notre label qui a déjà tant nourri des gens et continue à les nourrir au détriment de notre image ?

                  Ou faudrait-il que tous les Congolais se lèvent et se saisissent de cette affaire pour clarifier une bonne fois pour toutes, certains travers de l’époque coloniale qui auraient dû disparaître dès le 30 juin 1960 ?

                   

                  Cheik Fita

                  Uhuru

                   

                   

                  Pour traiter des activités de l’Unesco en RDC

                  Muzito et Folly Reimann ont parlé de l’imminente visite de Irina Bokova

                  Tout prochainement, Mme Irina Bokova, la Directrice Générale du Fonds des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) sera à Kinshasa, la capitale de la RDC. Tel est le message que Mme Anne Laure Folly Reimann, la Représentante de l’UNESCO en RDC a apporté au Premier Ministre, Adolphe Muzito, hier jeudi 17 mars 2011.        Il est à ce sujet prévu, lors de la visite prochaine de Mme Irina Bokova, des pourparlers avec les autorités de la RDC, sur les domaines relevant de ses activités au Congo Démocratique. Principalement, dans le secteur culturel. Cette précision, a été donnée par Mme Reimann. Par ailleurs, la Représentante de l’UNESCO en RDC a affirmé que diverses conventions ratifiées par Kinshasa, en rapport avec différents secteurs d’intervention de l’Unesco, ont été abordées au cours de cet entretien avec le Premier Ministre Muzito.

                  Hubert Mipatayi

                  La Prospérité

                  Banque Mondiale et FMI


                  Agapito encourage Muzito !



                  *Encore un satisfecit pour le Chef du Gouvernement Congolais, Adolphe Muzito Fumu Nsi. M. Agapito Mendes Dias, Directeur Exécutif et Administrateur Représentant la République Démocratique du Congo ainsi que tous les 23 pays Francophones du Continent Africain au Conseil d’Administration de la Banque Mondiale, en séjour à Kinshasa, a rencontré le Premier Ministre Congolais à l’Hôtel du Gouvernement le week-end dernier. Au sortir de cette audience, M. Agapito Mendes Dias a indiqué à la presse que tous les indicateurs macroéconomiques de la RDCongo sont positifs et que les efforts fournis par le Gouvernement sont reconnus comme tels par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International. Cette visite, il convient de le souligner, intervient à quelques jours de la prochaine réunion du Conseil d’Administration de la Banque Mondiale. Reste que le PM et l’ensemble de son équipe maintiennent le cap, particulièrement en cette période préélectorale où les besoins en argent sont immenses, entre autres, pour le financement du processus électoral, la sécurisation du territoire national à la veille des élections… M. Agapito Mendes Dias, ci-devant Directeur Exécutif à la Banque Mondiale, a été reçu le vendredi 18 mars 2011, par le Premier Ministre Adolphe Muzito. Cette rencontre qui a eu lieu à l’Hôtel du Gouvernement a tourné autour de questions financières. Il ressort de cette entrevue que le Gouvernement Congolais, grâce aux efforts inlassables qu’il ne cesse de fournir, vient d’engranger un autre satisfecit des institutions de Breton Woods. ‘‘Je suis venu rencontrer le Premier Ministre pour échanger sur la situation économique du pays ; j’ai également eu l’occasion d’échanger avec les Ministres de l’Energie et des Finances après avoir visité le barrage hydroélectrique d’Inga’’, a déclaré à la presse le Directeur Exécutif et Administrateur représentant la République Démocratique du Congo ainsi que tous les 23 pays Francophones du Continent au Conseil d’Administration à la Banque Mondiale. Ce, avant d’ajouter, en rapport avec les discussions sur des questions financières, que ‘‘tous les indicateurs macroéconomiques de la RDCongo sont positifs et que les efforts fournis par le Gouvernement sont reconnus comme tels par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International’’. Notons que cette visite de M. Agapito Mendes Dias intervient à quelques jours de la prochaine réunion du Conseil d’Administration de la Banque Mondiale. Une chose est d’engranger les satisfecit, une autre est de maintenir le cap pour qu’au finish, ces nombreuses approbations puissent avoir des retombées positives sur le vécu quotidien de la population qui continue, comme jamais auparavant, à attendre les fruits de ces efforts et, donc des sacrifices et tant d’autres privations.

                   

                  La Prospérité

                   

                   

                  Vendredi, le 18/Mars/2011

                  Maniema

                  Des présumés FDLR abattent un chef coutumier à Salamabila

                  Le chef de la localité Tukutuku, dans la province du Maniema, a été tué par des présumés combattants des FDLR, vendredi 11 mars. Trois autres personnes qui l’accompagnaient ont été enlevées. On n’a aucune nouvelle de ces personnes et les écoles sont restées fermées à Tukutuku. Les habitants de ce village sollicitent l’intervention des autorités politiques et administratives.

                  Le chef du village de Tukutuku, Bushiri Mutoto et trois habitants de ce village qui se rendaient à la chasse à 4 kilomètres seulement de leur village, sur la route qui mène sur Kilembwe, dans le Sud-Kivu ont été surpris par des présumés FDLR.

                  Ils ont tué Bushiri Mutoto en le décapitant. Les trois chasseurs qui l’accompagnaient sont portés disparus.

                  En apprenant la nouvelle, les habitants de Tukutuku, les élèves et les enseignants ont fui le village pour se réfugier dans la forêt et dans les villages environnants. Les présumés FDLR ont profité de cette absence de la population pour piller Tukutuku et Kayenga, un autre village voisin.

                  Pour le moment, des actions conjointes sont entreprises par les FARDC et la PNC afin de traquer ces présumés FDLR.

                   

                  Uhuru

                  Shabunda et Walungu

                  Sept blessés et 22 otages dans une embuscade des FDLR

                  Une embuscade tendue par des coupeurs de route, lundi 14 mars, dans la forêt de Nyombe, localité à cheval entre le territoire de Walungu et de Shabunda a fait sept blessés et une vingtaine d’otages parmi la population civile. Des sources concordantes attribuent cet acte aux combattants des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), en quête de ravitaillement en vivres.

                  Les Forces armées de la RDC (FARDC), basées à Nyamarhege sont arrivées après l’attaque et ont pourchassé les assaillants pour libérer les otages.

                  La police du district de Walungu confirme l’information en précisant que les victimes sont des commerçants ambulants qui sont tombés dans une embuscade tendue par les FDLR à Lubimbe, dans le territoire de Shabunda.

                  Six des sept blessés sont soignés dans un centre de santé à Mubone, dans le territoire de Walungu.

                  Selon la police de Walungu, ces commerçants qui se rendaient au marché de Lubimbe provenaient des groupements de Mulamba et de Kaniola, à Walungu. Des sources proches des opérations Amani Leo indiquent que vingt personnes prises en otage ont été libérées, le même lundi 14 mars.

                  Les éléments des FARDC poursuivent les assaillants pour obtenir la libération de deux autres personnes enlevées.

                  Les associations de défense des droits de l’homme actives dans la région signalent que le bilan de cette attaque pourrait être revu à la hausse et qu’il y aurait un mort, quatorze blessés et trente-huit otages.

                  Des chiffres que rejettent les autorités provinciales.

                   

                  Uhuru

                   

                   

                   

                  Kinshasa

                  3 tonnes de drogues incinérées

                  Le Comité interministériel de lutte contre la drogue et le crime a procédé, mardi 15 mars à Kinshasa, au site de l’Echangeur de Limete, à l’incinération de 3 000 Kg de drogue d’une valeur de plus de 6 millions de francs congolais. Selon le président national de cette structure, les détenteurs de ces colis ont été déférés au parquet. Cette drogue était constituée du chanvre indien ou cannabis, interdit de consommation en RD Congo ainsi que de quelques grammes d’héroïne et de cocaïne. Selon Pierre Didier Mpini Moke, c’est la deuxième incinération depuis la mise en place du Comité interministériel de lutte contre la drogue et le crime.

                  La première, en janvier 2011, a concerné 600 Kg de drogue.

                  "Ce qui signifie que la police affectée à son service va de performance en performance puisque deux mois après, la prise est passée à 3 000 Kg de drogue saisis", a souligné M. Mpini.

                  Cette prise est répartie de la manière suivante, a-t-il précisé : "1 200 Kg provenaient de la province de l’Equateur, de Bumba particulièrement ; 1 000 Kg du Bas-Congo, précisément du village de Kamona et 800 Kg du plateau de Bateke, à Kinshasa".

                   

                  Uhuru

                   

                  Procès Chebeya

                  La partie civile accuse le prévenu Mukalayi d’avoir corrompu deux témoins

                  Deux témoins, Christian Musema et Elenge Mosheli, co-détenus à la prison centrale de Makala, sont passés lundi 14 mars à la barre en vue de contredire M. Gomer, opérateur économique camerounais, qui avait affirmé devant la Cour militaire avoir aperçu Chebeya le 1er juin 2010 au bureau de l’Inspection générale de la Police nationale congolaise.

                  Eclats de rires dans la salle d’audiences de la Prison centrale de Makala lorsque l’un des renseignants dit reconnaître le prévenu Daniel Mukalayi dans le box des accusés alors que le deuxième renseignant affirme ne pas le reconnaître.

                  Selon ces deux renseignants, Gomer avait préparé sa vengeance contre Mukalayi qui l’avait arrêté pour fabrication des faux dollars et recel des véhicules. "Comment saviez-vous qu’il (M. Gomer) préparait une vengeance contre le colonel Mukalayi ?", demande le premier président de la cour aux deux renseignants. Ces derniers affirment avoir partagé la même cellule à la prison centrale de Makala avec le sujet camerounais en novembre 2010.

                  Au cours d’une partie de jeu de dames, il leur aurait affirmé qu’il ferait du mal au colonel pour l’avoir mis en prison et avoir ravi son véhicule.

                  Or, le Camerounais avait fait sa déposition devant l’auditorat militaire le 22 juin 2010, avant qu’il ne soit arrêté par le colonel Mukalayi, ont soutenu la Cour militaire et le ministère public.

                  "Comment peut-on qualifier sa déposition [du Camerounais], antérieure à son arrestation de vengeance", s’est alors interrogé le ministère public.

                  Selon la radio Okapi, parrainée par l’Onu, lorsqu’il a pris la parole l’avocat des parties civiles, Kabengela Ilunga a affirmé que "les deux renseignants ont été corrompus par le colonel Mukalayi moyennant 100 dollars dont 80 restent à leur verser" pour témoigner en sa faveur et le décharger.

                  Mais l’avocat du colonel Daniel Mukalayi, Didier Dimina, indique que les deux renseignants ont relaté ce qu’ils ont entendu.

                   

                  Uhuru

                  Bas-Congo

                  Radios privées : des journalistes qui n’en ont que le nom

                  La création à tout va de nouvelles radios privées notamment commerciales, a donné lieu à l’arrivée dans la profession des journalistes sans aucune notion du métier. Leur seule qualité : les liens particuliers avec le promoteur de ces médias. Au Bas-Congo, ces "moutons noirs" effarouchent tout le monde : sources d’information, auditeurs et professionnels…

                  "Je n’ai jamais pensé être journaliste. Mais mon frère a d’étroites relations avec l’un des directeurs, qui m’a assuré que faire du journalisme, ce n’est pas de la mer à boire. Il a dit que je gagnerai un peu d’argent". Y est présentatrice de journal parlé dans une radio commerciale de Matadi. Du journalisme, elle n’a suivi qu’une courte formation d’un mois organisée par sa radio. Elle va souvent en reportage et dit éprouver de sérieuses difficultés à rédiger ses papiers. "Rendre un papier après un reportage est un calvaire", avoue-t-elle, contrairement à ce que lui a fait croire son directeur.

                  La plupart des radios privées commerciales ou confessionnelles dans la province du Bas-Congo (sud-ouest de Kinshasa) recrutent leur personnel de la même manière. Qu’ils soient journalistes, animateurs d’antenne ou d’émission, cameraman… Ils arrivent tous dans la profession sans y avoir été sérieusement préparés. Jeunes dans la majorité des cas, ils sont engagés soit par leurs frères, parents ou amis, propriétaires de ces médias.

                  Auditeurs et sources désabusées

                  Ayant suivi plusieurs sessions de formation quand il travaillait au département de communication de la Croix-Rouge du Congo, Roger Mengi est journaliste à Radio Kisantu. Il estime que les radios ne prennent pas suffisamment de précaution et engagent des "journalistes" qui viennent de partout. "Ils exercent le métier par chance", dit-il. Certains responsables de ces médias en sont d’ailleurs conscients. Ils attribuent cette situation à l’absence, disent-ils, d’écoles de formation de professionnels de médias dans leur province. "En 2006, nous avons recruté n’importe qui", reconnaît Célestin Lusiana, directeur de la radio Ntomosono, de Luozi. Malgré une formation de quatre mois qu’il leur a fait suivre à Kinshasa, à la Radio télévision nationale (publique), ces journalistes éprouvent toujours, dit-il, des difficultés.

                  A Kimpese, à 145 km de Matadi, Radio Bangu a dû arrêter en janvier ses émissions, le temps de se "restructurer" et de revoir les critères de recrutement de son équipe. Car, "même les auditeurs se plaignent", reconnaît avec une certaine humilité Mohamed Tukebana, son directeur. Lors des reportages, certaines sources d’information aussi sont parfois étonnées par les questions que les reporters leur posent. Comme ce député venu de Kinshasa, à qui l’un d’eux a tendu son micro avec empressement, lors de l’inauguration d’une école à Kisantu. "Qu’est-ce que vos impressions ?", lui a-t-il demandé. "Ahuri, il a chassé tous les journalistes. J’étais tout ridicule", témoigne un reporter de la radio Vuvu Kieto de Mbanza-Ngungu.

                  Pas d’avenir pour les mal formés

                  Les mêmes journalistes ne s’offusquent pourtant pas d’exiger le fameux "coupage", les frais de transport attendus des sources d’information lors de la couverture d’événements. Ces exigences tournent parfois au ridicule pour ceux qui le réclament. "Veux-tu que je vende mon pagne maintenant pour te donner de l’argent", a rétorqué à un journaliste, la secrétaire adjointe du parti présidentiel (PPRD), Marie Mienze.

                  Coordonnateur provincial de la Haute Autorité des médias (muée en Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication), Etienne Kusengumuna pointe du doigt l’Union nationale de la presse du Congo qui, dit-il, distribue les cartes de presse à n’importe qui. "Ces moutons noirs ne fournissent aucun effort pour se former", regrette-t-il. Mais, comme les recrutements se font dans les maisons de presse, Joseph Mbaluku, directeur provincial de la Rtnc (publique), ne donne pas beaucoup de chance à ceux qui arrivent dans le métier comme par effraction : "Les radios qui fonctionnent avec des journalistes non formés disparaîtront un jour", tranche-t-il.

                   

                  Benita Sambu

                  Uhuru 

                  Une semaine après la révocation de Nzanga Mobutu du gouvernement

                  L’UDEMO rompt son alliance avec l’AMP

                  L’autorité morale de l’Union des démocrates mobutistes (UDEMO), Joseph François Mobutu Nzanga, a pris la décision de se désengager de la coalition avec l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP). Il a livré cette information hier jeudi 17 mars au cours d’un entretien qu’il a eu avec le responsable d’un groupe de presse basé à Kinshasa.

                  Mobutu Nzanga rompt donc cette alliance après avoir été révoqué du gouvernement le jeudi 10 mars dernier sur ordonnance présidentielle, à la surprise de l’opinion nationale, alors que l’intéressé revenait à peine d’un séjour en Europe.

                  Ce candidat président de la République aux élections de 2006 entend prendre son temps en vue de réfléchir sur son avenir politique et s’engager dans une voie.

                  Mais au grand étonnement de l’opinion, un groupe de députés et autres membres de l’UDEMO ont fait, toujours hier jeudi 17 mars 2011, une déclaration contraire à celle de leur leader, après avoir été voir le secrétaire exécutif national de l’AMP, Louis Koyagialo. Selon eux, malgré la révocation de l’ex vice-premier ministre et ministre de l’Emploi, l’UDEMO reste allié à l’AMP jusqu’à la fin de ce quinquennat.

                  On attend que la haute hiérarchie de ce parti statue sur cette indiscipline constatée dans le chef de certains de ses membres en vue de prendre des mesures qui s’imposent.

                   

                  Lefils Matady

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  Assassinat de Chebeya et disparition forcée de Bazana

                  Réaction de la Voix des Sans Voix après l’instruction

                  La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) a pris acte de la fin de l’instruction juridictionnelle par la Cour Militaire de Kinshasa/Gombe sur l’affaire assassinat Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi, tous deux défenseurs des droits humanitaires et membres effectifs de la VSV et du début des plaidoiries jeudi 24 mars 2011.

                  En effet, à la fin de l’audience de ce jeudi 17 mars 2011, la Cour Militaire siégeant en chambre foraine à la Prison Centrale de Makala (PCM) a signifié aux parties en procès qu’elle a mis fin à l’instruction juridictionnelle du dossier et qu’il était important de commencer les plaidoiries.

                  Cependant, la VSV est au regret de constater que l’instruction par la Cour Militaire de Kinshasa/Gombe du dossier n’ait débattu sur les circonstances ayant entouré l’enlèvement suivi de l’assassinat de son membre effectif et chauffeur, monsieur Fidèle Bazana Edadi, compagnon d’infortune de M. Floribert Chebeya Bahizire le jour de leur assassinat à l’Inspection Générale de la Police Nationale Congolaise (IG/PNC) dans la nuit de mardi 01 au mercredi 02 juin 2010.

                  Il sied de relever qu’en date du 04 juin de la même année, l’équipe d’Inspecteurs de la Police des Parquets de Kinshasa/Gombe, sous la conduite de l’Inspecteur Konde a affirmé au bureau de la VSV que le corps de Fidèle Bazana Edadi se trouvait bel et bien à la morgue de l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa (ex. Mama Yemo).

                  Pour corroborer cela, ces inspecteurs ont invité la VSV à se retrouver avec eux le 05 juin 2010 à 9h00 pour voir le corps de Fidèle Bazana Edadi.

                  Le jour du rendez-vous, les membres de famille et les collègues de Fidèle Bazana Edadi ont été surpris du refus catégorique d’accès à la morgue par les responsables de ladite morgue alléguant n’avoir pas reçu ce corps.

                  La VSV est au regret de constater que l’Auditorat Militaire se soit réservé de restituer le corps de Fidèle Bazana Edadi à sa famille pour une sépulture digne, alors que le Parquet Général de la République à travers l’Inspection Générale des Parquets reconnaissait l’existence du corps de la victime à la morgue.

                  Eu égard à ce qui précède, la VSV exige avant de passer aux plaidoiries :

                  -        Le débat sur l’enlèvement suivi de l’assassinat de M. Fidèle Bazana Edadi ;

                  -        La restitution du corps de la victime à sa famille pour des obsèques dignes.

                   

                   

                  Fait à Kinshasa, le 17 mars 2011

                   

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Vendredi, le 18/ Mars/ 2011(Suite 1) 

                  Affaire du jet privé bloqué à Goma : le PGR Kabange Numbi s'exprime

                  Un avion jet immatriculé N886 DT stationné à l'aéroport de Goma, cloué au sol par le gouvernement de la RDC qui le soupçonné de trafic illicite des minerais.

                  Le procureur général de la République a entendu toutes les personnes qui étaient à bord du jet privé immatriculé aux Etats-Unis et qui avait atterri sans autorisation le 3 février à Goma, au Nord-Kivu ainsi que tous ceux qui ont collaboré avec elles. Il l'a affirmé lui-même dans une interview à Radio Okapi, précisant que ces personnes sont accusées de plusieurs infractions aux lois du pays dont le trafic illicite des minerais.      Il s'agit de cinq personnes sur les sept impliquées dans cette affaire. Mais le PGR Flory Kabange Numbi n'a pas voulu, à ce stade d'enquête, révéler les identités de ces personnes.

                  Il s'est contenté de dire que ces dernières appartiennent à plusieurs nationalités, notamment américaine et nigériane.

                  "Je signale que nous les poursuivons pour achat illégal des substances minérales, détention illégale des substances minérales, recel des substances minérales, transport illicite des substances minérales, tentative d'exportation frauduleuse des substances minérales ainsi que pour blanchiment des capitaux," a expliqué le PGR.

                  "Toutes ces personnes ont été passées sous mandat d'arrêt provisoire après avoir été entendus sur procès verbal à Goma," a-t-il encore laissé entendre avant d'ajouter que toutes ces personnes se trouvent depuis mardi à Kinshasa à la prison de Makala.

                  Le PGR Kabange Numbi a également confirmé le transfert à Kinshasa, le même mardi. Du jet en question cloué au sol à l'aéroport international de N'Djili.

                  Par ailleurs, le procureur général de la République s'est également exprimé par rapport au dossier de l'ancien ministre du Développement rural, Philippe Undji, révoqué du gouvernement et placé entre les mains de la justice.

                  Selon le haut magistrat, cet ancien membre du gouvernement est  actuellement placé à garde à vue pour 48 heures avant d'être transféré devant un magistrat qui devra le juger.

                  La détention de Philippe Undji intervient quelques heures après avoir été entendu par les inspecteurs judiciaires pour malversation financière.

                   

                  L'Observateur

                   

                   

                  Après avoir été formés sur la gestion des contentieux électoraux

                  Les chefs d'administrations électorales d'Afrique centrale projettent  un réseau Sept pays d'Afrique centrale ont pris part à un atelier dit de formation BRIDGE sur l'administration électorale et la gestion des contentieux électoraux. Cet atelier organisé  à Kinshasa du 14 au       16 mars courant, a connu la participation des présidents et délégués des commissions et administrations électorales du Burundi, du Cameroun, du Gabon, de la République centrafricaine, de Sao Tomé e Principe et de la République démocratique du Congo, pays hôte. Pendant les trois jours des travaux qui se sont déroulés à l'hôtel Memling, les participants ont suivi plusieurs exposés thématiques cadrant avec l'administration des élections.

                  Ces exposés ont tour à tour été développés par d'éminents experts du programme BRIDGE avec une approche méthodologique adaptée à la formation des adultes. Il s'en est suivi un besoin commun d'amélioration des pratiques de gestion des élections, surtout dans la dimension de gestion des contentieux électoraux dans l'espace qui regroupe les pays concernés.

                   

                  Les différentes délégations des pays représentés à l'atelier ont également pu, à travers ces assises, partager les expériences  vécues dans la gestion courante du processus électoral. Un autre point important traité au cours de l'atelier de Kinshasa a été l'idée de la création d'un Réseau du Savoir en Afrique (RESEAC) et d'une école sous-régionale de formation en matière électorale. Ici, les participants ont été édifiés sur l'origine ainsi que l'intérêt de  la  création de ces structures encore en projet, après l'exposé de l'Abbé Apollinaire Malumalu.

                  S'agissant particulièrement du RESEAC, signalons qu'il figure sur la liste des matières à traiter lors du prochain atelier prévu à Libreville au mois de mai prochain ;il sera question de l'approbation de ses statuts. Cette réunion de la capitale gabonaise sera consacrée essentiellement à l'observation électorale, ainsi que l'ont décidé les participants de l'atelier de Kinshasa dans les recommandations qu'ils ont formulées à l'issue de leurs travaux. Dans ces recommandations, ils ont également encouragé les commissions et administrations électorales des Etats d'Afrique centrale à activer la mise en œuvre effective des résolutions adoptées à l'atelier organisé l'année passée. Une autre résolution de l'atelier de Kinshasa a pris acte de la création à partir de la RDC, de l'Ecole de formation électorale en Afrique centrale (ESEAC) qui aura comme ambition de professionnaliser les acteurs et gestionnaires des processus électoraux dans la sous- région.

                  Clôturant les travaux de l'atelier de Kinshasa, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RDC, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda a déclaré que le programme BRIDGE reconnu à travers le monde comme outil doué d'immenses connaissances en matière électorale, est incontournable pour la formation des cadres et experts dans la vision de renforcement des capacités et de l'amélioration de méthodes de gestion des processus électoraux dans les pays de l'Afrique centrale.  " La question de règlement des différends électoraux qui cadre avec le contentieux électoral a toujours suscité des passions, des crises multiformes et des risques graves d'entame à la régularité et à l'intégrité de tout processus électoral " a reconnu le président de la CENI. Selon lui, cet atelier aura été l'occasion pour les participants d'être informés sur les différents modes de gestion des contentieux électoraux propres à chaque pays ; ce qui à ses yeux, explique la difficulté de se convenir d'un seul mode de gestion de ces contentieux.

                  S'agissant de la création du RESEAC,  D. Ngoy Mulunda a déclaré ce qui suit : " Cette initiative qui a vu le jour dans mon pays  a pour vocation de briller à travers toute la région d'Afrique centrale…j'admets donc que mon institution toute sa collaboration aux Etats amis en vue de la mise en place d'un secrétariat technique du réseau, un expert électoral et un point focal attaché directement à mon cabinet. Je suis convaincu qu'avec la grâce de Dieu Tout Puissant, le rendez-vous pris pour le mois prochain à Libreville (au Gabon),pourra mieux booster la mise en route du réseau et son implantation effective".    

                   

                  Freddy Longangu

                  L’Observateur

                   

                   

                  Réagissant au violent tremblement de terre et au tsunami qui a frappé son pays

                  L'Ambassadeur Kanji Kitazawa : "  Le  Japon va se reconstruire " Le tremblement de terre suivi du tsunami qui a secoué le Japon le vendredi 11 mars 2011 continue à défrayer la chronique. Beaucoup d'observateurs aujourd'hui en Afrique se demandent si le Japon va poursuivre son aide en faveur des pays en voie de développement en général, à  la République démocratique du Congo en particulier.

                  Au cours d'un échange avec la presse, l'Ambassadeur du Japon en République démocratique du Congo, M. Kanji Kitazawa a déclaré que malgré la catastrophe naturelle qui a endeuillé le Japon, l'aide de ce pays envers la République démocratique du Congo va se poursuivre sans la moindre modification. " Malgré la catastrophe naturelle, c'est-à-dire le tremblement de terre, le tsunami qui a secoué le Japon, le gouvernement japonais poursuivra sa coopération et son aide au développement envers la République démocratique du Congo. Et en tant qu'Ambassadeur du Japon en RDC, je vais essayer de mon mieux pour que l'aide du Japon envers la RDC soit toujours maintenue. Je ne vais pas lésiner sur les moyens pour accroître la coopération du Japon envers le République démocratique du Congo", a affirmé l'Ambassadeur Kanji Kitazawa.

                  Le diplomate japonais a indiqué, face à cette grande catastrophe naturelle,  que les Japonais ont suffisamment des ressources morales pour surmonter l'épreuve. "Le Japon pourra bien maîtriser la situation. Le message de Sa Majesté l'Empereur Aki Hito est venu renforcer cette force morale des Japonais. Sa Majesté l'Empereur du Japon a surtout exprimé l'expression de ses encouragements au peuple japonais. Face à cette catastrophe, le Japon va se reconstruire", dixit l'Ambassadeur Kanji Kitazawa. Le diplomate japonais a précisé que le gouvernement japonais et les différentes composantes de la société civile japonaises mobilisent déjà des ressources humaines et matérielles pour réparer les dégâts causés par cette catastrophe naturelle et reconstruire dans un bref délai les villes qui ont été touchées par le séisme et le tsunami.

                  Une société disciplinée

                  Il faut dire que depuis le début de cette catastrophe naturelle, le vendredi 11 mars 2011, les Japonais ont fait montre d'un calme légendaire et sans pareil. Pas de panique, dans les rues et avenues, mêmes dans les villes touchées par le tremblement de terre et le tsunami. La menace nucléaire due à l'embrasement des deux des quatre réacteurs nucléaires ne semblent pas pour autant ébranler le moral des Japonais. Même si le peuple japonais  gardera encore pour longtemps les séquelles de cette catastrophe naturelle. Autre fait positif et qui témoigne du séreux des Japonais, un séisme après cette catastrophe naturelle et cette menace nucléaire, aucun cas de pillage n'a été signalé partout au Japon.  Alors qu'ailleurs, de telles catastrophes sont une occasion pour les pillards de se livrer à leur sale besogne, comme on l'a vu lors du tsunami de décembre 2004 en Asie du Sud-Est.

                  Le flegme japonais

                  Malgré cette grande catastrophe naturelle, les japonais ont su garder leur calme et ont montré  une profonde solidarité face à cette dure épreuve. Trois jours seulement après ce séisme, la vie a repris son cours normal. Le "Shenkassen Nozomi", le célèbre train à grande vitesse circule déjà entre Tokyo, Kobe, Kyoto, Hiroshima, Nagoya.  Les entreprises japonaises ont repris leurs activités. Les Japonais, dans le calme et la méditation, se rendent courageusement au travail.  Dans l'entre temps l'on apprend que plus de 4 000 volontaires, en l'occurrence des jeunes, se préparent à rejoindre l'armée japonaise sur terrain pour participer aux opérations de sauvetage. Pour faire face à la récession, la Banque nationale du Japon a injecté près de 146 milliards de dollars américains sur le marché. La bourse de Tokyo a bien réagi à cette injection de la Banque nationale du Japon.

                  Dans les villes touchées par le séisme et le tsunami, plusieurs milliers d'éléments de l'armée japonaise fouillent dans les décombres à la recherche des éventuels survivants.

                  Selon plusieurs observateurs, les japonais font preuve d'un calme légendaire du fait que ce peuple a une longue histoire liée au tremblement de terre. "Les Japonais sont sociologiquement et culturellement préparés au tremblement de terre. Ils font des exercices de protection contre des plus violents séismes", a affirmé un scientifique congolais.

                  Selon plusieurs scientifiques, le tremblement de terre de vendredi 11 mars 2011 au Japon  a  déplacé l'axe de rotation de la terre de 10 centimètres.

                  Le séisme de lundi 3 janvier 2011 au Chili  de 7,2 sur l'échelle de Richter et celui du 21 février 2011 en Nouvelle Zélande, 7,6 sur l'échelle de Richter avaient déjà entraîné des profondes modifications de l'axe de rotation de la terre, soulignent beaucoup de scientifiques.

                   

                  Luc-Roger Mbala Bemba

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                  Au Sud-Kivu : Les carrés miniers divisent exploitants et chefs de collines

                  La levée de la mesure interdisant l'exploitation des minerais dans les deux Kivu, annoncée au début du mois de mars 2011, n'a pas seulement suscité de l'allégresse dans le secteur des mines. Elle a aussi entraîné des mécontentements entre les exploitants artisanaux, des chefs de collines, des coopératives et des multinationales dans certains sites miniers. C'est notamment le cas dans la province du Sud Kivu.  

                  A Mukungwe, territoire de Walungu, province du Sud Kivu, les creuseurs sont en conflit avec un chef de colline. Ce dernier est accusé de réquisitionner des militaires pour maintenir l'ancienne pratique qui consistait à remettre au chef local 50% de production dans chaque carré minier.

                  Cette pratique est contestée par les exploitants artisanaux. Ils réclament le respect des actes d'engagement récemment signés à Kinshasa entre les responsables des coopératives minières, les exploitants artisanaux et le gouvernement central.

                  Ces actes d'engagement stipulent plusieurs recommandations aux exploitants artisanaux notamment l'interdiction de procéder aux trocs, de ne vendre leurs marchandises que dans des comptoirs reconnus et de ne travailler que dans des zones exclusivement réservées à l'exploitation artisanale.

                  A Lugushwa, territoire de Mwenga, un autre problème se pose. Sur ce site d'exploitation minière, la mésentente est visible entre les creuseurs artisanaux et Banro, une entreprise multinationale qui exploite l'or.         Les creuseurs envahissent le périmètre concédé à Banro par le gouvernement congolais.

                  Pour le chef de division provinciale des mines, Michel Liete wa Tuta,     ce problème avait déjà été réglé : " dans les engagements qui ont été pris aussi bien par les responsables des coopératives minières que par les exploitants artisanaux, il était clairement dit que ces derniers ne devaient pas envahir les sites concédés aux entreprises minières. "

                  A Kalehe, deux coopératives minières se disputent aussi la légitimité des carrés miniers. La coopérative minière pour le bien-être de Kalehe (Comdeka) et la Coopérative minière de Kalehe (Comika) exploitent un même puits.

                  Ces deux groupes s'étaient arrangés pour une exploitation rotative, méthode à la base de plusieurs divergences entre ces deux associations. Actuellement, chacune des coopératives réclame l'exploitation exclusive.

                  Pour le coordonnateur de l'ONG Observatoire, gouvernance et paix (OGP), face à ces conflits liés aux droits d'exploitation minière, demande au gouvernement de la République démocratique du Congo de définir et de borner clairement les zones exclusives d'exploitation artisanales, unique voie de sortie de la grogne sociale qui pointe à l'horizon.

                   

                   

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                  Dialogue social dans les entreprises publiques en transformation

                  Un PDG ivoirien partage son expérience avec les Congolais Marcel Zadi Kessy, PDG de la Compagnie Ivoirienne d'Electricité (CIE) et ancien DG de la Société de Distribution d'eau de la Côté d'Ivoire (SODECI), a pris une part active dans la privatisation des entreprises publiques dans son pays. C'est pour parler de cette expérience africaine et la partager avec les gestionnaires et syndicalistes des entreprises publiques transformées que Marcel Zadi Kessy vient de séjourner à Kinshasa. Ce manager ivoirien a répondu à l'invitation de la Banque mondiale et du Comité de Pilotage de la réforme du Portefeuille de l'Etat (COPIREP).Il faut noter que le Projet Développement et Compétitivité du secteur privé exécuté par le COPIREP a rencontré beaucoup de problèmes notamment une certaine hostilité des syndicalistes vis-à-vis de la réforme des entreprises publiques.

                   

                  Il y a lieu de noter particulièrement un premier entretien de Marcel Zadi Kessy avec les ADG de la SNEL et de la REGIDESO le mardi 16 février. Au centre des discussions, il a été question du dialogue social au sein des entreprises publiques durant le processus de réforme. Quand bien même il existe une différence entre les deux situations, en Côte d'Ivoire il a été question d'une privatisation et en RDC il s'agit d'un changement du statut juridique des entreprises publiques devenues pour certaines des sociétés commerciales et d'autres des établissements publics ou services publics. Dans tous les cas, une bonne réforme est celle dans laquelle les travailleurs s'impliquent et s'approprient le processus, a expliqué le PDG ivoirien.

                  Par ailleurs au cours de son séjour kinois, Marcel Zadi Kessy a longuement échangé avec quelques gestionnaires et des syndicalistes des entreprises congolaises réunis ce mardi 16 février au Salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa. Plusieurs enseignements ont été tirés par les uns et les autres de cet entretien. Il ressort que la participation des partenaires sociaux à la vie de l'entreprise est une garantie pour la paix sociale et une source de motivation au travail. Sans la paix sociale, rien n'est possible. Pour avoir la coopération et la compréhension du personnel durant la réforme, il faut informer celui-ci des enjeux et des objectifs. "Partenaires de premier plan, les salariés doivent être associés aux grandes décisions, à travers leurs différentes associations et syndicats", a soutenu Marcel Zadi Kessy. Le dialogue social permet de garantir la paix sociale. Les salariés sont comme des soldats d'une armée à qui il faut expliquer pourquoi ils se battent. Ils doivent aussi être motivés par une rémunération. A la CIE, 30 % du chiffre d'affaire sont consacrés à la rémunération.

                  Adaptation aux valeurs africaines

                  Dans sa prestation, ce manager ivoirien a mis un accent particulier sur l'adaptation aux valeurs culturelles africaines. "L'expérience prouve qu'une entreprise ne peut pas durer et motiver ses salariés de la même façon, selon qu'elle est installée en France, aux Etats Unis, en Chine,…On ne gère pas les Africains de la même façon que les Européens, Américains ou Asiatiques ". Au nombre des valeurs africaines à valoriser dans l'entreprise, il a cité l'esprit communautaire qui réduit les risques d'individualisme qui nuisent à l'esprit d'équipe indispensable au succès de l'entreprise. Cet esprit crée un profond sentiment d'appartenance et d'attachement à l entreprise. Il a aussi prôné le sens de la solidarité et du partage dans l'effort productif et de redistribution de la richesse créée. Mais aussi le contrat de confiance à travers la parole donnée. Dans l'entreprise, il faut tirer profit de cette tradition africaine car la parole d'honneur crée un contrat de confiance entre l'employeur et les syndicats représentant le personnel. Dans ce contrat, les deux parties en présence peuvent se fixer des objectifs clairs dans le cadre de la gestion budgétaire. L'esprit d'hospitalité permet de bien accueillir les nouvelles recrues au sein de l'entreprise.

                  En ce qui concerne l'esprit communautaire créé au sein de la CIE, par exemple, Marcel Zadi Kessy renseigne qu'il a mis en place un Fonds au profit du personnel , une traduction de la volonté de créer un vrai pacte communautaire ; un Fonds commun de placement qui permet au personnel d'être actionnaire à hauteur de 5 % ; un Fonds Epargne Emprunt qui permet aux travailleurs d'épargner et d'emprunter pour réaliser des projets (scolarisation, immobilier, voyage, plantation,…) ; un Fonds de solidarité santé pour avoir droit de bénéficier des soins gratuits en cas de pathologie grave ; une assurance maladie retraite et une mutualité des agents de l'eau et de l'électricité qui va devenir une Institution de Micro Finance.

                  Toutefois, il a mis en garde que la politique et le tribalisme tuent souvent les entreprises publiques. Comme, il y a des traditions africaines négatives à bannir dans l'entreprise ; à savoir: la pensée magique, le fatalisme, le mythe du chef, le tribalisme, la mauvaise gestion du temps, l'absentéisme, la tradition orale, le droit d'aînesse, la pression communautaire,…Ainsi pour réussir une réforme dans l'entreprise, il estime que la vision de la direction générale doit comprendre des axes stratégiques et des objectifs à atteindre. Ainsi, i faut une utilisation judicieuse des outils et des méthodes de gestion moderne ; la décentralisation; la délégation des pouvoirs, la responsabilisation ; la formation; le recours à l'outil informatique ; la gestion budgétaire ; la pratique du droit et le respect des procédures. Marcel Zadi note que la communication, de proximité est importante car une communication efficace permet la circulation de l'information du sommet à la base. Elle brise les murs qui séparent les services et les catégories professionnelles. Dans ce cadre, il a créé Energie magazine qui parait chaque mois.

                  Une entreprise réformée peut relever des défis

                  Par ailleurs, l'orateur a évoqué son action de la féminisation de certains postes relatifs à la manipulation de l'argent et la gestion des stocks. Pour lui, la tradition montre que la femme a des vertus qui peuvent être mis à profit dans l'entreprise. Et d'insister que la gestion exige de grandes capacités d'anticipation des acteurs. En ce qui concerne la réforme dans l'entreprise, elle dépend de deux facteurs de réussite: la politique de gestion et de management et l'implication du personnel. Dans ce cas, à terme tout le monde est gagnant. Faut-il encore l'expliquer au personnel.

                  Une entreprise réformée est mieux structurée et organisée à relever des défis. Quant au personnel, il arrive à préserver son emploi et ses revenus. L'Etat propriétaire est désengagé des soucis d'apporter des subventions et peut allouer ses ressources à autres choses. De ce point de vue, Marcel Zadi Kessy estime que la réforme est une bonne chose. L'avantage d'avoir des capitaux privés dans l'entreprise, c'est le fait que cela apporte des assurances que l'Etat en tant que client va payer ses consommations d'eau et d'électricité. Il est d'avis que les privés mettent des pressions plus fortes sur le gouvernement pour payer, garantissant la poursuite de l'exploitation, des investissements et du service rendu avec efficacité.

                  Au terme de cet échange, il y eu une présentation des quatre livres écrits par l'orateur. Celui-ci en a dédicacé quelques uns pour les gestionnaires et syndicalistes présents. Parmi ces ouvrages, il y a lieu de retenir particulièrement: "Culture africaine et gestion de l'entreprise moderne" qui est à sa troisième édition. C'est le creuset de la pensée de Marcel Zadi Kessy.

                  Pour mémoire, Marcel Zadi Kessy est ingénieur de formation. Il est le fondateur de l'Union africaine des producteurs et distributeurs d'eau. Président du Conseil national du Patronat Ivoirien et membre des Conseils d'administration de plusieurs sociétés, il est devenu Directeur général de la SODECI en 1985. En 1990 à la création de la CIE, il en devient le PDG. C'est donc un homme de talents et d'expériences que le monde des affaires de la RDC vient de recevoir. Mieux, il a partagé avec ses interlocuteurs ( Banque mondiale, COPIREP, gestionnaires, syndicalistes) une expérience africaine pleine d'enseignements qui peut inspirer les Congolais.

                  Didier Munsala Buakasa

                  L’Observateur

                  A partir du 1er avril : La vente des produits miniers congolais menacée d'embargo

                   

                  Dans le cadre des efforts déployés par la communauté internationale visant à mettre totalement fin aux conflits récurrents dans la sous région des Grands Lacs, le président américain Barack Obama, a promulgué le 23 juillet 2010, une loi réglementant le commerce des produits miniers provenant de cette zone, en général, et particulièrement de la partie est de la République démocratique du Congo.

                   

                  Cette mesure vient d'être signifiée aux opérateurs économiques congolais évoluant dans ce secteur. La plupart d'entre eux dans l'exploitation artisanale.

                   

                         Selon radio Okapi, ils ont jusqu'au 1er avril pour se conformer aux normes avant qu'un embargo ne doit décrété sur la vente des produits miniers de la RDC et ceux de la sous région des Grands Lacs évalués entre 25 et 30 millions USD courent le risque de ne pas être vendus d'ici le 1er avril au cas où les exploitants ne se soumettaient pas aux normes internationales, note notre source.

                   

                         Inquiets, les opérateurs économiques du secteur minier du Nord-Kivu ont demandé le mardi 15 mars à Goma au gouvernement congolais, d'intervenir auprès des autorités américaines pour qu’une exemption leur soit accordée. Ils ont exprimé cette volonté au cours d'une rencontre internationale axée sur la gestion responsable de la chaîne d'approvisionnement en minerais dans les zones des conflits.

                   

                         Donnant plus de précisions sur ladite rencontre, notre source indique que celle-ci avait connu la participation des membres de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et les opérateurs miniers de la province.

                         Se disant disposés à soutenir les mécanismes internationaux de transparence, ces exploitants craignent un éventuel embargo. "Nous n'avons pas encore le temps d'être plus pratiques sur le  terrain, depuis le puits jusqu'au point d'exploitation. C'est ainsi que nous demandons aux autorités américaines, à travers ce qu'on appelle Security change commission de nous donner suffisamment de temps afin que notre secteur ne puisse pas se trouver sous embargo" tel s'est exprimé John Kanyoni,      le président provincial faisant allusion aux difficultés qu'ils rencontrent.

                   

                         Globalement, il est demandé aux exploitants de publier leurs revenus ainsi que les paiements fiscaux. Qu'ils devraient, en principe, mettre à la disposition des gouvernements du monde entier.

                   

                         Retenez que la loi dont il est question comprend 2 500 pages.            Elle porte le nom de "Financial reform act " dans laquelle une disposition particulière concerne les minerais de la RDC.

                   

                         Approuvant cette mesure, une certaine opinion trouve que le contexte international créé par la  législation américaine adoptée aux USA est une procédure qui exige des opérateurs économiques la mise en place des dispositions permettant de s'assurer qu'ils ne contribuent pas aux conflits dans la région.

                   

                         Pour Clara Liberté, membre de l'OCDE " la loi Obama est un instrument qui présente un grand avantage.

                   

                         Ceci expliquant cela cette mesure est pour le moins salutaire, si elle peut contribuer à mettre fin aux conflits récurrents enregistrés plus précisément dans la sous région des Grands Lacs.

                   

                   

                  Maurice Bakeba

                  L’Observateur

                   

                   

                   

                   

                   

                   

                   

                  Bandundu : Le Gouverneur déchu pourrait être mis en accusation par l'Assemblée provinciale

                  Le Gouverneur de Province Richard Ndambu récemment limogé de suites d'une motion de défiance contre sa personne pourrait être mis en accusation, selon certaines informations qui circulent dans les milieux de l'Assemblée provinciale à Bandundu mais non encore confirmées officiellement.

                  Selon certaines indiscrétions, le Bureau de l'Assemblée provinciale et l'ensemble du Parlement provincial ne comprendraient pas les gesticulations de l'ancien Gouverneur qui s'interposerait partout pour que l'administration ne puisse pas marcher et aussi pour que la paix ne soit pas préservée.

                  Chaque jour qui passe, l'attention de la population est focalisée sur ce dossier de départ du Gouverneur Ndambu que l'Assemblée provinciale aurait déjà réglé.

                  Curieusement, aujourd'hui, ce sont de procès, des altercations, de points de presse intempestifs, etc. Tenez par exemple. Le Vice Gouverneur intérimaire désigné par l'Assemblée provinciale aurait été empêché au début de la semaine d'accès au Bureau par la Police sur l'ordre de qui on ne sait. Ensuite, la première audience à la Cour d'appel, mardi dernier, dans l'affaire Gouverneur Ndambu contre l'Assemblée provinciale a démarré sans la présence de la partie citante arrivée seulement un peu plus tard, l'audience ayant été levée quelques minutes auparavant. Seuls les avocats de l'Assemblée étaient présents. Et c'est finalement une requête des avocats de monsieur Ndambu qui tombait sollicitant une réouverture du débat.

                  Loin de s'arrêter là, soulignent nos sources, on a l'impression d'aller des rebondissements en rebondissements. D'où la colère des membres de l'Assemblée qui estiment qu'il faut mettre un terme à ces querelles et repartir du bon pied. Et la meilleure réponse du berger à la bergère serait de traîner le Gouverneur Ndambu devant les tribunaux pour justifier les détournements et autres griefs mis à sa charge, disent-ils.

                  Selon d'autres sources, l'Assemblée provinciale serait en train d'apprêter les éléments de preuve pour en découdre une fois pour toute avec l'ancien patron de la Province qui s'accrocherait encore par la force au pouvoir, dit-on, dans les milieux de l'Assemblée Provinciale.

                  Ce coup fourré mijoté par l'Assemblée provinciale contre le Gouverneur Ndambu pour réduire ses élans de se maintenir à la tête de la Province selon eux, pourrait-il se réaliser prochainement devant la Cour d'Appel de Bandundu ? En tout cas, n'anticipons encore rien. L'avenir nous en dira plus.

                   

                  Frédéric Ipani

                  L’Observateur

                   

                  Lutte contre la polio : Campagne de vaccination à Kinshasa : la mobilisation sociale se porte bien

                  Du 23 au 27 mars prochain, la ville de Kinshasa vaccine contre la polio. Cette campagne de vaccination ne concerne pas seulement les enfants de moins de cinq ans comme il en est de coutume.           Elle cible aussi des adultes car des cas de polio ont été enregistrés à Kinshasa chez les adultes. C'est pourquoi le ministère de la santé entend vacciner tout le monde : les enfants et les adultes.

                  L'organisation et la réussite de cette campagne de riposte à Kinshasa implique la mobilisation sociale. Il faut  alors sensibiliser toutes les personnes impliquées.  D'où l'importance de la mobilisation à la base. Cette stratégie de communication est déjà opérationnelle. Elle cible premièrement des bourgmestres de différentes communes de la ville de Kinshasa. Une campagne de sensibilisation a été organisée  à leur intention sous l'impulsion du ministère provincial de la santé et le sous bureau de l'Organisation mondiale de la santé, indique une dépêche de la radio Okapi.

                  Les médecins chefs de zones de santé de la ville  ont également participé à cette réunion. Aux dires du ministre provincial de la santé, Vital Kabwilu, l'enjeu de cette riposte est que la polio, dans sa forme actuelle, peut attaquer n'importe qui, quel que soit l'âge.

                  La forme ancienne concernait les enfants de 0 à 5 ans, a-t-il poursuivi, mais, aujourd'hui, cette maladie invalidante concerne même les nouveau-né, les enfants, voire des personnes adultes.

                  Parlant de cas de résistance, s'il y en aura, le ministre  provincial de la santé soutient que la justice fera son travail. De tels cas  seront acheminés auprès de l'autorité compétente.

                  "Nous avons demandé aux bourgmestres qui gèrent la population au quotidien d'aller voir tout ce monde, de leur faire comprendre, s'ils continuent à résister, la justice va s'occuper d'eux".

                  La détection de cinq cas de polio à Kinshasa dont quatre chez les adultes, prouve déjà qu'il ya une épidémie qui sévit dans la capitale. Au cours d'un point de presse tenu dernièrement au siège du programme élargi de vaccination, le ministre de la santé, Dr Victor Makwenge avait reconnu qu'un seul cas de polio peut contaminer deux cents personnes.

                  Il faut donc agir pour couper la transmission de cette maladie qui entraine la paralysie des membres inferieurs. Pour ce faire, il suffit de recevoir deux gouttes de vaccin polio oral pour être à l'abri de la contamination. La vaccination est gratuite et les vaccinateurs passeront de maison à maison pour vacciner les enfants et les adultes.

                  Comme cette campagne de vaccination concerne aussi des adultes, d'autres stratégies sont mises à contribution pour atteindre ces personnes dans leurs lieux de travail. Les ports, les marchés, les églises, les écoles sont ciblées sans oublier les bars, hôtels et autres lieux de rencontre et de divertissement.

                  " Le coût de cette campagne de vaccination est estimé à 2 584 147$ ", a indiqué le ministre Victor Makwenge qui a en outre souligné que  ces fonds sont déjà mobilisés, il n'ya pas de gap. Toutes les dispositions  sont prises  pour réussir cette campagne qui cible plus de 8 000 000 personnes adultes et enfants confondus.la population kinoise est donc invitée à se faire vacciner pour se protéger contre la polio dont les conséquences son irréversibles.

                  Avant l'organisation de cette campagne à Kinshasa, cinq provinces ont eu également à vacciner contre la polio. Il s'agit des provinces de Bandundu, Katanga, Kasaï-Occidental, Bas-Congo et Equateur.

                  Des bons résultats ont été réalisés lors de ces campagnes. Le cap de 100% a été même dépassé. Comme  dans la province de Bandundu où le taux de vaccination s'est élevé à 108,3% lors de la deuxième phase, à l'Equateur, ce taux est de 106,2%.

                  Pour les cinq provinces, au total, 127 zones de santé ont été ciblées avec une population estimée à 3 602 04. Mais lors de la vaccination, cette cible a été dépassée.3 755 023 personnes ont reçu le vaccin contre la polio ; le taux de couverture pour les cinq provinces est de 104%.

                   

                  Blandine Lusimana T.

                  L’Observateur

                   

                   

                   

                  La Monusco alerte : Les emblèmes des Nations Unies trafiqués pour truander les compagnies minières

                  La Mission de l'organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) proteste, en même temps, met la population congolaise en garde contre l'utilisation abusive de son en-tête et insigne, ainsi que ceux du Conseil de sécurité des Nations Unies pour soutirer illégalement de l'argent aux exploitants miniers en RDC.

                  Dans un communiqué de presse datant du 15 mars courant, la Monusco dénonce cette pratique frauduleuse qui dénote tout simplement de faux et usage de faux, répréhensif et passible de poursuites judiciaires.

                  Pour convaincre leurs victimes, outre les documents frappés d'en-têtes et sceaux de la Monusco et du Conseil de sécurité des Nations Unies qu'ils exhibent, ces fossoyeurs prétendant travailler également en collaboration avec un ministère congolais dans l'octroi des licences ou permis d'exploitation minière.

                  Sans ambiguïté, la Monusco et le Conseil de sécurité des Nations Unies informent la population qu'ils ne délivrent aucune autorisation des licences d'exportation des produits miniers. Ce qui ne figure pas d'ailleurs parmi les objets de la présence de la mission onusienne en RDC.

                  C'est un secret de polichinelle. Les zones d'exploitation minière sont un marécage infesté des prédateurs invétérés prêts à sauter sur la première proie qui se présente. Un lieu de prédilection et propice à la pratique des activités illicites, un lieu où se côtoient les maffiosi, les voleurs, les arnaqueurs et autres bandits venus du quatre coins de la planète.

                  Seulement, dans son communiqué, la Monusco n'a pas précisé dans quelles localités ou zones où cette pratique a lieu afin d'identifier les personnes incriminées pour éventuellement être poursuivies par les instances judiciaires, surtout de permettre aux victimes d'être désormais sur leur garde. En lisant entre les lignes, c'est apparemment dans l'est du pays que cela se passe.

                   

                   

                  Dovin Ntelolo Diasonga

                  L’Observateur

                   

                   

                  Procès Chebeya : les plaidoiries commencent le jeudi 24 mars

                  La cour militaire de Kinshasa a clôturé, ce jeudi 17 mars, l'étape préliminaire du procès Floribert Chebeya, défenseur émérite des droits de l'homme retrouvé mort le 2 juin 2010 dans la capitale. Au terme de près de dix mois d'instructions sur sa mort, elle a décidé de passer aux plaidoiries dans une semaine. A cette même audience, la cour a jugé par contumace les trois officiers fugitifs de la police.

                   

                  La cour a retenu à charge des prévenus fugitifs Christian Ngoy, Paul Mwilambwe et Jacques Mugabo, la désertion et la détention illégale d'armes et munitions de guerre.

                  Plusieurs objets notamment des bombes, des cagoules, des armes, la liste des insurgés de Goma à Bukavu, des préservatifs similaires à ceux retrouvés dans la voiture de Chebeya le 2 juin 2010, ont été saisis dans leurs résidences par le ministère public au lendemain de leur fuite, après la mort de l'ex-directeur exécutif de l'ONG La Voix des sans voix (VSV).

                  Au cours cette courte audience d'évaluation, la cour militaire a fait un bref rapport des relevés téléphoniques émis et reçus par les fugitifs et le colonel Daniel Mukalayi, pendant la période suspecte de la mort de Chebeya.

                  Concernant particulièrement Christian Ngoy, la cour a confirmé que les relevés des appels téléphoniques au soir du 1er juin ont été pris en charge notamment par les antennes relais des compagnies cellulaires situées au niveau de:

                  " La cathédrale du Centenaire (NDLR: non loin de l'inspection générale de la police),

                  " Lingwala,

                  " Bandal Synkin,

                  " Kimbondo,

                  " Ma vallée (NDLR: non loin du quartier Mitendi, où le corps de Chebeya a été retrouvé) et

                  " L’avenue Nguma.

                  Après examen de tous ces éléments, elle a donc mis en cause les officiers de la police en cavale.

                  La cour militaire s'est estimée suffisamment éclairée sur la mort de Floribert Chebeya, après avoir entendu plusieurs renseignants, civils et policiers sur cette affaire.

                  L'Observateur

                  Dans la province de l'Equateur : Découverte d'une nouvelle réserve naturelle dans le triangle de la Ngiri-Bikoro-Bomongo-Makanza

                  L'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) vient de créer une nouvelle réserve naturelle. Il s'agit de la réserve naturelle du triangle de la Ngiri, située aux confluents de la rivière Ubangui et le fleuve Congo, au sud de l'Equateur.

                  Cette réserve englobe les forêts des territoires de Bomongo, Makanza et celui de Bikoro. Le ministre congolais de l'environnement a signé l'arrêté créant cette réserve au début de mars 2011.

                  Selon Serge Darroze chef de programme de l'ONG WWF (World Wildlife Fund), partenaire de ce projet, cette réserve de 100 mille hectares permettra de conserver la biodiversité et l'écosystème dans le triangle de la Ngiri.

                  WWF intervient comme agence d'appui à l'ICCN dans les réalisations de diverses activités dans la réserve de la Ngiri qui abrite de nombreuses espèces vivantes animales et végétales extraordinaires.

                  Il s'agit notamment de la dernière population d'hippopotames du Congo.

                  Deux projets vont être exécutés dans cette réserve.

                  Le premier va décrire les limites de la zone totalement protégée où ne pourront pas accéder les populations locales.

                  Le deuxième projet porte sur l'appui aux projets de développement des communautés locales.

                  Question de les dissuader d'envahir la nouvelle réserve.

                  Selon Serge Darroze, l'ICCN, le ministère de l'environnement et le WWF comptent appuyer et soutenir des activités d'agriculture, de pêche et de chasse au profit de ces populations.

                  Pour les responsables de l'ICCN, les populations du triangle de la Ngiri seront intégrées dans la nouvelle politique de gestion communautaire de cette réserve naturelle afin d'éviter des altercations entre communautés locales et autorités.

                  Par ailleurs, selon l'ICCN, le triangle de la Ngiri tire son appellation par rapport à sa situation géographique aux confluents du fleuve Congo et la rivière Oubangui, dans la partie sud de la province de l'Equateur.

                   

                   

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                  Dans la province du Maniema: 1300 tonnes de minerais saisis pendant les six mois de suspension

                  Au total, 1300 tonnes de minerais ont été recueillis au Maniema pendant les six mois de suspension de l'exploitation minière dans le grand Kivu. C'est ce qu'a déclaré le ministre provincial des mines du Maniema, Patrick Amisi Lukia, à Radio Okapi au lendemain de la levée de la mesure de suspension de l'exploitation minière dans le Nord, Sud Kivu et Maniema. Pendant cette période de suspension, des manuels de certification des minerais aurifères et stannifères ont été élaborés.

                  Selon le ministre, les différents intervenants dans le secteur minier ont signé une série d'actes d'engagements.

                  "Nous sommes en train de nous préparer pour la vulgarisation des ces actes d'engagement à l'intention de tous les acteurs du secteur minier: les exploitants, les services de l'Etat, l'administration des mines, etc.", a-t-il ajouté.

                  Il a aussi indiqué que le ministère national des Mines avait produit un manuel qui retrace les étapes de cheminement des mines depuis l'exploitation jusqu'à l'exportation.

                  D'autres mesures ont été prises à la suite de la levée de suspension de l'exploitation minière notamment la transformation des comptoirs en entités de traitement des minerais dans le Nord et Sud Kivu.

                  Pour assurer le respect des toutes ces mesures, les services de l'administration des mines ont procédé avant la levée de la suspension à l'identification de tous les intervenants dans le secteur: creuseurs, négociants, transporteurs etc.

                  Pour le président de la Fédération des entreprises congolaises (FEC)/Sud-Kivu, le ministre national des mines doit être en contact avec ses collègues des grands lacs pour que les pays voisins ne favorisent pas la fraude.

                   

                   

                  L’Observateur

                   

                  Mercredi, le 16/ Mars/ 2011

                  La diplomatie parlementaire entre la RD Congo et le Gabon se porte bien

                  Le président de l’Assemblée nationale gabonaise Nzuba reçu hier par le Premier ministre Muzito

                  Le président de l’Assemblée nationale du Gabon, Guy Nzuba séjourne depuis hier mardi 15 mars 2011, à Kinshasa, sur invitation de son homologue congolais Evariste Boshab pour participer à l’ouverture de la session parlementaire de ce mois de mars, considérée comme dernière de cette législature de la RD Congo.

                  L’occasion a été mise à profit par cette autorité gabonaise pour rencontre, le même jour à la Primature, le chef du gouvernement congolais, le Premier ministre Adolphe Muzito.

                  Selon un communiqué de presse de la Primature, les deux personnalités ont débattu de la diplomatie parlementaire, qui selon eux, a sa place dans le concert des nations.

                  Cette diplomatie parlementaire a pour but de cimenter des relations entre les peuples et de favoriser des interactions positives entre les hommes, a déclaré le président Guy Nzuba.

                  Ce même sujet a été aussi débattu entre les deux présidents des chambres basses congolaise et gabonaise.

                  Deux pays de l’Afrique centrale, la RD Congo et le Gabon entretiennent depuis toujours de très bonnes relations, comme en témoigne la présence à Kinshasa de cette haute personnalité gabonaise.

                  De son côté, le Gabon n’a pas manqué d’inviter les autorités congolaises. Le dernier exemple était la participation du Chef de l’Etat Joseph Kabila à l’investiture du Président gabonais, Ali Ben Bongo.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Un jeune marié victime d’un accident

                  La fête de mariage se transforme en deuil

                  Un mort et quelques dégâts humains et matériels : tel est le bilan d’un accident de circulation survenu le dimanche 13 mars 2011, vers 3 heures 30’, au croisement des avenues Lunfugula et Regideso, tout près du lycée Tobongisa, à Binza ozone dans la commune de Ngaliema.

                  Selon nos sources, un véhicule de la société Pain Victoire venait de l’avenue communément appelée « Sukamur » et se dirigeait vers un dépôt, sur route Matadi, pour déposer des pains. A sa sortie de cette avenue « Sukamur », il a percuté une voiture Mazda, immatriculée 1704AF/01, qui venait de Delvaux et se rendait à Magasin Kintambo. Le chauffeur du camion n’ayant pu freiner, a envoyé la Mazda en l’air entraînant un tonneau. Dans son élan, il a encore cogné une jeep à bord de laquelle se trouvaient un jeune homme fraîchement marié, son chauffeur et ses amis, qui faisaient un petit tour d’honneur. Le véhicule portait la plaque CG02559AG01. Le jeune marié est mort sur le champ, des suites d’une hémorragie. Le chauffeur de la Mazda quant à lui, a été acheminé dans un hôpital pour des soins. Et chose étonnante, toutes les personnes qui étaient dans le même taxi que la victime sont sorties vivantes, malgré leurs blessures. Dès que le nouveau macabre est arrivé sur le lieu de la fête des noces, celles-ci se sont aussitôt, muées en deuil.

                   

                  Muriel Kadima

                  Le Phare

                   

                   

                   

                  Nord-Kivu : deux sociétés minières se disputent l’exploitation des minerais dans le site de Omate

                  Le carré minier d’une dizaine de kilomètres carrés, situé dans le carré minier de Omate, à une vingtaine de kilomètres, au Nord-Est de Walikale-centre, fait l’objet d’une dispute entre la Générale des mines, de l’agriculture et du commerce (Geminaco) et la Socagrimines, deux sociétés minières d’exploitation artisanale. Une bagarre a éclaté vendredi 11 mars entre les agents de la Geminaco et de la Socagrimines.

                  Plusieurs blessés ont été enregistrés de deux côtés, selon les sources policières. Des incidents qui se sont produits deux jours après la reprise des activités minières dans le Nord-Kivu. C’est depuis deux ans que ces deux sociétés se disputent l’exploitation des mines dans le site minier d’Omate, sur la route de Kisangani.

                  La société Geminaco déclare détenir des titres l’autorisant à exploiter les minerais sur le site d’Omate. Selon René Mwinyi, directeur de la Geminaco, les autorités administratives locales entretiendraient la querelle entre les deux entreprises minières.

                  L’administrateur du territoire de Walikale, Dieudonné Tshishiku renvoie dos à dos les deux sociétés minières. Elles exploitent ce site minier illégalement, affirme-t-il. « Ni Geminaco ni Socagrimines ne peut exploiter les mines à Omate. Il faut aussi retenir que les deux sociétés ont un permis de recherche. Elles ne sont pas appelées à exploiter sur ce site. C’est une irrégularité qui doit être sanctionnée par le code minier », a fait remarqué Dieudonné Tshishiku. Le gouverneur Julien Paluku séjourne depuis samedi 12 mars à Walikale. Il se penchera sur cette question en vue d’établir de l’ordre, a indiqué l’administrateur du territoire de Walikale, Dieudonné Tshishiku.

                   

                  La Tempête des Tropiques 

                  Après sa révocation
                  Philippe Undji : 1ère comparution hier au Parquet Général de la République !



                  C’était hier, mardi 15 mars 2011 que Philippe Undji Yangya, Ministre du Développement Rural révoqué, le vendredi 11 mars dernier par une ordonnance présidentielle, s’est rendu au Parquet Général de la République, pour répondre à l’invitation du Procureur Général de la République. Après interrogatoire par un haut Magistrat, Philippe Undji en est sorti, en se déclarant confiant en la justice congolaise. Ce, avant de réaffirmer son adhésion et attachement à la vision du Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. « Je ne suis pas venu manu militari. J’ai eu une invitation du Procureur général de la République en tant que dignitaire de ce pays. Et, je viens me présenter de bonne foi parce que la justice, elle, est indépendante… La lutte de M’Zée Laurent-Désiré Kabila était pour que le pays ait une justice indépendante ; vision que le Chef de l’Etat incarne aujourd’hui », a-t-il lâché. Loyal au Chef de l’Etat Se confiant à la presse, Undji Yangya a laissé entendre que le Chef de l’Etat a une vision pour la reconstruction de ce pays tant sur le plan du développement que sur le plan d’autonomisation de la justice. « J’ai la confiance au Chef de l’Etat et j’adhère à sa vision », a déclaré en substance Undji Yangya au sortir de son interrogatoire du Parquet Général de la République. Malgré les durs moments auxquels il est confronté, le Ministre révoqué par Joseph Kabila continue à lui être loyal et fidèle. S’agissant de ce sur quoi a porté l’interrogatoire, Undji Yangya s’est déclaré dans l’impossibilité d’en parler. « Le dossier étant encore sous instruction », a-t-il indiqué. Prise de position du PRM Réuni le lundi 14 mars dernier à son siège dans la Commune de Bandalungwa, le Parti des Patriotes Résistants Maï-Maï (PRM), la famille politique de Philippe Undji, a déclaré soutenir la démarche du Chef de l’Etat. Son porte-parole a émis le vœu de voir l’action présidentielle consistant à extirper de la classe politique congolaise tous les maffieux s’étendre à toutes les institutions du pays. Ce, avant d’inviter la justice congolaise à mieux faire son travail dans le dossier Undji. Réagissant à la prise de position de son parti politique, Undji Yangya pense que l’Ordonnance du Chef de l’Etat portant sa révocation est muette. « Il n’y a pas de motif là- dessus, ni des poursuites judiciaires », a-t-il fait savoir. Et de poursuivre : « Comme je l’ai dit, j’ai confiance en la justice de la République étant donné que ça constitue la lutte des Patriotes Résistants Maï-Maï pour un Etat de droit tant sur le plan de fond que de la forme. Si le parti a fait sa déclaration, peut-être, ils ont participé à un autre niveau…En mon sens, je me réserve. Je n’ai pas de preuves. Ce sont peut-être des faits qu’ils ont puisés dans des rumeurs et qu’on ne peut pas reconstruire un Etat sur base des rumeurs».

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                  Chantier Electricité
                  Tshiongo lance les travaux d’électrification de 5 poches noires de Kinshasa



                  * Il ne sera plus question des poches noires à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo. Dans le cadre du chantier Electricité placé sous sa responsabilité, le ministre de l’Energie, Gilbert Tshiongo Tshibikubula wa Tumba, vient de lancer l’étude du projet d’électrification périurbaine et rurale à travers le pays.

                  A Kinshasa, 5 poches où persistait le noir ont été répertoriées. Le coût des travaux pour les éliminer s’élève à 105 millions de dollars. Financement BAD (Banque Africaine de Développement).

                  La cérémonie du lancement officiel de cette étude a eu lieu le lundi 14 mars 2011, au Salon Lubumbashi du Grand Hôtel Kinshasa. Elle s’est déroulée devant les représentants de la Présidence de la République, de la Primature, des Ministères des Finances et du Portefeuille. Le PCA et l’ADG de la Snel avaient également rehaussé de leur présence cette cérémonie. Le don de la BAD pour ce projet est déjà disponible. La signature de l’accord entre la BAD et le Gouvernement congolais a eu lieu le jeudi 10 mars dernier. C’est le ministre des Finances Matata Ponyo qui a représenté le Gouvernement. Pour la Ville province de Kinshasa, ce don servira à l’acquisition des matériels, à financer les travaux et les études pour l’électrification de 5 poches noires restantes, l’assainissement et le renforcement de la capacité des lignes moyennes et basse tension, et des postes de transformation MT et BT dans 16 des 24 communes de la Kinshasa. Dans les milieux ruraux, une partie de ce fonds sera affectée aux études en prévision de la recherche et de la mobilisation des ressources financières additionnelles en faveur de 10 chefs lieux de territoire ou des villes non encore électrifiées. C’est ainsi que l’étude qui a été lancée, a dit le ministre, consiste à répondre aux questions suivantes : des quelles provinces, territoires et villes, il s’agira ? A quand le début du premier décaissement de ce don ? A quand le début et la fin prévisionnelle des études et ou des travaux prévus dans cet accord de don ? Quand pourrions-nous prévoir raisonnablement le lancement sur terrain de ces études et travaux ?

                  Grâce à ce financement, il sera également procédé aux études détaillées en vue de l’électrification solaire dans les chefs lieux des territoires.

                  Signalons que la semaine passée, une autre étude avait été lancée pour l’aménagement du Grand Inga et les travaux sont à pied d’œuvre. Le ministre Gilbert Tshiongo a indiqué qu’avec la mission de supervision des projets de la BM, la BAD, la BEI, et la KFW, grâce également aux performances satisfaisantes retrouvées des projets SAPMP et PMEDE, désormais rien ne nous arrêtera sur le chemin de l’accélération de l’exécution de ces projets retardés depuis 2004 et 2007.

                  Cependant, le ministre invite donc chacun en ce qui le concerne à jouer son rôle et immédiatement pour la visibilité de ce projet sur le terrain, dans le respect strict des délais.

                  Guy Elongo

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                  Imposition de la loi à la Prison Centrale de Makala
                  Luzolo Bambi Lessa doit interpeller le Comité d’encadrement !



                  Un climat malsain règne à la Prison Centrale (PCM), nous renseigne des sources pénitentiaires. Un comité d’encadrement des prisonniers piloté par des condamnés à perpétuité y a été institué, il y a quelques temps. Ces autoproclamés, imposent leur loi et malmènent les autres prisonniers. Ils sont auteurs de plusieurs sévices et tortures. Et, plus grave encore, ce comité monnaye tous les services et biens au sein de la Prison, sensés être octroyés gratuitement aux prisonniers congolais, car ces derniers ne travaillant pas, emprisonnés pour purger leurs peines. Tout se passe sous l’œil passif du Directeur de la Prison. Des sources dignes de foi soutiennent que ce soit disant comité d’encadrement serait institué avec sa bénédiction. Construit pour accueillir 1.500 personnes, la PCM accueille aujourd’hui près de 5.500 prisonniers.

                  Des bavures !

                  A la Prison Centrale de Makala, rien ne marche. En lieu et place d’être un vrai centre pénitentiaire de rééducation, ce site est devenu le lieu par excellence des tortures et martyrs ; des actions revendiquées par ce fameux comité d’encadrement des prisonniers. Tenez, chaque dimanche, chaque prisonnier doit payer au comité d’encadrement une somme allant de 200 à 1000 Fc. Cette contribution varie selon que l’on est un simple citoyen ou un homme friqué. Une fois cette somme versée, le prisonnier peut vivre en toute quiétude durant toute la semaine. A contrario, il se voit être châtié par les membres du comité : il est soumis à des travaux forcés et autres supplices. Mais, où trouver cette fameuse contribution tous les dimanches, alors qu’on sait tous que ces prisonniers ne travaillent pas? En outre, pour occuper un lit, un prisonnier cloué à la PCM doit débourser une somme allant de 25 à 50 USD à ce fameux comité, avec possibilité de se voir ravir ce lit par le comité lorsque ce dernier l’estime opportun. Cette situation est de même pour la possession d’un téléphone portable, alors interdit par les dispositions judiciaires. Posséder un téléphone portable à la PCM est un luxe. Seuls, les prisonniers friqués peuvent oser. Ceci, moyennant le paiement d’une somme allant de 20 à 200 USD. De même pour le lit, le téléphone portable peut être ravi au prisonnier lorsque ces chefs de gang en décident. Aussi, ce fameux comité d’encadrement organise des perquisitions. A leur passage, argent, téléphones portables, et tous autres objets de valeur se volatilisent. Ce, à la plus grande désolation des prisonniers.

                  Des sévices

                  Des sévices, les prisonniers cloués à la PCM en vivent à longueur de journée. Des échos en provenance de là indiquent que ce comité d’encadrement des prisonniers torture ses congénères. Certains ne supportant pas ces supplices succombent. Les derniers cas sont ceux de deux prisonniers ayant trouvé la mort en février dernier après avoir subi des tortures ; un autre est dans un état critique et continue de subir des supplices dans un des pavillons de la prison. Il leur est reproché par le Comité d’encadrement des prisonniers d’initier un coup pour le déchoir et de tenter une évasion du centre pénitentiaire.

                  Un calvaire

                  Un citoyen jeté en prison pour une quelconque raison, l’est pour purger sa peine. Une condition sine qua none qui la permettra d’adopter un comportement plus civique. Cloué en prison, il est privé de ses droits. Dans ce cas, il lui est interdit de prester. Ceci sous-tend qu’il ne sait plus avoir de l’argent pour satisfaire un besoin financier. Lorsque ce comité d’encadrement exige aux prisonniers de l’argent, mais où veut-il qu’ils en trouvent. Et même, lorsqu’ils doivent payer des cautions, pour avoir un lit ou posséder un téléphone, mais où doivent-ils trouver cet argent. C’est ici, l’occasion pour le Ministre ayant en charge la Justice, responsable de tutelle de la PCM de faire preuve de ses prérogatives, pour estomper cette vague qui met en péril la question de vie du prisonnier en RDC. Aussi, dans la droite ligne de la ‘’Tolérance Zéro’’ initiée par le Chef de l’Etat, les prisonniers l’invitent à ouvrir l’œil et le bon. Ce petit commerce doit prendre fin.

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                  Mercredi, le 16/ Mars/ 2011 (suite 2)

                  Kengo wa Dondo : " la pauvreté demeure omniprésente à travers la RDC "

                  En présence du président de l'Assemblée nationale du Gabon, du Premier ministre Adolphe Muzito, du premier président de la Cour suprême de justice, du procureur général de la République et de plusieurs autres hautes personnalités, Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat, a ouvert hier mercredi 15 mars 2011, la session ordinaire de mars, la dernière session parlementaire de ce mandat législatif. Elle prendra fin le 15 juin prochain.

                  Au cours de son allocution de circonstance, le président de la chambre haute du Parlement a dit que la pauvreté demeure omniprésente dans toutes les parties de la République démocratique du Congo. Chaque sénateur s'en est rendu compte lors de dernières vacances parlementaires. Au vu de ce qui précède, aucune performance macroéconomique n'est utile si elle n'est profitable à la population. Cela doit se traduire par l'affectation des ressources vers des secteurs hautement porteurs.              La remise de la dette devra permettre le financement des secteurs de la santé, de l'éducation et des infrastructures en vue de la réduction du niveau de la pauvreté. Il a conclu en soulignant qu'il n'y a pas lutte contre la pauvreté sans création d'emplois. Car, la croissance économique ne doit pas rester un simple jeu d'écriture. Il faut qu'elle se traduise par l'amélioration concrète du niveau de vie de la population. Cela passe notamment par la création de la classe moyenne et par le soutien à l'entreprenariat national.

                  Les déficits commerciaux, les difficultés du secteur bancaire, l'endettement des ménages, le chômage et le spectre d'un nouveau choc pétrolier font peser d'autres risques à l'économie. Ce qui va sans dire que la conjoncture économique demeure inquiétante et les moyens budgétaires limités. Dès lors, certaines mesures anticipatives s'avèrent nécessaires pour préserver l'économie de ces chocs, notamment l'élargissement de l'assiette fiscale et la maîtrise des dépenses budgétaires, surtout en cette année électorale.

                  Abordant le volet ayant trait à l'actualité politique internationale de ces derniers temps, l'orateur a souligné que celle-ci est marquée par des événements qui se déroulent au Maghreb et au Moyen-Orient. Des revendications de nature politique et sociale sont, par-ci par-là, formulées et exprimées. Partis de le Tunisie jusqu'au Koweit, en passant par l'Egypte, la Libye, le Yémen, l'Arabie Saoudite, le Bahreïn, l'Iran, Oman et maintenant la Jordanie, ces événements ne laissent indifférent aucun leader politique. Par leur spontanéité, leurs tournures et leurs conséquences, ils rappellent, à quelques différences près, la chute du mur de Berlin, favorisée par la politique de la perestroïka et de la glasnost.

                  Ces événements révèlent le désir et l'aspiration profonde des peuples à plus de démocratie et de liberté. Ils ne peuvent être négligés. La démocratie n'est pas un régime acquis une fois pour toutes. Elle appelle des améliorations, des ajustements, voire des remises en cause, si telle est la volonté du peuple. Toutefois, comme le dit un chef d'Etat, toute révolution populaire mérite d'être bien gérée, sinon il y a risque de retour à des situations pires que les premières. Il est souhaitable que l'Union africaine suive de près ces évolutions afin de mettre au point une stratégie globale pour la maîtrise de toutes les revendications. Léon Kengo wa Dondo a profité de cette opportunité pour condamner avec véhémence, les événements qui se sont déroulés dans la résidence du Chef de l'Etat, dimanche 27 février dernier. L'article 64 de la Constitution, a-t-il poursuivi, interdit autant la prise et l'exercice du pouvoir par la force que toute tentative de renversement d'un régime constitutionnel. Celle-ci est même qualifiée d'infraction imprescriptible contre la nation. Au moment où la RDC a amorcé le dernier virage vers les élections, de telles tentatives, a-t-il martelé, sont intolérables. Car, les élections doivent se tenir dans la paix, la transparence et la dignité. Elles doivent être objectives, démocratiques et crédibles.

                  59 lois adoptées par le Sénat

                  Peu avant de déclarer ouverte la session ordinaire de mars 2011, Léon Kengo wa Dondo a dit que dès son installation en 2007, la chambre haute du Parlement a mis en pratique l'adage qui dit : " si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m'enrichis ". Disposés en ordre alphabétique, et non en fonction des appartenances politiques ou provinciales, les représentants du peuple à la chambre haute du Parlement ont constitué le Sénat en un lieu des relations interpersonnelles, d'échanges, de tolérance mutuelle et des choix politiques plus responsables. C'est sous ces auspices que les sénateurs ont voté des lois, en toute objectivité, et contrôler le gouvernement, les entreprises, les établissements et les services publics.

                  Ensemble, les représentants du peuple à la chambre haute du Parlement ont fait du Sénat leurs préoccupations majeures, notamment par l'informatisation des services, l'équipement informatique individuel, le vote électronique, le site internet, la publication des annales, la télévision parlementaire. Cette modernisation, associée à l'amélioration des conditions sociales des sénateurs et des agents et fonctionnaires de la chambre haute du Parlement, a permis l'obtention des résultats que l'on connaît.

                  Hormis des lois budgétaires, le Sénat a adopté 59 lois. Il a également ratifié bon nombre de conventions souscrites par la République démocratique du Congo, avant d'actionner des initiatives de contrôle dans les limites de ses prérogatives constitutionnelles. Le président Léon Kengo wa Dondo a formulé le vœu que cet élan se poursuive jusqu'à la fin de son mandat.

                  Abadengo Nduka

                  L’Observateur

                   

                   

                  Depuis avant hier au Grand hôtel Kinshasa

                  Atelier sur l’électrification périurbaine et rurale du Congo

                  L’électrification des villes, des milieux périurbains et ruraux reste la grande préoccupation du gouvernement de la République qui entend relever ou plutôt accroître le taux de connexion électrique de la population congolaise qui se situe à ce jour à 9 % seulement.

                  C’est dans cette optique que le ministère de l’Energie multiplie contacts, initiatives et négociations avec des partenaires notamment extérieurs pour obtenir des moyens financiers nécessaires devant aider à financer différents projets.

                  La BAD (Banque africaine de développement) vient d’octroyer à titre de don, 105 millions de dollars US au gouvernement congolais pour l’appuyer à promouvoir le secteur de l’énergie électrique au pays. C’est le jeudi         10 mars dernier que le ministre des Finances, Matata Ponyo a signé cet accord de financement avec le vice-président de la BAD, Pittman.

                  En rapport avec ce financement, le ministre de l’Energie a ouvert lundi 14 mars 2011 au salon Lubumbashi du Grand hôtel Kinshasa, un atelier composé essentiellement des experts de la Snel, du ministère de l’Energie et de la BAD qui ont étudié et mis en place le plan d’exécution de ces fonds et leur utilisation rationnelle suivant un calendrier qu’ils ont arrêté ensemble.

                  Pour le ministre national de l’Energie, Gilbert Tshiongo, ces ressources financières seront entre autres utilisées pour l’acquisition des matériels, l’exécution des travaux et le lancement des études pour l’électrification de 5 poches noires à Kinshasa, l’assainissement et le renforcement de la capacité des lignes moyennes et basse tension et des postes de transformation MT et BT dans les 16 communes sur 24 que compte la capitale.

                  Cet argent servira aussi à financer les travaux de constructions des réseaux électriques dans les provinces du Bas-Congo à Ngombe-Matadi, de Bandundu à Dima et à Bendela, dans le Sud-Kivu à Kabare, dans la province Orientale à Yakusu par l’extension des réseaux à Kisangani.

                  L’on rapporte également que l’énergie solaire sera également à l’ordre du jour. C’est ainsi qu’il sera procédé aux études détaillées en vue de l’électrification solaire des chefs-lieux des territoires de Dimbelenge et de Kongolo respectivement au Kasaï Occidental et au Katanga.

                  Au Nord-Kivu, l’on parle de l’exploitation du gaz méthane du Lac Kivu, pour l’électrification de cette partie du pays qui souffre d’un déficit énergétique grave. Avec ce même financement, des études seront menées pour la construction d’une centrale à gaz dont la puissance sera déterminée après.

                  Comme il nous faut étendre l’électrification dans les milieux ruraux, une partie de ces 105 millions de dollars, sera affectées aux études en prévision de la recherche et de la mobilisation des ressources financières additionnelles en faveur de 10 chefs-lieux des territoires ou des villes non encore électrifiés. A savoir : Tshilomba, Bumba, Kamimbi, Ilebo, Bamba, Portes d’enfer, Ruki, Nempoko, Baraka, Kisalala et des réseaux de distribution de Kiliba au Kivu.

                  Des études de réhabilitation de la centrale de Sanga et l’électrification et des zones environnantes seront également couvertes par ce financement.

                  Comme on peut donc s’en rendre compte, avec ce don de la BAD, un petit pas sera franchi dans l’électrification du pays. Ce n’est peut être pas encore palpable ce jour, mais les effets et l’impact seront ressentis dans deux ou trois ans.

                  Jean-Pierre Seke

                  L’Observateur

                   

                  Sud Kivu : Un groupe de commerçants victime d'une embuscade des FDLR

                  L'épidémie FDLR (Forces démocratiques de la libération du Rwanda) continue de sévir avec virulence dans la province du Sud Kivu. Comme en témoigne la mésaventure survenue le lundi 14 mars courant à un groupe de commerçants dans la forêt de Nyombe, située entre les territoires de Walungu et de Shabunda, au Sud Kivu.

                  Alors qu'ils se déplaçaient dans le cadre de leurs activités, ces compatriotes sont tombés dans l'embuscade tendue par des éléments supposés appartenir aux FDLR. Le bilan avancé de cette attaque à l'improviste fait état jusque là de sept blessés, contre une vingtaine de personnes enlevées par les assaillants, révèle la Radiookapi.net.

                  Plusieurs témoignages récoltés sur place attribuent cet acte aux éléments FDLR vraisemblablement en quête de ravitaillement en vivres. Car depuis quelques temps, ces rebelles rwandais opérant en territoire congolais sont traqués par les Forces armées de la République démocratique (FARDC).

                  Informées de cet incident, les forces gouvernementales basées dans la localité de Nyamarhege ont lancé une poursuite contre ces éléments rebelles pour libérer de personnes prise en otage.

                  Selon la police du district de Walungu, ces compatriotes qui ont fait les frais de l'insécurité endémique causée par les activités de groupes rebelles dans cette partie du pays, sont de commerçants ambulants qui ont été victimes de l'embuscade tendue par les FDLR à Lubimbe, localité du territoire de Shabunda.

                  Six de sept blessés ont été acheminés dans un centre de santé pour recevoir des soins appropriés dans un centre de santé à Mubone, dans le territoire de Walungu. La police de Walungu a pour sa part souligné que ces commerçants en provenance des groupements de Mulamba et de Kaniola, dans le territoire de Walungu, se rendaient au marché de Lulimbe.

                  A en croire les informations reçues auprès des sources proches des opérations Amani leo (campagne militaire lancée contre les groupes armés résiduels dans l'est du pays), vingt personnes prises en otage ont été libérées le même lundi 14 mars. Toujours selon les mêmes sources, les FARDC ont poursuivi les assaillants afin d'obtenir la libération de deux autres personnes faites otages.

                  Les associations de défense de droits de l'homme actives dans la région, ont quant à elles indiquées que, le bilan de cette attaque pourrait sensiblement être revu à la hausse. Dans la foulée, elles ont laissé entendre qu'il y aurait eu au cours de cette attaque un mort, quatorze blessés, et trente-huit otages. Un bilan que les autorités provinciales sont loin d'approuver.

                  Dans la province du Maniema, les FDLR ont également fait parler d'elles le week-end dernier. Elles ont lâchement abattu le vendredi 11 mars courant le chef de la localité de Tukutuku, Bushiri Mutoto, à Salamabila. Ces assassins ont emporté avec eux les trois personnes qui l'accompagnaient.

                  Depuis, les habitants de Tukutuku n'ont aucune nouvelle de ces personnes et les écoles de cette localité éprouvée sont restées fermées, a-t-on constaté. Ils sollicitent ainsi l'intervention des autorités politiques et administratives.

                  Le chef Bushiri Mutoto assassiné et trois des habitants de Tukutuku se rendaient à la chasse à quatre kilomètres à peine de leur village, sur la route menant sur Kilembwe dans la province du Sud Kivu, quand ils ont été surpris par l'attaque des éléments FDLR.

                  C'est d'une manière effroyable qu'ils ont tué le chef Bushiri Mutoto, en le décapitant. Ces trois accompagnateurs sont juste que là portés disparus.

                  A l'annonce de cette terrible nouvelle, les habitants de Tukutuku, les écoliers, ainsi que les enseignants, ont fui le village pour se réfugier dans la forêt ou dans les villages environnants. La désertion du village par leurs habitants a donc fait l'affaire des éléments FDLR qui ont pillé la localité de Tukutuku et la localité voisine de Kayenga.

                  Dans l'entre-temps, a-t-on appris, des actions conjointes sont entreprises par les FARDC et la Police nationale congolaise (PNC) dans le but de traquer et de mettre hors d'état de nuire des éléments FDLR.

                  Dovin Ntelolo Diasonga

                  L’Observateur

                   

                  En partenariat avec l’Agence belge de développement (CTB)

                  Des cadres d’appoint des Assemblées provinciales en session de formation

                  Il s’est ouvert hier mardi 15 mars au Cercle Elaeis, une session de formation en faveur des cadres d’appoint des Assemblées provinciales. Les travaux y afférents se sont déroulés en atelier.    Son organisation tient du partenariat de notre pays, la RDC, avec la Coopération technique belge(CTB), par l’entremise de l’Agence belge de développement, dans le cadre de son Projet d’appui au système législatif de la RDC (PAS LEG-AP), volet Assemblées provinciales.

                  Cinq sur les onze provinces que compte la RDC, jusqu’ici, prennent part à ces travaux à travers leurs cadres d’appoint. Il s’agit des délégués venus des provinces suivantes : Province Orientale, Bandundu, Kasaï-Occidental, Bas-Congo et Maniema.

                  L’ouverture de ladite session a été présidée respectivement par le secrétaire général du ministère de la Décentralisation et Aménagement du territoire, Léon Kayembe et le représentant résident de la CTB, Pierre Delieu. Cet atelier animé par Joseph-Marie Kindundu, un consultant relevant du CTB, s’est articulé autour de deux axes qui sont entre autres : « La confrontation du contenu du plan de formation à l’expérience des participants et formulation des propositions d’amélioration des éléments de contenu et formulation des passerelles entre les formations des députés provinciaux et celles du personnel » et en second lieu, « les propositions de dispositifs de nature à promouvoir la mise en œuvre effective des formations par les apprenants et formulation des recommandations spécifiques des divers participants ». Toute cette ventilation a donné, à terme, la mise en commun des résultats qui a débouché sur la lecture du rapport final de l’atelier.

                  Mais auparavant, le représentant résident de la Coopération technique belge (CTB) a fait son mot de circonstance, un bref aperçu de grandes lignes de ce partenariat qui s’inscrit dans le cadre du premier pilier du Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP), en rapport avec la bonne gouvernance et à la consolidation de la paix par le renforcement des institutions.

                  Pour ce faire, un accent particulier est mis dans le cadre de ce partenariat à l’appui en moyen matériels et logistiques et un appui en renforcement des capacités des députés provinciaux et du personnel administratif, politique, et d’appui. Tels sont les mots retenus du propos de Pierre Delieu.

                  Il a également notifié que les députés provinciaux avaient aussi précédemment bénéficié d’une formation similaire, au cours de laquelle, il avait été élaboré un référentiel pérenne de compétences, à partir duquel il avait été déduit et mis en œuvre un plan de formation adapté aux ressources disponibles. Ce faisant, deux domaines prioritaires avaient été retenus. Il s’était agi de la fonction législative du député provincial ainsi que de l’élaboration du budget provincial et du suivi de son exécution. Il a conclu en indiquant que le présent atelier procédera à la validation des propositions du consultant en recherchant une cohérence et la complémentarité des actions.

                  Pour sa part, le représentant du ministre de la Décentralisation et Aménagement du territoire, s’est réjouit du fait de la mise en œuvre du processus de la décentralisation. Le gouvernement central est conscient des avantages qu’elle offre, ainsi a-t-il fait de ce processus, une priorité, d’où cette pertinence du partenariat avec la coopération technique belge,  a-t-il signifié.

                  Retenez que le projet prévu pour débuter en janvier 2008, n’a pour des raisons diverses, effectivement démarré que le 28 octobre 2009 par la tenue de la première réunion de la Structure mixte de concertation locale du projet du cabinet du ministère de la Décentralisation et Aménagement du territoire.

                  S’exprimant toujours au nom du ministre à la D.A.T, Léon Kayembe a dit qu’il est persuadé que les bénéficiaires de cette formation procéderont à l’amélioration de leur cadre de travail, pour l’intérêt des populations. Il a souhaité qu’ils s’approprient le contenu de cette formation qu’ils devront couler en procédure pour le bon fonctionnement de leurs Assemblées provinciales.

                  On a également noté, à cet atelier la présence d’un sénateur en l’occurrence Nku Imbie et des présidents des Assemblées provinciales.

                  Maurice Bakeba

                  L’Observateur

                  Barreau de Kinshasa-Matete

                  Les 1 700 candidats du test d’admission s’impatientent

                  Qu’est-ce qui ne va pas au barreau de Matete ? Qu’attend le bâtonnier Kazadi, nouveau bâtonnier élu lors des élections de fin d’année 2010 pour le renouvellement du barreau pour rendre public la liste des candidats ayant été retenus après le test d’admission au barreau du 28 et 29 août 2010 ? Ces questions valent leur pesant d’or car les 1 700 candidats à ce test s’impatientent. Surtout quand on sait que le barreau de la Gombe qui s’était livré au même exercice a rendu public la liste de candidats retenus et qui ont du reste déjà prêté serment.

                  Pour rappel, les 1 700 candidats qui avaient pris part à ce test avaient payé 100 dollars chacun dans un compte ouvert à la BIAC. Après ce paiement, les candidats avaient pris part au test d’admission qui avait tourné autour de nombreux sujets dont la dictée, le droit pénal, la procédure civile, à l’Université catholique du Congo (ex-Facultés catholiques de Kinshasa). Depuis lors, c’est le calme plat. Mis à part le fait que ces différents candidats avaient été conviés au mois de décembre 2010 à présenter certaines pièces justificatives attestant de la véracité de leur cursus. Pour de nombreux candidats, 7 mois d’attente, le délai semble très long.

                  Mais en en croire certaines indiscrétions pouvant expliquer ce retard, le nouveau bâtonnier traîne les pieds au vu de l’opacité de certains dossiers qui lui ont été transmis dont celui de l’organisation du test d’admission pour nouveaux avocats. Si tel est le cas, jusque quand le 1 700 candidats au test vont-ils encore attendre ? La question à qui de droit.

                  Comme on le voit, certains observateurs pensent que le nouveau bâtonnier ferait œuvre utile en éclairant la lanterne de 1 700 candidats sur la suite réservée à leurs différents dossiers.

                  Philippe Mbayi Wete

                  L’Observateur

                   

                   

                  Limitation de l'âge des candidats à la présidentielle

                  Evariste Boshab parle d'humour de mauvais goût

                  Mettant à profit son discours prononcé hier mardi 15 mars 2011, à l'occasion de l'ouverture de la session ordinaire de l'Assemblée nationale, la toute dernière de la 1ère législature de la 3ème république, le président de la chambre basse, Evariste Boshab ne s'est pas empêché de porter un démenti formel sur des soupçons qui pèsent sur son institution. Ainsi que l'opinion le sait déjà, ces soupçons portent sur une éventuelle modification de la loi électorale de 2006 dans le sens d'y insérer une disposition qui exclurait des candidats président de la république ayant atteint l'âge de 70 ans, dans la perspective de l'élection présidentielle prévue cette année.

                   

                  Pour le président de l'Assemblée nationale, il s'agit là d'un humour de mauvais goût, mieux cette caricature de bas étage qui ne peut que honnir ceux qui l'ont inventé, a fait le tour du monde, par la magie des notes diplomatiques, à la recherche du sensationnel… dira-t-il. Une telle entreprise, a indiqué Evariste Boshab, frise tout simplement l'ignorance des dispositions de la constitution qui, rappelle-t-il, instituent les minima et non les maxima en matière électorale s'agissant de l'âge pour briguer un mandat, mais aussi et surtout poursuit-t-il, d'un négativisme mortifère l'édification d'un Etat de droit. Voilà de quoi apaiser le président de l'UDPS Etienne Tshisekedi wa Mulumba que d'aucuns pensaient viser par la modification de la loi électorale évoquée ci haut.

                  Abordant le chapitre relatif au travail qui attend les députés pendant la présente session, le président de l'Assemblée nationale a indiqué que cette dernière s'annonce laborieuse en ce qu'elle comporte selon lui, plusieurs défis à relever en termes de matières importantes à traiter. Il a cité à titre d'exemple, les matières ayant rapport avec la reforme judiciaire, la réforme des FARDC et de la Police nationale congolaise ainsi que la loi électorale.

                  Aussi, le président de la chambre basse a invité les députés à s'imposer une discipline et une méthode de travail basées sur une gestion rationnelle du temps : " Eu égard au caractère urgent que revêt bon nombre des textes à examiner, si nous ne nous imposons une discipline chronologique stricte, si nous laissons la porte ouverte à des débats interminables et à des incidents des séances, alors nous marquerons le pas et serons coupables demain, aux yeux du peuple, d'avoir ralenti la marche de toute la     nation… ", a prévenu Boshab.

                  Réagissant pour sa part au discours du président de l'Assemblée nationale, le député de l'opposition Clément Kanku s'est dit déçu. Pour lui, il n'y a rien de nouveau dans ce discours. L'honorable Kanku ne croit pas non plus au démenti apporté par Boshab sur les soupçons tendant à exclure certains candidats de la course à la présidentielle : " Ils avaient promis de ne jamais réviser la constitution, mais ils ont fini par la réviser ; et nous avons dénoncé. Le pouvoir actuel a un bilan négatif que même s'ils veulent faire un cafouillage au niveau de la loi électorale, ils sont toujours capables de le faire ", a déclaré Clément Kanku. Aussi, face à ce doute, on est encore loin de sortir de l'auberge. Les regards restent donc tournés du côté de l'Assemblée nationale.

                   

                  Freddy Longangu

                  L’Observateur

                   

                   

                  Lutte contre la drépanocytose

                  Signature d’une convention de partenariat entre le CH Monkole et la Fondation Pierre Fabre

                  Pour assurer une meilleure prise en charge de la drépanocytose en République Démocratique du Congo, le Centre Hospitalier Monkole et la Fondation Pierre Fabre viennent de signer un contrat de partenariat, en présence du ministre de la Santé publique, Victor Makwenge et de l’ambassadeur de France en RDC, Pierre Jacquemot.

                  Cette convention de partenariat d’une valeur de 275.000 euros va permettre d’assurer la prise en charge des malades drépanocytaires, de former les personnels de santé, et d’augmenter les capacités des structures de soins ; ainsi que l’appui aux associations de lutte contre la drépanocytose pour la sensibilisation de la population. Une deuxième convention est celle signée entre le ministère de la Santé et l’Asbl Cecfor (Centre Congolais de Culture, de Formation et de Développement) portant sur l’intégration à la politique nationale de Santé des formations sanitaires de Cecfor.

                  Cette double cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte du chantier du Grand Monkole en construction dans la commune de Mont Ngafula.

                  En vingt ans d’existence, le Centre Hospitalier Monkole vient de signer son entrée de plein fouet à l’âge adulte, a déclaré le médecin directeur du CH Monkole, Dr Léon Tshilolo. S’adressant à la Fondation Pierre Fable qui est la fille aînée de ce partenariat, Dr Léon Tshilolo s’est exprimé en ces termes : "nous lui rassurons de notre expertise, dévouement et engagement pour que les malades drépanocytaires puissent jouir d’un meilleur avenir". Profitant de l’occasion, le médecin directeur du CH Monkole a demandé au ministre de la Santé de faciliter l’accès à cette Structure de soins, afin d’éviter trop de secousses aux malades qui y viennent.

                  CH Monkole, un hôpital de choix

                  Louant les mérites de cet hôpital (CH Monkole), Philippe Bernagou, directeur général de la Fondation Pierre Fabre, a indiqué que c’est un excellent choix, car c’est un lieu de paix et de réduction des souffrances. C’est un privilège et un honneur pour sa fondation, a-t-il ajouté, de donner le meilleur pour que les malades drépanocytaires soient mieux pris en charge et aient une vie meilleure. "C’est pour la première fois que le conseil d’administration de la Fondation vote à l’unanimité un projet sans le moindre préalable", a fait savoir Philippe Bernagou, en se basant sur deux logiques à savoir : privilégier la demande de nos partenaires, et passer du don et de la compassion au professionnalisme et à la compétence. Tout en paraphrasant Pierre Curie, Philippe Bernagou pense "qu’il faut faire de la vie un rêve, et faire d’un rêve une réalité". Il a souhaité que le CH Monkole soit encore dans les années à venir un symbole plus fort et plus grand pour faire de la drépanocytose une maladie de mieux en mieux soignée. "Que le Centre Hospitalier Monkole soit désormais un des piliers du vaste réseau Sud-Sud et Nord de la lutte contre la drépanocytose", a-t-il souhaité, tout en émettant le vœu qu’un colloque international sur la drépanocytose soit organisé ici à Monkole.

                  A en croire le ministre de la Santé, Victor Makwenge, la signature de la convention entre le CH Monkole et la Fondation Pierre Fabre arrive à point nommé. Lors de la 60ème session du comité régional de l’OMS tenu à Malabo en Septembre 2010, en Guinée Equatoriale, la RDC a validé le Plan Stratégique portant sur la drépanocytose dans la Région Africaine. Au nombre de ces interventions prévues dans cette stratégie, a dit le ministre, figure une bonne partie de celles que visent le partenariat entre la Fondation Pierre Fabre et le CH Monkole. Au sujet de la 2ème convention de partenariat, le ministre Makwenge a indiqué que les activités de l’Asbl Cecfor s’inscrivent dans les axes du Plan National de Développement Sanitaire (PNDS).

                   

                  Gypsie Oïssa

                  Uhuru

                  Protection légale des enfants

                  Amélioration des interventions des OPJ dans l’enregistrement des naissances à l’Etat civil

                  En vue d’assurer une synergie entre les ministères qui interviennent dans la procédure d’enregistrement des naissances à l’Etat civil, la Division urbaine de l’Intérieur a réuni également les opérateurs judiciaires à cet effet.

                  L’objectif était de renforcer leurs capacités pour améliorer leur rendement dans le processus d’enregistrement des naissances à l’Etat civil, particulièrement dans la procédure d’obtention du jugement supplétif en faveur d’un enfant âgé de 91 jours à 23 ans. Réunis dans la salle de conférence de la paroisse Notre Dame de Fatima le vendredi 11 mars 2011, les magistrats venus des Tribunaux de Paix, Tribunaux de Grande Instance, et Parquets de Grande Instance, ont brillé par leur présence et leur participation active.

                  Ils ont été remis à niveau notamment sur l’intervention des opérateurs judiciaires (OPJ) dans le processus d’enregistrement des naissances à l’Etat civil ; le rôle du président du Tribunal de Grande Instance en matière d’enregistrement des enfants à l’Etat civil ; ainsi que sur l’entrave au rôle légal en matière d’enregistrement des enfants.

                  Par la bouche de leur porte-parole, le magistrat Lobo André du PGI/N’Djili, les magistrats se sont résolus de contribuer à l’amélioration de la qualité de leurs interventions dans le processus d’enregistrement des naissances à l’Etat civil.

                  Les bourgmestres envisagent des sanctions

                  Deux jours avant, les bourgmestres des 24 communes de la ville province de Kinshasa avaient également réfléchi sur ce sujet.

                  Ces réflexions ont porté sur l’organisation et le fonctionnement de l’Etat civil en RDC ; quid de la tenue des registres et la procédure d’enregistrement des naissances ; les causes et remèdes du faible taux d’enregistrement des naissances, etc.

                  Pour résoudre les problèmes constatés dans la procédure d’enregistrement des naissances, à savoir : la mauvaise tenue des registres par le personnel du bureau de l’Etat civil ; le retard dans la délivrance des actes de naissance et la délivrance des documents illégaux et payant en lieu et place des actes de naissance, les bourgmestres, par la bouche de Me N’kulu Douglas, bourgmestre de la commune de Selembao, ont formulé des recommandations. Il s’agit d’une part, de vulgariser la loi, de transmettre à temps les registres des naissances côtés et paraphés aux officiers de l’Etat civil, d’assurer la gratuité du jugement supplétif et l’établissement des actes de naissance en lieu et place des attestations de naissance.

                  D’autre part, ils ont plaidé pour l’octroi des allocations familiales en vue d’encourager les parents à enregistrer leurs enfants à l’Etat civil, d’appliquer des sanctions disciplinaires à l’endroit des agents qui monnaient les actes de naissance et de redynamiser le contrôle des officiers judiciaires.

                  Au cours de la cérémonie de clôture de ces activités, le chef de Division de l’Intérieur, Bien-aimé M. Mafwanikisa, en a profité pour rappeler aux bourgmestres de tout mettre en œuvre pour sensibiliser la population sur l’enregistrement des naissances à l’Etat civil, surtout lors des célébrations de mariages.

                  Il s’agit de sensibiliser non seulement les mariés, mais aussi les parents, les témoins et l’assistance sur l’importance d’enregistrer son enfant à l’Etat civil, et sur le respect du délai de 90 jours accordé par la loi pour enregistrer les naissances gratuitement.

                  Au nom du ministre provincial de la Population, Sécurité et Décentralisation, M. Godé Mayama a fait savoir que son ministère s’engage à matérialiser les résolutions et à pérenniser l’esprit qui a régné dans cet atelier.

                   

                  Gypsie Oïssa

                  Uhuru

                   

                  Mercredi, le 16/ Mars/ 2011 (suite 1)

                  Sensibilisation des femmes pour revaloriser leurs compétences !

                  Les femmes congolaises ont été encouragées à revaloriser leurs compétences à l’issue d’une matinée académique organisée, samedi à l’Université Simon Kimbangu "USK" par la communauté féminine de cette université sur le thème : "La formation scientifique seule voie pour l’émancipation de la femme dans un Congo paritaire". Les femmes se sont imprégnées des opportunités qu’offre la formation académique pour accéder aux fonctions des responsabilités dans la vie professionnelle.

                  La formation, selon les intervenantes, est un facteur de la libération qui permet à la femme dans le cadre de la parité de se confirmer dans son rôle sur le terrain de la reconstruction nationale en exploitant de manière égale des potentialités économiques dont dispose le pays. Elles ont appelé les étudiantes à prendre au sérieux leurs formations universitaires en évitant de se jeter sur la voie de la recherche des facilités pour leurs réussites. Les femmes ont été aussi recommandées de dénoncer les injustices dans la communauté et de défendre toujours leurs droits. Les institutions et la société ont été invitées à prôner la discrimination positive en accordant les chances égales aux hommes et femmes pour leur formation. Car, l’éducation est un droit fondamental.

                  Les femmes ont été aussi encouragées à développer l’esprit de créativité, un des facteurs incontournables pour accéder au progrès de la société. Les conférencières ont demandé par ailleurs aux autorités académiques de cette université à organiser trimestriellement des rencontres scientifiques à ce sujet en vue de favoriser l’épanouissement de la femme congolaise. Prenant la parole, le Secrétaire général administratif de cette université, Jean Akakiwa Bayago a relevé les instruments juridiques tant sur le plan national qu’international portant protection des intérêts de la femme.

                  Il a félicité les femmes et les a invitées pour cet échange des vues sur le principe d’égalité dans la formation et le travail. De son côté, la secrétaire générale académique, la Rév. Nkebi Lwamba Brigitte, a noté, dans son mot, les mesures prises par l’université en ce qui concerne le port des tenues décentes avant de mettre l’accent sur des enseignements académiques dispensés doublés par l’encadrement moral des étudiants. Elle a également insisté sur les opportunités qu’offre la formation pour que la femme puisse bénéficier des connaissances afin de pourvoir sa contribution dans l’édification de la société.

                  Pour sa part, la représentante, des étudiantes a remercié les autorités académiques de cette université pour la tenue de cette journée et a souligné le rôle que doit jouer la femme dans le processus du développement du pays avant de remercier également les mêmes autorités pour leur formation intellectuelle et morale.

                   

                  Le Palmarès

                   

                   

                  Conférence sur les écosystèmes des forêts denses et humides d’Afrique Centrale

                  Résultats du 2ème atelier sur la gestion durable et la certification forestière !

                  Le 2ème atelier national de la Conférence sur les écosystèmes de forêts denses et humides d’Afrique Centrale (CEFDHAC) /RDC sur la gestion durable et la certification forestière tenu à Kinshasa du 9 au 11 mars à reconnu, au terme de ses travaux, la nécessité de réaliser des études socio-économiques, des études d’impacts environnementales et sociales, la cartographie participative et le recensement des peuples autochtones.

                  Selon le communiqué final ayant sanctionné l’atelier ces assises ont également reconnu la nécessité d’élaborer et de rendre disponibles les plans de gestion et les plans d’affectation des terres, de mettre en application les textes réglementaires et de vulgariser le Code forestier et le Code du travail ainsi que d’élaborer une réglementation en matière de compensation du savoir endogène de ces peuples. S’agissant de la participation des communautés locales et peuples autochtones à la lutte anti-braconnage, ils (participants) ont relevé l’absence d’un plan de cette lutte, la faiblesse de l’administration et des ONG dans les questions qui les concernent, l’ignorance et la méconnaissance des textes réglementaires ainsi que la faible implication des communautés locales et peuples autochtones dans la protection et la conservation des ressources naturelles. Quatre axes principaux ont été visés dans les recommandations des participants, à savoir : la vulgarisation des textes réglementaires du secteur, le renforcement des capacités et l’appui des comités locaux de développement et de conservation de la nature, la création des activités alternatives et le recrutement de la main d’œuvre locale par les concessionnaires, l’institutionnalisation et l’identification des parties prenantes dans le cadre de concertation.

                  De la gestion de la faune

                  L’ensemble des parties prenantes a, sur base des faiblesses dégagées, recommandé, au sujet du rôle et des responsabilités de l’administration décentralisée dans la gestion de la faune dans le cadre de la certification, la poursuite de la restructuration de l’administration, le changement de mentalité, le recrutement et la formation du personnel et l’implication des communautés locales et peuples autochtones. Les participants ont également, sur ce dernier point, recommandé la prise en charge du contrôle faunique par l’Etat et non pas par les exploitants forestiers, l’instauration du partenariat public-privé et la création des centres de formation en la matière. Les participants, ayant noté, pour ce qui est de la certification forestière (état des lieux et perspectives), que plus de 63 % des superficies forestières dédiées à l’exploitation forestière s’orientent dans le processus de cette certification, sont d’accord pour reconnaître les impacts positifs de celle-ci (certification). Des organisations gouvernementales et non gouvernementales de la RDC du secteur forestier, des organisations internationales d’appui au développement et de conservation de la nature, des institutions de recherche de la RDC, le secteur privé, les associations des peuples autochtones ainsi que les membres "FSC" (Conseils d’administration des forêts) et des pays membres de la sous-région d’Afrique centrale avaient pris part à l’atelier qui était organisé avec l’appui du Fonds mondial pour la nature (WWF) /RDC, du Programme biodiversité et forêts (PBF) de la Coopération allemande et de l’Union internationale de la conservation de la nature (UICN).

                   

                  Le Palmarès 

                  Ministère de la Défense et des Anciens Combattants

                  Le ministre de la Défense et de la MONUSCO se félicitent de la faiblesse des FDLR

                  Le ministre de la Défense nationale des Anciens Combattants, Charles Mwando Nsimba et le chef de la mission des Nations Unies pour la sécurité de la RDC (MONUSCO), Roger Meece se sont félicités de la faiblesse des FDLR depuis quelques temps au cours d’une rencontre lundi au bâtiment de l’Etat-Major général des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), dans la commune de Ngaliema.

                  Pour le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, les FDLR ne disposent plus de leurs puissances de nuisance en dépit de quelques razzias opérés par des groupes résiduels réduits plus à des bandes de valeurs.

                  Il a à cet effet fait part de la poursuite des efforts conjoint RDC-MONUSCO dans ce but d’en finir avec les FDLR. Ces efforts, a-t-il indiqué, seront également déployés contre la LRA. A ce sujet, il a annoncé le terme de discussions pour des solutions appropriées.

                  Monsieur Roger Meece a en outre rappelé le périple des ambassadeurs africains dans l’Est de la République Démocratique du Congo qu’il a personnellement conduit et dont les résultats sont satisfaisants.

                   

                  Yancy Kabongo

                  Uhuru

                   

                   

                  Bas-Congo :

                  Les habitants de Nkamuna inquiets de leur sort

                  Les habitants du village Nkamuna en territoire de Songololo situé à 55 kilomètres à l’Est de Matadi s’inquiètent du sort réservé à onze de leurs voisins arrêtés  par les policiers angolais en territoire congolais depuis près d’un mois.

                  Le porte-parole des villageois de Nkamuna, Mbungu Philosophe, affirme qu’aucune information n’est parvenue sur ces Congolais emmenés en Angola depuis leur rapt.

                  Selon lui, les villageois sont en insécurité et ne vont plus aux champs par crainte d’être arrêtés par les policiers angolais qui font des incursions régulières de plus de 7 kilomètres à l’intérieur du territoire congolais.

                  Ces policiers, indiquent, Mbungu Philosophe, traversent la borne 17 qui sépare Lufu et la province angolaise Do Zaïre.

                  Il y a près d’un mois une délégation des habitants de Nkamuna avait saisi les autorités provinciales et la Monusco à Matadi sur ce rapt.

                   

                  Uhuru 

                  Lundi, le 14/Mars/2011


                  Purge avant remaniement


                  La purge a commencé. Après la défénestration d’un allié de taille, le vice-Premier ministre UDEMO François Joseph Nzanga Mobutu Ngangawe, suivie de la démission volontaire du ministre du Commerce extérieur, Bernard Biando -par devoir de solidarité avec son mentor-, Joseph Kabila a entamé le nettoyage de ses écuries, notamment dans le gouvernement et d’autres services de l’Etat.

                  Vendredi 11 mars, le Président a signé une ordonnance révoquant le ministre Maï Maï-AMP Philippe Unji Yangia pour malversations financières. Samedi 12 mars, le ministre de la Justice Emmanuel Luzolo Bambi Lessa a annoncé le début de l’opération mains propres pour laquelle l’alerte a été récemment donnée sur les antennes de RFI par le secrétaire exécutif adjoint de l’AMP Louis Koyagialo. La traque, a fait savoir Luzolo, concerne tous, ministres indélicats et mandataires publics. Ça ne badine plus. Le limogeage des ministres coïncide avec l’arrestation, pour des raisons d’enquête, du DG de SEP-Congo, Alain Ilunga, l’éviction du gouverneur de Bandundu Richard Ndambu, l’arrestation d’un ministre provincial de l’Equateur, la déchéance et l’interpellation de deux hauts magistrats, notamment le Procureur de la République en place au Nord-Kivu et le président du Tribunal de commerce de Lubumbashi. Et, last but not least, plusieurs cadres du ministère des Finances et des services mobilisateurs des recettes sont poursuivis. C’est, incontestablement, le temps de grands bouleversements.

                  Ça frappe fort. C’est la tempête qui précède une pluie torrentielle. Des signaux indiscutables sont émis à partir du Palais de la Nation. Le pays a trop souvent été trainé dans la boue à cause de l’impunité. Et le Président s’est mis à balayer sa cour et ses alentours. Enfin, cette fois-ci, c’est la bonne, s’exclament de nombreux analystes politiques au vu de nombreuses défections, révocations, démissions ou absences au sein de l’exécutif national. Le Cabinet Muzito est amputé de plusieurs membres. C’est une équipe infirme, estropiée. Conséquence de cette situation: il faut un remaniement gouvernemental tout de suite, sans atermoiements. Un remaniement ministériel attendu d’ailleurs de longue date. Les raisons sont légion. D’abord, il faudrait considérer que l’équipe gouvernementale actuelle est encore composée des chefs des partis dont certains, pour des raisons d’efficacité, devraient laisser la place à d’autres membres de leurs partis, question de se mettre en ordre de bataille des prochaines échéances électorales. De ce point de vue, il est connu que ces chefs des partis avaient proposé la démarche à suivre pour qu’ils se désengagent du gouvernement. Le problème, c’est que, au moment où la CENI réclame des moyens pour concrétiser son programme, il sera difficile de répondre aux revendications des chefs des partis.

                  Ensuite, le gouvernement Muzito II n’est plus crédible au vu de nombreuses défections ou révocations dans ses rangs. Pour le redynamiser et lui permettre d’entamer avec succès le dernier virage vers les élections, le cabinet doit être remanié, de fond en comble. Une troisième raison, c’est que, au lieu d’un simple changement de ministres, le prochain remaniement doit être une préfiguration de l’après-élection de novembre 2011. Et cela, à plusieurs points de vue.

                  Profonde restructuration des services. Sur le plan structurel, la nouvelle équipe attendue dans les prochains jours ou dans les prochaines heures se doit de montrer la nouvelle orientation prise par les ténors de la majorité présidentielle. Depuis quelques jours, l’AMP a cédé la place à la MP. Ce qui veut dire que ceux qui doivent figurer dans le nouveau gouvernement devraient s’afficher clairement comme appartenant non pas à une alliance, mais à une majorité gouvernante. Sur le plan de la représentativité, la nouvelle équipe devrait tenir compte des gens qui comptent comme l’écrivait un confrère. En effet, plusieurs ministres n’ont jamais figuré dans un aucun sondage, ni même dans les conversations des populations dont ils sont issus. Ce qui équivaut à montrer que personne ne suit leurs actions, que leurs actions ne sont pas connues du grand public et que la population qu’ils affirment servir ne les reconnaît pas. Cela pose un problème de légitimité. Un gouvernement issu d’une majorité doit avoir des personnalités en communion avec la base.

                  Sur le plan symbolique, le prochain gouvernement doit être perçu comme celui qui vient concrétiser les discours du président de la République sur la Tolérance zéro et la fin de la recréation.

                  En effet, en révoquant, avec possibilité de poursuites judiciaires le ministre du Développement rural, le président Kabila vient de donner un signal fort à tous ceux qui, au jour le jour, continuent à s’amuser avec les deniers publics. Malheureusement, ceux qui devaient traquer ce genre de personnes ne le font que sous pression. De quoi se demander si eux-mêmes ne méritent pas des poursuites pour incompétence et nonchalance! Bien plus, au sein de l’opinion, la révocation de ces ministres par le chef de l’Etat vient de réhabiliter son discours sur la fin de la récréation. Pour vu qu’il ne s’arrête pas en si bon chemin.

                  Le temps de grands bouleversements Cela voudrait dire en réalité que le remaniement attendu ne devrait pas concerner que l’équipe gouvernementale. C’est l’occasion d’entamer la profonde restructuration des secteurs vitaux de la nation: services de sécurité, diplomatie, fonction publique, justice, etc. Car, pour commettre leurs forfaits, les ministres incriminés aujourd’hui ont eu recours à de nombreux services de l’Etat. Il est temps que les responsables de ces services répondent, eux aussi, de leurs actes. Et la justice, en particulier, est l’un de ces auxiliaires des pouvoirs publics qui posent encore problème. Il faut revoir la copie, du sommet à la base. Et ce n’est pas tout. La diplomatie attend sa cure de jouvence depuis plusieurs mois. Que des séminaires, que des tergiversations! Il est temps que cette affaire soit réglée. On ne pourra pas aller aux élections dans l’imbroglio actuel. On dirait que la situation est entretenue par des personnes qui veulent protéger leurs postes. Quatre ans après l’exercice du pouvoir d’Etat, la coalition au pouvoir pourrait, enfin, résoudre l’inadéquation entre les ambitions d’un pays démocratique, et l’immobilisme de notre appareil diplomatique. Là encore, il faut épurer l’écurie, de bas en haut ou vice-versa.

                  Sur le plan politique, le fait que le chef de l’Etat ait décidé de se séparer d’un allié, Nzanga Mobutu, et d’un ministre Maï Maï-AMP, le ministre du Développement rural Philippe Unji, pour des fautes lourdes; le fait que, par entrainement, d’autres personnalités du parti de Nzanga se retirent un à un par solidarité à leur leader, est perçu par une large majorité de la population comme le début de la normalisation de la vie politique. C’est la fin présumée de l’impunité, entend-on dire dans certains milieux. Kabila a enfin l’occasion de se remettre en scelle, de reconquérir l’espace perdu par des critiques parfois fondées sur sa largesse dans le comportement des membres du gouvernement et des services publics. En termes clairs, c’est le temps des grands bouleversements. C’est le moment propice pour Kabila de profiter de ce vent favorable pour régler définitivement la question de sa crédibilité devant l’opinion nationale et internationale. Les heures qui suivent risquent d’être riches en rebondissements.

                  Adelard OBUL’OKWESS

                   Africa News

                  En marge de la marche pacifique contre l’attaque de la résidence présidentielle et du camp Kokolo

                  Le PALU dessine son poids politique à Kinshasa

                  Ils étaient plusieurs milliers à prendre d’assaut les principales artères de la capitale pour répondre à l’appel du Parti Lumumbiste Unifié le samedi 12 mars dernier, appel à protester contre la double attaque armée le 27 février dernier contre la résidence du président Joseph Kabila et la base logistique du Camp Kokolo. Les colonnes des militantes et militants longues de plusieurs hectomètres sont parties des quatre coins de la capitale (7ème Rue Limete sur le Boulevard Lumumba, Rond Point Ezo sur l’avenue Université, le Rond-point Moulaert de Bandal sur Libération et la Place "Royal" sur le Boulevard du 30 Juin, scandant quelques mélopées fétiches du Bandundu et brandissant des calicots aux messages de paix et de mise en garde contre les détracteurs du président Kabila. Ils ont eu comme point de chute, la Place du Cinquantenaire sur le boulevard Triomphal en face du Palais du peuple où la marche a laissé place à un meeting aux couleurs d’une campagne électorale.

                  Non à la déstabilisation

                  Dans une déclaration hautement politique, le secrétaire permanent et porte-parole du PALU, Godefroid Mayobo a rendu public le message du Secrétaire général du PALU et chef du parti, Antoine Gizenga Fundji, lequel a livré les secrets de ladite marche. Pour Godefroid Mayobo, le PALU proteste contre la violence politique qui semble revenir encore dans l’espace politique congolais, risquant ainsi de remettre en question la paix, obtenue au prix des sacrifices de nombreux Congolais. Le parti d’Antoine Gizenga cite à titre illustratif, l’abominable attaque armée de la résidence du président de la République et de sa famille, en date du 27 février 2011.

                  Le PALU dénonce également le recours aux armes comme mode d’accès au pouvoir politique au moment où la RDC est résolument engagée dans la voie de la consolidation de la démocratie et de la paix, par la mise en œuvre du processus électoral pour les échéances de 2011-2012. Le PALU craint enfin l’insécurisation des Congolais, les uns par les autres, alors que notre pays déplore plus de 5.000.000 de morts, inutilement enlevés à l’affection de leurs. Aussi en appelle-t-il à toute la nation pour contribuer à la construction et à la reconstruction du pays.

                  De ce qui précède, le PALU dit solennellement "non" à toute forme de violence, à la guerre, à l’effusion du sang des Congolais, à la déstabilisation des institutions républicaines démocratiquement établies, au retour des institutions illégitimes et à la remise en question de l’élan de construction et de reconstruction de la RDC.

                  Pour le PALU, ce message constitue une sévère mise en garde aux velléitaires du retour de l’ordre ancien et il est aussi un signal de demande de soutien à tous les Congolais, épris de paix et aux puissances étrangères désireuses d’aider la RDC sur le chemin de la reconstruction et de la consolidation de la démocratie. Le parti d’Antoine Gizenga reste, par ailleurs, en état d’alerte face à cette dangereuse dérive et exhorte le peuple congolais à barrer la route à tous ceux qui seraient tentés par de telles aventures.

                  De son côté, M. Joseph Dovel Mapangu, 1er secrétaire permanent adjoint chargé de la mobilisation, a indiqué que la lutte menée par le PALU pour obtenir l’indépendance, ne peut demeurer vaine, à cause des ennemis de la démocratie.

                  Un allié de taille pour Kabila

                  Signalons qu’au-delà des discours, nombre d’analystes ont vu dans la mobilisation imprimée par le PALU une véritable démonstration de force à la veille de la campagne électorale 2011. Le Palu qui s’était déjà prononcé à la faveur d’un nouveau mandat de Joseph Kabila à la tête de la RDC ratisse très large pour atteindre cet objectif. Pour certaines langues, l’apport du PALU aux prochaines élections présidentielles sera plus important qu’en 2006 grâce aux moyens financiers qu’il a accumulés durant ces 5 ans de gestion. Sans moyen conséquent, le candidat du Palu à la présidentielle de 2006, Antoine Gizenga, n’avait pas sillonné le territoire national pour se faire 4ème sur la liste des présidentiables. La mobilisation de Kinshasa témoigne déjà, selon certains, du poids que ce parti aura dans la prochaine législature.

                   

                  La Référence Plus

                   

                   

                  Réunion de la grande commission mixte RDC-Namibie

                  Raymond Tshibanda : "Ces relations doivent avoir un impact positif sur nos populations"

                  Windhoek Country Club Resort (en Namibie) a couvert du 08 au      10 mars dernier, la 2ème Session de la Grande Commission Permanente Mixte de Coopération RDC-Namibie entre les experts.

                  Cette rencontre fait suite à l’Accord global entre le Gouvernement de la Namibie et celui de la République Démocratique du Congo signé le 08 juillet 1997 à Windhoek, établissant une Commission Permanente Mixte de Coopération entre les deux pays.

                  La délégation des experts de la RDC était conduite par Joseph Nkoy Baumbu, Secrétaire Général à la Coopération Régionale, accompagné de l’Ambassadeur de la RDC en Namibie, Anastas Kaboba wa Kimba et de plusieurs experts venus du pays ou en poste à notre Ambassade sur place.

                  La partie Namibienne, quant à elle, était conduite par l’Ambassadeur Wilbard Hellao, Vice-secrétaire Général à la Coopération bilatérale au Ministère Namibien des Affaires Etrangères, accompagné de Monsieur Ringo Abed, Ambassadeur de la Namibie en RDC et des experts représentants divers ministères sectoriels.

                  Les deux délégations avaient pour mission de faire le point de la coopération entre les deux pays dans tous les domaines : politique, diplomatique, économique, socio-culturel ainsi que dans les domaines de l’énergie, des mines, du transport aérien, de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, de la santé publique et des infrastructures, préparant ainsi les discussions au niveau ministériel.

                  Ceux-ci ont eu lieu le 10 mars et se sont conclus par la signature d’un Procès-verbal entre les Co-présidents de la session, à savoir, Raymond Tshibanda N’Tungamulongo, Ministre de la Coopération Internationale et Régionale, pour le compte de la République Démocratique du Congo et Erkki NGHITIMA, Ministre des Travaux Publics et Transports représentant le Ministre des Affaires Etrangères, pour le compte de la République de Namibie.

                  A l’ouverture des travaux ministériels, les deux ministres avaient souligné l’importance des sessions de la Grande Commission Permanente Mixte qui constitue un mécanisme d’évaluation, de renforcement et de développement des relations de coopération entre les deux pays.

                  Prenant la parole à cette occasion, Raymond Tshibanda avait notamment souligné le caractère singulier de ces relations, disant en substance : "les relations entre la RDC et la Namibie sont exceptionnelles, parce que portées par un grand idéal et forgées dans le sang. Idéal de liberté et de dignité pour l’Afrique et l’Africain, symbolisé au départ par la lutte héroïque de Patrice Emery Lumumba, relayé par Sam Nujoma et Laurent Désiré Kabila, et porté, aujourd’hui, par leurs continuateurs que sont les Présidents Hifikepugne Pohamba et Joseph Kabila Kabange. Sang des Congolais et des Namibiens morts pour la défense de cet idéal. Sang, aussi et surtout, des fils et filles de la Namibie morts sur le sol congolais pour sauvegarder l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC. Il est donc impérieux de consolider et d’approfondir ces relations chaque jour davantage, avec pour préoccupation permanente d’en accroître l’impact positif sur la population des deux pays".

                  Kinshasa abrite la prochaine session

                  A la clôture des travaux, les deux parties ont convenu de tenir la prochaine session de la Grande Commission Permanente Mixte RDC-Namibie en 2012 en République Démocratique du Congo, à une date qui sera fixée de commun accord par voie diplomatique. D’ici-là, la priorité sera accordée à la finalisation de certains accords stratégiques, ainsi qu’au suivi, à travers des Commissions sectorielles, de la mise en œuvre des accords qui ont déjà été signés.

                   

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                  En marge du 1er anniversaire de l’assassinat          de F. Chebeya et de la disparition forcée de F. Bazana

                  Kinshasa abritera une table ronde nationale sur la protection des défenseurs des droits de l’homme

                  Kinshasa, la capitale de la RDC abritera du 1er au 3 juin 2011 une table ronde nationale sur la protection des défenseurs des droits de l’homme. Cet atelier sera organisé en marge de la commémoration du premier anniversaire de l’assassinat de F. Chebeya et la disparition forcée de           F. Bazana, deux militants des droits de l’homme membres de la VSV.

                  Ce forum attendu sera organisé par la coalition nationale pour la Cour Pénale Internationale (CN-CPI/RDC) dans le cadre de la synergie congolaise pour la protection des défenseurs des droits de l’homme en vue d’établir un dialogue franc entre les acteurs étatiques et non étatiques.

                  D’après un document de travail déjà élaboré, la table ronde sur la protection des défenseurs des droits de l’homme et animateurs démocratiques réunira plusieurs personnalités nationales et internationales issues de la société civile, des institutions publiques, des représentants des missions diplomatiques, des partis politiques, des confessions religieuses, des barreaux…, pour établir le dialogue franc entre les autorités publiques chargées de la sécurité des personnes et de leurs biens et les acteurs de la société civile.

                  Objectif visé : la prise de conscience sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, animateurs démocratiques (journalistes) et intermédiaires, afin de mettre fin aux menaces dont sont victimes les journalistes et activistes des droits de l’homme.

                  Cette rencontre nationale sera une occasion pour diminuer tant soit peu les risques d’insécurité au bénéfice des acteurs de la société civile intervenant dans la problématique des crimes internationaux, la démocratie et la promotion des droits de l’homme… de manière à encourager l’engagement des femmes et de la jeunesse dans la société civile des droits de l’homme et de la démocratie.

                  La table ronde permettra aussi de rassurer la protection des défenseurs des droits de l’homme et animateurs démocratiques (journalistes) sur leur protection durant la période électorale.

                  A l’issue de cet atelier national, les acteurs de la société civile signeront un protocole d’accord avec les pouvoirs publics, afin de sceller un partenariat franc entre les acteurs publics et privés.

                  A cette même occasion, une synergie nationale et internationale de la société civile sera créée pour la commémoration de l’assassinat de Floribert Chebeya et de tous les défenseurs des droits de l’homme et journalistes tués dans des circonstances floues.

                  Depuis l’assassinat de F. Chebeya et la disparition forcée de F. Bazana, la communauté internationale et la société civile continuent à exiger une enquête internationale indépendante, crédible, objective, pour faire toute la lumière sur les circonstances réelles de ce double assassinat et sanctionner les coupables.

                  Pour rappel, Floribert Chebeya Bahezire, directeur exécutif de la VSV, accompagné de son chauffeur et membre effectif de la VSV, Fidèle Bazana, s’était rendu à l’IG/PNC, située dans la commune de Lingwala, pour répondre à une invitation de l’inspecteur général de la police, le général John Numbi Ntambo Banza. Mais, le lendemain, soit le 2 juin 2010, le corps de F. Chebeya a été retrouvé sans vie à Mitendi, quartier de la commune de Mont Ngafula.

                  Le corps de son chauffeur reste introuvable jusqu’à ce jour.

                  Nous osons croire que le procès qui est en instruction devant la cour militaire de Kinshasa/Gombe, permettra d’identifier les bourreaux de Chebeya et de Bazana.

                   

                  Godé Kalonji Mukendi

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  Chancellerie des Ordres nationaux

                  Réception d’un important lot des médailles

                  Fruit d’une commande passée au près de "Fahrenfleck", une société allemande de spécialité, un lot important des médailles de mérite et de l’ordre a été réceptionné le samedi 12 mars dernier à la Chancellerie des Ordres nationaux, au terme d’une cérémonie organisée dans l’enceinte même du bâtiment abritant cette institution de l’excellence, complètement rénové et situé sur le boulevard du 30 juin dans la commune de la Gombe.

                  C’était en présence notamment du Chef d’Etat-major particulier du Chef de l’Etat, de quelques Directeurs Généraux de l’administration, du chargé d’affaires de l’Ambassade d’Allemagne et du représentant de la Fondation Konrad Adenauer.

                  C’est le Général de Brigade et Chancelier des Ordres nationaux Schulungu Nembe qui a réceptionné ce lot de médailles, des mains propres de M. Ngila Bomepti, Représentant de cette firme allemande, qui à travers cette livraison, a vu dans la personne du Général Chancelier, un sens aigu d’une gestion fondée sur la transparence. L’intéressé a dans son mot de circonstance remercié le Premier Ministre et son gouvernement pour avoir mis à la disposition de la chancellerie des Ordres nationaux, des moyens nécessaires ayant permis la matérialisation de cette commande pour la énième fois. Leur entreprise, a indiqué le représentant, a une longue expérience qui remonte en 1882, année de sa création, a réalisé beaucoup des commandes et conclu de nombreux marchés à travers le monde.

                  Alors, c’est en 2008 que Fahrenfleck pénétrera le marché de la RDC par le biais de la chancellerie des Ordres nationaux et l’ex-Ofida, a ajouté en substance M. Ngila avant d’exprimer la détermination de leur société de s’implanter à Kinshasa qui sera la 2ème représentation en Afrique après l’Afrique du Sud.

                  Pour ce général chancelier, l’honneur par rapport à cette cérémonie revient avant tout au Chef de l’Etat, grand chancelier qui, à travers le gouvernement, a mis à la disposition de son service des moyens requis pour parvenir à cette acquisition des médailles, ce qui permettra à la chancellerie des Ordres nationaux de répondre valablement à ses demandes.

                  Toutefois, cette cérémonie a été sanctionnée par l’établissement d’un procès-verbal dûment signé par des parties engagées.

                   

                  Gaston Liande

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                  Lundi, le 14 /Mars/ 2011 (Suite 1)

                  Violations des droits de l’homme au Nord-Kivu

                  Trois meurtres et 65 femmes violées à Masisi

                  Des hommes en uniforme armés et non autrement identifiés ont abattu par balle vers 19 heures, dans la nuit de lundi à mardi dernier, un notable de Luambula, une localité située à 15 km à l’Est de Masisi centre, dans la province du Nord-Kivu.

                  Selon des sources policières de la place, l’infortuné était à table, lorsque les assassins ont pénétré son habitation, avant de le tuer et se retirer sans rien emporter.

                  Le deuxième crime a été perpétré la même nuit vers 21 heures dans le village Mululu, en groupement Kibabi, à 30 km vers l’Ouest du chef-lieu du territoire de Masisi où un autre homme a été tué par balle à son domicile par des inconnus.

                  Le troisième meurtre est survenu la nuit du 6 au 7 mars entre Mushaki et Sake, où un commerçant en provenance de Ngungu pour Goma a été fusillé vers 19 heures, sur une moto. Comme dans les deux cas précédents, les assassins n’ont rien pris sur la victime, même pas sa moto qui a été retrouvée abandonnée sur le lieu du crime.

                  La police de Masisi a indiqué que des enquêtes pour mettre la main sur ces criminels sont en cours. Par ailleurs, une enquête effectuée le 3 mars dernier par le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme dans la localité de Bwala, à environ 150 kilomètres au Sud d’Uvira, en territoire de Fizi, a révélé que 65 femmes ont été violées au cours d’une embuscade tendue par les combattants des forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR).

                  L’information a été livrée mercredi 9 mars lors d’une conférence de presse hebdomadaire de la MONUSCO, tenue au quartier général de cette mission dans la commune de la Gombe, à Kinshasa.

                  Les témoignages faisant état de ces viols commis à Bwala ont été recueillis entre le 19 janvier et le 15 février 2011. En ce qui le concerne, le porte-parole a.i. de la MONUSCO qui a livré cette information a précisé que plusieurs activités sont organisées dans le cadre du projet portant sur le renforcement de la lutte contre l’impunité des violences sexuelles.

                  Ainsi, à l’Université de Kisangani, le bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme a dispensé un cours à l’attention de 200 étudiants de 5ème année de droit sur les techniques de suivi des violations des droits de l’homme et sur les violences sexuelles.

                  Sur ce le porte-parole Touré Penangnini a, enfin, confirmé l’installation des 11 nouvelles cliniques juridiques, tout au long du mois de mars courant, par le bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme. Ce programme sera réalisé dans les provinces du Bandundu, du Bas-Congo, du Kasaï Occidental, du Kasaï Oriental, du Katanga et de Kinshasa, à l’aide des partenaires locaux du bureau.

                   

                  Asiyeshindwa

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  Coupant court aux suspicions après la récente attaque de la résidence de Joseph Kabila

                  Kinshasa et Brazzaville signent un pacte de non agression

                  Le pays de Denis Sassou Nguesso ne servira jamais de base arrière pour la déstabilisation de la RDC, a rassuré Raymond Zéphyrin Mboulou

                  Durant deux jours, les experts de la RDC et ceux du Congo Brazzaville se sont réunis à Kinshasa et ont eu à débattre à travers la commission mixte des questions relatives à la sécurité et à la défense commune des frontières des deux pays.

                  Cette session spéciale de la commission mixte RDC-Congo Brazzaville a permis aux experts de deux pays voisins de signer un protocole d’accord de sécurité et défense communes. Selon le communiqué final ayant sanctionné cette réunion et lu par Jean Albert Ekumbaki, secrétaire général du gouvernement de la RDC, les deux parties ont décidé d’œuvrer pour une bonne entente entre Kinshasa et Brazzaville et ont proposé des pistes de solutions aux problèmes qui se posent actuellement entre les deux pays pour la sauvegarde des relations de bon voisinage. Les experts des deux pays ont aussi abordé le problème de la présence des militaires de l’ex-DSP à Brazzaville et de la présence du général Faustin Munene. Les deux parties ont étudié ensemble les voies et moyens pour renforcer la sécurité le long des frontières des deux Etats. S’agissant de la présence du général Munene au Congo d’en face, il a été décidé de mettre en œuvre les mécanismes prévus pour ce genre de problème. Quant à l’attaque qui a été menée contre résidence du chef de l’Etat congolais Joseph Kabila en date du 27 février 2011 par des assaillants qui seraient venus de Brazzaville, le pays de Denis Sassou Nguesso dit n’être impliqué ni de près ni de loin dans cette agression.

                  Lors de la clôture de la session, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation du Congo Brazzaville, M. Raymond Zéphyrin Mboulou a déclaré haut et fort que son pays ne servira jamais de base arrière pour la déstabilisation de la RDC. Outre Raymond Zéphyrin Mboulou, Brazzaville a été également représentée par Charles Zacharie Bowao, ministre à la présidence du Congo en charge de la Défense.

                  Présent à cette réunion, le ministre de la Justice et Droits humains de la RDC, le professeur Luzolo Bambi a remercié les experts des deux pays pour avoir produit un travail de qualité en vue de consolider les liens entre Kinshasa et Brazzaville, dans le cadre de la sécurité et la défense communes aux frontières de deux Etats. Pour Luzolo Bambi, Kinshasa et Brazzaville sont appelés à vivre ensemble dans la paix. « Nous avons atteint les résultats qui procurent à Kinshasa et à Brazzaville le réel motif de travail », a conclu le ministre du Congo Brazzaville Raymond Zéphyrin Mboulou.

                  Dans son discours de clôture, le vice premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de la RDC, le professeur Adolphe Lumanu Mulenda Bwana N’sefu a remercié les deux chefs d’Etat, à savoir, Joseph Kabila et Denis Sassou Nguesso pour leur contribution à la matérialisation et à la réussite de cette réunion.

                  Pour le VPM Lumanu, les deux chefs d’Etat sont les artisans de la bonne entente entre les deux Congo. Le professeur Adolphe Lumanu a souhaité qu’une solution rapide soit trouvée à ce problème dans l’intérêt de deux peuples. Il est toutefois convaincu que les recommandations issues de cette session spéciale de la commission mixte permettront de nouvelles avancées dans tous les domaines touchant la sécurisation des populations des deux rives du fleuve Congo.

                  Adolphe Lumanu a félicité aussi les experts pour le travail technique qu’il a jugé appréciable pour la préparation de cette rencontre. « Le fleuve Congo, loin de constituer un mur de séparation, doit toujours être perçu comme un pont qui nous unit et qui, dans son parcours majestueux, va emporter au loin vers l’Océan Atlantique, les petits points éventuels de divergence, laissant intact, tel un roc, le socle de la communion de nombreux domaines d’intérêt commun », a-t-il conclu.

                  La troisième session spéciale de la commission mixte RDC-Congo Brazzaville se tiendra à Brazzaville, à une date qui reste à fixer.

                   

                  Godé Kalonji Mukendi

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                   

                   

                  Afin de permettre aux victimes des violences sexuelles d’accéder à la justice

                  Le BCNUDH promet d’installer encore 11 nouvelles cliniques juridiques dans six provinces de la RDC

                  Le bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (Bcnudh) promet d’installer tout au long du mois de mars 11 nouvelles cliniques juridiques dans six provinces de la RDC, pour permettre aux victimes des violences sexuelles d’accéder à la justice. Ces cliniques juridiques seront installées avec l’aide des partenaires locaux du Bcnudh dans les provinces de Bandundu, Bas-Congo, Kasaï Occidental et Oriental, Katanga et Kinshasa.

                  Lors des cérémonies d’ouverture qui seront organisées à cet effet, le Bcnudh remettra aux partenaires de chaque province du matériel informatique, du mobilier, du matériel et les fonds nécessaires pour les dépenses de fonctionnement, la collecte et le suivi des cas de violences sexuelles.

                  Les cliniques juridiques offriront une assistance pré-judiciaire gratuite aux victimes des violences sexuelles et à leurs familles, afin de les aider à saisir les juridictions et les institutions compétentes pour obtenir d’une part les arrestations et les condamnations des auteurs de violations, et d’autre part, faire le suivi des décisions judiciaires. Elles organiseront également des activités de sensibilisation dans les communautés, afin d’encourager les victimes de violences sexuelles à refuser les arrangements à l’amiable et à recourir à la justice.

                  Selon le Bcnudh, la distance géographique, l’absence judiciaire efficace ; les frais de justice et le manque de moyens qui caractérise le système judiciaire national sont autant d’obstacles à l’accès à la justice des victimes que les cliniques juridiques permettront de surmonter.

                  Par ailleurs, les cliniques juridiques orienteront les victimes vers les structures médicales, psychosociales et de réintégration socio-économiques pour une prise en charge holistique des victimes de violences sexuelles.

                  Toutefois, il y a lieu de signaler que la gestion des cliniques juridiques relève des Ong ou des bureaux de consultations gratuites des barreaux. Les membres de ces organisations ont reçu au préalable des formations de renforcement des capacités par le Bcnudh, notamment sur la gestion du budget et différentes formes de violences sexuelles.

                  Par ailleurs, le Bcnudh apportera un soutien technique aux cliniques. Des séances de travail régulières seront organisées pour analyser les informations collectées par les partenaires, en vue de la durabilité des résultats de ce projet.

                  Ces 11 cliniques juridiques seront les premières à être installées dans le cadre du projet financé par l’Agence suédoise d’aide au développement international (Asdi).

                  Entre 2008 et 2010, grâce au soutien de l’agence canadienne pour le développement international (ACDI), 11 autres cliniques juridiques avaient été ouvertes au Sud-Kivu et au Nord-Kivu. A celles-ci se sont ajoutées 10 autres cliniques juridiques installées en 2008 et 2009 dans la province du Maniema, de l’Equateur et la Province Orientale, dans le cadre d’un soutien du Royaume de Belgique. Ces projets auront permis d’offrir une assistance juridique gratuite aux victimes des violences sexuelles et s’inscrivent dans le cadre de renforcement de la lutte contre l’impunité sur les violences sexuelles dans les provinces précitées.

                   

                  Godé Kalonji Mukendi

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                   

                  Pour parvenir à l’égalité des chances et à l’accès aux mêmes opportunités que les hommes

                  La femme avocate appelée à devenir compétitive

                  Le bâtonnier de l’Ordre des avocats a déclaré mardi 8 mars que, "l’avocate congolaise, face aux opportunités qui s’offrent, doit vaincre le mal le plus profond qui la hante, à savoir l’auto discrimination, pour devenir compétitive". Me Muanza Mbiya Tshipepela a fait cette déclaration au cours de la cérémonie de célébration de la journée internationale de la femme organisée à l’attention des femmes avocates de la RDC, dans la salle de conférences de la paroisse Notre Dame de Fatima à Gombe, une commune de la ville de Kinshasa.

                  De l’avis de ce juriste, la journée internationale de la femme pour l’année 2011 est centrée sur le sous thème propre à la femme avocate congolaise, à savoir "Egalité de chances et d’accès aux opportunités : femme avocate soit compétitive".

                  La notion de parité homme-femme, conçue dans la thématique du genre, a trouvé un écho dans le contrat de discriminations dont les femmes ont été victimes à travers le monde, discriminations qui trouvent leurs origines soit dans les traditions les plus anciennes, soit dans l’égoïsme de l’homme, considérant la femme comme un être faible.

                  Parler de la parité doit être entendu et reconnu comme la résultante d’une émancipation tant voulue comme une occasion de faire de l’effort et du travail personnel.

                  Le bâtonnier Muanza Mbiya a également indiqué que l’égalité des chances et l’accès aux mêmes opportunités constituent, au-delà de tout préjugé d’homme, un appel pathétique aux efforts personnels des femmes, susceptible de permettre à l’avocate de se mesurer aux avocats de même formation qu’elle. Ainsi, la femme avocate doit éviter de sous-estimer ; elle doit combattre la peur d’affronter ses confrères hommes, d’être hantée par le gain facile et un enrichissement à tout prix. "L’avocate doit être cette intellectuelle de référence, refuge Ides sans voix parce que conseillère ; cette femme solution parce qu’à jour de la législation, de la jurisprudence et de la doctrine ; cette femme qui apaise parce que voyant de loin, prévoyante et clairvoyante", a expliqué Muanza Mbiya Tshipepela, en encourageant la femme avocate à discuter à l’avance des honoraires avec son client, à accepter un dossier que certains considèrent que seuls les hommes peuvent s’en sortir. A ce point de vue, l’avocate a invité le barreau à accompagner la femme avocate à mener une croisade contre la médiocrité, la paresse scientifique, l’immoralité sous toutes ses formes, la corruption par séduction, les anti-valeurs et la vie de facilité.

                  C’est dans ce cadre qu’a été créée, au sein du Conseil de l’ordre, la commission Genre et exercice du métier par la femme, dont la mission primordiale est d’encadrer et de soutenir les efforts de la femme avocate dans la réalisation de ses projets.

                  "Un engagement combattif et participatif doit être pris pour que la femme avocate et le barreau rayonnent au-delà des frontières de la RDC", a poursuivi l’orateur en insistant sur la nécessité pour l’avocate de prendre un engagement ferme et de se distinguer dans l’exercice de sa profession par son savoir-faire, savoir-être et son parler.

                  Et de conclure : "La capacité et la volonté personnelle de l’avocate à se rendre compétitive, à décider de s’engager, lui offre dans tous les domaines de sa compétence, les mêmes chances que l’homme, fruit du combat pour l’avenir meilleur du barreau et de la profession".

                  La cérémonie a été organisée par le Conseil de l’Ordre et marquée par le récital de poèmes et une scénette exécutés par des avocates.

                  A la fin du mois en cours, ces femmes vont encore se réunir, toujours à l’initiative du Conseil de l’Ordre, pour "un moment plus agréable" ponctue par une conférence débat.

                   

                  Marcel Tshishiku

                  La Tempête des Tropiques

                  Equateur : une nouvelle réserve naturelle dans le triangle de la Ngiri

                  L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) vient de créer une nouvelle réserve naturelle. Il s’agit de la réserve naturelle du triangle de la Ngiri, située aux confluents de la rivière Ubangui et le fleuve Congo, au sud de l’Equateur. Cette réserve englobe les forêts des territoires de Bomongo, Makanza et celui de Bikoro. Le ministre congolais de l’environnement a signé l’arrêté créant cette réserve au début de mars 2011.

                  Selon Serge Darroze chef de programme de l’ONG WWF (World Wildlife Fund), partenaire de ce projet, cette réserve de 100 mille hectares permettra de conserver la biodiversité et l’écosystème dans le triangle de la Ngiri.

                  WWF intervient comme agence d’appui à l’ICCN dans les réalisations de diverses activités dans la réserve de la Ngiri qui abrite de nombreuses espèces vivantes animales et végétales extraordinaires.

                  Il s’agit notamment de la dernière population d’hippopotames du Congo.

                  Deux projets vont être exécutés dans cette réserve.

                  Le premier va décrire les limites de la zone totalement protégée où ne pourront pas accéder les populations locales. Le deuxième projet porte sur l’appui aux projets de développement des communautés locales.

                  Question de les dissuader d’envahir la nouvelle réserve.

                  Selon Serge Darroze, l’ICCN, le ministère de l’environnement et le WWF comptent appuyer et soutenir des activités d’agriculture, de pêche et de chasse au profit de ces populations.

                  Pour les responsables de l’ICCN, les populations du triangle de la Ngiri seront intégrées dans la nouvelle politique de gestion communautaire de cette réserve naturelle afin d’éviter des altercations entre communautés locales et autorités.

                  Par ailleurs, selon l’ICCN, le triangle de la Ngiri tire son appellation par rapport à sa situation géographique aux confluents du fleuve Congo et la rivière Oubangui, dans la partie sud de la province de l’Equateur.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                   

                  Kisangani en Province Orientale

                  Les leaders religieux préconisent le dialogue dans la solution à la crise de la LRA

                  Le Réseau des leaders religieux des zones affectées par la rébellion ougandaise de la LRA a ouvert, vendredi à Kisangani, trois jours des activités dénommées "week-end de la paix". Au cours de ces activités, il est prévu la projection des films sur les atrocités de la LRA, des conférences sur la psychologie de ces atrocités ainsi que sur l’implication des leaders religieux dans la résolution de la crise créée par la LRA, à travers les négociations.

                  Les participants, estimés à plus de cent cinquante personnes,            se recrutent parmi les hommes politiques, les membres de la société civile, les représentants des églises et les jeunes garçons et filles venus des écoles et institutions d’enseignement supérieurs et universitaires de la place.

                  Le secrétaire de la présidence du réseau des leaders religieux pour la RDC, l’abbé Victor Mbatu, définit l’objectif assigné à ces assises : "Les leaders religieux veulent matérialiser leur rêve de l’intensification de la sensibilisation autour de la problématique de la LRA et de la voie de solution qu’ils préconisent, à savoir le dialogue et la négociation pacifique".

                  Le choix de cette approche répond à leur souci "d’alléger les souffrances de populations de nos zones affectées [par la LRA dans le Nord-Est de la RDC] et promouvoir la convivialité" entre elles.

                  Ces mêmes activités, selon la même source, sont organisées simultanément du 11 au 13 mars dans les autres pays affectés par la LRA : l’Ouganda, le Soudan et la République Centrafricaine.

                   

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                  L’aéroport de Goma paralysé par la grève des agents de la RVA

                  Les activités ont été paralysées, ce samedi 12 mars à l’aéroport international de Goma. C’est la conséquence de l’action menée par les agents de la Régie des voies aériennes (RVA), qui ont décrété une journée ou sinon des "journées sans vols". Ils protestent contre leur déguerpissement par des militaires des FARDC lourdement armés, la nuit précédente, du camp Dumez où la plupart d’entre eux étaient logés depuis plusieurs années.

                  Pas eu accès à l’aérogare, la tour de contrôle fermée, même pas un service minimum organisé, c’est l’ambiance qui a prévalu samedi matin à l’aéroport de Goma.

                  Vendredi, aux environs de 23 heures (locales), une vingtaine de familles des agents de la RVA et d’autres encore ont été déguerpies du camp Dumez manu militari.

                  Les familles victimes, sans abris, continuaient, samedi, à évacuer leurs effets sous la haute surveillance militaire.

                  Le président de la délégation syndicale de la RVA, Amir Bin Saidi, explique :

                  "Je ne vois pas un agent qui va travailler dans cet état là. La situation s’empire parce que l’Etat ne veut pas prendre ses responsabilités. Toutes les autorités, aux niveaux provincial et national, sont au courant de la situation (…) Donc, c’est jusqu’à ce que les agents se sentiront à l’aise qu’ils vont reprendre le travail. Même une semaine, on va rester (sans travailler)".

                  Le camp Dumez fait l’objet de plusieurs jugements à rebondissement entre un particulier et les agents de la RVA.

                  En occupant ces maisons, les militaires disent exécuter un ordre donné par leur hiérarchie, ce que les responsables de la 8ème région militaire n’ont pas confirmé.

                  Des pourparlers se tenaient encore en fin de matinée entre le gouverneur de province, le commandant de la RVA et les services spécialisés de sécurité, a affirmé la délégation syndicale.

                   

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                  Mercredi, le 14/ Mars/ 2011 (Suite 2)

                  Etranges négociations en Afrique du Sud :

                  L’AMP et l’Opposition pour une Charte à servir la nation

                  La rencontre initiée par Institute for global dialogue (IGD) a réuni quelques leaders politiques congolais et les membres de la société civile. Elle aurait comme thème : "The DRC Transition : towards and beyond the 2011 elections" (la Transition en RDC : vers et au-delà des élections de 2011).

                  L’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP), l’Opposition politique, toutes tendances confondues et la Société Civile congolaise ont convenu de se rencontrer, à nouveau, en Afrique du Sud sous la coordination de Pedro, représentant du ministre sud-africain de la Coopération Internationale et ancien membre de l’ambassade sud-africaine à Kinshasa, à l’époque du Dialogue Inter-congolais. Les travaux de cette rencontre ont démarré jeudi 10 mars 2011, à Johannesburg, en Afrique du Sud. Et l’atelier a pour thème "Participation à la vie politique en RDC".

                  Des absences ont été enregistrées à cette occasion, à savoir celles de Louis Koyagialo, Secrétaire Exécutif intérimaire de l’Amp, et de Vital Kamerhe, président national de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise).

                  L’on a appris des organisateurs que Koyagialo, bien qu’ayant confirmé sa participation, a invoqué un changement imprévu d’agenda dû à une mission d’urgence à remplir pour le compte de sa plate-forme. Quant à Vital Kamerhe, il s’est fait représenter par le Secrétaire général de son parti, Bertrand Ewanga.

                  S’agissant de l’atelier proprement dit, la première journée a été essentiellement consacrée à l’évaluation des préoccupations de toutes les "composantes" par rapport à l’environnement politique national qui prévaut au pays. Les participants ont été invités à répondre à deux questions principales. La première était libellée à peu près en ces termes : "Quel est l’environnement politique maintenant en RDC ?"

                  Naturellement, les délégués de l’Opposition ont été les premiers à réagir. Et, ils ne sont pas allés par quatre chemins pour décréter que le climat politique était très malsain. Ils en ont profité pour rappeler les « obstructions » orchestrées par le pouvoir en place contre leur liberté de mouvement et leurs réunions politiques à Goma, Bukavu, Kinshasa (Grand Hôtel Kinshasa, Fikin, Espace GB), Kindu, Mbanza-Ngungu, Mbandaka, Mbuji-Mayi, Mweka, etc. Ils ont même fait état de la décision « surprenante » portant fermeture du Stade Tata Raphaël, annoncée avec trois mois de retard, dès que l’UDPS a fait connaître son projet d’organiser un meeting dans ce site le 24 avril prochain. Tout ceci, ont-ils estimé, n’est pas propice au débat démocratique et à l’organisation d’élections libres, démocratiques et transparentes.

                  Réagissant à leur tour, à l’interrogation sus évoquée, les représentants de l’Alliance de la Majorité Présidentielle ont indiqué partager le même constat. Mais, à la différence de l’Opposition, ils ont justifié le climat malsain par l’activisme de "mains noires" qui entretiennent l’insécurité sur l’ensemble du territoire national. Ils ont cité, entre autres cas, ceux des attaques armées menées le 4 février contre l’aéroport international de la Loano à Lubumbashi et le 27 février contre l’une des résidences du Chef de l’Etat au quartier GLM, à Kinshasa. Selon l’AMP, les fossoyeurs du climat politique se recrutent dans les rangs de ceux qui ont peur des élections.

                  En guise de contre-réplique, l’Opposition est remontée au créneau pour imputer la responsabilité de l’insécurité au pouvoir en place. A son avis, les gouvernants ont tort de se plaindre et de chercher à se décharger sur des boucs-émissaires.

                  Contrat social rompu

                  Une fois ce premier round bouclé, avec des approches différentes du facteur "climat malsain", l’on est passé au second, avec une question en prise directe avec la première : 2°) "Est-ce qu’on peut aller aux élections dans ces conditions ?"

                  Face à cette question, l’opposition s’est exprimée en deux vagues. Pour certains délégués de cette plate-forme, on doit aller aux élections. Toutefois, ils ont relevé que leur partenaire politique, à savoir l’AMP,     s’est rendu coupable d’un acte d’une extrême gravité en rompant le "contrat social" avec le peuple congolais, un contrat pourtant laborieusement négocié au Dialogue Inter-Congolais, à Sun City, et concrétisé par l’adoption de la nouvelle Constitution par référendum. Ils ont accusé le pouvoir en place d’avoir annihilé ce travail en décidant, un bon jour, de réviser cavalièrement la Constitution.

                  Pour d’autres, les conditions nécessaires et suffisantes pour l’organisation des élections ne sont pas réunies, parce que le pouvoir en place est occupé à organiser la tricherie. Ce n’est pas par hasard, ont-ils souligné, que l’AMP s’est empressé d’imposer à tous l’élection présidentielle à un seul tour. Ce n’est pas non plus par hasard si elle s’apprête à organiser uniquement l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel. L’objectif non avoué est d’avoir un président en fonction, capable de peser moralement et financièrement sur les candidats aux élections législatives, de les contraindre de se ranger derrière lui pour éviter d’être disqualifiés dans les urnes ou en dehors de celles-ci.

                  Enfin, à l’unanimité, l’Opposition a soutenu que l’AMP a ramené le pays plusieurs années en arrière ; en instaurant un Etat totalitaire en République Démocratique du Congo. Celle-ci est redevenue un Etat où le Président de la République a tous les pouvoirs, y compris ceux de dissoudre les assemblées provinciales et de révoquer les gouverneurs de provinces.

                  Les avertissements

                  Intervenant à l’occasion, l’Alliance de la Majorité Présidentielle a déploré la tendance de l’Opposition à voir la tricherie partout. Selon elle, sa préoccupation majeure doit être de faire bouger les choses pour le bien du pays, comme c’est déjà le cas avec les 5 chantiers de la République. Pour ce qui est de l’insécurité, l’AMP l’attribue aux ennemis du peuple congolais.

                  L’un de ses délégués, en la personne d’André Atundu, a indiqué     qu’il faut absolument un consensus si l’on veut avancer politiquement.      Il a souligné que sans consensus, l’on risque de faire face un jour à une situation ingérable. "Nous avons besoin d’un dialogue politique sain pour prévenir des situations extrêmes", a-t-il lancé.

                  L’opposant Franck Diongo a saisi la balle au bond pour rappeler à l’AMP que le Raïs Moubarak s’était fait élire avec 95% mais tout récemment, le peuple égyptien lui a donné la réponse que méritait sa fausse popularité. La RDC devrait faire attention pour ne pas en arriver à la même situation, a-t-il averti.

                  La CENI et la Cour Constitutionnelle

                  Deux autres préoccupations ont été soulevées par l’opposition.

                  La première concerne le président de la CENI, que l’on dit très proche du Chef de l’Etat, avec lequel il a des relations familiales, et qui est cofondateur du PPRD. Avec une telle carte de visite, comment peut-il rassurer ceux qui n’appartiennent pas à l’AMP ?

                  La seconde est relative à la Cour Constitutionnelle, où l’on parle de plus en plus de la nomination d’un président qui serait aussi proche du Chef de l’Etat.

                  Il convient de signaler que les travaux devraient se terminer en début du week-end, soit le samedi dernier, avec un débat contradictoire entre les participants et la diaspora congolaise, et ce, avant l’adoption de ce qu’on appelle déjà "Charte à servir la Nation".

                  Pour en savoir plus, la Nouvelle société civile organise un point de presse ce lundi 14 mars 2011, à 11h00, à son siège pour la restitution de la réunion de l’AMP, l’Opposition et la Société Civile à Johannesburg du 10 au 11 mars 2011.

                   

                  Uhuru

                   

                   

                   

                  Mbuji-Mayi, Kasaï Oriental

                  La population boude la modernisation      d’un rond-point

                  Sur le coup de 12H locales, du vendredi 12 mars dernier, le gouverneur du Kasaï Oriental, Alphonse Ngoy Kasanji, est arrivé au rond-point de l’étoile dans la commune de Dibindi, pour présenter à la population une maquette au sujet de son projet de modernisation de ce rond-point, celui de la construction du monument d’une horloge dite de la République.

                  La foule venue assister à la cérémonie n’a pas apprécié les propos tenus par le numéro 1 de la province du Kasaï Oriental qui n’a pas su convaincre son audience sur le bien-fondé de l’érection de ce monument, et les réactions n’avaient pas tardé d’être enregistrées dans tous les sens au point de ne plus laisser au gouverneur l’occasion de continuer à parler.

                  Ayant relevé à temps ce mécontentement au sein de la population, le "Chef" de l’administration provinciale était contraint d’écourter son allocution afin d’éviter de débordement, pouvant virer au pire, suite à la bouderie et à la tension qui montait déjà dans la foule.

                  Selon un correspondant de presse présent, il est vite remonté à bord de sa jeep pour regagner sa résidence.

                  En effet, pour certains, la construction d’un tel monument n’est que gaspillage des fonds publics qui peuvent servir à bien d’autres fins beaucoup plus bénéfiques à la société, et pour d’autres, le rond-point n’a pas besoin d’un nouvel embellissement, car déjà joli en soi.

                  A la question de savoir pourquoi ce mécontentement de la foule, un habitant venu assister à la cérémonie répond : "Ceux qui nous gouvernent doivent encore apprendre à faire la distinction entre l’essentiel et le dérisoire, ou mieux entre l’utile et l’agréable afin de pouvoir satisfaire le vrai besoin de leur population.

                  Pourquoi un monument quand il n’existe même pas des vraies routes pour circuler d’un coin à l’autre de la ville ? Ne pouvait-il pas utiliser cet argent pour construire même une école ? "

                   

                  Nsenda Munuwanyi

                  Uhuru 

                  Pour prévenir une catastrophe humanitaire

                  La Croix Rouge sensibilise le Nord-Kivu sur l’éventuelle explosion du gaz méthane

                  Le directeur de la Fédération Internationale de la Croix Rouge et du Croissant Rouge de la Zone Afrique a déclaré mercredi 11 mars dernier que la Croix Rouge de la République Démocratique du Congo (CRRDC) et la Croix Rouge du Rwanda sont en train de sensibiliser la population du Nord-Kivu sur l’éventuelle explosion du gaz méthane contenu dans le lac Kivu et sur l’éruption volcanique imminente dans cette province de l’Est de la RDC.

                  Alasan Senghore a fait cette déclaration à l’issue de son entretien avec le ministre des Affaires Sociales, Action humanitaire et solidarité nationale, au cabinet de travail de ce dernier à Kinshasa.

                  Conduit chez le ministre Ferdinand Kambere par le président national de la Croix Rouge de la RDC, le directeur Senghore a indiqué que sa mission au Congo Kinshasa était d’évaluer le partenariat entre son organisation humanitaire et la Société Congolaise de la Croix Rouge, et de voir comment améliorer ce partenariat.

                  « Comme la Croix Rouge de la Suède est en train d’appuyer la Fédération internationale, a-t-il ajouté, nous ferons en sorte que cet appui puisse profiter à la Croix Rouge de la RDC ». Arrivé dans la ville de Kinshasa mercredi 9 mars, Alasan Senghore a terminé sa mission dimanche, satisfait de voir la société nationale et le gouvernement congolais travailler en étroite collaboration. Pour sa part, le ministre des Affaires Sociales, Action humanitaire et Solidarité nationale a exprimé au directeur Senghore la gratitude du gouvernement de la République envers le mouvement de la Croix Rouge pour toutes les actions de secours que cette organisation humanitaire entreprend en faveur de la population congolaise, surtout dans la mesure où la société nationale de la Croix Rouge a été toujours aux côtés du gouvernement dans toutes les catastrophes survenant en RDC.

                   

                  Marcel Tshishiku

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  Le gouverneur de Kinshasa promet la réussite de la campagne de vaccination de tous les Kinois contre la polio

                  Kinshasa, capitale de la RDC, est actuellement menacée par une épidémie de poliomyélite. Une campagne de vaccination de masse de tous les habitants de Kinshasa aura lieu du 23 au 27 mars 2011. Le tout nouveau représentant ad intérim de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en République Démocratique du Congo, le Dr Léodégal Bazira a, en prévision de cette campagne, rendu visite le 10 mars au gouverneur de la ville province de Kinshasa, M. André Kimbuta Yango, indique un communiqué de presse de l’OMS/RDC. « En tant que Premier citoyen de la Ville, je confirme mon engagement personnel et ma participation au lancement officiel et à la réussite de la campagne de vaccination contre la poliomyélite à Kinshasa », a déclaré le gouverneur de Kinshasa lors de cette audience qu’il a accordée au Dr Léodégal Bazira. Il a affirmé avoir instruit son ministre provincial ayant en charge la Santé Publique et les bourgmestres des 24 Communes de la capitale pour une « meilleure sensibilisation de la population, toutes tranches d’âge confondues, à cette campagne massive » prévue du 23 au 27 mars 2011 sur toute l’étendue de Kinshasa, ville de près de 9 millions d’habitants. Depuis le début de l’année 2011, la RDC a enregistré un total de 21 nouveaux cas de poliovirus sauvage (PVS) dont 10 cas chez les adultes. Parmi ces cas, la Ville-Province de Kinshasa en a confirmé 5 dont 4 chez les adultes. En 2010, la RDC avait notifié 99 cas de PVS dont 64 cas au Kasaï Occidental, épicentre de l’épidémie.

                  Au cours de leur entretien, le gouverneur de la Ville-Province a assuré le représentant a.i. de l’OMS de sa « disponibilité entière pour toute autre question visant l’amélioration de l’état de santé de la population de Kinshasa », tout en se félicitant de la « coopération fructueuse qui existe entre la Ville-Province et l’OMS ». Le Dr Léodégal Bazira a « vivement remercié » M. Kimbuta pour sa détermination à soutenir les programmes de développement sanitaire et particulièrement la prochaine campagne de vaccination contre la poliomyélite dans la ville de Kinshasa. « Les efforts du gouvernement, des partenaires, de la société civile et des communautés devraient être conjugués pour interrompre la circulation du poliovirus sauvage d’ici le 30 juin 2011, afin que la RDC ne devienne pas le dernier réservoir de la poliomyélite dans la Région africaine », a-t-il souligné.

                  La stratégie prévoit la vaccination dans des postes fixes (entreprises, marchés, bureaux, écoles, etc.) pendant les deux premiers jours de la campagne, et du porte-à-porte dans les ménages à partir du troisième jour.

                  Il y a lieu de rappeler que les différentes campagnes de vaccination prévues dans le pays, de février à mai 2011, bénéficient de l’appui technique et financier de l’OMS, de l’UNICEF, de la Fondation Bill & Melinda Gates, du CDC-de Atlanta, de l’USAID, de Rotary International, la Banque Mondiale et des Gouvernements de l’Allemagne et du Japon.

                   

                  Norbert Tambwe

                  La Tempête des Tropiques

                  Le gouverneur du Bandundu déchu de ses fonctions

                  L’assemblée provinciale du Bandundu a déchu, le vendredi 11 mars, le gouverneur de province, Richard Ndambu. Par conséquent, tout le gouvernement provincial tombe. Cette déchéance a été prononcée à l’issue du vote d’une motion de défiance initiée par le député Mwemba Valère de la Convention pour la République et la démocratie (CRD), un parti membre de l’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP).

                  Sur les 75 votants de 84 députés que compte l’assemblée provinciale de Bandundu, 43 ont voté pour le départ du gouverneur de province et 29 voix contre. Les résultats du vote signalent également une abstention et deux bulletins nuls.

                  Les députés provinciaux reprochent au gouverneur Ndambu plusieurs faits :

                  "Détournement des indemnités de sortie des membres de cabinet du gouvernement provincial de la transition (1+4),

                  Non paiement des ministres provinciaux en fonction, pendant huit mois,

                  Détournement de plusieurs millions de francs congolais issus de l’impôt personnel minimum perçu en province sans quittance et des retenues sur salaires dans le cadre de l’opération Konzo de Kahemba".

                  Une tension a été observée dans la ville avant la tenue de la plénière qui devrait examiner cette motion de défiance. Les éléments de la police ainsi que des services de sécurité ont été déployés à travers la ville.

                  Malgré ce déploiement, une foule nombreuse s’est déplacée vers le siège de l’assemblée provinciale pour se rendre compte du déroulement de la plénière et des résultats issus des urnes.

                  Après la proclamation de ces résultats par le président de cette assemblée, Boniface Ntwa, plusieurs petits groupes se sont formés pour partager cet événement. Et des cris de joie ont été entendus dans la ville de Bandundu.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  Vendredi, le 11/ Mars/ 2011

                  Avec l’Ordonnance révoquant le Vice-Premier ministre

                  Rupture entre Joseph Kabila et Nzanga Mobutu

                  En prenant cette décision, le chef de l’Etat confirme du coup l’imminence du remaniement tant attendu du Gouvernement Muzito

                  Aux termes d’une Ordonnance signée hier soir par le Président de la République et lue le soir sur le plateau de la Télévision nationale (RTNC) par un membre du cabinet du chef de l’Etat, Joseph Kabila vient de révoquer François-Joseph Nzanga Mobutu de ses fonctions de Vice-Premier ministre et ministre en charge de l’Emploi.

                  Même si l’Ordonnance n’indique pas les raisons de cette révocation, tout porte à croire que la décision prise  par le chef de l’Etat se fonde sur la longue (environ 5 mois ) et injustifiée absence du Vice-Premier ministre Nzanga Mobutu qui a profité d’un séjour privé en Belgique pour prendre ses distances et rompre tout contact avec le gouvernement dont il faisait partie. Une situation qui a aggravé le dysfonctionnement de l’équipe dirigée par le Premier ministre Adolphe Muzito.

                  Les dossiers destinés au ministère de l’Emploi continuaient à s’accumuler sur la table du ministre absent, alors que des milliers de travailleurs révoqués ou retraités abusivement dans différentes sociétés publiques, privées ou d’économie mixte attendent de voir le Gouvernement s’occuper de leurs cas.

                  Avec la révocation du ministre déserteur et président national de l’UDEMO, Joseph Kabila envoie ainsi un signal fort sur l’imminence du remaniement tant attendu que l’équipe Muzito, pour non seulement combler le vide laissé par le fils de feu Maréchal Mobutu, mais aussi permettre à d’autres ca  dres de l’AMP de faire leur entrée au Gouvernement avant les échéances électorales de 2011.

                  En attendant de connaître ceux qui feront leur entrée au sein de l’équipe Muzito à l’occasion de ce remaniement, la révocation de François Joseph Nzanga Mobutu fait voler en éclats la coalition PPRD-PALU-UDEMO, celle-là même qui avait permis à Joseph Kabila de remporter au second tour l’élection présidentielle organisée en 2006.

                  Pour rappel, le Vice-Premier ministre Nzanga Mobutu avait eu à émettre quelques critiques sur le dysfonctionnement du Gouvernement, où les réunions sont devenues rares depuis plusieurs mois. Celles-ci devant être présidées.

                  Selon des sources proches du Vice-Premier ministre révoqué, celui-ci devait rentrer au pays hier soir ou ce vendredi matin.

                   

                  Dieudonné Mbuyi

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  Révoqués abusifs et massifs de 34 entreprises publiques, privées, d’économie mixte ainsi que ceux des régies financières

                  L’Intersyndicale nationale du Congo et les victimes ne lâchent pas prise

                  Les agents et cadres de 34 entreprises publiques, privées et d’économie mixte ainsi que ceux des régies financières (DGRAD, DGDA et DGI) abusivement et massivement révoqué ne veulent plus lâcher prise et sont décidés à recouvrir leurs droits longtemps violés. Ils ont failli être de nouveau sur la rue, hier jeudi 10 mars 2011, pour continuer à réclamer leur réhabilitation. Comme toujours, la marche allait commencer devant le bureau de l’Intersyndicale nationale du Congo situé au croisement des avenues Huileries et Colonel Ebeya dans la commune de la Gombe à Kinshasa. Le point de chute était prévu à la Primature où un sit-in devait être organisé.

                  Il a fallu l’intervention du président Symphorien Dunia, de l’Intersyndicale nationale du Congo, pour voir cette marche de protestation reportée à une autre date en attendant l’arrivée à Kinshasa du Premier ministre, Adolphe Muzito, en visite de travail dans la province cuprifère du Katanga. L’intervention du président Dunia a été faite, le même jour du jeudi 10 mars, alors qu’il procédait à la restitution de la démarche déjà effectuée par le bureau de l’Intersyndicale nationale du Congo au courant de la semaine qui s’achève.

                  Pour rappel, les révoqués abusifs et massifs ont manifesté la semaine dernière en organisant un premier sit-in devant la Primature.

                  Dans son adresse, le président de l’Intersyndicale nationale du Congo a fait savoir que trois dossiers ont été déposés à la Primature avec copie pour information à la Présidence de la République, au Sénat et à l’Assemblée nationale. Il s’agit des dossiers sur la Gécamines, la Marsavco et de tous les anciens fonctionnaires pour la résolution de leur situation des retraités et licenciés abusifs de l’administration publique. L’occasion a été aussi donnée au défenseur de ces révoqués de rappeler le projet du décret que devrait prendre le Premier ministre qui a été rejeté lors du dernier sit-in, parce qu’il ne reprenait pas les revendications des victimes.

                  Déterminés à avoir gain de cause dans leur démarche, les révoqués abusifs et massifs comptent épuiser toutes les procédures pour rentrer réellement dans leurs droits. A l’heure actuelle, leur regard est tourné vers le chef de l’Etat. C’est dans ce cadre, qu’ils ont fixé un nouveau rendez-vous de marche pour le jeudi 17 mars prochain et la Primature sera leur point de chute. Ils ont résolu de s’adonner à cet exercice toutes les semaines jusqu’à ce que leur situation soit définitivement décantée. Plus de 36.000 personnes sont victimes de cette violation de leurs droits depuis plusieurs années.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                  La journée de travail s’est mal terminée hier à Kinshasa

                  Trois agents de l’Onatra froidement poignardés hier

                  L’acte criminel posé a été imputé à un agent de l’ordre en parfait état de santé mentale

                  Hier mercredi en fin de matinée, trois agents de l’Office national des transports, ONATRA, ont été froidement poignardés au moment où ils prenaient part à un meeting syndical à l’intérieur même de l’enceinte de leur entreprise.

                  D’après des témoins ayant requis l’anonymat, cet acte criminel manifestement prémédité serait le fait d’un agent de l’ordre en uniforme et en parfait état de santé mentale !

                  Les trois victimes qui n’avaient ni les moyens ni le temps de se défendre étant donné qu’elles n’étaient pas préparées à l’agression portent toutes des blessures graves ayant nécessité leur achèvement rapide à l’hôpital.

                  Il y a lieu de signaler en passant que le transfert à l’hôpital de ces trois victimes de l’attaque par surprise de mercredi à l’Onatra a fort ressemblé à un enlèvement organisé, d’autant plus que ceux qui avaient été chargés de la besogne avaient tout entrepris pour empêcher l’identification de celles-ci ! Mais cela ne peut étonner personne outre mesure car en RDC les victimes de violences imputables aux hommes en uniforme deviennent automatiquement propriétés exclusives de l’Etat et tout ce qui les concerne à partir de là relève désormais des secrets d’Etat ! On peut imaginer la gravité de l’acte ainsi commis et le moment choisi pour le faire : poignarder des agents d’une entreprise devant leurs collègues de service au cours d’un meeting syndical ayant à son ordre du jour des revendications d’ordre social et professionnel ! On peut également imaginer la gravité de l’incident dans un contexte politique et social général particulièrement tendu susceptible de déboucher sur des développements aux conséquences imprévisibles dans l’ensemble du pays.

                  Selon de nombreux agents de l’Onatra et des badauds rencontrés sur le théâtre de l’événement hier mercredi, le pire qui allait se produire au moment de l’attaque dirigée contre les trois agents poignardés a été évité de justesse grâce à la sagesse des leaders syndicaux de l’entreprise qui ont invité l’ensemble du personnel à la retenue !

                  Après ce qui s’est passé hier, le moment est venu de réfléchir mûrement sur les mobiles à la base de l’acte posé par l’agent de l’ordre ayant attenté à l’intégrité physique de trois membres du personnel de l’Onatra et sur l’établissement des responsabilités. Mais tout porte à croire que la contribution de la direction de cette entreprise et celle de la délégation syndicale y sera pour beaucoup. Nous y reviendrons.

                   

                  Bamporiki Chamira

                  La Tempête des Tropiques 

                  Magouille : la gangrène

                  Il est encourageant d’apprendre que le gouvernement a pris la pleine mesure de la magouille qui gangrène le secteur des marchés publics dans notre pays. Mais pour rencontrer réellement la volonté du législateur, le souci de transparence ne devrait pas s’arrêter à la création des cellules de régulation ou d’autorégulation mais plutôt au niveau de la réception des travaux ou des produits ayant fait l’objet d’un appel d’offres.

                  Et, c’est ici que le bât a souvent blessé, surtout en ce qui concerne l’aménagement ou la réhabilitation des infrastructures, notamment routières. En République Démocratique du Congo, il est notoirement connu que les chaussées ont souvent eu une durée de vie singulière par rapport à celle définie dans les standards mondiaux. Alors que dans des pays où les décideurs, et les citoyens font preuve de sérieux, une route asphaltée tient le coup pendant au moins dix ans avant de commencer à présenter des fissures, sous nos cieux, l’asphalte fout le camp au bout de 3 à 6 mois. Par conséquent, les artères urbaines et parfois nationales ressemblent à des tonneaux de Danaïdes, car engloutissant des millions de dollars américains tous les 6 mois.

                  Le boom immobilier que connaît le pays repose en grande partie sur l’enrichissement sans cause des concitoyens associés à la gestion des marchés publics. La question de l’heure est celle de savoir si les membres de différentes cellules ayant la charge de certifier la régularité de ce type de marchés feront preuve d’une dose suffisante de patriotisme, d’expertise et d’honnêteté pour épargner au Trésor Public, aux entreprises du Portefeuille ainsi qu’aux entités administratives et territoriales décentralisées les désagréments du pillage planifié.

                  Auront-ils suffisamment de détachement vis-à-vis du matériel pour résister à la tentation de plantureuses commissions ?

                  Verrouiller en amont est déjà une très bonne chose. Il reste à savoir si, en aval, c’est-à-dire au niveau des structures habilitées à « réceptionner » les travaux d’infrastructures, le système de surveillance va fonctionner correctement. Ici aussi, la capacité des Congolais à résister aux espèces sonnantes et trébuchantes s’est avérée jusque-là bien faible.

                  Bref, si la gangrène de la magouille l’emporte sur la volonté du législateur de jouer la carte de la transparence dans les marchés publics, la RDC va rentrer à la case départ, celle où l’attendent de pied ferme les criminels économiques.

                   

                  Le Phare

                   

                  Kasaï Occidental : en 2010, 80% des victimes de violences sexuelles étaient des enfants, selon la Lizadeel

                  La Ligue de la zone Afrique pour la défense des droits des enfants et élèves (Lizadeel) a publié, à Kananga, les statistiques des violences sexuelles enregistrées en 2010 dans la province du Kasaï Occidental. Sur les 760 cas connus, plus de 80% des victimes sont des enfants, affirme cette ONG dans son rapport. La Lizadeel tire ainsi une sonnette d’alarme et appelle les parents de cette province à assurer la protection de leurs enfants. Les violences sexuelles dont sont particulièrement victimes les enfants sont le fait, selon cette ONG, de l’insécurité et des us et coutumes qui favorisent des mariages précoces.

                  Déjà, 20 cas de violences sexuelles contre des enfants ont été enregistrées au mois de février 2011 rien que pour la ville de Kananga, a révélé Innocent Bumba, coordonnateur de la Lizadeel Kasaï Occidental.

                  La pauvreté et le manque d’énergie électrique favorisent aussi ce phénomène, toujours d’après lui.

                  « Les parents envoient les enfants le soir, soit pour acheter une bougie, soit pour acheter du pain, et sur la rue, ils sont agressés et même violés.

                  Voilà pourquoi nous lançons un appel aux parents de pouvoir s’assumer, de pouvoir protéger, et sécuriser leurs enfants », a insisté Innocent Bumba.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Matadi : des Chinois de Crec 7 accusés de vendre des caillasses et du sable en Angola

                  Certains sujets chinois œuvrant au sein de la Crec 7 vendent d’une manière illicite des matériaux de construction à leurs compatriotes de Noqui, une ville angolaise située à une dizaine de kilomètres à l’Ouest de Matadi. Le rapporteur de l’assemblée provinciale du Bas-Congo, Philippe Muanda, l’a dénoncé, mardi 8 mars, à Radio Okapi.

                  Cette dénonciation intervient une semaine après l’interpellation, à cet effet, du commissaire général aux Mines par l’assemblée provinciale du Bas-Congo.

                  Crec 7 est une entreprise chinoise qui gère le péage sur la nationale numéro un, reliant Kinshasa à Matadi.

                  Quelques uns de ses agents vendaient frauduleusement, a précisé la même source, des caillasses, des moellons et du sable, qui ont servi, à la construction des certaines infrastructures de Noqui.

                  Les caillasses et moellons provenaient du village congolais de Tombagadio, à une vingtaine de kilomètres de Matadi ; tandis que le sable était extrait de la rivière Mpozo toujours à Matadi.

                  Tout serait parti de la dénonciation de la population locale, d’après Philippe Muanda, à la vue des camions de cette société qui traversaient la frontière angolaise.

                  De son côté, le commissaire général aux mines du Bas-Congo, Patrick Mayuba, a déclaré à Radio Okapi que c’est une question des jours. Certains Chinois, a-t-il soutenu, ont violé la loi. Ils doivent se conformer aux règles du pays.

                  Avec le concours de la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD), a-t-il poursuivi, le gouvernement provincial va recouvrer des amendes transactionnelles auprès de l’entreprise Crec 7 pour le compte du trésor public.

                  Entre-temps, des sources proches de la société civile locale ont fait état du rapatriement des Chinois impliqués dans cette affaire frauduleuse.

                  Mais, il a été difficile de joindre les responsables de cette société.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                   

                   

                  Vendredi, le 11/ Mars/ 2011 (suite 2)

                  RD Congo

                  L’acteur Ben Affleck demande au Congrès américain de ne pas réduire l’aide à la RDC

                  L’acteur américain Ben Affleck, très impliqué en République Démocratique du Congo (RDC), a mis en garde mardi les parlementaires américains contre une réduction de l’aide étrangère au pays qui risquerait de le faire basculer à nouveau dans la guerre.

                  "L’austérité requiert que nous fermions les yeux sur le Congo, mais ce serait faire des économies des bouts de chandelle qui feraient basculer de nouveau la République Démocratique du Congo", a déclaré Ben Affleck devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants.

                  "Nous devons étudier sérieusement notre engagement en cours et ensuite nous devons en faire plus", a ajouté l’acteur, qui a fondé en 2010 l’organisation Eastern Congo Initiative (ECI) qui appelle à un effort redoublé des Etats-Unis pour stabiliser la région Est du pays où sévissent encore viols et violences.

                  L’appel lancé par Ben Affleck, qui s’est rendu à plusieurs reprises en RDC, intervient au moment où les élus du Congrès tentent de trouver un accord durable sur le niveau des dépenses de l’Etat fédéral.

                  Ben Affleck faisait partie d’un groupe de personnalités – avec notamment Cindy Mc Cain, épouse du sénateur républicain John Mc Cain, ancien candidat malheureux de la présidentielle américaine de 2008 – venus plaider au Congrès une implication plus importante des Etats-Unis pour la promotion et la protection des droits de l’homme en Afrique.

                  Après des décennies de guerres, la signature de l’accord de paix en 2002 a mis fin à un conflit en RDC qui a tué quelque 3,5 millions de personnes. L’Est du pays est toujours en proie à l’instabilité en raison de la présence de plusieurs groupes armés et milices locales, régulièrement accusés de commettre des violences contre les populations.

                   

                  Uhuru

                   

                  Du 23 au 27 mars 2011

                  Campagne de vaccination contre la polio des enfants et adultes à Kinshasa

                  La vaccination contre la poliomyélite ne concernera pas seulement les enfants, mais aussi les adultes. La ville de Kinshasa fait sienne cette vision en projetant une campagne de vaccination contre la polio à cet effet. L’annonce a été faite par le ministre de la Santé publique, Dr Victor Makwenge Kaput.

                  Du 23 au 27 mars 2011, le ministère de la Santé publique, à travers le Programme Elargi de Vaccination (PEV) organise une campagne de riposte contre la poliomyélite dans la ville province de Kinshasa. Le coût global de l’opération est de 5 millions de dollars américains. Pour cette fois, la cible n’est pas seulement les enfants de moins de 5 ans, mais aussi les adultes. Ce, à la suite de la découverte à Kinshasa de 5 cas de poliovirus sauvage (PVS) dont 4 sont des adultes en début de cette année. Parmi ces cas, Kimbanseke a notifié deux, un cas dans la zone de santé Biyela, un autre cas dans la zone de santé de Lemba et un cas dans la zone de santé de Kintambo. C’est ce qu’a déclaré le ministre de la Santé publique, Victor Makwenge Kaput lors d’un point de presse organisé à l’intention des communicateurs en santé, dans la salle de conférence du Programme Elargi de Vaccination. C’était en présence du nouveau représentant de l’OMS en RDC, Léodégal Bazira, le délégué, de l’UNICEF, le secrétaire général à la Santé et le médecin directeur du PEV.

                  Justifiant l’intérêt de cette campagne de vaccination, le ministre de la Santé publique a indiqué ce qui suit : "un cas de poliovirus sauvage confirmé représente un danger de contamination pour plus de 200 personnes dans son environnement".

                  Grâce à l’appui des partenaires (OMS, UNICEF, USAID, Rotary International, Croix-Rouge, ECC/Meru), Dr Victor Makwenge estime "qu’il est impérieux que le gouvernement de la ville province de Kinshasa s’associe de manière contributive à ces efforts pour la réussite de cette campagne", tout en invitant la population kinoise à se faire vacciner massivement du 23 au 27 mars prochain pour permettre au pays d’atteindre l’éradication du poliovirus sauvage.

                  La stratégie qui sera mise à contribution est la stratégie mixte, a indiqué le médecin-directeur du PEV. Les vaccinateurs se rendront partout en vue de vacciner toute la population : ménages, gares, hôtels, bureaux, écoles, églises, prisons, champs, aéroport et aérodrome ainsi que dans les frontières de la RDC.

                  Eradiquer le PVS d’ici le 30 juin 2011

                  En décidant de vacciner dans la ville de Kinshasa, les autorités sanitaires veulent éviter le pire. Avec la découverte des cas similaires dans la ville de Pointe Noire, il y avait à s’inquiéter. Selon le ministre de la Santé, si la contamination était directe, on aurait été en danger depuis longtemps, à cause du fait que les habitants de Pointe Noire sont moins nombreux que ceux de Kinshasa. "Nous avons décidé d’attaquer Kinshasa maintenant pour nous permettre de gérer l’épidémie", a dit Victor Makwenge. Pour plus d’efficacité sur terrain, une campagne nationale sera organisée en deux phases en avril et mai 2011.

                  L’objectif est d’arriver à arrêter la circulation du PVS sur toute l’étendue du territoire national d’ici le 30 juin 2011. Pour rappel, de 2.000 à 2.005, la RDC avait déjà arrêté la circulation du PVS. Au moment où l’on s’apprêtait à accorder la certification, de nouveaux cas ont ressurgi.

                  Résultats de la deuxième phase

                  L’occasion faisant le larron, le numéro 1 de la Santé publique a présenté les résultats de la deuxième phase de la campagne de riposte contre la polio organisé du 24 au 28 février 2011 dans 5 provinces : Bandundu, Kasaï Occidental, Katanga (Kalemie), Equateur (Bumba) et Bas-Congo. Alors que la cible dans ces 5 provinces était estimée à 3.602.041 personnes ciblées au cours de cette campagne, les vaccinateurs ont vacciné 3.755.023. Ce qui représente 104%, a déclaré le ministre Victor Makwenge. Pour lui, vacciner au-delà du dénominateur, permet de se rassurer de l’atteinte de la cible.

                   

                  Gypsie Oïssa

                  Uhuru

                   

                   

                  Dungu

                  Opérations contre la LRA, trois morts

                  Le commandant de la 9ème Région militaire des Forces armées de la RDC (FARDC), le général Kifwa, a donné le bilan des opérations effectuées par les FARDC le 3 et 4 mars à Dungu contre les rebelles ougandais de la LRA. Ce bilan fait état de trois morts, deux rebelles et un militaire congolais. Trois éléments de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont été capturés lors de deux accrochages à Bitima et Bamokandi en territoire de Dungu, selon radio Okapi, parrainé par l’Onu.

                  Parmi les capturés, un sous-lieutenant et un Congolais originaire de Bangadi, a affirmé le commandant de la 9ème Région militaire.

                  Ce dernier précise que cette capture fait suite à une embuscade tendue aux rebelles ougandais par les FARDC le 3 mars.

                  Trois armes de guerre ont également été récupérées au cours de cette embuscade, signale la source.

                  Deux filles âgées respectivement de dix et douze ans ont été libérées, l’une est soudanaise et l’autre congolaise. Selon la même source, les deux éléments de la LRA tués, dont un capitaine, l’ont été dans le quartier périphérique de l’aéroport de Dungu à Bamokandi.

                  Le président de la commission diocésaine Justice et Paix de Dungu a confirmé ces informations. D’après le général Kifwa, les opérations se poursuivent le long de la rivière Uélé, à la recherche de l’ennemi.

                   

                  Uhuru

                   

                  Goma

                  Le maire accusé de détournement des salaires de ses agents

                  Les employés de la mairie de Goma, au Nord-Kivu, étant à leur deuxième jour de grève mardi 08 mars. Lundi 07 mars, ces fonctionnaires ont organisé une marche de colère, partant de la mairie jusqu’au gouvernorat de province. Ils réclament 11 mois d’arriérés de salaire et de prime non payés jusque-là, selon eux. Les grévistes accusent le maire de la ville, Rachidi Tumbula, d’avoir détourné leur dû.

                  "C’est depuis 11 mois déjà que nous n’avons pas notre salaire et pourtant, nous sommes des responsables. Nous demandons au maire de la ville, Rachidi Tumbula, de nous payer notre prime", plaide un fonctionnaire de la mairie qui fustige la « gestion cavalière » de leur chef.

                  Mais, Rachidi Tumbula dément tout détournement de cet argent. Le maire de Goma reconnaît cependant l’existence de six mois d’arriérés de salaire et prime même pour lui-même.

                  Une situation qu’il attribue, non à un quelconque détournement, mais plutôt à un déficit budgétaire au niveau provincial depuis le mois de septembre 2010, a-t-il indiqué à radio Okapi.

                   

                  Uhuru 

                  Festival pâque de paix vient d’être lancé à Kinshasa

                  La jeunesse est l’avenir d’un pays, dit-on, la guerre qu’a connu la RDC a occasionné des viols, tortures, tueries… c’est la jeunesse qui continue à payer un lourd tribut. La couche la plus vulnérable reste sans doute les enfants qui sont sans défense et sans protection.

                  Face à ces atrocités, le groupe "TUMAHAUT" sous le parrainage de la MONUSCO a lancé le week-end dernier à la paroisse Notre Dame de Fatima, la deuxième édition du festival pâque de paix sous le thème "l’ONU, la paix et le développement en RDC", cette phase préliminaire regroupera les différentes écoles de la capitale de quatre districts à savoir : Lukunga, Funa, Mont Amba et Tshangu.

                  Signalons que ce festival s’est ouvert par un concours théâtral. C’est le district de Lukunga qui a abrité le coup d’envoi et a présenté 4 écoles dont l’Institut Technique de Bumbu, Ango-Ango, Bamoyo et St Georges. A l’issue de ce concours théâtral l’ITC Bumbu a été proclamé meilleure école de cette circonscription.

                  En outre, cet institut est retenu pour la finale qui interviendra le 9 Avril au Hall de la Gombe. Notons par ailleurs qu’en initiant ce festival, le groupe théâtral "Tumahaut" qui est en partenariat depuis trois ans avec les Nations Unies, voudrait que la jeunesse puisse prendre conscience en vue de devenir un acteur actif dans la sensibilisation en faveur de la paix. A travers cette sublime idée, les organisateurs comptent renforcer leur capacité et les doter des moyens de défense capables de permettre la revendication de leurs droits ; aussi les jeunes doivent constituer un corps pacifiste.

                  Pour sa part, le représentant de la MONUSCO a déclaré que son institution est heureuse de parrainer cette deuxième édition en soutenant les activités locales en vue de s’approprier la paix. La MONUSCO a profité de cette occasion pour se rapprocher davantage de la population afin de lui faire comprendre le rôle que joue sa structure en RDC.

                  Et d’ajouter que la MONUSCO poursuit son mandat de protection civile et de consolidation de la paix. Elle encourage les jeunes à parler de la paix aux autres, pour que ces derniers puissent élever leurs voix.

                  Pour clore, les jeunes de différentes écoles de Lukunga ont véhiculé le message de paix et ont dénoncé les méfaits qu’ils subissent dans la société congolaise.

                   

                  Dorcas Mena

                  Uhuru

                   

                   

                  A Bruxelles, les femmes congolaises se sont aussi exprimées

                  Sur initiative du Conseil des Femmes Francophones de Belgique (CFFB) et de son pendant flamand, le Nederlandstalige Vrouwenraad, la centième journée internationale de la femme a été célébrée à Bruxelles le mardi 8 mars 2011, sur le pont Sainctelette de Bruxelles. Femmes ministres, députées, sénatrices, responsables d’associations étaient là… Comme leurs consœurs belges, des congolaises ont tenu à être là et à exprimer non seulement leur différence, mais aussi la solidarité qui doit exister avec toutes les femmes du monde. Femmes exilées, femmes violées à l’Est de la RD Congo… Nous avons pu recueillir les déclarations d’une dizaine de congolaises : élues ou responsables d’organisations de la société civile : Eve Bazaïba, sénatrice, Espérance Masafiri députée provinciale de la Province Orientale, Gisèle Madaila, députée bruxelloise, Lydia Mutyele, conseillère communale à Bruxelles, Guylaine Molai, conseillère CP AS à Schaarbeek, Madeleine Babinyangi, PPRD/Benelux, Charly de la ligue des Femmes de l’UDPS à Bruxelles, Louise Ngandu de l’UREC/Europe, Lydie Basila du Collectif des femmes congolaises pour la paix et la Justice, madame Aziza d’une association de lutte contre le viol des femmes.

                  Toutes avaient un seul credo : solidarité avec les femmes du monde entier, solidarité avec toutes ces femmes qui souffrent dans leurs chairs et leurs âmes dans notre pays.

                  Quand on sait que la RD Congo notre pays bat le record de viols des femmes surtout à l’Est de notre pays, les congolaises de Belgique ne pouvaient rater une telle occasion pour faire entendre leurs voix.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  Les femmes de l’Est de la RDC demandent le retour de la paix

                  Les femmes vivant dans l’Est de la République Démocratique du Congo ont réclamé, mardi 8 mars, la paix et la sécurité dans leurs provinces. Au Sud-Kivu, les femmes ont réaffirmé leur opposition contre les violences sexuelles et ont affiché leur solidarité aux victimes de ces crimes.

                  Des milliers des femmes venues de plusieurs villages de Walikale à 300 kilomètres à l’Ouest de la ville de Goma, ont parcouru une distance de plus de 5 kilomètres jusqu’à la place publique de cette cité.

                  Les femmes ont saisi l’occasion pour demander à l’administrateur du territoire d’interdire la diffusion des films pornographiques dans les salles de cinéma, et de lutter contre les bistrots qui se transforment en maisons de passe. Ces lieux contribuent, selon elles, à la dépravation des mœurs des mineures.

                  Les femmes du Nord-Kivu ont aussi appelé la communauté internationale à s’impliquer efficacement pour le désarmement et le rapatriement des rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) dans leur pays.

                  Au Sud-Kivu, le ministre de l’Agriculture Norbert Basengezi s’est adressé aux femmes victimes des violences sexuelles au stade Maendeleo de Baraka. Il a appelé tous les acteurs sociaux à œuvrer pour le retour de la paix.

                  Norbert Basengezi a également remis, à la même occasion, six tracteurs dont deux à un réseau des femmes et quatre à des confessions religieuses pour la relance de l’agriculture.

                   

                  Uhuru

                   

                   

                   

                  Vendredi, le 11/ Mars/ 2011 (suite 2)

                  Echanges sur le Processus électoral en Rd Congo

                  L’Ambassadeur d’Allemagne et sa délégation chez E. Tshisekedi

                  Le Président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (U.D.P.S.), Etienne Tshisekedi wa Mulumba a reçu hier, mercredi      09 mars 2011, dans sa résidence à Limete, Dr. Wolfgang Manig, directeur/Afrique au ministère fédéral des Affaires étrangères allemand, ayant en charge l’Union Africaine, l’Afrique australe et les Grands Lacs. Il était conduit à Limete par Dr Peter Blomeyer, ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne à Kinshasa. Après plus de quarante minutes d’entretien dans le bureau du président de l’Udps, Dr Peter Blomeyer a déclaré qu’il était venu présenter le directeur Wolfgang Manig au président national de l’Udps. Il a précisé que leur entretien avait eu comme point focal la campagne électorale que ce parti politique compte amener lors de diverses échéances électorales qui se profilent à l’horizon et les conditions dans lesquelles les partis politiques de l’opposition auront à participer à ces échéances.

                  Concrètement l’Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne à Kinshasa a mis en évidence les entretiens qu’ils ont eu sur la mise sur pied de la CENI (Commission électorale nationale indépendante), sur les conditions de participation de tous les partis politiques, sur une base égalitaire, à cette compétition électorale, en insistant sur la nécessité pour les partis politiques de l’opposition d’avoir une campagne électorale libre, transparente, démocratique et équitable. Dr Peter Blomeyer a noté qu’ils ont aussi voulu connaître le Programme de campagne de l’Udps et la date de sa publication. Mais, le président de l’Udps leur a répondu que son parti attendait avant tout la publication de la loi électorale par la CENI pour agir.

                  Appui au processus électoral en Rdc : l’Allemagne contribue pour 20% dans l’enveloppe de l’U.E.

                  Enfin, il a insisté sur la volonté de son pays de connaître le déroulement du processus électoral en Rd Congo et son souhait de voir cette opération se dérouler dans un climat de liberté d’opinion, où les partis politiques se sentent libres et sécurisés pour s’exprimer et présenter leur programme au public. Il a montré que les programmes des partis politiques les intéressaient, à l’exemple de celui de l’Udps qui vise, selon son président, l’établissement d’un Etat de droit en Rdc. En ce qui concerne l’appui de son pays au processus électoral, Dr Peter Blomeyer précise que le sujet serait à l’étude actuellement, mais il fait savoir que son pays contribue à la hauteur de 20% dans l’enveloppe débloquée par l’Union européenne pour ce processus.

                  Par ailleurs, le directeur de cabinet d’Etienne Tshisekedi et porte-parole de l’Udps a dit que ces échanges entraient dans le cadre des contacts entre les organisations politiques et les partenaires extérieurs. Ces partenaires, a-t-il précisé, sont des financiers importants du processus électoral et du développement dans notre pays. Parmi ces partenaires, il note que l’Allemagne n’est pas le moindre. C’est dans cette optique, explique-t-il encore, que ce pays ami est intéressé de connaître les avis de l’Udps concernant le processus électoral, la Ceni, la révision constitutionnelle qui vient d’avoir lieu. L’Udps leur a donné son avis et la nécessité pour les partenaires de continuer à faire pression sur le pouvoir en place pour que le processus électoral soit libre, transparent et démocratique. Pour lui cela est aussi de la responsabilité de chaque fils et fille de ce pays de rester vigilant pour que le processus puisse être mené à bonne fin.

                   

                  Le Phare

                   

                   

                   

                   

                  N’attendons pas le 08 mars pour porter un regard sur la condition de la femme congolaise

                  En ce jour du 08 mars 2011, les femmes du monde entier viennent encore de célébrer cette journée qui leur est consacrée.

                  Mises à l’honneur, les femmes ont profité de l’occasion pour faire entendre leurs voix. Si dans d’autres pays, certaines femmes ont vu leur quotidien s’améliorer, qu’en est-il de la femme congolaise ? Certes, il y a quelques progrès mais le chemin est encore long. Et cela dans la plupart de domaines. Car toutes ne sont pas citadines, n’ont pas une vie professionnelle ou ne possèdent pas de revenu quelconque pour subvenir aux besoins.

                  Nous n’allons pas revenir sur les statistiques mais nous devons retenir que les jeunes filles, ces futures « mamans », n’ont pas toutes accès à l’éducation. Dans nos provinces, les conditions des femmes sont très éloignées de la réalité qu’on nous présente. Elles éprouvent toujours les mêmes difficultés sur les questions existentielles, y compris des banalités comme l’accès à l’eau potable. Si par hasard, les centres de santé se trouvent à un pas de leur demeure, ces derniers sont dépourvus de médicaments de première nécessité et nombre d’entre elles continuent de mourir en couches ou encore à recourir aux méthodes ancestrales pour lutter contre les maladies.

                  N’attendons pas toujours le 08 mars pour porter un regard sur la condition de la Congolaise. C’est plutôt tous les jours qu’il faudrait avoir une pensée pour elle. Sachons que c’est tous les jours qu’elle est confrontée aux travaux ménagers, à l’éducation des enfants, aux préjugés, à la discrimination, aux violences conjugales, aux sévices sexuels, à l’abandon…

                  On juge une société à travers son peuple. Derrière le peuple, il y a une entité de personnes. Ces personnes viennent des familles. Et qui porte la famille ? C’est la femme.

                  Cessons de voir en la Congolaise, une adversaire ou un instrument à assouvir toute violence. Arrêtons de la considérer comme une passive ou une menace pour de quelconques ambitions. Offrons à la Congolaise l’opportunité d’accéder au savoir. Mettons à sa disposition des moyens pour rendre son quotidien meilleur. Et surtout, respectons-la. N’oublions pas que c’est elle qui donne la vie, qui éduque, qui porte des valeurs. C’est encore elle qui représente le trait d’union entre les aïeux et la future génération. La Congolaise demeure le socle de notre société.

                   

                  Stéphanie Manfroy

                  Le Phare

                   

                   

                  Coopération Japon-RDC

                  340 millions pour les routes et projets de développement

                  340 millions de dollars US : tel est le montant du financement bilatéral et multilatéral que le gouvernement du Japon consacre depuis 2007 aux micro-projets de développement en RDC. Ce montant constitue le fruit de l’initiative de la TICAD IV ou la Quatrième Conférence Internationale de Tokyo pour le développement, indique-t-on dans un communiqué de l’ambassade de l’Empire du Soleil Levant à Kinshasa. Plus de 20 micro-projets ont été réalisés à la grande satisfaction des villageois pour répondre aux besoins de base. Pour cette année en cours, Tokyo vient de signer deux contrats à cet effet. Le premier concerne le financement de 80.045 dollars Us pour la mécanisation et l’appui des travaux d’entretien et de réhabilitation des routes rurales. Ce don remis à l’Ong CLER KIAWUN-GANA permettra aux villageois du voisinage d’entretenir eux-mêmes les routes de desserte agricole, indique-t-on. Le second contrat évalué au montant de 87.940 dollars Us a été confié à l’Ong AGRISUD INTERNATIONAL pour financer le projet d’appui à la valorisation de la commercialisation des productions dans la province du Bas-Congo. Il permettra de construire 6 centres de regroupement destinés au dépôt et à la vente des produits agricoles récoltés sur le terrain. Une sorte d’agriculture intensive pourra alors être lancée.

                  On rappelle que la province du Bas-Congo a bénéficié d’un appui pour l’étude devant contribuer à l’augmentation du potentiel agricole et aussi au renforcement des communautés rurales. Cet appui a été assuré par le gouvernement japonais dans le cadre de la JICA. C’est ainsi que des routes de desserte agricole ont été construites. C’est le cas de la route de   18 km qui relie Kimpese à Kilweka et qui donne accès à la Nationale N° 1. 21 villages situés sur cet axe et aussi la route menant de Kimpese vers Nkondo ont bénéficié de ce financement. Essentiellement dans le domaine de l’agriculture, de l’eau potable, de l’éducation, de la santé et de la mise des comités inter-villageois qui sont chargés d’assurer le suivi de ces projets.

                   

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                  Tribunal de grande instance de Matete

                  « Kuluna » ou victime d’un meurtrier ?

                  Mafinga a traduit Robert Basende en justice pour selon lui, avoir assassiné son fils. Cette affaire est sous examen au TGI de Matete, sous RP 3353. Il convient de rappeler que Mafinga Lala était trouvé mort dans la parcelle de Robert Basende.

                  Hier mercredi 09 mars 2011 à l’appel de la cause, l’avocat du citant a plaidé que Mafinga Lala était chez Robert Basende pour y effectuer un travail, ils ne s’étaient pas mis d’accord. Alors, Basende s’était mis à tabasser Mafinga jusqu’à ce qu’il tombe raide mort. C’était en 2010. Son client Mafinga, le père du défunt Mafinga Lala, demande au Tribunal que Robert Basende soit condamné à une servitude pénale et à payer 10.000.000 $ à titre de dommages et intérêts avec 1000 $ d’amende.

                  De l’autre côté, la partie citée a répliqué que Mafinga Lala était un « Kuluna » renommé. Depuis 2006, il entrait chez Basende pour voler. La 1ère fois, il avait subtilisé un lecteur DVD. La 2ème fois, on l’avait attrapé par Basende et sa famille. La 3ème fois mêmement. Et c’est la 4ème fois, en octobre 2010, que son client a décidé d’en finir avec lui. Il a appelé la police. En attendant que celle-ci arrive, il a remarqué la présence des amis de Mafinga dans les parages. En rentrant dans la parcelle, il a trouvé Mafinga étalé au sol, mort. Il a fait appel à ses amis pour qu’on l’amène à l’hôpital. Un OPJ arrive sur le lieu, a mis Basende sous mandat d’arrêt.

                  Quelque temps après, ce dossier était instruit au TGI de Matete et le jugement a innocenté Basende. La partie citante, mécontente de cette décision, a réouvert le même dossier dans un autre parquet. L’avocat du cité a ajouté que le père de Mafinga avait fait appel aux témoins « Kojac » et Serge Kamba. Le 1er témoin Kojac a affirmé qu’il était avec Basende dehors. Il ne l’avait pas vu donner un coup à Mafinga Lala. Il a révélé que ce dernier était très malade avant qu’il ne vienne faire son coup chez Basende. Le 2ème témoin Serge à son tour, a confirmé que son défunt ami était malade.

                  La partie citée a demandé au tribunal de condamner la partie citante pour tous les préjudices causés à son client à 500.000 $ à titre de dommages et intérêts.

                  Le Ministère Public s’est aligné sur la position de la partie citante en affirmant que Robert Basende était un tueur et qu’il soit condamné à         18 ans de prison et 1000 $ d’amende.

                  L’affaire a été prise en délibérée par le tribunal.

                   

                  Anto Matempu

                  Le Phare

                   

                  Ngaliema

                  La piscine a encore tué

                  Après le décès dans une piscine de l’étudiant Israël, sis sur l’avenue Sanzadi, au quartier Manenga, à Binza Village, dans la commune de Ngaliema, la piscine a encore tué. La nouvelle victime s’appelle Aron Ylaso. Celui-ci est mort samedi dans l’après-midi, dans la piscine située sur l’avenue Niwa, à Binza Pigeon, en diagonale des avenues de la Maternité et des Frères. Il habitait sur l’avenue Kintambo, au quartier Top-Top, et était élève à l’école « Pasteur Mabumbi », en 5ème année des humanités, en option Electricité.

                  Selon les témoins du drame, Aron Ylaso s’était entendu avec ses camarades de classe pour aller se détendre après les cours. C’est lui qui aurait proposé à ses amis d’aller nager à la piscine. Arrivé sur le site, ce jeune homme, grand de taille, s’est jeté dans l’eau directement.

                  D’après nos sources, cet endroit était réservé aux petits enfants. C’est ainsi qu’il va se cogner la tête contre le béton de la piscine et s’évanouir. C’est après plusieurs minutes dans l’eau que ses amis ont remarqué l’anomalie, l’ont récupéré et conduit dans un centre médical afin d’arrêter l’hémorragie. Mais il est décédé quelques minutes après. C’est grâce à son agenda retrouvé dans ses effets que sa famille a été alertée.

                   

                  Muriel Kadima

                  Le Phare 

                  Course aux trésors à Kinshasa

                  Les faux monnayeurs font des victimes

                  Au nom d’une compétition qui n’a pas dévoilé ses règles, ni le nombre des athlètes et l’identité des membres du jury, certains hommes et femmes d’affaires de notre pays rêvent d’une grande fortune. Devenir riche et même extrêmement riche pousse les plus naïfs d’entre eux à se jeter dans les bras du premier charlatan venu ou des escrocs de la pire espèce. Ce genre de mésaventures a déjà ruiné plus d’un dans la ville de Kinshasa. Les cas sont légion et les victimes nombreuses. Mme Nkelani, femme commerçante, domiciliée dans la commune de Kasa-Vubu, vient de l’apprendre à ses dépens.   Et voici comment !

                  Au mois de février dernier, elle avait fait connaissance avec un groupe de jeunes gens dirigé par un certain Omar qui prétendait posséder des pouvoirs surnaturels pouvant l’aider à devenir l’une des femmes les plus riches de Kinshasa. Il lui suffisait d’amener trois cent dollars pour les voir multipliés par deux.

                  Le jour de l’expérience, un bassin rempli d’eau savonnée ne faisait plus apparaître le fond à cause de la mousse abondante.

                  Omar, le jeune magicien vêtu d’un boubou aux manches longues, glissa les trois billets de 100 dollars dans l’eau. Il pria et se mit en transe en bougeant ses mains dans le bassin. Au bout des incantations, il sortit ses mains et les manches mouillées de sa tenue de cérémonie. Et voilà qu’il sortit six billets de 100 dollars. C’était de bons billets dont trois appartenaient à la dame et trois créés dans le bassin. Le miracle était accompli.

                  Pour s’en convaincre, Mme Nkelani les a échangés auprès des cambistes qui n’ont pu déceler les traces de faux.

                  Et pour obtenir 20.000 dollars, elle dut remettre à la bande à Omar, le montant de 10.000 dollars. Depuis que les escrocs avaient reçu le paquet, ils avaient promis d’acheter des produits, afin de réussir la multiplication de cette somme. Mais depuis février jusqu’à ce jour, ils sont introuvables. On laisse entendre qu’ils ont fui vers Kisangani.

                  Kabengela, trafiquant de diamants, basé à Kananga, vient d’être roulé dans la farine. Des sujets ouest-africains lui ont proposé de multiplier ses avoirs en devises. Chose qu’il n’a jamais faite dans sa vie. Après une longue hésitation, le trafiquant de Kananga, a pris le risque de tenter l’expérience.

                  Ces contrefacteurs qui utilisent des produits de photographie pour reproduire des billets de devises, ont su convaincre Kabengela de verser 25.000 dollars.

                  Première tentative : la reproduction a échoué. Prétexte avancé par les escrocs : les produits chimiques achetés étaient de faible teneur en fixateur. Le trafiquant a été prié d’acheter d’autres produits pour 2.500 dollars. Ne sachant plus retirer son argent, il céda aux demandes des malfrats, voulant réussir cette opération pour ne plus s’aventurer.

                  Après trois échecs, Kabengela a été contraint de réclamer la restitution de son argent. Trop tard ! Les escrocs avaient traversé le fleuve pour Brazzaville.

                  Jadis, les femmes commerçantes apprivoisaient un boa

                  Hier, l’escroquerie qui faisait courir les femmes commerçantes tournait autour d’un boa qui vomissait des billets de banque. Ce n’était pas une légende, mais un crotale drogué encore en vie qui vous est proposé pour élevage domestique. Placé dans un panier fermé où étaient entassés de nombreux billets de banque neufs, le serpent avait besoin de se détendre et de se mouvoir dans sa geôle. Dans ses mouvements, l’on pouvait apercevoir des liasses d’argent en petites coupures et de grosses coupures disparates. Entre les mailles du panier, s’échappaient quelques billets que l’on pouvait ramasser à la pelle. A la longue, les initiés qui ne parvenaient pas à supporter la présence d’un boa dans leur chambre à coucher, le laissaient échapper hors de leur résidence. Et c’étaient les voisins qui se chargeaient de l’abattre.

                  Aujourd’hui, les escrocs sont revenus à la charge avec une palette des produits, vente de mercure, de la poudre d’or, des grains de diamants, pour certains. Les autres malfaiteurs proposent des purifiants d’eau, des stimulants pour chevaux de course, ainsi que l’opération de multiplication des devises.

                  Dans leur modus operandi, les faux trafiquants des substances précieuses vous confieront volontiers un échantillon qui, au niveau des tests physico-chimiques va se révéler une bonne matière.

                  Mais c’est lors de la vente d’une grande quantité que ces malfrats vont écouler de la camelote. Partout, où cette marchandises sera proposée, on vous dira que le produit est du ciment coulé dans une bouteille, ou cette poudre d’or est de la poussière d’argent ou de cuivre.

                  Avec la furtivité de ces malfaiteurs qui disparaissent aussitôt leur coup réussi, seule la vigilance peut aider beaucoup des candidats à l’enrichissement rapide à éviter de tomber dans le panneau.

                   

                  Le Phare

                   

                  Nord-Kivu

                  Les Pygmées refusent désormais le troc

                  De plus en plus en contact avec d’autres peuplades de la région, les Pygmées du Nord-Kivu refusent désormais le troc. Encouragés par des Ong, ils monnayent leurs produits et leur force de travail pour être respectés et vivre décemment.

                  Samedi est jour de marché à Mantumbi. Cette localité située en pleine forêt, à 70 km de la ville de Beni, au nord de Goma dans le Nord-Kivu (Est de la Rd Congo), est essentiellement habitée par des Pygmées. Ceux-ci y vendent des produits de la cueillette et de la chasse : plantes médicinales, racines aphrodisiaques, fruits, légumes, viande boucanée… Bébé sur le dos, Kabibi Bayaka vend ce jour de la viande de chasse. Maintenant, « je refuse de faire l’échange, viande contre sel, sucre ou savon », prévient cette femme pygmée. Pari gagné : elle a réussi à vendre sa marchandise pour 55 000 Fc (55$).

                  Dans les milieux de ce peuple de la forêt, c’est une grande révolution. Depuis la nuit des temps, ils ont en effet toujours recouru au troc pour échanger leurs produits ou vendre leur force de travail. Mais les contacts avec les peuplades bantoues de la région s’étant multipliés ces dernières années à cause de la progression de la déforestation – la forêt étant leur habitat naturel – ils ont commencé à adopter de nouveaux modes de vie. Ils vont à l’école où ils apprennent à lire, à écrire, à compter…

                  « Compter n’est plus la mer à boire »

                  Dans les marchés comme dans leurs villages, ils s’habituent du coup à fixer et à discuter fermement les prix de leurs produits, abandonnant ainsi le troc. Apiobo Amuri, l’un des chefs traditionnels des Pygmées, est fier de l’émancipation de ceux qui ont longtemps été considérés comme des "sous-hommes" par les Bantous. « Cela fait plusieurs semaines que je ne cède plus à la sollicitation de ces gens qui venaient nous faire boire, nous donner des habits usagés en échange de nos produits », dit-il.             Il affirme que compter l’argent, « ce n’est plus la mer à boire ». Cette évolution a aussi été rendue possible grâce au travail des Ong. Depuis quelques années, certaines d’entre elles se battent pour défendre le milieu de vie des Pygmées menacé par la déforestation, et font le plaidoyer pour améliorer leurs conditions de vie. « Nous les sensibilisons à ne plus se fier uniquement à la cueillette et à la chasse, mais à faire aussi l’agriculture », explique Edwige Kahindo, de l’Ong de défense des Pygmées.

                  Connus pour leur bravoure dans le travail, ils servent souvent de main-d’œuvre dans les champs des autres peuplades. Et ils étaient toujours payés en monnaie de singe : de la bière locale, des vieux vêtements voire du chanvre. Aujourd’hui pourtant, Matayo Kabwana du village Mbutaba, discute ouvertement le prix avec sa patronne, avant de cultiver une étendue de terre. « J’exige, dit-il, 10 000 Fc (11 $), pas plus pas moins. C’est à prendre ou à laisser, car je dois passer toute une journée à faire ce travail et revenir demain à l’aube ».

                  Intégrer les Pygmées

                  Dans les villages, les jeunes femmes pygmées qui portent les bidons d’eau ou qui gardent les bébés pendant la journée en l’absence de leurs mères, refusent aussi les vieux pagnes qu’on leur donnait en échange. « Pour rester bercer un bébé ou garder les enfants, j’exige 3000 Fc par jour », explique Antoinette Mapilapo.

                  Les Ong locales multiplient entre-temps les émissions dans les médias, organisent des séminaires et ateliers pour pousser la population à faciliter l’intégration des Pygmées dans la vie sociale, économique et même politique du pays. « Ce peuple des forêts a beaucoup de choses à nous apprendre, notamment dans les domaines de la médecine naturelle, de la zoologie et de la géographie dans lesquels il est excellent », fait remarquer Raymond Kabwana, de l’Ong Programme d’appui aux Pygmées. Elles luttent aussi contre certaines idées reçues, qui laissent notamment croire que quand un militaire mange de la chair de Pygmée, il ne peut jamais être atteint par une balle.

                   

                  Jacques Kikuni

                  Le Phare

                   

                   

                   

                   

                  Mercredi, le 9/ Mars/ 2011

                  Accusée de détournement

                  La commission des honoraires des infirmiers de l’Hôpital général de Kinshasa suspendue

                  Une commission intérimaire a été créée pour vérifier les entrées et sorties des mois de février et mars 2011

                  Les membres de l’Association nationale des infirmiers du Congo (ANIC) ont suspendu, hier mardi 8 mars, la commission des honoraires des infirmiers de l’Hôpital provincial général de référence de Kinshasa (HPGRK) de ses fonctions. La mesure a été prise au cours d’une assemblée extraordinaire de la section de l’ANIC pour cette formation hospitalière en la grande salle de conférences de la place.

                  La commission suspendue était accusée de détournement des honoraires dus aux infirmiers de la section ANIC/HPGRK pour le mois de février dernier. Le crime a été repéré grâce à l’expertise d’un groupe d’infirmiers qui ont mené une enquête informelle auprès des instances compétentes de l’Hôpital, avant de faire rapport au comité sectionnaire.

                  Appelé à s’expliquer devant l’assemblée extraordinaire, le président de la commission inculpée a passé tout son temps à tergiverser, puis à balbutier, avant de devenir complètement aphone. C’est ainsi que ses collègues ont mis en place une commission intérimaire chargée de vérifier les entrées et sorties des honoraires pour les mois de février et mars 2011 et d’en faire rapport à l’assemblée au début du mois d’avril prochain. « Sur base de ce rapport, les membres de la section ANIC/HPGRK vont prendre une décision appropriée à l’égard de la commission suspendue », a conclu le président du comité sectionnaire.

                   

                  Marcel Tshishiku

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Bandundu : projet de motion de défiance contre le gouverneur Richard Ndambu

                  Onze députés provinciaux ont signé lundi 7 mars un projet de motion de défiance contre le gouverneur de la province de Bandundu, Richard Ndambu.

                  Cette motion a été initiée par le député provincial Mwemba Valère, membre de l’Alliance de la majorité présidentielle (AMP).

                  Elle sera discutée lors de la plénière de l’Assemblée provinciale de ce jeudi 10 mars.

                  Plusieurs griefs sont retenus contre le gouverneur Richard Ndambu.

                  Il est accusé de détournement des indemnités de sortie des membres du cabinet du gouvernement provincial ayant travaillé pendant la période de la transition. Richard Ndambu est aussi accusé de la gestion opaque de l’impôt personnel minimum perçu en province.

                  Les signataires ajoutent dans la liste de leurs revendications le non paiement des ministres et des membres du gouvernement provincial en fonction pendant 8 mois ainsi que des retenues sur salaires de l’opération « Konzo » de « Kahemba ».

                  Des retenues supposées être affectées aux soins des personnes souffrant du « Konzo », une maladie invalidante apparentée à la poliomyélite.

                  Autre fait reproché au gouverneur Ndambu par les signataires de la motion : son incapacité managériale d’attirer des investisseurs au Bandundu, la révocation et le remplacement illégal des membres des cabinets ministériels du gouvernement provincial, l’abandon par le gouverneur de province de la population de Kikwit en détresse à l’occasion des événements de triste mémoire du 1er au 5 Novembre 2010.

                  Au cours de cette période, les jeunes du Bandundu sont descendus dans les rues pour protester contre l’insécurité. Trois militaires qui étaient de garde au camp colonel Ebeya avaient été tués par des inconnus et le gouverneur séjournait à Kinshasa.

                  Selon l’auteur de ce projet de motion de défiance, il faut un nouveau décollage pour sauver la province de Bandundu.

                  Il appelle ses collègues à l’union afin de rétablir le droit et la justice dans la province.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                   

                  Kalemie : des hommes armés attaquent des pêcheurs au lac Tanganyika

                  Cinq hommes armés ont attaqué quatorze embarcations motorisées dans la nuit de dimanche à lundi 7 mars au large du lac Tanganyika à Kalemie dans la province du Katanga. Selon le commissaire de district de Tanganyika, ces agresseurs ont emporté des moteurs hors bord, des bidons d’essence et ont confisqué une barque appartenant à des Congolais.

                  Les pêcheurs attaqués racontent que ces assaillants étaient habillés en tenue militaire différente de celles des militaires des forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Ils se trouvaient dans une barque à moteur, et avaient pris pour cible les équipes des pêcheurs.

                  Toutes les embarcations ont été dépouillées de leurs moteurs, poursuivent-ils.

                  Le commissaire de district de Tanganyika déclare avoir alerté les autorités provinciales pour qu’elles se mettent en contact avec les pays voisins afin d’identifier ces bandits. Il ajoute que les forces de sécurité sont aussi en patrouille autour du lac pour enquêter sur le fait.

                   

                  La Tempête des Tropiques 

                  1ère conférence de l’année pastorale

                  La part de responsabilité de l’intellectuel catholique dans la crise qui secoue la RDC

                  Sous le haut patronage de son éminence le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, la Commission diocésaine des intellectuels a organisé, le dimanche 6 mars 2011, la première Conférence de l’année pastorale 2010-2011 à la cathédrale Notre-Dame du Congo dans la Commune de Lingwala.

                  Ceux des intellectuels catholiques qui ont répondu à l’invitation de la Commission diocésaine ont eu l’avantage de suivre deux exposés présentés par deux orateurs avisés : Me Maurice Mbayo, Coordinateur diocésain de la Commission des intellectuels et l’Abbé François Luyeye, aumônier politique diocésain.

                  Les deux intervenants ont successivement abordé la loi de la subsidiarité et le bien commun et puis les béatitudes, inspiration pour la bonne gouvernance.

                  Beaucoup de Congolais confondent encore malheureusement le bien commun et le bien personnel.

                  Faisant ainsi l’autopsie ou l’examen approfondi de la situation générale qui caractérise le pays et dont les répercussions conditionnent la vie sociale du peuple congolais, les orateurs, forts de leurs analyses, n’ont pas épargné l’intellectuel congolais lequel a sa part de responsabilité dans cette crise congolaise.

                  La responsabilité trouve sa justification du fait que la doctrine sociale de l’Eglise est conçue comme un ensemble de principes qui poussent à l’action.

                  Membre à part entière du corps social à travers lequel se dessine et se présente l’identité ou le visage réel de la RDC, l’intellectuel catholique a le devoir de dénoncer des anti-valeurs, sujets des dérapages du système collectif devant conduire au bien-être social.

                  Changement des mentalités et bonne gouvernance passent pour l’heure, comme thérapeutiques. Dans l’une des interventions, le Cardinal Monsengwo avait souligné : "Que les intellectuels changent la mentalité de la population congolaise en luttant contre la corruption".

                  Maurice Mbayo a pour sa part souligné qu’il faut faire intervenir des valeurs telles que la justice, la paix, la liberté, sans oublier la capacité de gérer ces ressources, pour assurer une bonne gouvernance.

                  Désapprouvant les anti-valeurs, le coordinateur diocésain a souligné le rôle de l’Eglise durant l’année électorale. L’Institution divine doit agir, car le peuple ne doit pas mourir, faute de connaissance.

                  A propos des béatitudes évangéliques, inspiration pour la bonne gouvernance, l’orateur a rassuré que Jésus-Christ est le consolateur. Et que tous les espoirs sont permis.

                  Pour s’en convaincre, il a cité des béatitudes contenues dans le livre de Matthieu, au chapitre 5 qui déclare entre autres : "Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ; Heureux les affligés, car ils seront rassasiés. Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu…"

                  La simplicité du style de vie constitue le moteur même du développement. Le peuple congolais ne doit donc pas perdre espoir. Car, il y a plusieurs manières d’accéder aux valeurs issues de toutes ces béatitudes.

                  En définitive, l’homme doit vivre rapproché du Seigneur par le respect des principes énoncés.

                  Enfin, le modérateur a informé l’auditoire de la prochaine conférence qui se tiendra dans la même cathédrale le dimanche 3 avril prochain dans les après-midi.

                  Rendez-vous est donc fixé pour tous les intellectuels catholiques qui sont invités à participer nombreux à cette activité.

                   

                  La Tempête des Tropiques

                   

                  Mercredi, le 9/ Mars/ 2011 (suite 1)

                  Conquérir sa place dans la société

                  Il y a 100 ans depuis que l’humanité avait levé l’option de célébrer, le 8 mars de chaque année, la Journée internationale des Droits de la Femme. Elle signifie ce qu’elle signifie pour chacun et pour chaque société de l’humanité. A Kinshasa, un rituel a été institué, et c’est devenu presqu’obligatoire : le port du pagne par les "Femmes" de tous âges. Curieusement, certaines écoles commencent à aller loin en exigeant que les garçons aussi se présentent le même jour, en costume.

                  Une obligation de dépense de plus pour des familles qui ont déjà du mal à nouer les deux bouts du mois. Mais au moins, personne ne peut s’offusquer que les femmes soient décemment vêtues ce jour-là.

                  De fait, au sein de la communauté féminine, on peut s’accorder de dire que c’est une infime partie seulement qui sait à quoi la Journée internationale de la Femme rime exactement. La grande majorité l’ignore et s’en moque éperdument. Voilà pourquoi, certains observateurs pensent que ce moment devrait être, pour la couche majoritaire de l’humanité dont, il faut le reconnaître, la voix est étouffée par les us d’une société essentiellement phallocrate, celui de la réflexion en vue de sa réelle émancipation. Il fallait, suggère-t-on, enseigner à la jeune fille, la mère de demain, le sens du combat de la femme pour la conquête de sa place dans la société.

                  Cela n’est pas le cas, par bleu ! L’autre revers de la médaille en dehors de l’aspect protocolaire de cette journée, c’est qu’à Kinshasa, la fille s’évertue à solliciter une liberté de mouvement, comme c’est déjà le cas avec le jour de l’an et de la fête de Saint Valentin. Janvier, février et maintenant, mars.

                  On risque de trouver pour chaque mois, un jour où les filles vont réclamer des dépenses supplémentaires, on en a pas horreur, mais c’est plutôt le glissement vers un certain libertinage qui ne rime en rien avec le vrai sens du combat d’émancipation pour lequel, les grandes dames du monde se battent. Et, pour paraître cool, - époque oblige -, les parents sont bien tenus de donner des coudées franches à leurs filles, sans se soucier du danger qui les attend, juste au coin de leur rue.

                  Du coup, quelques mois après, c’est le bilan. Le mot n’est-il pas bien choisi quand on sait que l’espoir d’émancipation pour certaines de ces fillettes s’arrête avec les conséquences de la fête d’émancipation ?              La réponse dépend de chacun.

                  Parité homme femme dans toutes les instances décisionnelles

                  Cela étant, la Journée internationale de la Femme mérite toujours une touche particulière. Le ministère du Genre, de la Famille et Enfant, par le biais de sa ministre Mme Marie-Ange Lukiana Mufwankolo, n’a pas failli à ce devoir.

                  A cette occasion, il a organisé, sous les auspices de la première Dame de la RD Congo, Mme Olive Lembe Kabila, un défilé hier à la place historique du Cinquantenaire, située sur le boulevard Triomphal dans la commune de Kasa-Vubu.

                  Celle-ci a, au cours d’un bref exposé, encouragé la femme congolaise à demeurer actrice principale au cours de cette année électorale au lieu de subir les événements. Elle a aussi plaidé pour une représentativité de la femme dans toutes les institutions qui seront issues de prochaines élections.

                  Cela, en suggérant que dans la loi électorale, qui devra subir une modification, les élus du peuple optent pour un scrutin à listes bloquées et zébrées en vue de l’effectivité de la parité en Rd Congo.

                  De plus, en vue de donner un cachet spécial à cette cérémonie, il y a toujours un thème choisi pour toucher la conscience, non pas seulement des femmes, mais aussi celle des hommes. Pour cette année électorale en RD Congo, c’est "Egal accès des hommes et des femmes, des garçons et des filles à l’éducation, égal accès à l’emploi et aux mêmes opportunités pour un Congo paritaire".

                  Pendant que certaines femmes défilaient, d’autres par contre réfléchissaient sur la question de la contribution féminine rd-congolaise au cours des émissions des débats qui leur ont été offerts par leurs partenaires. Plusieurs personnalités publiques et même privées sont allées rehausser de leur présence aux côtés de la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, cette manifestation. Toutes les femmes de différents services de l’administration publique d’une part et la quasi-totalité des femmes venant de différentes entreprises, sociétés et organisations privées étaient accompagnées de leur partenaire. Un seul sujet les a préoccupées : "La place de la femme dans les instances décisionnelles pour la réussite d’un développement longtemps attendu". Il faut noter, par ailleurs que les femmes s’étaient retrouvées un jour avant dans le jardin du cabinet de la ministre de tutelle à travers une cérémonie de prière œcuménique.

                  Des défilés à Kinshasa et en provinces pour fêter la femme

                  Il sied de signaler que le sens donné à cette journée ponctuée par des défilés auxquels, ont pris part, plusieurs femmes provenant pratiquement de toutes les couches sociales du pays était celui de rappeler, à chaque instant, le combat de la femme pour la parité homme-femme.

                  Pour toutes ces femmes, le 8 mars est une journée de fête, pour les avancées obtenues dans le respect des droits de la femme. Et pour exprimer leur joie, c’est l’occasion de se parer de leurs plus beaux bijoux. Après le défilé, elles se sont retrouvées en petits groupes pour fêter l’événement.

                  A côté de l’aspect festif de cette célébration, d’autres femmes estiment que le 8 mars symbolise le signe extérieur de l’adhésion des femmes au combat pour la parité. "Nous soutenons le ministère du Genre, de la famille et de l’enfant dans le thème choisi : homme-femme, accès égal à l’éducation", a déclaré une femme venue défiler. Pour toutes ces femmes donc, cette journée est une occasion pour la femme de réfléchir sur sa place dans la société. C’est ce que pense Georgette Ndaya, coordonnatrice du Réseau des Femmes leaders de Mbuji-Mayi. Selon elle, "les femmes devraient voir où elles en sont avec leurs droits, imaginer des mécanismes à mettre en place pour matérialiser les thèmes qui sont choisis chaque année".

                  Tout en déclarant ne pas être opposée aux manifestations liées à cette journée, elle encourage les femmes à en connaître le but. "Ce n’est pas le défilé qui va nous amener à réaliser les thèmes qui sont choisis chaque année. La journée du 8 mars est pour nous une occasion de réfléchir sur les conditions misérables de la femme enseignante, de façon particulière, et de l’enseignant en général". C’est le message des femmes réunies dans la synergie des femmes enseignantes du Sud-Kivu (SYFESFY).

                  A Bukavu, les femmes ont participé à une conférence sur la situation de l’enseignante, dans une école de la commune de Kadutu. Elles ont dénoncé des salaires modiques qu’elles perçoivent et des conditions de travail déplorables. "Sans les enseignants, ont-elles relevé, il n’y aura ni président de la République, ni ministre, ni personne pour diriger dans les bureaux".

                  Un message de soutien de Ban Ki-Moon

                  Le monde entier commémore ce mardi 8 mars, comme chaque année, la Journée internationale de la femme. Le thème retenu cette année est : "Egalité d’accès à l’éducation, à la formation, à la science et à la technologie". A cette occasion, Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU, a adressé un message de soutien aux femmes face à la violence sexuelle et à la discrimination dont elles sont encore victimes.

                  Ban Ki-Moon déplore le fait que les femmes et les filles continuent d’être victimes d’une discrimination et d’une violence intolérables aux mains de leurs conjoints ou de leurs proches. Dans beaucoup de sociétés, "à la maison comme à l’école, sur le lieu de travail et dans la société, être une femme est synonyme d’être sans défense", déclare Ban Ki-Moon.

                  D’après lui, dans de nombreuses régions en proie à des conflits, la violence sexuelle sert délibérément et systématiquement à intimider les femmes et la société tout entière. De plus en plus, poursuit le Secrétaire général des Nations Unies, la communauté internationale est résolue à réprimer et à empêcher les agressions sexuelles commises en situations de confit et à faire davantage pour que soit appliquée la résolution 1325.

                  Cette résolution historique du conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité souligne l’importance de faire participer les femmes à tous les aspects de la consolidation et du maintien de la paix.

                  Par ailleurs, dans une déclaration publiée lundi dernier, l’Union européenne réaffirme de son côté sa détermination à promouvoir  l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes. "L’égalité entre les femmes et les hommes est un droit fondamental, une valeur commune de tous les pays de l’Union et une condition sine qua non d’une croissance intelligente, durable et inclusive au sein de l’Union Européenne, ainsi qu’un principe fondamental de son action extérieure", indique ce message.

                   

                  St Hervé M’Buy et Didier Kamesa

                  Uhuru

                   

                   

                  Pour sa première visite officielle au cœur de la Gécamines

                  Adolphe Muzito évalue l’impact du secteur minier au Katanga

                  Très remarquée visite d’inspection du Premier ministre Adolphe Muzito dans la province cuprifère du Katanga, particulièrement à Likasi où le chef du gouvernement a rassuré le personnel de la relance de cette principale société minière de la RDC sous l’actuelle conjoncture internationale de la hausse du cours du cuivre. Le Premier ministre Adolphe Muzito, en visite d’inspection dans la province du Katanga, a rassuré les cadres et agents de la Générale de carrière et des mines (Gécamines) de la relance effective des activités de cette entreprise, fort de ses nombreux atouts dont son potentiel humain et naturel et son outil de production qui doit être renouvelé. Le chef du gouvernement qui a annoncé ces perspectives rassurantes à l’issue de la visite qu’il a effectuée samedi dans les installations de la Gécamines à Likasi, a dit attendre les retombées de la relance de cette entreprise pour la mise en marche des cinq chantiers. Pour sa part, le président du conseil d’administration de la Gécamines, Albert Yuma Mulimbi, a exprimé la joie et la reconnaissance de tout le personnel à l’occasion de cette visite de réconfort d’Adolphe Muzito qui a choisi la Gécamines comme première entreprise dans le cadre de la visite d’inspection économique qu’il va effectuer à travers la RDC.

                  Il a souligné que la résurrection de cette société  commerciale repose entre les mains de l’entrepris elle-même qui doit se remettre au travail de l’Etat, le seul actionnaire appelé à apporter des moyens financiers importants pour que la Gécamines réalise son programme d’action et assainisse le passif pour accéder au crédit. Il a relevé qu’avec son potentiel naturel de quatre millions de tonnes de cuivre de réserve, cette entreprise est prête à jouer son rôle de poumon économique.

                  La carrière de la CCC fonctionne à 20%

                  Le Premier ministre a commencé sa visite de terrain à Likasi, à la carrière chaux, ciment, calcaire qui, selon les informations recueillies sur place, ne tourne qu’à 20 pourcents de sa capacité installée. Sur les trois fours où se préparait la chaux, un seul est en activité et ne produit que 180 tonnes par jour, une production insuffisante pour satisfaire la clientèle. Il en est de même du calcaire dont la production journalière de 1500 tonnes ne permet pas de rajeunir les terres katangaises et d’ailleurs pour les travaux agricoles. Le ciment n’est plus produit. Au nombre des raisons évoquées pour justifier cette contre-performance, il y a lieu d’épingler l’obsolescence de l’outil de travail, le manque d’engin pour le transport des minerais et les mauvaises conditions sociales du personnel.

                  L’usine hydro métallurgique de Shituru a besoin d’un coup de pouce

                  Le Premier ministre a réaffirmé à ce sujet l’engagement du gouvernement à matérialiser cette relance grâce aux moyens qui sont mis à la disposition de ce géant minier. Il a également noté que l’expertise de nouveaux responsables de la direction de l’entreprise et le boom minier qui s’observe actuellement dans le monde où les cours des produits miniers comme le cuivre ont pris l’ascenseur vont favoriser cette reprise de la Gécamines qui a le devoir de rattraper la hauteur de sa production des années 1980.

                  Pour Muzito, la Gécamines n’a pas droit à l’erreur car transformée ce jour en société commerciale, elle a l’obligation de produire davantage à l’instar des sociétés minières privées qui sont entrain de réaliser de grandes performances dans les mêmes conditions. L’usine hydro métallurgique de Shituru, dans la banlieue de Likasi, produit du cuivre et du cobalt par voie humide. Concrètement, les minerais sont mouillés dans l’eau où l’on ajoute de l’acide sulfurique afin d’extraire les produits finis.

                  A ce jour, sa production annuelle du cuivre oscille autour de 35 mille tonnes alors que pendant les années 1980, cette production annuelle dépassait 350 mille tonnes. Les causes évoquées de ce mauvais score sont la vétusté du matériel, le manque des minerais, une grande partie du patrimoine naturel de la Gécamines était vendu aux privés et la démotivation du personnel sous payé.

                  Le Premier ministre a également visité la nouvelle usine d’électrolyse en construction, un projet financé par la Gécamines pour un montant de 24 millions de dollars américains, dont les travaux prendront fin au mois de juin prochain.

                  L’atelier central de Panda

                  Le Premier ministre a clôturé sa visite à l’atelier central de Panda (ACP) qui tient encore le coup parmi les unités de la Gécamines en fonctionnant à 50 pourcents de sa capacité. Il continue à appuyer et à assurer la maintenance de cette entreprise et même d’autres sociétés comme la SNEL et la SNCC à partir de sa fonderie et sa chaudronnerie.

                  Toutefois, il lui faut de nouvelles pièces de rechange et des intrants ainsi que l’amélioration des conditions sociales de la main d’œuvre.

                   

                   

                  La Gécamines ne va pas disparaître

                  Le délégué du personnel de la Gécamines a saisi l’opportunité pour exprimer sa gratitude au Premier ministre, chef du gouvernement national, dont la présence va pousser les agents à retourner avec courage au travail et détermination dans les carrières et les usines.

                  Il a indiqué que la Gécamines ne mourra pas car il est le symbole de l’économie du pays et de la province, avant de souligner qu’un plan du genre Marshall, bien conçu et bien appliqué, peut rapidement sortir l’entreprise de son état moribond.

                  Entretemps, c’est un amas de ferraille qu’on retrouve dans les différentes usines de la Gécamines. Une matière qui ferait une bonne affaire des Kinois qui s’illustrent par la vente de mitraille.

                  La grande cheminée qui dégageait la fumée et le concentrateur de la Gécamines de Likasi qui, tous deux, étaient en activités 24h/24 h sont désormais éteints, les tracteurs et autres engins sont devenus immobiles. Dans les yeux du personnel et des habitants pour qui Jadotville, actuellement Likasi, s’assimile à la Gécamines, c’est l’angoisse, la tristesse mais heureusement l’espoir, avec ces nombreuses promesses du Chef de l’Etat Joseph Kabila par le Premier ministre qui vient d’ajouter 50 dollars américains au salaire des agents et cadres de cette société minière de l’Etat congolais.

                  L’on rappelle que le Premier ministre est arrivé à Lubumbashi vendredi pour une mission d’inspection économique. Il s’est entretenu sur place avec les responsables des régies financières, les opérateurs économiques et le gouvernement provincial. Il est prévu également une descente à Kasumbalesa, cité frontalière à la Zambie. Il est accompagné dans cette visite du ministre des Finances M. Matata Ponyo.

                   

                  Uhuru 

                  Kalemie :

                  1 million d’arbres à planter sur le littoral du lac Tanganyika

                  Le reboisement du littoral du lac Tanganyika est à l’ordre du jour.   La campagne a été lancée jeudi 3 mars par le ministre national de l’Agriculture, Pêche et Elevage, Basengezi Katintima, à Kalemie, où le projet compte planter, dans le cadre de ce programme, 1 million d’arbres en 2011. Ce reboisement concerne en fait tout le littoral du lac Tanganyika compris entre Uvira (Sud-Kivu) et la localité de Moliro au Nord-Katanga, distant de huit cents hectares, précise Radio Okapi, parrainé par l’Onu.

                  Le projet sera exécuté par Prodap (Projet d’appui au programme régional d’aménagement intégré du lac Tanganyika), sur financement de la BAD et de la FAO.

                  C’est le volet agro-forestier du programme qui vise à rétablir des meilleures conditions de vie pour les populations riveraines et aussi pour la flore et la faune de ce lac.

                  Selon le ministre provincial de l’agriculture et élevage Mumba, le déboisement tout autour du lac est à la base de la sédimentation et de l’engloutissement des tonnes de sable dans ce lac.

                  Ce qui n’est pas favorable à la vie aquatique, a souligné le ministre provincial. A titre de rappel, ce projet intégrateur réunit quatre pays riverains du lac Tanganyika : le Burundi, la Tanzanie, la Zambie et la République Démocratique du Congo.

                   

                  Uhuru

                   

                   

                   

                  Attaque de la résidence de Kabila :

                  126 suspects présentés à la presse

                  L’Inspection générale de la police de Kinshasa a présenté, lundi          7 mars, à la presse, cent vingt six personnes suspectées d’avoir participé à l’attaque de la résidence du président Joseph Kabila à Kinshasa et la base logistique du camp Kokolo, le dimanche 27 février.

                  Des armes et des feuilles de raphia considérées comme des fétiches ont été également présentées. A l’occasion, le porte-parole de la police a indiqué que le dernier bilan de ces accrochages fait état de huit morts, dans le rang des Forces armées de la RDC (FARDC) et de onze assaillants tués.

                  " Nous sommes innocents, nous sommes dans un pays de droit", criaient la plupart de suspects, dont une femme, présentés à la presse lundi.

                  "Ils m’ont pris au moment où je travaillais, criait l’un des prévenus, je ne me suis même pas lavé depuis une semaine", lançait un autre.

                  Au total, cent vingt-six suspects ont été présentés dont une quarantaine en tenue de prisonniers.

                  Il y avait aussi des blessés. L’un d’entre eux se déplaçait sur un fauteuil roulant.

                  "126 personnes ont été interpellées dont 44 déjà mises à la disposition des instances judiciaires. Les 82 autres se trouvent encore entre les mains des officiers de la police judiciaire (OPJ) pour des auditions préliminaires", a affirmé le porte-parole de l’inspection générale de la police, l’inspecteur Lole Olondo.

                  L’officier a aussi énuméré les effets saisis entre les mains des assaillants : quatre lance-roquettes, une mitrailleuse, dix fusils AK 47, des machettes, des effets incantatoires ainsi que de deux véhicules.

                  Le porte-parole de la police a appelé les Kinois à dénoncer tout individu suspect.

                   

                  Uhuru

                   

                   

                  Journée internationale de la femme

                  Quand les femmes du monde entier se mobilisent pour dénoncer "l’utilisation" des Congolaises comme arme de guerre

                  Du 13 au 17 octobre 2010, la ville de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu (à l’Est de la République Démocratique du Congo), a accueilli des milliers de femmes. Venues de tous les continents (Afrique